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    CHAPITRE 3 : LE TOURISME ET SES ESPACES

     

    Introduction  

     

     Le tourisme participe à la mondialisation car il met en relation toutes les économies du monde par la multiplication des flux touristes qui prend de plus en plus d’ampleur. En 2015, 1,2 milliard de touristes ont voyagé soit plus de 38 arrivées par seconde, soit 15% de la population mondiale.                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

     

    Question : quelles sont les formes, les mobilités touristiques et leurs effets?

     

    I. Des espaces touristiques variés

     

    A Un exemple de tourisme balnéaire : l’exemple de Cancùn questions p. 251 et 254 

     

    La station balnéaire de Cancùn est située au Mexique, dans le bassin caribéen un des principaux espaces de tourisme mondiaux.

     

    Son étude montre qu’elle a pu se développer grâce à un environnement exceptionnel mais également par de nombreux aménagements initiés par l’Etat mexicain (voir croquis FT 1) et la promotion orchestrée par les tours opérateurs.

     

    Les touristes viennent des pays riches dont pour la moitié des Etats-Unis.

     

    Ce tourisme a des effets contrastés sur le pays. En effet, la station balnéaire connait une forte ségrégation socio-spatiale (hôtels/bidonvilles), et les travailleurs mayas ne bénéficient pas des retombées économiques même si les infrastructures de commerce et de santé ont amélioré leur cadre de vie. De même, le littoral bétonné et la gestion des déchets ne sont pas sans conséquences graves sur l’environnement.  

     

                     

     

                       B les métropoles : hauts lieux du tourisme ex Prague Dossier pages 254-255  

     

     Les métropoles deviennent depuis peu des hauts lieux du tourisme. Elles valorisent souvent un patrimoine historique comme Prague en République tchèque dont les quartiers historiques attirent des touristes majoritairement européen. Parfois les villes sont victimes de leur succès ce qui entraîne une concurrence pour l’espace . Ainsi, les pouvoirs publics souhaitent conserver le paysage historique de la ville et s’opposent aux projets d’architecture moderne : ils entretiennent la muséification de Prague. avec la muséification, on privilégie le paysage touristique au détriment des besoins des habitants qui nécessiteraient des constructions nouvelles.     

     

    Les espaces touristiques sont donc variés. Certains existent depuis plusieurs décennies (stations balnéaires, ou de ski, parc d’attraction) ; d’autres sont mis en tourisme depuis peu comme les métropoles. Ces espaces évoluent aussi avec des changements d’habitudes et de climat. La montagne peut de nouveau apparaître comme un lieu de villégiature appréciable en été, alors que le manque de neige va limiter les pratiques sportives en hiver. De même, la mer pourrait redevenir un lieu privilégié en hiver pour la douceur de son climat (sur la côte méditerranéenne par exemple). Enfin, on recherche de nouvelles destinations et d’autres pratiques comme l’écotourisme. 

     

                                                                                                                                                                 

     

    II Une activité qui se mondialiseFiche de travail n°2 

     

     

     

    Le tourisme est une activité qui se mondialise.

     

    En effet,  les années 1980,  elle touche massivement de plus en plus  (voir causes FT 2)de population de part :

     

    -le nombre d’emplois qu’elle représente

     

    -les richesses qu’elle produit (9% du PIB mondial en 2015)

     

    -le nombre de touristes qui voyagent (15% en 2015)

     

     Ce tourisme se mondialise malgré des inégalités dans la répartition des touristes.

