• Cours 6 eme Mme Delaunay

     

    H5 Rome du mythe à l’Histoire

     

     

     

    Quelles sont les origines mythiques de Rome ?

     

    Comment ont-elles servi à rendre sa fondation spectaculaire aux yeux des romains ?

     

     

     

    I. Les origines de Rome

     

    Leçon

     

    Au VIIIe siècle avant J-C, le site de Rome, au bord du Tibre, est habité, c’est une village de bergers latins.

     

    Vers 600 avant J-C, la région est envahie par des rois étrusques qui sont les véritables fondateurs de la ville. Ils construisent de nombreux bâtiments et la place du Forum. Il reste aujourd’hui des traces archéologiques : des égouts et une muraille qui entourait les 7 collines de la ville.

     

    A la fin du VIe siècle, les Romains chassent les Étrusques et la cité devient une République.

     

     

     

    II. La naissance de la République romaine

     

     

    République : (du latin res publica «  la chose publique ». ) Un Etat sans roi dans lequel la population ou une partie de celle-ci détient le pouvoir.

      

     

    A. Des origines légendaires

     

     

     Leçon

     

    La naissance de la République romaine aurait lieu en 509 avant J-C. La légende raconte la révolte du peuple contre un roi étrusque tyrannique. (Tarquin le Superbe). Elle permet de justifier la mise en place de la République.

     

     

     B. La république romaine

     

     

    Leçon

     

    Le pouvoir appartient aux citoyens qui élisent des magistrats pour les représenter. En réalité, seuls les plus riches accèdent aux magistratures les plus importantes ( c’est une oligarchie)

     

     

     

    C. Une République conquérante

     

     Leçon

     

    Sous la République, les guerres sont permanentes. Peu à peu Rome conquiert le Latium puis toute l’Italie. Puis elle fait la guerre à Carthage un riche cité d’Afrique du Nord, puis elle se lance à la conquête du bassin méditerranéen. Fort leurs origines mythiques, héroïques et guerrières , les romains forment une armée très efficace.

     

    Conclusion :

     

    La République romaine s’est construite autour de mythes qui consolident son existence. Cependant son extension territoriale, les guerres civiles et l’assassinat de Jules César en 44 av J-C provoqueront sa perte au profit d’un nouvel Empire gouverné par Auguste.

     

     

     

    H4 : Le monde des cités grecques

     

     

     

    Problématique :

     

    Sur quelles bases repose l’unité du monde grec ?

     

     

     

    Le monde grec s’étend le long de la mer méditerranée (Grèce, Asie Mineure). Les Grecs partagent une même langue, une culture, des croyances et un mode de vie qui les unissent.

     

     

     

    I. Les cités grecques entre unité et rivalités

     

     

     

    A. Le peuplement grec et la colonisation

     

     

     

    La Méditerranée grecque p 70. Carte et question sur Massalia

     

     

     

    Au VIIe siècle avant J-C, les Grecs partent s’installer dans des régions qui ressemblent à la Grèce (climat méditerranéen, culture de la vigne, du blé et de l’olivier) et fondent des colonies. Ils partent en raison de la surpopulation et du manque de terre.

     

     

     

    La cité-Etat est composée :

     

    • d’une ville habitée de commerçants et de marchands

    • d’un campagne peuplée d’agriculteurs

     

     

     

     

     

    B. Des cités concurrentes

     

     

     

    Les Grecs ont fondé une multitude de cités-Etats indépendantes qui se font parfois la guerre. Les cités grecques comme Athènes et Sparte sont des cités-Etats, elles comprennent toutes une acropole (un centre religieux), une agora (une place publique avec des fonctions politiques, religieuses et commerciales) et un théâtre.

     

     

     

    Elles n’ont pas toute le même mode de gouvernement. Certaines sont dirigées par un petit nombre de familles ; ce sont les oligarchies. Dans d’autres, un homme s’est emparé du pouvoir par la force et il a installé une tyrannie. A partir du Ve siècle, certaines cités deviennent des démocraties où le gouvernement appartient à tous.

