• CHAPITRE 1 :

    CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

     

     

     

    Question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    I/ Des soldats confrontés à une guerre …

     

     

     

    A...longue et mondiale

     

     

     

    A l’été 1914, le continent européen déjà agité par des tensions économiques, des rivalités entre puissances coloniales héritées du XIXème siècle, voit s’aggraver les tensions nationalistes liées aux revendication de territoire (revendication d’indépendance de la Serbie). 

     

    L’assassinat de l’héritier de l’Empire d’Autriche Hongrie en juin 1914 (attentat de Sarajevo) déclenche cette guerre. Chaque pays soutient alors son alliance militaire. Cette guerre oppose alors deux camps : la Triple Entente et la Triple Alliance.         

     

    Cette guerre appelée aussi Grande Guerre est d’une ampleur inédite  :

     

    -elle dure plus de 4 ans de 1914 à 1918 mais se déroule en trois phases FT1

     

    -elle est mondiale : avec l’engagement des colonies dans les armées de l’Entente ce sont tous les continents qui participent directement au conflit.

     

    Les Alliés remportent la guerre en 1918 aidés par les Etats-Unis depuis avril 1917. 

     

     

     

    B... d’une extrême violence : l’exemple de la bataille de Verdun (fev. à dec. 1916) voir corrigé et méthode développement construit

     

     

     

    C. …et meurtrière

     

    Entre 60 et 70 millions de soldats de tous les continents se sont battus. Cette guerre  a coûté la vie à près de 10 millions d’hommes et près de 20 millions d’entre eux rentrent blessés ou mutilés. La réinsertion des anciens combattants est difficile. Parmi eux certains sont traumatisés par la brutalité de la vie des tranchées et vont vouloir témoigner de cette violence (Otto Dix, peintre allemand).

     

    Des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la « Der des ders ».

     

     

     

    II) les civils mobilisés et victimes d’une guerre totale

     

     

     

           A. des civils mobilisés bilan et résumé (voir corrigé) 

     

     

     

           B. Une violence qui atteint des peuples entiers : le génocide arménien (1915-1916) 

     

     

     

    En 1915, plus de 2 millions d’Arméniens vivent dans l’Empire ottoman. Minorité chrétienne déjà victime de persécutions, ils sont accusés de complicité avec l’ennemi russe. Par ce prétexte, le gouvernement turc, décide alors de la déportation et du massacre de la communauté arménienne entre Avril 1915 et Juillet 1916. On estime qu’il y eut plus d’un million de victimes : on parle de violence de masse puisqu’elle concerne une population entière du fait de ses origines. Plus tard, on parlera de génocide.(p. 46)

     

     

     

    III) Des sociétés et des régimes politiques durablement ébranlés

     

     

     

           A. Une Europe secouée par des révolutions : la Russie, nouvel Etat révolutionnaire?

     

     

     

    En 1917, la Russie est un empire autoritaire dirigé par le tsar Nicolas II. La guerre a aggravé la situation économique en Russie qui doit faire face aux défaites, pénuries et hausse des prix. Les grèves et les manifestations de la population entraînent une première révolution en février qui renverse le tsar. Mais la guerre continue et les difficultés persistent.

     

     

     

    En octobre 1917, le petit parti bolchevik (p. 51) conduit par Lénine (bio p 50) profite du mécontentement pour s’emparer du pouvoir lors d’une seconde révolution. Le partage des terres et la fin de la guerre sont aussitôt décidés. La paix avec l’Allemagne est signée en Mars 1918 à Brest-Litovsk. La Russie devient URSS (Union des Républiques Socialistes soviétiques) en 1922 avec Moscou pour capitale.