     

     Les touristes internationaux parcourent tous les continents mais 80% des déplacements se font dans leur espace régional d’origine ex en Europe : 87% des séjours internationaux sont le fait d’Européens. Les touristes internationaux viennent majoritairement des trois régions les plus riches du monde (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord et Japon). On distingue trois grands ensembles parmi les destinations touristiques : les grands bassins touristiques de la Mer Méditerranée, de la mer des Caraïbe et de la mer de Chine qui offrent soleil et tarifs très compétitifs. Les principaux pays récepteurs restent pourtant la France, les EU, la Chine, l’Espagne et l’Italie qui offrent souvent des capacités balnéaires l’été, montagnardes l’hiver et historiques toute l’année dans les métropoles. L’Afrique reste un continent en grande partie à l’écart des flux

     

     

     

     

     

     

     

    III qui a des effets importants sur les espaces et qui nécessite de développer des pratiques durables : l’exemple de la station d’Avoriaz

     

     livre p 261+FT 3 

     

     

     

    Si le tourisme est essentiel à l’économie et créateur de richesses, il a nécessité de nombreux aménagements destinés aux touristes : création de stations balnéaires, de station de sport d’hiver intégrée (ex : Avoriaz dans les Alpes du Nord).

     

    Il est également source de nombreux problèmes en terme de développement durable. La construction des stations entraîne la dégradation des paysages, la fréquentation massive des sites est une source de pollution ou suscite une concurrence sur l’usage de l’eau.

     

    C’est pourquoi, des projets se multiplient pour développer un tourisme plus durable et d’autres formes de tourisme sont envisagés plus respectueuses des écosystèmes (écotourisme )ou des société locales.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                          

     

     

    CHAPITRE 2 : UN MONDE DE MIGRANTS

     

    Un migrant est une personne qui quitte son pays pour aller vivre dans un autre. La mondialisation et donc la multiplication des moyens de transport et de communication ont entrainé une explosion des migrations internationales. En 2015, environ 240 millions de personnes ont migré dans le monde, soit plus  3% de la population mondiale. 48% des migrants sont des femmes.

    Ne pas confondre l’émigré, la personne qui quitte son pays natal et l’immigré la personne qui arrive dans son pays d’accueil.

                                                                                                                             

    Quelles sont les formes (pourquoi/ comment) des migrations internationales et leurs effets ?

     

    I/ Motivations et parcours de migrants aujourd’hui à travers deux exemples de flux migratoires particuliers 

     

                A/ Un exemple de migration Nord-Sud : les migrations méditerranéennes.

    Film « Immigré légal au Maroc » du site

    Dossier p 236-237 :  

    Les effets des migrations en Méditerranée : FT 2

    : Les migrations en Méditerranée présentent des causes variées :

    - inégalité de développement : les migrants quittent leur pays à la recherche de travail, de meilleures conditions de vie…

    - raison politiques ou guerre : réfugiés d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak, Somalie qui entrent en Europe après un long voyage dangereux).

    Certains sont des migrants légaux (contrat de travail ou statut de réfugié politique), d’autres sont irréguliers (restés au-delà de la période autorisée par leur visa) ou encore illégaux (rentrés dans un pays sans avoir fait de déclaration officielle).

     Le profil des migrants évolue : il s’agit de plus en plus de personnes éduquées et diplômées : on parle de « brain drain » ou fuite des cerveaux.

    Les migrations européennes ont des effets :

                -dans les pays de départ : l’argent envoyé aux migrants par leur famille est indispensable au développement de ces pays (ex  :éducation, santé , investissement immobilier au Maroc)

                -dans les pays d’accueil elle peut transformer les frontières : murs et systèmes de surveillance. 

     

                B/ Un exemple de migration Sud-Sud : les migrations au Qatar.

    Dossier p 232 et 233 

    Ecrire Les migrations entre les pays du Sud s’intensifient. Les pays du Golfe Persique comme le Qatar, attirent des migrants venus d’Asie du Sud principalement pour les emplois non qualifiés,  mais aussi de nombreux expatriés européens qualifiés attirés par des salaires élevés. Ils forment ensemble plus de 88% de la population du Qatar. 

    Les migrants sont essentiels au développement et à l’économie du pays. Pourtant, ils sont souvent l’objet de discrimination.

