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    T2/1 CHAPITRE 4 : L’EUROPE ET LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE

     

     

     

    Question : Quelles sont les transformations provoquées en Europe au 19e par la Révolution industrielle ?

     

     

     

    I la révolution industrielle transforme l ‘économie..

     

     

     

    A.    «la « révolution industrielle »

     

     

     

    A la fin du XVIIIème siècle, la diffusion de machine à vapeur améliorée par l’Ecossais James Watt en 1769 transforme travail et l’artisanat et les transports. Le mouvement crée par la force de la vapeur d’eau permet d’actionner des machines mais également d’entraîner une locomotive. Cela entraîne une première industrialisation c’est-à-dire à le passage d’un mode de production artisanal à un mode de production mécanisé qui regroupe des ouvriers dans des usines. Elle a lieu en Angleterre et est basée sur le charbon et le fer. Elle s’étend progressivement à l’Europe. A partir de 1880, les techniques s’accélèrent et entraînent une nouvelle industrialisation fondée sur pétrole et électricité qui remplacent progressivement la vapeur pour faire fonctionner les machines (tramway et métro). Cette émergence d’un mode de production nouveau va avoir des conséquences économiques, sociales et politiques phénoménales. On parle de « révolution industrielle » mais  il ne  s’agit en fait de deux révolutions industrielles au XIX eme s.; l’une à partir du charbon, l’autre de l’électricité. 

     

     

     

     

     

    B De nouveaux moyens et espaces de production : l’exemple de la ville industrielle du Creusot

     

     

     

    Le Creusot (p. 102)est une ville située au centre d’un bassin de charbon. Cette ville montre comment la révolution industrielle a transformé :

     

    -les moyens de production : on exploite les anciennes ressources de charbon grâce à l’invention de la machine à vapeur et l’on produit des aciers spéciaux (métallurgie)

     

    -les paysages : la ville devient ville-usine marquée par ses cheminées. On appelle ce type de région un « pays noir » (noir comme le charbon et la fumée). Avec les besoins de main-d’œuvre, l’exode rural entraine le développement des villes                 

     

     

     

    C La révolution des transports et le capitalisme

     

     

     

    Grâce à la vapeur, les transports sont plus rapides.

     

    Les trains et les bateaux à vapeur réduisent les coûts, les délais de transport et renforcent la connexion entre les différentes parties du monde : c’est le début de la mondialisation.

     

    A partir des années 1880, un cycle d’innovations débute avec les progrès de l’électricité et du pétrole qui remplace le charbon et permet l’apparition du moteur à explosion utilisé par l’automobile. L’aviation apparaît également (1ère traversée de la Manche par Blériot en 1909)

     

     Les échanges internationaux se développent notamment le commerce entre l’Europe et l’Asie facilité par l’ouverture du canal de Suez en Egypte (1869).   

     

    Le développement des usines, l’achat de machines, la construction des lignes ferroviaires nécessitent des capitaux bien supérieurs à une fortune personnelle. Ils sont financés pas les banques qui prêtent de l’argent. Les entreprises émettent aussi des actions. Cela donne naissance à un nouveau système économique qui repose sur la propriété privée des entreprises : le capitalisme. Il est au 19e libéral car l’Etat intervient peu dans  l’économie et laisse jouer la libre concurrence. De grandes familles comme les Schneider au Creusot ont bâti d’immenses fortunes par le capitalisme libéral.

     

     

     

    II …et transforme la société

     

     

     

    A.    croissance de la population et l’émigration

     

     

     

    Avec l'industrialisation L’Europe connaît une forte croissance démographique  dès la moitié du XVIIIe siècle qui s’accélère au XIXe siècle . L’Europe devient un espace d’émigration vers les États-Unis, le Canada, le Brésil  ou encore l’Argentine, pays neufs en plein développement.

     

    Les migrants fuient les crises économiques, la famine, la guerre et sont à la recherche d’un emploi ou de plus de liberté. ON estime que 60 millions d’entre eux ont quitté l’Europe entre 1820 et 1920. 