     

     

     

    Oligarchie : oligos : quelques uns + arkhos : le pouvoir, gouvernement aux mains de quelques propriétaires.

     

    Tyrannie : turannos : usurpateur , celui qui s’est emparé du pouvoir par la force et qui gouverne seul.

     

    Démocratie : démos (le peuple, les citoyens) + kratos (pouvoir) ; gouvernement qui appartient à tous les citoyens

     

     

     

    II. Mythes et croyances chez les Grecs

     

     

     

    A. Une unité culturelle et religieuse

     

     

     

    Doc 1-2-4 p84

     

     

     

    L’Iliade et l’Odyssée sont deux poèmes attribués à Homère, un aède qui les chantait et les contait. Ils auraient été mis par écrit au VIIIe siècle avant J-C. Les récits mettent en scène des héros et des dieux dans des aventures extraordinaires : ce sont des mythes.

     

    Ces textes servent de base à l’éducation des jeunes grecs (récitation, écriture), qui prennent pour modèle les héros de l’Iliade et l’Odyssée.

     

     

     

    B. Les sanctuaires panhelléniques, lien entre les cités

     

     

     

    Un sanctuaire panhellénique est un lieu sacré à tous les Grecs où un dieu est honoré. Ex : Olympie.

     

     

     

    Doc 5 p 85

     

    Questions 1 à 4 p81

     

     

     

    Les Jeux d’Olympie sont nés en 776 avant Jésus Christ. C’est à la fois une fête sportive et religieuse. La fête commence par des cérémonies religieuses : sacrifices et prières en l’honneur de Zeus. Les Jeux d’Olympie sont l’occasion d’une trêve entre les cités grecques. Ces fêtes contribuent à l’unité du monde grec.

     

     

     

    III . La démocratie athénienne, un modèle ?

     

     

     

    Athènes est un cité influente par son modèle démocratique et influente grâce à ses succès militaires. Néanmoins, sa place hégémonique attise des tensions avec les autres cités grecques.

     

     

     

    Démocratie : ( du grec démos : peuple et kratos : le pouvoir) : forme de gouvernement dans lequel le pouvoir appartient à l’ensemble des citoyens.

     

     

     

    A. Citoyens et non citoyens

     

     

     

    Question 5 p 87

     

     

     

     

     

    Citoyens

    Femmes

    Métèques

    Esclaves

     

    - 40 000 citoyens

     

    - Ils sont les seuls à avoir des droits politiques : ils gouvernent et jugent

     

    - Elles s’occupent de la

    maison.

     

    - Elles n’ont pas de droit politique.

     

    - 70 000 métèques : étrangers grecs vivant à Athènes.

     

    - Ils paient une taxe de résidence.

     

    - Ils sont souvent artisan

     

    - 140 000 esclaves

     

    - Considérés comme des instruments vivants, ils n’ont aucun droit

     

     

     

    Les citoyens athéniens ne représentent qu’une minorité de la population (15%). Ce sont des hommes nés de deux parents athéniens, ce sont les seuls à pouvoir posséder des terres et à participer au gouvernement de la cité. Parmi les non citoyens, les métèques sont des étrangers libres devant payer un impôt spécial. Les femmes et les esclaves n’ont aucun droit.

     

     

     

    B. Fonctionnement de la démocratie et limites.

     

     

     

    P 88

     

     

     

    A Athènes, les citoyens participent à la vie politique. Grâce au misthos de Périclès, les citoyens les plus pauvres peuvent participer à la vie politique. L’Ecclesia est l’assemblée des citoyens qui discute et vote les lois, la guerre, les dépenses publiques. Des stratèges élus dirigent la cité tandis que des citoyens tirés au sort pour la Boulè préparent les lois et ceux de l’Héliée rendent la justice.