     Pour les pays d’origine, les migrants sont une source de revenu grâce aux transferts d’argent et aux emplois créés dans le bâtiment par exemple.                                                                                                                         

     

    II/ A l’échelle mondiale : espaces et flux migratoires internationaux 

     

                A/ Des flux aux origines diverses.

    Film sur les migrations internationales, le dessous des cartes, le siteTV 10 minutes 

    Les migrations internationales présentent des origines variées : reprendre ce qui a été noté en écoutant le film.

    L’actuel afflux de réfugiés en Europe n’est rien comparé à l’ampleur des futures migrations climatiques. Le réchauffement va dégrader les terres et raréfier les ressources d’eau douce. Résultat : rien que pour l’Afrique sub-saharienne, on prévoit que 60 millions de personnes pourraient migrer d’ici 2020 vers l’Afrique du Nord et l’Europe. 20 millions de personnes ont déjà dû être déplacées l'année dernière, victimes directes ou indirectes du changement climatique. Mais les dérèglements climatiques ne vont pas que provoquer des migrations, ils vont provoquer de l’instabilité. Certains estiment déjà qu’une part de la crise syrienne trouve son origine dans les aléas climatiques et dans une série de sécheresses qui ont frappé le pays. 

    La multiplication des conflits dans le monde depuis les années 2000 a entraîné une forte augmentation des réfugiés (p. 241) qui atteignent à eux seuls 52 millions de personnes.

     

                B/ Des flux qui concernent l’ensemble de la planète. FT 2

     

    Conclusion : Quelles sont les formes (pourquoi/ comment) des migrations internationales et leurs effets ?

    Les mobilités humaines ne cessent d’augmenter et concernent l’ensemble de la planète. On distingue des régions de départ et des pôles d’arrivée (FT 2) mais les migrations des pays du sud vers d’autres pays du Sud sont aussi importantes que les migrations des pays du sud vers les pays du Nord.

    Les raisons sont à la fois politiques, familiales et économiques.

     Les migrations internationales ne représentent que 3% de la population mondiale, mais elles sont en forte augmentation et renforcent l’interdépendance croissante des économies à l’échelle de la planète

     

     

                                                                                                                                                   

     

     

    CHAPITRE 1 : MONDIALISATION ET URBANISATION 

     

     

     

    Introduction

     

    Mondialisation: mise en relation des territoires par la multiplication des échanges entre certaines parties du monde

     

    urbanisation : croissance des villes qui gagnent des habitants et s’étendent dans l’espace de manière verticale (hauts immeubles) et horizontale (étalement urbain)

     

     

     

    Questions: Quelles formes prend l’urbanisation ?

     

    comment la mondialisation bouleverse-t-elle l’organisation des villes ?

     

     

     

    I/ de nouveaux espaces et paysages urbains nés de la mondialisation

     

     

     

                A. L’exemple de Nairobi au Kenya pages 198-199

     

    L’étude de la ville de Nairobi au Kenya nous a montré qu’il s’agit bien d’une ville dont les paysages sont typiques de la mondialisation et sont très divers :

     

    -au centre : le quartier des affaires et ses bureaux

     

    -à la périphérie, la ville, qui fait connaît une forte croissance urbaine s’étale (p. 201) et se fragmente :            

     

                •entre périphérie proche où apparaissent des quartiers fermés réservé aux plus riches

     

                •entre périphérie lointaine  où l’étalement prend la forme de quartiers illégaux comme les bidonvilles (p. 201).

     

     

     

                                                                                                                                                   

     

                B. Dans le reste du monde une mondialisation qui transforme les villes : une grande variété de paysages

     

    La mondialisation transforme les villes.

     

    Celles-ci selon leur passé et leur niveau de richesse  présentent des paysages variés :

     

                -quartiers historiques, politiques  et économique en Europe/ quartier d’affaires (CBD en Amérique)

     

                - quartiers résidentiels plus ou moins riches (ex : slums à Mumbai, en Inde/ banlieue pavillonnaire de             Shanghai en Chine)

     

                -quartiers industriels et commerciaux ( zones d’activités).