     

    La révolution russe de 1917 se répand en Europe : des grèves générales éclatent dans de nombreux pays après la guerre, des insurrections communistes sont réprimées en Allemagne (Révolution spartakiste de Janvier 1919) et en Hongrie. La Russie reste néanmoins le seul pays où les communistes (ou marxistes) réussissent à se maintenir au pouvoir

     

     

     

    B. Une nouvelle Europe bouleversée par les traités

     

     

     

    L’armistice est signé à Rethondes le 11 Novembre 1918. Le traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, déclare l’Allemagne responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations, perd 1/7 ème de son territoire et ses colonies, et voit ses capacités militaires réduites. Il est considéré comme un diktat par les populations allemandes.

     

     

     

    Les traités de paix mettent fin aux empires et donnent naissance à huit nouveaux Etats. A la demande du président américain Wilson, la Société des Nations (SDN) est crée en 1920 pour maintenir la paix dans le monde. Pourtant ces traités ne règlent pas tous les problèmes de nationalités et de frontières. L’Europe est en déclin : endettée, elle doit faire face à de nombreuses destructions matérielles (routes, villages, usines à reconstruire au Nord Est de la France). Les Etats-Unis et le Japon apparaissent comme des puissances montantes.

     

     

     

    Conclusion :  réponse à la question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    CHAPITRE 2 : DEMOCRATIES ET EXPÉRIENCES TOTALITAIRES (1919-1939)

     

     

     

    Introduction : Europe entre-deux guerres : Europe affaiblie  et divisée face aux crises (FT 1) 

    Dans un contexte de paix après la Première Guerre mondiale, la reconstruction politique de l’Europe s’avère difficile : une vague autoritaire gagne de nombreux pays dans les années 1920.

     

     A cela s’ajoute une crise économique venue des Etats-Unis en 1929 qui gagne le monde et destabilise  les régimes politiques européens dans les années 1930.

     

    Cours 3 eme Hist Mme Mexal

    L’Europe est ainsi affaiblie, divisée et  destabilisée par ces crises.

     

    C’est dans ce contexte que plusieurs régimes totalitaires apparaissent et que les démocraties se retrouvent fragilisées.                                      

    Cours 3 eme Hist Mme Mexal

    Question : Comment la crise favorise t-elle les expériences totalitaires et fragilise-t-elle les démocraties ?

     

     

    I/ L’apparition des régimes totalitaires

     

           A. en Russie : le stalinisme

     

                  1. un régime né de la révolution et de la guerre  qui permet l’arrivée au pouvoir de Staline

     

    Depuis 1917, Lénine a imposé le communisme en Russie par une politique autoritaire. Il pose ainsi les base d’une régime totalitaire sur lequel va s’appuyer à sa mort son successeur : Staline (p. 68) . Celui-ci, Secrétaire Général du parti communiste, élimine tous ses adversaires dont Trotski, s’impose et instaure à partir de 1928, une véritable dictature totalitaire

     

                  2. le régime communiste stalinien : le contrôle de l’Etat 

     

    En 1929, Staline reprend et développe les outils mis en place par Lénine pour instaurer un régime communiste. Il décide que l’Etat doit contrôler l’ensemble de l’économie pour faire passer son pays d’un pays agricole à un pays industriel et puissant.

     

    Il impose aux paysans d’abandonner leurs terres pour travailler dans des coopératives d’État (les kolkhozes p. 69).C’est la collectivisation (p. 69). Tous ceux qui refusent, en particulier les koulaks (p. 69 riches propriétaires) sont traqués, déportés ou exécutés par la police politique.

     

    Il décide aussi de moderniser les industries en donnant la priorité aux industries lourdes. Il met ainsi en place des plans quinquennaux qui fixent des objectifs de production à atteindre dans tous les domaines économiques sous peine de sanction.