     

     

     

     

     

    Conclusion :

     

     

     

    Le monde grec est formé d’une multitude de cités-Etats qui entretiennent des liens d’amitiés, de commerce mais aussi des rivalités fortes. Elles se retrouvent lors des fêtes panhelléniques autour de valeurs communes (langue, religion polythéiste, valeurs héroïques et récits mythologiques). Athènes domine les autres cités qui l’admirent et la craignent. Aujourd’hui encore, la démocratie athénienne bien que très imparfaite est présentée comme une source d’inspiration.

     

     

     

     

     

    H3 : Premiers États, premières écritures

     

     

     

    Où sont nées les premières civilisations ?

     

    Où sont nées les premières écritures  et que nous apprennent-elles sur l'organisation politique des premiers États?

     

     

     

     

     

    Introduction : Les hommes du Néolithique se sont regroupés dans des villages. Dans l'Orient ancien, ils ont choisi de s'installer près des grands fleuves (Le Tigre, l'Euphrate et le Nil) qui leurs permettent d'irriguer leurs champs et de faire du commerce. Cette région se nomme le croissant fertile.

     

     

     

    I. La cité d’Ur en Mésopotamie

     

     

     

    A. Une cité-Etat

     

     

     

    La ville s'est développée le long de l'Euphrate.en Mésopotamie au III millénaire avant J-C. Entourée de remparts, elle est dirigée par un roi qui dit détenir son pouvoir des dieux. La population est polythéiste et prie dans des temples comme la Ziggourat. Le roi rend la justice, est le chef des armées et fait les lois. Grâce aux canaux qui irriguent l'eau de l'Euphrate jusque dans la ville, l'agriculture assure la subsistance des habitants. Ur est donc un centre économique grâce à son agriculture, son artisanat et son commerce.

     

    Ur est une cité-Etat : c’est une ville fortifiée, entourée de sa campagne, dirigée par un roi et soumis à des lois.

     

     

     

    L'archéologie et les premières traces écrites ( pictogrammes, puis l'écriture cunéiforme) nous permettent de comprendre l'organisation de cette cité-Etat :

     

     

     

     

     

    B. L'étendard d'Ur, un objet d'art et d'Histoire

     

     

    CORRECTION du texte à trous:

     

     

     

    L’étendard d’Ur est un coffre en bois qui date de 2700 avant J.-C (IIIe millénaire avant J.-C.).

     

     

     

    Il a été trouvé en Mésopotamie par Leonard Woolley dans les années 1920 et est actuellement conservé au British Museum de Londres. La première scène représente une bataille (scène de guerre) et la seconde un banquet (scène de paix). Dans les deux cas, le roi est représenté plus grand que les dignitaires, soldats et serviteurs qui l’accompagnent.

     

    L’étendard (21,7 cm de haut et de 50 cm de long) est en bois avec une mosaïque de coquilles nacre (de couleur jaune) et de cornaline (calcaire rouge) sur fond de lapis-lazuli (de couleur bleue) . Le tout est lié par du bitume. Les matériaux utilisés sont donc rares et précieux.

     

    Ils viennent de pays lointains situés aux confins de la Mésopotamie : Anatolie (actuelle Turquie) pour le bitume , Liban pour le cèdre (bois), Afghanistan pour le lapis-lazuli, vallée de l’Indus pour la cornaline et Oman pour la nacre.

     

     

     

    Ces matériaux peuvent être obtenus de trois façons :

     

    - offerts au roi par les souverains étrangers dans le cadre de relations diplomatiques

     

    - pris comme butin aux ennemis dans le cadre d’une guerre

     

    - achetés par des marchands dans le cadre de relations commerciales. Ces derniers font ensuite travailler des artisans pour réaliser des objets de prestige destinés au roi.

     

    Ces échanges pacifiques ou guerriers supposent des routes bien entretenues, une importante main d’œuvre pour le transport notamment , une administration et des scribes pour gérer l’ensemble.

     

     

     

    La Mésopotamie voit la naissance des premiers États et de l’écriture. Ainsi au troisième millénaire la cité d’Ur s’insère dans un vaste réseau d’échanges internationaux.