     

     

     

     

     

    B.    Des villes transformées par l’exode rural

     

     

     

    Avec la croissance démographique et l’industrialisation des campagnes (machines agricoles : doc.4 p.103)), l’exode rural s’accélère (doc. 2 p. 102) . L’afflux de personnes dans les villes pose des problèmes de logement, d’hygiène, de transport. C’est ce qui contraint les villes à se moderniser(docs 4 et 5 p.97) : électricité, gaz, métro, égouts, éclairage public…. Ainsi, Paris par exemple se transforme sous l’impulsion du Préfet Haussmann(doc. 3 p.103) : Grandes Gares, Grandes avenues ( Rivoli), grands parcs (Buttes Chaumont) sont construits.                                                                                                                                                                                                                                                                                             

     

    C.     ouvriers et bourgeois, de nouvelles classes sociales

     

     

     

    L’industrialisation entraîne l’augmentation du nombre d’ouvriers qui constituent une nouvelle classe sociale : le prolétariat (p. 104). Ils ont une vie et des conditions de travail difficiles : bas salaires, longues journées de travail… Ils luttent pour améliorer leurs conditions de travail et de nouvelles lois sociales sont adoptées (travail des enfants, autorisation des syndicats).

     

    Mais les inégalités sociales restent très fortes : avec l’industrialisation c’est la bourgeoisie qui triomphe (patrons d’usines, négociants, banquiers). Elle acquiert peu à peu de plus en plus d’influence et de pouvoir. Elle a en commun un même mode de vie tourné autour des loisirs et du prestige.                                                                               

     

     

     

    III. …donne naissance à un siècle d’idées nouvelles

     

     

     

    A.    Penser la révolution industrielle

     

     

     

     

     

    Les bouleversements économiques et techniques s’accompagnent de changements sociaux.

     

     

     

    La bourgeoisie profite du développement des idées libérales qui défendent le capitalisme.

     

    Le libéralisme limite l’intervention de l’Etat dans l’économie et défend la propriété privée.

     

     

     

    Face aux inégalités sociales grandissantes, le socialisme se présente comme l’idéologie qui défend les travailleurs (les prolétaires) et veut lutter contre les inégalités. Karl Marx veut renverser la bourgeoisie, supprimer la propriété privée et instaurer l’égalité, cette doctrine marxiste est une étape vers le communisme.

     

     

     

    Face à la menace de ces troubles sociaux, l’Eglise ctaholiqur développe une dcotrine sociale destinée à pacifier les relations entre patrons et ouvriers : c’est le catholicisme social.                                                    

     

     

     

     

     

    B.    révolution et développement des mouvements nationalistes

     

     

     

     A partir du milieu du 19e siècle,  une crise économique en Europe entraîne des mouvements révolutionnaires qui se développent dans toute l’Europe en 1848 : c’est le « printemps des peuples ».

     

    La population réclame des reformes politiques et sociales.

     

    En mars 1848 : en France une révolution  établit IIe République . La bourgeoisie alliée aux ouvriers renverse brièvement le gouvernement monarchique en France et la fondation de la II e République est l’occasion d’essayer de répondre à la question sociale (garantie du droit au travail, lutte contre le chômage, suffrage universel masculin, abolition de l’esclavage. Cette révolutio en France met feu aux poudres en Europe : la constestation devient politique et les peuples réclament des libertés et le droit d’exister en tant que nation.

     

    Les revolutions sont écrasées mais les idées de nation et liberté aboutissent 20 ans plus tard à l’unification de l’Italie 1870 et Allemagne 1871

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    CHAPITRE 3 : LA  RÉVOLUTION FRANÇAISE ET L’EMPIRE (1789-1815)

     

     

     

    Question : comment la France et l’Europe sont-elles transformées par la Révolution française et l’Empire entre 1789 et 1815 ?

     

     

     

    I  Vers un bouleversement politique et social majeur…

     

     

     

             A. la France à la veille de la Révolution : un contexte difficile

     

     

     

    1 – Un contexte difficile : la crise économique des années 1780.

     

    A la fin des années 1780, la monarchie française est en déficit, c’est-à-dire qu’elle dépense plus qu’elle ne gagne. Le roi Louis XVI envisage donc d’augmenter les impôts.

     

    Cependant, les récoltes sont très mauvaises et, par conséquent, le prix du pain est élevé. Le roi ne peut pas augmenter les impôts du tiers état, très appauvri, ni taxer les nobles qui ne l’accepteraient pas.

     

     Pour éviter les révoltes, le roi demande à chacun des trois ordres de rédiger des cahiers de doléances et de désigner des députés (1154) pour les représenter à l’assemblée des états généraux le 5 mai 1789.