     

     L’URSS devient une puissance industrielle mais la population manque de biens courants et de produits alimentaires                                                  

     

                B. En Allemagne : le nazisme

     

                  1 Le contexte joue un rôle important dans l’accession au pouvoir d’Hitler  :  question 6 p. 67 (voir corrigé) 

     

                  2. le régime nazi : antidémocratique, raciste et antisémite ( voir corrigé de l’activité)

     

     

           C/ Dans les deux régimes : une société contrôlée (=embrigadement)   Dossier guidé p 70 et 71 (voir corrigé)Cours 3 eme Hist Mme Mexal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    II/ des démocraties déstabilisées par les crises

     

           A. la réponse de la France à la crise des années 1930 : le Front populaire et les grandes lois sociales

     

    La France est touchée au début des années 1930 par la crise économique et l’augmentation du chômage. Les gouvernements sont instables et, dans un contexte de montée des dictatures,  les ligues (p. 73) d’extrême droite se développent. Le 6 février 1934 elles organisent une grande manifestation contre la république parlementaire qui tourne à l’émeute.

     

    Face à la montée du fascisme, les forces et partis de gauche se rassemblent et remportent les élections législatives en 1936 : c’est le Front populaire(p.73,).

     

    Dirigé par Léon Blum, le gouvernement réalise de nombreuses réformes (compléter p. 72) comme les premiers congés payés  et la semaine des 40 heures.

     

    Mais l’expérience prend fin en 1938 car, il ne parvient pas à faire sortir la France de la crise économique et subit les violentes attaques de la droite et de l’extrême droite. Léon Blum démissionne le 21 Juin 1937 et l’alliance de la gauche se disloque sur l’attitude à adopter face à la guerre d’Espagne                                                                                                                                                                                                 

     

     

     

           B L’impuissance des démocraties face aux dictatures

     

     

     

    Dès 1936, Hitler réarme l’Allemagne et lance une politique de militarisation.). La France qui craint une nouvelle guerre proteste mais ne réagit pas.  Il  noue par ailleurs des alliances avec d’autres dictatures ( Italie 1936, URSS 1939). Il se lance ensuite dans une politique d’annexion et  des agressions contre les Etats voisins (en mars 1938 l’Allemagne envahit l’Autriche : c’est l’Anschluss). Hitler obtient l’accord de la France et de l’Angleterre lors de la conférence de Munich en 1938 pour envahir les Sudètes, une région de Tchécoslovaquie malgré le refus du pays. Il finit par envahir la totalité de la Tchécoslovaquie, pourtant peuplée de slaves. Les démocraties déstabilisées sont impuissantes face à l’Allemagne nazie.

     

     

     

    Conclusion : réponse à la question

     

     CHAPITRE 3 LA SECONDE GUERRE MONDIALE : 1939-1945

     

     

     

    Question : Pourquoi la Seconde Guerre mondiale est-elle un affrontement planétaire ?

     

     

     

    I/ Une guerre aux dimensions planétaires : les principales phases (FT 1 et questions sur edpuzzle)

     

     

     

    C’est donc une guerre sans limites car planétaire : elle engage les pays situés dans le monde entier et mobilise sur des terrains d’affrontement à travers le monde (Europe, Asie) 

     

     

     

    II/ Une guerre qui entraine une mobilisation totale

     

     

     

           A/ Une guerre d’idéologies visant à dominer la planète

     

    Dossier HDA p 92 et 93 : étudier les documents puis répondre aux questions 1 à 5. 

     

     Le second conflit mondial présente aussi des enjeux idéologiques.

     

     D’un côté l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon sont des dictatures qui reposent sur une idéologie raciste basée sur une soit-disant supériorité de leur population et sur une guerre de conquête.

     

    De l’autre, les Etats-Unis et le Royaume-Uni se battent pour préserver la démocratie et les libertés. L’URSS, qui rejoint le camp des Alliés en 1941, défend le communisme.

     

    L’art sous toutes ses formes devient partout un outil de propagande qui renforce ces idéologies

     

    La Seconde Guerre mondiale combine bien un aspect traditionnel de la guerre, la conquête de territoires, à un aspect plus neuf, la lutte idéologique (doc. 1 p. 107).                                     

     

     

     

           B/ Une mobilisation des économies et des sociétés des pays en guerre (schéma)

     

    Dans chaque camp, comme aux Etats-Unis, la mobilisation est totale.