     

    Par la beauté de son étendard le roi affirme sa puissance. La cité-Etat rayonne économiquement et artistiquement.

     

     

     

     

     

     

     II. La naissance de l’écriture

     

     

     

     

     

    A. A quoi servent les premières écritures ?

     

     

     

     

     

    Les premières écritures servent à faire les inventaires des temples ou des palais et à tenir des comptes lors des échanges commerciaux. Plus tard, on met par écrit les croyances religieuses et les décisions royales (lois).

     

     

     

    Les scribes sont les spécialistes de l’écriture et du calcul dans l’Antiquité, ils ont une place importante dans la société.

     

     

     

     

     

    B. L'invention de l'écriture ou des écritures ?

     

     

     

     

     

    Les premières écritures apparaissent :

     

    • sous la forme de pictogrammes gravés sur des tablettes d’argile puis ils se perfectionnent sous la forme de l’écriture cunéiforme en Mésopotamie

    • Sous forme de hiéroglyphes qui sont remplacés par la hiératique (version simplifiée permettant d'écrire plus vite) sur des papyrus en Égypte.

     

     

     

     

     

    Conclusion :

     

    C’est dans l’Orient ancien que les premières villes s’organisent sous l’autorité d’un roi. Le commerce et la religion sont déjà des éléments essentiels de ces cités-Etat. Les premières écritures nous permettent de rentrer dans l’Histoire et comprendre ces premières civilisations.

     

    Thème 1 : Habiter une métropole

     

    G1 : Les métropoles et leurs habitants

     

    Introduction : En 2015, 54 % de la population mondiale habitait en ville. Les métropoles ( : grandes villes concentrant les hommes et les activités) sont très attractives. Pourtant, elles sont diverses ont de nombreux défis à relever.

     

    Quelle est la diversité des métropoles du monde ?

    Quel défis doivent-elles relever ?

     

     

    1. Des métropoles attractives mais différentes

       

     

    New York p 202 à 205

    Mumbaï p 210-211 et diaporama

    Les différents paysages :

     

    Quels sont les différents types d'espace, de quartiers et leurs caractéristiques ?

     

    Time square : quartier touristique et de spectacle, et sièges de grandes entreprises.

     

    CBD : quartier des affaires, (gratte-ciels de Manhattan)

     

    Ghetto : immeubles, pauvreté Bronx

     

    Banlieue pavillonnaire : maisons individuelles, populations aisées

    New Jersey

    Quartier des affaires

     

    Bidonville de Dharavi (habitations fragiles et insalubres)

     

    Quartier historique (colonial)

     

    Quartier riche (Malabar Hills, Marine Drive) quartier moderne en bord de mer

     

    Quartier commerçant (Andhéri)

     

    Les différentes activités :

     

    Quels sont les usages de la ville ?

    Que fait-on dans la ville ?

     

    Dans la ville on se loge en immeuble ou maison individuelle, on travaille, on trouve des loisirs, on consomme dans les magasins

     

    Les types d'habitants

    22 millions d'habitants : Blancs, noirs, hispaniques, asiatiques : cosmopolitisme

    20 millions d'Indiens surtout

    Les différents problèmes

    Étalement des banlieues et multiplication des trajets domicile-travail.

     

    Ségrégation socio-spatiale : de nombreuses inégalités de richesses en fonction des quartiers / violence

     

    Déplacements (embouteillages)

    Bidonvilles (habitat précaire, hygiène, maladie, insécurité)

    Étalement, démographie galopante

    Accès à l’eau courante

    Gestion des déchets

     

    Difficulté à trouver un logement

     

    A. Habiter New York, une métropole d'un pays développé

     

    Tableau / manuel p 202-205

     

    New York est la 4ème ville la plus peuplée du monde avec 22 millions d'habitants. C'est une ville cosmopolite car elle est attractive pour les populations d'origines diverses.

    Les paysages et les quartiers sont très variés.