     

     

     

    2 – En convoquant les Etats généraux, le roi déclenche lui-même la Révolution.

     

    Les états généraux sont un énorme espoir pour le tiers état qui voudrait que la société soit moins inégalitaire mais le roi ne propose que de voter de nouveaux impôts. Le 17 juin 1789, les députés du tiers état (des bourgeois surtout) et quelques autres s’autoproclament « Assemblée nationale ». Le 20 juin, ils jurent de ne pas se séparer avant que le roi n’ait reconnu leur pouvoir : c’est le serment du Jeu de Paume.C’est la fin de la monarchie absolue : le roi doit gouverner avec l’Assemblée. On dit que la monarchie est constitutionnelle car les pouvoirs du roi et de l’Assemblée sont définis par un ensemble de textes nommé Constitution. Même si le roi n’est plus très populaire, personne ne veut abandonner la monarchie.

     

     

     

    Etats généraux c’est-à-dire une assemblée qui réunit des représentants  des trois ordres du royaume

     

    cahier de doléances : cahiers dans lesquels les membres de chaque ordre rédigent leurs souhaits et plaintes

     

    Constitution : texte de loi qui fixe l’organisation de l’Etat et la partage du pouvoir

     

    Ordre : partie de la société (clergé, noblesse, tiers état)                      

     

             B . les grands principes révolutionnaires : la DDHC  26 août 1789 (FT 2)

     

     

     

    Le 4  août 1789, les députés votent l’abolition des privilèges, les Français sont égaux, c’est donc la fin de la société d’ordres.

     

    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée le 26 août 1789 entérine cette décision et reprend les idées des Lumières : il n’y a plus d’ordres (les hommes sont égaux), le tiers état est libre (art. 1), et la justice est rendue de la même façon, peu importe que l’on soit noble ou non (art. 7). C’est une remise en cause de l’Ancien régime et la portée de ce texte est universelle.                                                                                                                                               

     

    II… qui se heurte à des difficultés

     

     

     

             A. l’attitude roi et les temps difficiles de la monarchie constitutionnelle (1791-1793)

     

     

     

    •une menace sur l’Assemblée nationale : prise de la Bastille 14 juillet 1789

     

    Le peuple croit que le roi fait semblant d’accepter l’Assemblée mais qu’il va réagir violemment. Toutes sortes de rumeurs circulent : c’est la Grande Peur, pendant laquelle les châteaux des nobles sont pillés sans raison.

     

    Le peuple essaie de se procurer des armes pour former des Gardes nationales. C’est pour cela que les Parisiens prennent la forteresse de la Bastille le 14 juillet 1789. C’est un symbole important pour le peuple mais pas pour le roi qui accepte de porter la cocarde tricolore (le blanc représente le roi, le bleu et le rouge les couleurs de Paris).

     

     

     

    •1791 : fuite du roi : tentative de fuite à l’étranger en juin 1791, arrêté à Varennes

     

    Le 20 juin 1791, Louis XVI et sa famille sont arrêtés à Varennes (Marne) alors qu’il essaie de fuir à l’étranger. Cela met en évidence le double-jeu du roi : celui-ci fait semblant d’accepter la Constitution mais espère que les rois des Etats voisins vont l’aider à rétablir la monarchie absolue. Cela le rend impopulaire et suscite la suspicion des sans-culottes.

     

     

     

    •les temps difficiles de la monarchie constitutionnelle

     

    La nouvelle Constitution (doc. 3 p. 66) prend effet en septembre 1791 : le pouvoir du roi est limité par l’assemblée qui vote les lois , le roi exerce son pouvoir au nom de la Nation et non de Dieu.  Sa décision de ne pas signer les loi votées (droit de veto) le rend impopulaire.

     

     

     

    •la France en guerre et l’attitude du roi provoquent attaque château des Tuileries le 10 août 1792 

     

    En 1792, le roi, enfermé aux Tuileries, pousse à déclarer la guerre aux rois voisins (Prusse et Autriche ) qui menacent d’intervenir. C’est à cette époque qu’est écrit le chant de guerre appelé Marseillaise.

     

    Pendant la guerre, Louis XVI ne prend pas vraiment la défense des Français : les sans-culottes (révolutionnaires les plus pauvres, qui portent des pantalons) attaquent alors le palais et obligent l’Assemblée à prononcer la chute de la monarchie.