     

    L’ensemble des populations est mobilisé. Près de 90 millions de soldats combattent sur les champs de bataille d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Les civils (femmes, scientifiques) sont mobilisés à l’arrière pour travailler et produire en masse des armes de plus en plus perfectionnées (avions, chars, tanks, navires de guerre, bombes V1 et V2 pour les Allemands ou atomiques pour les Etats-Unis). Ils sont incités à financer la guerre (impôts, emprunts). Les colonies fournissent aussi les hommes et les matières premières.

     

    Les belligérants mobilisent également leurs ressources économiques : les Etats-Unis lancent en 1942 un gigantesque programme d’armement naval, aérien et terrestre : » le Victory Program. »

     

    Enfin, le patriotisme et la haine de l’ennemi sont encouragés par une intense propagande qui utilise tous les médias : radio, actualités, cinéma, presse (comics) et affiches. 

     

    La guerre doit conduire à la destruction totale de l’ennemi.                                                             

     

     

     

    III/ un guerre qui anéantit… :

     

     

     

           A. par sa violence extrême 

     

     

     

    La Seconde Guerre mondiale déchaine une violence inédite.

     

     La modernisation des armements, entraine des pertes militaires considérables et la violence des combats extrême entraine le non respect des règles de guerre (massacre de prisonniers de guerre soviétiques). Les civils deviennent des cibles, victimes de bombardements ou de représailles lorsqu’ils résistent.

     

    La violence extrême de la guerre se traduit surtout par l’application violente de la politique raciste et antisémite nazie. Les Juifs sont d’abord exclus et mis à l’écart dans des ghettos (p. 96). La guerre accélère ensuite le processus d’élimination de toutes les populations que les nazis jugent inférieures. Lors de l’invasion de l’URSS en juin 1941, de petites unités de SS  (Einsatzgruppen.p. 96) sont chargées de suivre l’armée allemande en territoire soviétique . Elles procèdent à des exécutions massives de populations juive :  planifiées, systematiques et methodiques elles entraînent la mort de plus de deux millions de personnes qui sont fusillées en masse .                                                 

     

     

     

           …B des groupes et des peuples entiers

     

    La Solution Finale de 1942 (conférence de Wannsee) programme l’extermination des juifs et des Tziganes d’Europe. Partout sur le continent les membres de ces deux communautés sont raflés. Des millions de personnes sont donc déportées vers la Pologne où ont été construits six camps de la mort, dont Auschwitz. Auschwitz présente la particularité d’être à la fois un camp de concentration et un camp de la mort.

     

    Acheminés par train de toute l’Europe nazie, dans des wagons à bestiaux, les déportés une fois sur place  sont triés :  90% d’entre eux seront exterminés dans des chambres à gaz c’est-à-dire industriellement mis à mort puis brûlés, tandis que les autres mourront d’épuisement et des conditions de vie dans les camps. Les Tziganes concentrés à Auschwitz sont tous exterminés dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1942. On parle de génocide (p.46).

     

    La moitié de la population juive d’Europe et le tiers de la population tzigane disparaissent (environ 6 millions de personnes).                                                                                                  

     

     

     

           C. aboutit en 1945 à un monde meurtri

     

    C’est la guerre la plus meurtrière de l’histoire avec plus de 50 millions de victimes dont plus de la moitié de civils. Certains pays sont dévastés comme l’URSS, l’Allemagne, la Pologne, la Chine, le Japon. Cela s’explique par la durée du conflit, la volonté d’anéantissement (génocide) et le recours à des armes de plus en plus meurtrières. Pour qualifier les massacres qui ont visé les civils et juger les coupables aux procès de Nuremberg et de Tokyo de 1945 et 1946 sont crées les termes de génocide et de crime contre l’humanité.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    CHAPITRE 5 : LA GUERRE FROIDE (1947-1991)

     

     

     

    Alors que la fondation de l’ONU en 1945 laisse espérer un ère nouvelle de paix, des tensions naissent entre les deux grands vainqueurs (Etats-Unis et URSS) dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers vont s’affronter idéologiquement et être à l’origine de nombreux conflits dans le monde pour étendre leur zone d’influence. La tension mondiale est alors renforcée par le fait que les deux Grands possèdent la bombe atomique (Etats-Unis depuis 1945, URSS à partir de 1949).                         