    Dans le centre-ville se trouvent les quartiers commerçants et de spectacles comme Time Square mais aussi le quartier d'affaires de Manhattan (le CBD : Central Business District) marqués par la hauteur des tours. Il existe également des quartiers plus populaires (plus défavorisés) comme le Bronx qui sont en cours de rénovation ( quartier de grands ensembles) ; et à l'inverse des quartiers très riches. De nombreux travailleurs habitent dans la banlieue pavillonnaire du New Jersey.

    Les citadins peuvent venir s'y divertir, s'y loger, y travailler et faire leurs courses.

    Les moyens de transports les plus utilisés sont les transports en commun et la voiture individuelle.

    En fonction de ses revenus, on habite pas les mêmes quartiers : c'est la ségrégation socio-spatiale.

     

    B. Habiter Mumbaï, métropole d'un pays en voie de développement

     

    Tableau et activité p 210-211

     

    Correction article de journal

     

    « Riches et pauvres à Mumbai

     

    Mumbai (Bombay) est une grande ville d’Inde, située au bord de l’océan Indien. C’est une métropole de 20 millions d’habitants dont la population ne cesse d’augmenter. Selon certaines prévisions, sa population devrait atteindre 33 millions d’habitants en 2030 ! Ses habitants vivent dans des quartiers et des conditions très divers. En effet, les populations les plus aisées de la ville résident dans le quartier de Marine Drive. Celui-ci est constitué d’immeubles modernes, aménagés en bord de mer.

     

    D’autres quartiers comme Vasai ou Navi Mumbai accueillent des populations de classes moyennes ou aisées. Certains, comme Andheri, disposent de grands centres commerciaux modernes. À South Mumbai, l’un des quartiers les plus chics de Mumbai, un milliardaire s’est offert un building de 27 étages avec une piscine et trois héliports : pratique pour se déplacer dans cette métropole particulièrement embouteillée !

    À l’inverse, les populations les plus pauvres de Mumbai vivent dans des bidonvilles. Ces quartiers sont constitués de maisons construites avec des matériaux de récupération (plaques de tôle, bâches, bois, etc.). Les rues sont en terre et les déchets au sol nombreux. Les habitations ne sont pas toutes reliées aux réseaux d’eau potable et d’électricité, ce qui pose de nombreux problèmes quotidiens aux habitants. Le bidonville de Dharavi est le plus grand d’Asie du Sud et du monde : il abriterait plus d’un million d’habitants ! »

     

    Bilan du I :

     

     

    New York

    Mumbaï

    Organisation

    Le centre-ville : forte densité, beaucoup de services

    (commerces, mairie, lycées)

    Les périphéries (surtout des zones d'habitations)

    Les habitants vont au centre-ville pour faire des courses, travailler, se détendre.

     

     

     

     

    Dynamiques

     

    La population augmente peu sauf en périphérie. La ville s'étale, c'est le processus de périurbanisation ou d'étalement urbain :

     

     

     

    La population augmente très fortement. La ville s’étale en raison de l’exode rural.

    Politique urbaine

    Le maire réfléchit pour renforcer l'attractivité de la ville et améliorer la qualité de vie de tous les habitants

     

     

    Impossibilité de satisfaire les besoins essentiels d'une population toujours plus nombreuse par manque d'argent

     

     

    Dans les pays développés, les villes sont souvent constituées sur le même modèle ;

    un centre ville avec un quartier historique avec des monuments anciens et un quartier d'affaires avec des gratte-ciels.

    Les banlieues sont constituées d'habitats collectifs ou pavillonnaires 

    Le phénomène de l'étalement urbain s'appelle la périurbanisation.

    La politique urbaine tente de réduire les inégalités socio-spatiales entre banlieues défavorisées et banlieues aisées

     

    Dans les pays en voie de développement, le centre ville est souvent de taille modeste et peu développé ou réservé à la population la plus riche. Les banlieues témoignent d'une

    ségrégation socio-spatiale : les bidonvilles où vivent les plus pauvres d'une part ; et les quartiers de prestiges, sécurisés où vivent les plus riches d'autre part.