     

    A Valmy, l’armée française résiste aux cris de « Vive la République! ».

     

    La République est proclamée le 21 septembre 1792 et, dans la foulée une nouvelle assemblée constituante (la Convention) est élue au suffrage universel (masculin).

     

    Le Roi devenu inutile est jugé puis  décapité le 21 Janvier 1793

     

     

     

             B les conséquences guerres (1793-1802)

     

     

     

                      1 la Convention ou la dictature de Robespierre: la Terreur (1793_juillet 1794)

     

    Au sein de la nouvelle assemblée appelée Convention (p. 69), Robespierre prend le contrôle du gouvernement et devient un véritable dictateur. Selon lui, pour protéger la République, il faut effrayer tous ceux que l’on soupçonne « ennemis de la Révolution » : c’est la Terreur (p. 69). 

     

    La Convention donne le pouvoir à une douzaine d’hommes qui formèrent le Comité de Salut Public dont les décisions sont exécutées par des Représentants en Mission . Un Tribunal Révolutionnaire juge les suspects : on exécute des prêtres et tous ceux qui osent critiquer l’action du gouvernement (17 000 exécutions en un an).

     

    Le bilan humain est lourd et aggravé par la poursuite de la guerre contre les monarchies d’Europe. Tous les Français sont mobilisés, ce qui permet de repousser l’ennemi et d’écraser les Vendéens qui s’étaient soulevés contre la République 

     

    La République est sauvée mais ensanglantée.

     

    En 1794, les membres du comité se divisèrent entre ceux qui voulaient poursuivre la Terreur et ceux la considérant comme inutile. En 1794, Robespierre est finalement arrêté et guillotiné le 9 thermidor (27 juillet 1794)

     

     

     

                      2  le Directoire et l’échec face aux guerres extérieures 1794-1799

     

    Pour éviter qu’un seul homme ne puisse gouverner seul comme Robespierre, le gouvernement est désormais assuré par cinq directeurs : c’est le Directoire. Ce système instable ne fonctionne pas et ne parvient pas à mettre fin aux guerres .

     

    Napoléon Bonaparte, alors jeune général victorieux, très populaire prend le pouvoir par un coup d’Etat le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il prend le titre de Premier consul et organise un régime politique proche de la dictature (le Consulat) afin de restaurer la puissance de la France et de mettre fin au désordre et à l’insécurité.

     

    En quelques années, il rétablit la paix avec les grandes puissances européennes, se réconcilie avec la religion catholique et redresse le pays en s’appuyant sur une série de réformes .

     

     Le 2 Décembre 1804, Bonaparte se fait proclamer « empereur des Français » sous le nom de Napoléon Ier. Il réinstaure un pouvoir autoritaire et héréditaire tout en maintenant certains acquis de la Révolution.

     

    La France redevient donc une monarchie.

     

     

     

                3 l’Empire (1804-1815) : entre réformes pour unifier la France et guerre pour conserver le pouvoir

     

     

     

    Napoléon conserve certains acquis de la révolution : le code civil adopté en 1804 maintient les principes d’égalité et de libertés individuelles. Ce recueil de lois montre que les Français sont considérés comme des citoyens. Pour représenter le gouvernement et faire exécuter ses ordres dans chaque département, Napoléon crée la fonction de préfet. Bonaparte rétablit aussi la paix civile  en pardonnant aux royalistes opposés à la Révolution et en sigant aussi le Concordat avec le Pape pour réconcilier l’Etat avec les catholiques.

     

     

     

    Depuis 1802, la Légion d’honneur récompense les citoyens qui ont rendu des services à l’état.

     

    Cependant, certains principes de la révolution ne sont pas respectés : la liberté de la presse n’est pas permise, la censure frappe les journaux tandis qu’un ministre de la police surveille les opposants ; de même, l’égalité n’est pas totale : dans le code civil, le mari dispose de droits supérieurs à son épouse.

     

    La guerre de libération menée contre les coalitions européennes successives depuis 1792, se transforme en guerre d’expansion et de conquêtes sous Napoléon. Des territoires sont annexés, tandis qu’aux frontières sont créées des Républiques sœurs et que la France s’étend sur 130 départements dans lesquels sont appliquées les acquis de la Révolution comme l’abolition des droits féodaux.