     

     

     

    Question : Pourquoi et comment le monde se divise-t-il en deux blocs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ?

     

     

     

    I/ Aux origines de la guerre froide : deux blocs face à face

     

    -       FT 1 Après-guerre, l’URSS impose des dictatures communistes dans les pays d’Europe de l’Est. On parle de « rideau de fer » qui coupe l’Europe en deux. En 1947, Harry Truman critique la volonté d’expansion du communisme et souhaite l’empêcher de s’étendre notamment en Europe. Le but de chaque camp est de renforcer sa zone d’influence. En 1949, le vbloc de l’Est se rebforce avec l’arrivée au pouvoir du communiste Mao Zedong en Chine.

     

    Progressivement, deux blocs s’organisent avec des alliances militaires, des coopérations économiques et des idéologies partagées (FT1). Le monde devient bipolaire. Chaque bloc se lance dans la « course à l’armement » pour se dissuader mutuellement de toute attaque et cherche à discréditer l’adversaire aux yeux du monde par une intense propagande.                                                              

     

     

     

    II un affrontement qui dure : l’exemple de Berlin, symbole de la Guerre froide

     

    FT 2

     

    Capture d’écran 2017-04-14 à 16.21.29.png 

     

     

     

    Conclure : Cet exemple illustre donc bien ce qu’a été la Guerre froide car il n’y pas eu d’affrontement direct entre les deux Grands mais des crises. C’est aussi le lieu où elle s’achève.

     

     

     

    : exercice 2 p 169 L’ordre chronologique est : 2,1,3,4

     

    1.     Entre 1947 et 1991, Berlin est au cœur de la Guerre Froide.

     

    En 1945, la ville comme l’Allemagne est partagée en 4 zones d’occupation réparties entre les Alliés. En 1948, Staline tente un coup de force pour accaparer la ville de Berlin au secteur Est de l’Allemagne que l’URSS occupe. Il bloque les accès terrestres aux secteurs occidentaux de la ville. Les Etats-Unis répondent par un pont aérien. Staline finit par céder et lever le blocus, mais l’Allemagne est désormais divisée en deux Etats : la RDA (Est et soviétique) et la RFA  (Ouest).

     

    Une deuxième crise survient en 1961. Pour stopper l’émigration massive d’Est en Ouest, un mur séparant la ville de Berlin est construit dans la nuit du 12 au 13 Août 1961 séparant définitivement les familles berlinoises.

     

    En  1989, la faillite du régime soviétique amène l’ouverture de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. Le 9 Novembre, les citoyens Est-Allemands forcent le passage vers l’Ouest. La chute du mur marque le début du processus de réunification de l’Allemagne qui se terminera en 1991, et la fin de la Guerre froide pour le monde.

     

    Berlin a bien été un des principaux enjeux de la Guerre froide.

     

     

     

    Quelques mise au points sur d’autres conflits

     

    ·       la guerre de Corée : La guerre de Corée a opposé, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953, la République de Corée (Corée du Sud) à la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), soutenue par la République populaire de Chine et l'Union soviétique. Elle résulte de la partition de la Corée à la suite d'un accord entre les Alliés victorieux de la guerre du Pacifique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La péninsule coréenne était occupée par l'empire du Japon depuis 1910. Après la reddition du Japon en septembre 1945, États-Unis et Union soviétique se partagèrent l'occupation de la péninsule le long du 38e parallèle, avec au sud des forces américaines d'occupation et au nord des forces soviétiques19.