    La politique urbaine est souvent inexistante ou ne concerne que les quartiers aisés et le centre-ville

     

     

     

     II. Quels défis pour demain ?

    Doc 3-4 215

     

    Les métropoles sont des ensembles urbains de grandes villes. Elles concentrent des fonctions (politiques, économiques, financières et culturelles) ; des revenus et des emplois. Elles sont très attractives et ses habitants peuvent être :

    • des locaux : citadins et travailleurs

    • des touristes

    • des migrants internationaux

    • des populations venues des campagnes voisines.

    C'est souvent une population cosmopolite.

      

     

    Mais elles rencontrent souvent de nombreux problèmes :

    Environnementaux

    Sociaux

     

    Politiques

    • Pollution (de l'air, des sols, de l'eau)

    • Déforestation

    • Des inégalités de richesses entre les différents habitants et leurs quartiers d'habitations

       

    • Fermeture de certains quartiers (ghettos) : fracture sociale

    • Crise des logements/ prix des loyers

       

    • Manque d'équipements urbains (transports en communs, accès à l'eau courante , électricité et aux services de bases)

       

    • Qui dirige la ville ? Y-a-t-il une politique urbaine ?

     

      

    G2 : La ville de demain

     

    Comment anticiper les besoins et les problèmes de la ville de demain ?

    Faut-il réinventer le modèle des grandes métropoles ?

     

     

    Questions 1 à 3 p 223

     

    1. En 2015, 54 % de la population mondiale vit en ville. Ce pourcentage sera de 65 % en 2050.

    2. a. Il y a 25 mégapoles en 2015. Il y en aura 38 en 2025.

    b. La plupart des mégapoles se situeront demain en Asie du Sud-Est.

    c. Les régions du monde les plus urbanisées seront l’Amérique, l’Europe, une partie de l’Afrique du Nord, la Russie et l’Océanie.

    d. On constate une forte urbanisation en Afrique et en Asie.

    3. Les problèmes qui risquent de s’accentuer concernent la gestion des ressources (l’eau, la flore…) et des déchets, la pollution, les transports, le logement (bidonvilles, sans-abri)…

     

     

    D'ici 2050, nous serons 65 % d'urbains dans le monde. Les mégapoles seront toujours plus nombreuses notamment en Asie et Afrique où la croissance démographique est très forte. L'urbanisation ralentie dans les pays développés et est très forte dans les pays en voie de développement. Malheureusement, les pays les plus pauvres ne peuvent réussir à mener un politique urbaine par manque de moyens et de nombreux défis restent à relever.

     

    Définitions de mégapole et urbanisation

     

     

    La prospective territoriale : inventer la ville de demain

     

    p 222. Qu’est-ce que la prospective ? Une démarche consistant à se préparer au futur en observant les évolutions du monde d'aujourd'hui.

     

    Quels sont les 3 scénarios proposés par Virginie Raisson à propos de la ville de demain ?

     

     

     

    Scénario 1 :

    Scénario 2 :

    Scénario 3 :

    Scénarios possibles

    1p 224

     

    La ville continue de s'étaler en poursuivant les inégalités socio-spatiales.

     

     

    Une éco-cité idéale, construite de toute pièce, sort de terre.

    La ville actuelle devient une ville durable grâce à es aménagements technologiques.

    Aménagements envisagés dans les documents 2,3,4p 224-225

     

    Impossible de penser que cela va continuer

     

    Lilypad : ville flottante

    récuprétation des eaux de pluie ; jardins suspendus, panneaux solaires, éoliennes ; aquaculture...

    Paris Smart city : les immeubles s'élèvent, lampadaires éoliennes...HLM

     

    poubelles connectées

    La ville de demain existe-t-elle déjà ? P 226-227

     

     

     

    Conclusion au Thème 1 :

     

    La ville du futur est un sujet d'actualité, les urbanistes et les géographes utilisent la prospective territoriale pour concevoir des solutions : éco-cités et éco-quartiers, villes durables, projet de ville-flottante... Les innovations technologiques doivent se mettre au service de la population (, confort, mixité sociale) et de l'environnement (recyclage..). 