     

    Mais la libération se transforme un peu partout en occupation et en pillages. On assiste alors au rejet de la présence française et à la naissance de mouvements nationaux qui s’appuie sur la liberté des peuples proclamée par la DDHC.  C’est le cas en Espagne. La guerre d’indépendance que menèrent les espagnols contre les troupes Napoléoniennes de 1808 à 1814 est retracée notamment par Goya dans  deux tableaux où il raconte les journées des 2 mai et 3 Mai 1808 (Dos de Mayo, Tres de Mayo de Francisco Goya peints en 1814). 

     

     

     

     

     

    III… mais qui entraine des apports majeurs

     

    La période révolutionnaire a transformé la France.

     

    Elle a permis :

     

    - de mieux administrer le pays avec la création des départements, cantons et municipalités et des préfets.

     

    -de faciliter le commerce par l’unification des poids et mesures sur tout le territoire.

     

    L’application de la DDHC a entrainé la naissance des clubs politiques et des premiers mouvements féministes de l’histoire.

     

     La période impériale a vu naître ce qui fut longtemps appelé « les masses de granit », expression utilisée par Bonaparte en 1802 pour désigner les institutions (préfets, lycées, légion d’honneur, Banque de France) mises en place pour reconstruire solidement une France qu’il jugeait affaiblie. Ainsi , le Code Civil qui impose l’application des mêmes lois partout en France, ,

     

    Ces facteurs d’égalité sur tout le territoire français sont encore appliqués aujourd’hui.

     

     

     

    conclusion : comment la France et l’Europe sont-elles transformées par la Révolution française et l’Empire entre 1789 et 1815 ?

     

    Le congrès de Vienne a lieu de 1814 à juin 1815. Les quatre grandes puissances victorieuses (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie) se partagent les restes de l’empire napoléonien. Les dynasties renversées par la Révolution sont remises sur leur trône. Mais les principes révolutionnaires restent appliqués en France et dans la plupart des pays européens. Le sentiment des peuples d’appartenir à une nation est né. La volonté de parvenir à l’application de la DDHC  reste définitivement ancrée partout en Europe. 

     

     

     

     

     

     

     CHAPITRE 2 : L’EUROPE DES LUMIÈRES

     

    Question : Comment les nouvelles idées des Lumières bouleversent-elles l’ Europe au XVIIIème siècle?

     

    I/ Le goût des idées nouvelles …

     

           A. Le progrès des connaissances

     

     Au XVIIIème siècle, la science fait d’importants progrès surtout en physique (l’anglais Newton découvre la gravité), en chimie (le couple Lavoisier fonde la chimie moderne), en botanique. Le monde est mieux connu grâce à des voyages  plus nombreux et dont les carnets sont publiés. Ces savants fondent leur recherche sur l’expérience et la raison pour émettre des vérités scientifiques incontestables .                                                             

           B un nouvel esprit : savants et philosophes des Lumières FT 1

     

    Ces savants ouvrent la voie à des penseurs qui  décident d’utiliser les mêmes méthodes que les sciences. Ces gens de lettres que l’on appelle les philosophes (p. 55) à l’image de Voltaire décident de réexaminer le monde, de le comprendre et de l’expliquer grâce à la raison. Pour eux, l’expérience est essentielle pour établir définitivement des connaissances.  Ces savants comme ces penseurs appartiennent au courant des Lumières (p. 55) et veulent faire progresser l’humanité et apporter le bonheur aux hommes .

    Diderot, Voltaire, Rousseau, Kant ou Montesquieu (FT1) apportent de nouvelles réflexions sur le gouvernement politique, la religion, la société ou la liberté (FT1) . Des despotes éclairés le recevront à leur table.

     

    Despote éclairé : souverain autoritaire qui applique des réformes inspirées des Lumières 

     

    II/ …qui circulent et bouleversent l’ Europe

     

           A les moyens de la diffusion

    En France, les idées des Lumières se diffusent par l’Encyclopédie dirigée par Diderot et d’Alembert et Publiée de 1751 à 1772. Elle bouleverse la pensée européenne, car elle regroupe toutes les connaissances de l’époque et propose une nouvelle approche de la culture savante en mettant en avant comme méthode exclusive le doute critique. Elle modifie également la manière d’envisager la transmission du savoir grâce à l’usage sans précédent pour une encyclopédie des images. Enfin, cet ouvrage bouscule les traditions en s’attaquant frontalement à l’Eglise catholique et à l’idée de monarchie absolue. De même, de nombreux lieux se créent où s’échangent et se répandent les idées Nouvelles comme les cafés et les salons.