     

    La situation se transforma en guerre ouverte lorsque des forces du Nord envahirent le Sud le 25 juin 1950. En 1950, l'Union soviétique boycottait le Conseil de sécurité des Nations unies. En l'absence d'un veto de l'Union soviétique, les États-Unis et d'autres pays votèrent une résolution autorisant une intervention militaire en Corée. Les États-Unis fournirent 88 % des 341 000 soldats internationaux qui aidèrent les forces du Sud, complétés par l'assistance de vingt autres pays. Si elle n'amena pas directement de troupes sur le terrain, l'Union soviétique fournit de l'aide matérielle aux armées chinoise et nord-coréenne. Les négociations reprirent alors et la guerre s'acheva le 27 juillet 1953 après plus de 3 millions de morts.

     

    ·      La guerre du Viet Nam : La guerre du Viêt Nam est une guerre qui a opposé, de 1963 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine et d'autre part la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).

     

     

     

    ·      La guerre d’Afghanistan : Du mois de décembre 1979 à février 1989, la guerre d'Afghanistan opposa les moudjahiddins, soutenus par les États-Unis et des pays à majorité musulmane, au régime communiste afghan, soutenu par l'Union des républiques socialistes soviétiques. 

     

     

     

    D’autres crises ont marqué la Guerre Froide . Les deux superpuissances ne s’affrontent jamais directement pour éviter un désastre nucléaire. L’équilibre de la Terreur les pousse à s’affronter par pays interposés : la guerre en Corée (1950-1953), au Vietnam (1963-1975). La plus importante fut sans aucun doute la crise de Cuba en 1962 qui amena le monde au bord d’une 3ème Guerre mondiale.

     

                                                                                                                                                   

     

    III/ La fin de la Guerre Froide 1989-1991 (FT 3)

     

     

     

     Pourtant après la crise de Cuba, Kennedy et Krouchtchev comprennent la nécessité  de renforcer le dialogue entre les deux blocs. S’ensuit une période de « détente » qui n’exclut pas les conflits indirects comme l’intervention au Viêtnam en 1964.

     

    Au milieu des années 1980, l’URSS est épuisée économiquement par la course aux armements.  En 1987, Gorbatchev pour l’URSS et Reagan pour les Etats-Unis signent un traité de désarmement. La période n’est pas exempt de conflits mais ils ne remettent pas en cause la détente. La guerre froide se termine avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui est suivie de la réunification allemande. Le bloc soviétique disparaît et l’URSS laisse la place à quinze États. Désormais le communisme s’effondre dans presque tous les pays d’Europe de l’Est. Les Etats-Unis restent la seule superpuissance mondiale. 

     

    CHAPITRE 5 : LA GUERRE FROIDE (1947-1991)

     

     

     

    Alors que la fondation de l’ONU en 1945 laisse espérer un ère nouvelle de paix, des tensions naissent entre les deux grands vainqueurs (Etats-Unis et URSS) dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers vont s’affronter idéologiquement et être à l’origine de nombreux conflits dans le monde pour étendre leur zone d’influence. La tension mondiale est alors renforcée par le fait que les deux Grands possèdent la bombe atomique (Etats-Unis depuis 1945, URSS à partir de 1949).                 

     

     

     

    Question : Pourquoi et comment le monde se divise-t-il en deux blocs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ?

     

     

     

    I/ Aux origines de la guerre froide : deux blocs face à face

     

    Apprendre FT 1

     

    Après-guerre, l’URSS impose des dictatures communistes dans les pays d’Europe de l’Est. On parle de « rideau de fer » qui coupe l’Europe en deux. En 1947, Harry Truman critique la volonté d’expansion du communisme et souhaite l’empêcher de s’étendre notamment en Europe. Le but de chaque camp est de renforcer sa zone d’influence. En 1949, le bloc de l’Est se renforce avec l’arrivée au pouvoir du communiste Mao Zedong en Chine.

     

    Progressivement, deux blocs s’organisent avec des alliances militaires, des coopérations économiques et des idéologies partagées (FT1). Le monde devient bipolaire. Chaque bloc se lance dans la « course à l’armement » pour se dissuader mutuellement de toute attaque et cherche à discréditer l’adversaire aux yeux du monde par une intense propagande.     