     

     

    Lien padlet clique ici !!!! 

    Thème 1 : La longue histoire de l’humanité et des migrations

     

     

     

    H 1: Des débuts de l’humanité au début de l’Histoire

     

     

    Comment est née l’humanité ? Comment vivait-on à la Préhistoire?

     

    I. La Préhistoire et les premiers hommes

     

    Comment les premiers hommes ont-ils peuplé la planète et comment vivaient-ils ?

     

    Préhistoire: p.28 la période qui s’étend de la naissance de l’homme (il y a 2.4 millions d’années) à celle de l’écriture ( environ - 3000)

     

    Paléolithique: “ancien âge de la pierre” en grec ou âge de la pierre taillée. La période la plus longue de la Préhistoire qui s’éatnd des premiers hommes il y a 2,4 millions d’années jusqu’à la naissance de l’agriculture (vers - 10 000)

    A.La naissance du genre humain

    La lignée humaine débute il y a 7 millions d’année avec les hominidés ( :primates marchant au moins partiellement debout), exploitant les ressources naturelles (gibier, fruits) sans les maîtriser.

    Au sein de ce groupe, une séparation a lieu entre les paninés (chimpanzés, bonobos, orangs-outangs) et les homininés ou « homo », cette espèce développe la bipédie, perfectionne l'utilisation de ses mains, fabrique des outils, consomme de la viande et augmente sa capacité cérébrale.

     

    espèce : groupe composé d’êtres vivants pouvant se reproduire ensemble 

     

    B. Du berceau de l’humanité au peuplement de la planète : les premières migrations

     

    Comment expliquer que des squelettes d'hommes préhistoriques aient été retrouvés sur tous les continents ?

     

    Il y a deux millions d’années les premiers hommes à migrer sont les homos erectus. Ils sont à la recherche de conditions climatiques plus favorables ou suivent un troupeau.

    C’est finalement l’homo sapiens, qui à partir de - 200 000, va progressivement peupler toute la planète.

     

    C. Des modes de vie de plus en plus élaborés.

     

    Avec la bipédie, les premiers hommes cueilleurs deviennent chasseurs. Ils sont nomades, vivent dans des huttes à l’entrée des grottes ou le long des cours d’eau. Ils utilisent des outils en pierre taillée et arrivent à maîtriser le feu en – 400 000.

    Ils utilisent les bêtes pour leur viande, leur peau, leurs ossements qu'ils transforment en habits, outils, armes...

    Ils développent certaines formes d’art pariétal (dans les grottes) ou l'art rupestre (en extérieur) comme pour la grotte Chauvet et développent des rites funéraires (ils enterrent leurs morts). 

     

    Bilan du I : Au terme d’une lente évolution, les premiers hommes acquièrent de nombreuses capacités physiques ( bipédie, libération des mains ) et intellectuelles ( développement du cerveau, fabrication d’outils, création artistique) donnant naissance à l’homme moderne : l’homo sapiens.

     

    II. La « révolution » néolithique

     

    Pourquoi parle-t-on d'une « révolution » du néolithique ? Quels sont les bouleversements qui vont permettre l'éclosion d'une société moderne ?

     

    A.Le village de Jerf el Ahmar.

    Que nous apprend le village de Jerf el Ahmar sur les hommes et les femmes du Néolithique?

    Le village de Jerf el Ahmar en Syrie nous montre que les hommes du Néolithique se sont sédentarisés, ils ont construit un village avec des bâtiments collectifs et individuels. Il est situé le long du fleuve Euphrate où ils peuvent pratiquer l’élevage et l’agriculture.

     

    B. Une transformation durable de l'environnement et l'apparition d'une société

     

    Avec le Néolithique ou âge de la pierre polie, l'homme entre dans une nouvelle ère où il maîtrise son environnement.