     

    Salon : lieu de réunion chez un particulier, d’écrivains, d’artistes et de personnes aisées et instruites qui débattent des idées nouvelles, de l’actualité et assistant à la lecture d’écrits. 

     

           B. la contestation de la monarchie absolue FT 2

     

    Les réflexions et publications des philosophes des Lumières les amènent à la critique de la monarchie absolue et de la société d’ordres (FT1). Dès 1776, les idées des Lumières sont à l’origine de la proclamation d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique jusque-là colonies anglaises. Peu à peu l’opinion publique est acquise aux Idées Nouvelles.

     

    conclusion : en quoi les Lumières remettent-elles en cause les sociétés du XVIIIème siècle ?

    Question : Comment l’Europe atlantique s’enrichit-elle au XVIIIème siècle ?

     

     

     

     

    CHAPITRE 1: GRAND COMMERCE ET TRAITE NEGRIERE AU XVIIIème siècle

     

     

    I Une Europe au cœur du commerce international…

     

    A.   Le rôle des ports atlantiques : le port de la Rochelle  au XVIIIème siècle  (pages 28-29) FT 1

     

     

     

    B.   La domination de l’Europe atlantique dans le commerce mondial FT2

     

    Depuis les grands voyages européens du XVème, certains Etats d’Europe de l’Ouest possèdent de vastes empires coloniaux : ce sont le Royaume-Uni, la France, les Provinces-Unies, l’Espagne et le Portugal. 

     

    C’est ce qui favorise les échanges commerciaux (carte FT 2). Le contexte est alors aussi favorable au commerce en Europe:  une paix relative s’est instaurée, la croissance économique pousse les marchands à chercher de nouveaux débouchés pour leurs production et la population augmente.  

     

     

     

    Au cœur de ses échanges, l’Océan Atlantique joue un rôle primordial à partir du XVIIIème siècle.

     

    Deux types de commerce se développent :

     

    - en droiture : les navires européens  apportent en Amérique des produits manufacturés qu’ils échangent contre des produits tropicaux  (sucre, café, tabac, coton).

     

    - triangulaire (p.37): ils achètent des esclaves en Afrique, les transportent en Amérique où ils les vendent puis reviennent en Europe chargés de produits tropicaux.

     

    L’Atlantique mène aussi vers l’Océan Indien et l’Asie en passant par le sud de l’Afrique.

     

     

     

    Ce commerce maritime contribue ainsi au développement des ports atlantiques comme la Rochelle (FT 1) qui ne cesse de s’agrandir et de s’enrichir. Négociants et armateurs forment alors une bourgeoisie (p.37) marchande à la tête d’immenses fortunes

     

     

     

    II… qui organise la traite négrière en Afrique et l’économie de plantation

     

     

     

             A. la traite transatlantique

     

    Avec le développement du commerce, l’esclavage qui est un phénomène ancien en Afrique s’amplifie et prend une nouvelle forme. Se développe alors ce que l’on appelle la traite atlantique c’est-à-dire le commerce et le transport des esclaves noirs d’Afrique vers l’Amérique . Enlevés, ils traversent l’Atlantique dans des conditions terribles dans des navires négriers, puis sont  vendus à des maîtres américains. Les négociants repartent ensuite sur l’Europe chargés de produits tropicaux.  Cette traite atteint son apogée au XVIIIème siècle .On estime à plus de 12 millions  le nombre d’esclaves qui ont traversé l’Atlantique .

     

     

     

             B. Le travail des esclaves dans les plantations

     

    L’économie de plantation (p. 33) en Amérique repose sur la culture de produits tropicaux très demandés en Europe, comme le sucre, le café ou le cacao. Cette économie est une véritable exploitation des esclaves, qui travaillent 6 jours sur 7 sous la direction de maitres. La violence est quotidienne et le manque de nourriture fréquent. En France, Colbert fait rédiger en 1685 le Code Noir qui réglemente l’esclavage  mais il n’est pas toujours respecté. Parfois des esclaves se révoltent et fuient : c’est ce que l’on appelle le marronnage. Dès le XVIIIème siècle, la question de l’esclavage fait débat : certains européens dénoncent les crimes esclavagistes et militent pour l’abolition de la Traite et de l’esclavage/

     

     Conclusion : réponse à la question