                                            

     

    II un affrontement qui dure : l’exemple de Berlin, symbole de la Guerre froide

     

    Dossier pages 156-157 et apprendre la FT 2 exercice 2 p 169 pour la trace écrite 

     

     

    1.     Entre 1947 et 1991, Berlin est au cœur de la Guerre Froide.

     

    En 1945, la ville comme l’Allemagne est partagée en 4 zones d’occupation réparties entre les Alliés. En 1948, Staline tente un coup de force pour accaparer la ville de Berlin au secteur Est de l’Allemagne que l’URSS occupe. Il bloque les accès terrestres aux secteurs occidentaux de la ville. Les Etats-Unis répondent par un pont aérien. Staline finit par céder et lever le blocus, mais l’Allemagne est désormais divisée en deux Etats : la RDA (Est et soviétique) et la RFA  (Ouest).

     

    Une deuxième crise survient en 1961. Pour stopper l’émigration massive d’Est en Ouest, un mur séparant la ville de Berlin est construit dans la nuit du 12 au 13 Août 1961 séparant définitivement les familles berlinoises.

     

    En  1989, la faillite du régime soviétique amène l’ouverture de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. Le 9 Novembre, les citoyens Est-Allemands forcent le passage vers l’Ouest. La chute du mur marque le début du processus de réunification de l’Allemagne qui se terminera en 1991, et la fin de la Guerre froide pour le monde.

     

    Berlin a bien été un des principaux enjeux de la Guerre froide.

     

     

     

     

    Quelques mise au points sur d’autres conflits

    ·       la guerre de Corée : La guerre de Corée a opposé, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953, la République de Corée (Corée du Sud) à la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), soutenue par la République populaire de Chine et l'Union soviétique. Elle résulte de la partition de la Corée à la suite d'un accord entre les Alliés victorieux de la guerre du Pacifique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La péninsule coréenne était occupée par l'empire du Japon depuis 1910. Après la reddition du Japon en septembre 1945, États-Unis et Union soviétique se partagèrent l'occupation de la péninsule le long du 38e parallèle, avec au sud des forces américaines d'occupation et au nord des forces soviétiques19.

    La situation se transforma en guerre ouverte lorsque des forces du Nord envahirent le Sud le 25 juin 1950. En 1950, l'Union soviétique boycottait le Conseil de sécurité des Nations unies. En l'absence d'un veto de l'Union soviétique, les États-Unis et d'autres pays votèrent une résolution autorisant une intervention militaire en Corée. Les États-Unis fournirent 88 % des 341 000 soldats internationaux qui aidèrent les forces du Sud, complétés par l'assistance de vingt autres pays. Si elle n'amena pas directement de troupes sur le terrain, l'Union soviétique fournit de l'aide matérielle aux armées chinoise et nord-coréenne. Les négociations reprirent alors et la guerre s'acheva le 27 juillet 1953 après plus de 3 millions de morts.

    ·      La guerre du Viet Nam : La guerre du Viêt Nam est une guerre qui a opposé, de 1963 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine et d'autre part la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).

     

    ·      La guerre d’Afghanistan : Du mois de décembre 1979 à février 1989, la guerre d'Afghanistan opposa les moudjahiddins, soutenus par les États-Unis et des pays à majorité musulmane, au régime communiste afghan, soutenu par l'Union des républiques socialistes soviétiques. 

     

    D’autres crises ont marqué la Guerre Froide . Les deux superpuissances ne s’affrontent jamais directement pour éviter un désastre nucléaire. L’équilibre de la Terreur les pousse à s’affronter par pays interposés : la guerre en Corée (1950-1953), au Vietnam (1963-1975). La plus importante fut sans aucun doute la crise de Cuba en 1962 qui amena le monde au bord d’une 3ème Guerre mondiale.