    Ainsi sa subsistance est désormais assurée grâce à l' apparition de l’agriculture en -10 000 et de l'élevage qui le poussent naturellement à se sédentariser d'abord au Proche Orient. Cela nécessite plus d’espace et donc une modification du paysage : ils défrichent ( p46). L’artisanat se développe (tissage..) et la poterie leur permet de stocker ou cuire les aliments.

    L'humanité s'organise désormais en société : village, échanges (troc), monnaies, socialisation..

    En se sédentarisant et en étant mieux nourrie, la population mondiale augmente fortement.

    Cependant, il faut aussi se rappeler que l'homme est un redoutable prédateur et qu'il est à l'origine de l'extinction de certaines espèces (Rhinocéros laineux, Mammouths, tigre à dents de sabre, paresseux géants)

     

    Conclusion

    C'est dans le Proche Orient que l'homme se sédentarise et commence à organiser la vie en société. Petit à petit ce mode de vie s'étend aux autres continents. C'est avec l'invention de l'écriture vers – 3300 qu'il va quitter la Préhistoire et entrer dans l'Histoire.

     

     

     

    EMC 1 : les missions et l'organisation du collège 

     

    Comment fonctionne le collège ?

     

    I. Le collège, un nouveau lieu d'apprentissage des savoirs.

     

     

    Le collège est un lieu qui permet à chacun d'avoir accès à l'éducation , chaque adulte du collège a pour objectif la réussite et le bien être des élèves.  

     

    En France la scolarité est obligatoire de 3 à 16 ans. Après 4 années au collège et en fonction de leurs résultats et de leurs désirs,  les élèves s’orientent vers le lycée général et technologique ou le lycée professionnel. A la fin du moi de juin, ils passent leur 1er examen le DNB (Diplôme National du Brevet) 

     

    Le collège, comme l’école ou le lycée, a pour missions la transmission de savoirs, la construction d’une culture commune mais également d’acquérir de l’autonomie.

     

    II. Le collège, un lieu d'apprentissage de la démocratie

     

    Démocratie: forme de gouvernement où les citoyens détiennent le pouvoir. 

     

    Au collège, les élèves peuvent s'impliquer dans la vie de leur classe et de l'établissement en se faisant élire délégués, en participant au conseil d'administration ou à un éventuel conseil de discipline.  Ainsi chacun se forme à devenir un citoyen devenant responsable et en prenant des initiatives.

     

     Exemple participer au projet éco-collège ou au CVC Conseil de la Vie Citoyenne

     

     

    III. Le collège, un lieu de vie en collectivité

     

    Le règlement intérieur sert à organiser la vie au collège afin que chacun puisse y progresser dans ses apprentissages. Chaque élève a des droits et des devoirs qu'il doit respecter, toute forme de harcèlement moral ou physique sera sanctionné. 

     

    La laïcité est une valeur de la République française. L'école est donc laïque depuis les lois Jules Ferry (1881-1882) : la liberté de conscience est respectée ( droit de croire ou non, droit d'avoir une religion ou non) mais la religion et les croyances font parties de la vie privée. La laïcité permet de bien vivre ensemble, elle rejette les discriminations et invite à la tolérance.  A l’école, le prosélytisme est interdit mais les religions peuvent être abordées dans le cadre des programmes scolaire mais d'un point de vue des connaissances du monde. 

     

    prosélytisme: le fait d’inciter ou de forcer quelqu’un à adhérer à une religion ouà des idées

     

    D’une manière plus générale, le collège est un lieu qui doit être ouvert à tous c’est l’égalité des chances, ainsi les élèves en grande difficulté ou en situation de handicap sont accueillis, accompagnés et aidés. (exemple : les AVS). 

     

    CONCLUSION: 


    Le collège s’articule autour des élèves, les adultes (enseignants, AED, agents..) doivent leur permettre de suivre une scolarité sereine et de qualité. Les élèves doivent s’impliquer dans son fonctionnement.  Les valeurs transmises lors des cours mais également en dehors participent à la construction d’un socle de connaissances et de compétences communes.