     

     

     

    Néanmoins ces villes s’organisent selon un modèle centres/ périphéries

     

                - les centres concentrent les lieux de décision (sièges sociaux d’entreprises) et lieux culturels

     

                -les périphéries sont des espaces consacrés aux lieux de résidence et se caractérisent par l’étalement urbain

     

     

     

    Enfin, la mondialisation renforce les inégalités de richesse : on parle de ville fragmentée c’est-à-dire une villes où les habitants vivent dans des quartiers séparés, selon leur richesse ou leur origine ethnique (ghetto américain, favelas à Rio…)           

     

     

     

                C. l’urbanisation : un phénomène mondial (FT 1)

     

     

     

    L’urbanisation est un phénomène mondial : en 2015, 54% de la population mondiale vit en ville devrait atteindre selon l’ONU en 2050 65%.

     

     Les urbains sont de manière générale plus nombreux dans les pays développées mais un phénomène de rattrapage est en cours. En effet  croissance urbaine est très forte dans les pays en développement. Cela s’explique à la fois par la croissance démographique des villes mais également par l’exode rural (p.205) 

     

    II. Des villes inégalement intégrées  mondialisation

     

                A Londres, une métropole mondiale

     

                            1. Une ville reflet de la mondialisation (FT 2)

     

    Londres cumule les fonctions d'une métropole mondiale.  

    Elle concentre des fonctions de commandement : politiques (lieux de décisions politiques, sièges d'institutions internationales), économiques (bourse mondiale, sièges de firmes internationales) et culturelles (universités, congrès internationaux, tourisme). Cela en fait une ville attractive qui rayonne à l'internationale, elle est cosmopolite.                                                                                                              

     

                            2. une ville intégrée et connectée (FT 3)

     

    Grâce aux infrastructures de transports, Londres est intégrée à la mondialisation. On appelle cet ensemble de villes connectées par les réseaux les unes autre autres « un archipel mégalopolitain mondial ». Ces villes intégrées à la mondialisation sont à la tête de vastes mégalopoles.

    D’autres  villes jouent aussi un rôle important et s’intègrent de plus en plus dans la mondialisation et se situent dans les pays développées (ex : Madrid) ou dans certains pays émergents (Shanghai)

    Un archipel : un ensemble d'îles. 

    Un réseau : ensemble des flux ou liens qui relient des lieux ou des personnes 

     

    Une mégalopole : une grande région urbaine qui regroupe une concentration exceptionnelle de pouvoirs.                                                                                                                                    

     

                B Des villes en marge de la mondialisation

     

                1. Détroit, une « shrinking city » (= ville rétrécissante) 

     

    Détroit est une ville du nord-est des États-Unis. Elle est située à la frontière canadienne.
    Aujourd’hui, c’est une ville qui connaît des difficultés importantes marquée par la crise et a été déclarée en faillite en 2013.. Après une période de prospérité liée au développement économique, elle connaît un phénomène de rétrécissement urbain sur le plan :
     

    -démographique (a perdu 2/3 de sa population depuis 1960)

    -économique (perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois)

    -social (1/3 de la population vit sous le seuil de pauvreté, 16% de chômage 2013 contre 7% en moyenne aux Etats-Unis, développement de l’insécurité)

    C’est  ce que l’on appelle une « shrinking city ».

    Cependant cette veille se redynamise en développant des activités et améliorant son image grâce à des projets de rénovation urbaine.

    « shrinking city » : ou ville rétrécissante ville en crise économique et démographique qui réduit son territoire occupé                                                                                                                                                                                                                                                              

                            2. Des villes exclues de la mondialisation

     

    •Trace écrite= carte mentale

     

     

     

    Conclusion : réponse aux questions et FT 4 carte mentale

     

    PADDLET URBANISATION ET MONDIALISATION

     

     

     





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