     

                                                                                                               

     

    III/ La fin de la Guerre Froide 

     

    Pourtant après la crise de Cuba, Kennedy et Krouchtchev comprennent la nécessité  de renforcer le dialogue entre les deux blocs. S’ensuit une période de « détente » qui n’exclut pas les conflits indirects comme l’intervention au Viêtnam en 1964.

     

    Au milieu des années 1980, l’URSS est épuisée économiquement par la course aux armements.  En 1987, Gorbatchev pour l’URSS et Reagan pour les Etats-Unis signent un traité de désarmement. La période n’est pas exempt de conflits mais ils ne remettent pas en cause la détente. La guerre froide se termine avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui est suivie de la réunification allemande. Le bloc soviétique disparaît et l’URSS laisse la place à quinze États. Désormais le communisme s’effondre dans presque tous les pays d’Europe de l’Est. Les Etats-Unis restent la seule superpuissance mondiale. 

     

    CHAPITRE 6 : INDÉPENDANCE ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

     

    Question : Comment les territoires colonisés obtiennent-ils leur indépendance et s’affirment-ils sur la scène internationale ?

     

    I/ Un contexte favorable (FT 1 carte)

    Au lendemain de la guerre la situation internationale est favorable à l’émancipation des peuples colonisés :

    -les puissances coloniales européennes sortent affaiblies du conflit

    -URSS et EU dénoncent le colonialisme

    -l’ONU réaffirme dans sa charte les «droits des peuples à disposer d’eux-mêmes» ce qui doit obligatoirement déboucher sur des accessions à l’indépendance.

    La principale phase de décolonisation se fait entre 1947 et 1962 d’abord en Asie puis en Afrique selon des voies différentes (négociation/ guerres)

     

    II les colonies accèdent à l’indépendance par différentes voies

     

             A. Une indépendance négociée : l’exemple de l’Inde (FT 2)

    Après 1945, le Royaume-Uni est prêt à accorder l’indépendance à l’Inde. En effet depuis la fin des années 1920 le leader indépendantiste Gandhi et son disciple Nehru multiplient les actions non violentes contre l’occupant britannique. Mais du fait de l'existence de deux communautés religieuses hostiles, l’Inde est divisée en deux États distincts : l’Union indienne (population hindoue) et le Pakistan (population musulmane).la décolonisation est suivie d’affrontements violents et de déplacements massifs de musulmans et d’hindous d’un État vers un autre (voir carte).

     

    L’Inde a obtenu son indépendance en 1947 en luttant de façon non violente par la “désobéissance civile”. Gandhi est l’homme qui a mené ce combat. Cependant  l’Inde britannique est divisée en 1947 en deux États ennemis( l’Union indienne à majorité hindoue et le Pakistan à majorité musulmane). Cette division va entraîner des déplacements de population (16 millions entre 1947 et 1949) et de violents conflits entre les deux pays.           

     

                B. L’indépendance par la guerre : Algérie (frise FT 3)

     

    III. Les nouveaux défis pour les colonies indépendantes et naissance du Tiers-Monde

     

    Les colonies devenues indépendantes doivent relever plusieurs défis pour se construire :

    -créer un une unité nationale

    -installer un nouveau régime politique

    -assurer le développemebt économique et social

    C’est pourquoi, lors de la conférence de Bandung, en 1955, les nouveaux Etats ,appelés Tiers-monde (p. 141) cherchent à s’organiser pour ne pas retomber sous la dépendance des grandes puissances. Ils condamnent la colonisation.

    A  la conférence de Belgrade en 1961, ils manifestent le refus de s’aligner sur un des deux blocs et constituent le mouvement des non-alignés. Ils revendiquent un ordre économique international plus juste entre pays riches et pays pauvres. 

    En 1964, un groupe de 77 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine se constitue à l’ONU : il appelle à une conférence économique mondiale qui prend le nom de CNUCED pour lutter contre le mal-développement. En fait, les pays qui ont obtenu leurs indépendances dans les années 60, n’ont pas réussi à vraiment s’unir et se sont plus ou moins développés indépendamment les uns des autres. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique