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    CHAPITRE 3 LES ESPACES PRODUCTIFS ET LEURS ÉVOLUTIONS

     

    Introduction

    Les espaces productifs sont les différentes parties du territoire dédiées à la production de richesses qu’elles soient agricoles, industrielles ou de services .

     

    Ils permettent à la  France de compter parmi les 9 premières puissances économiques du monde en 2015 (7e puissance économique mondiale 2018). Elle reste ainsi un territoire attractif, inséré dans la mondialisation (Paris : ville mondiale) mais est en perte de vitesse depuis la crise de 2008.   

     

    La mondialisation et la concurrence qu’elle entraîne altère (modifie) progressivement la géographie des ces espaces sur le territoire                                                                                             

     

     

                                                                                       

    Question : comment les espaces productifs s’adaptent-ils aux logiques de la mondialisation ?

     

    I. Les espaces productifs à dominante industriels : entre déclin et innovation

                  

                   A. Des espaces industriels hérités du passé : le déclin

     

    La France est et reste une ancienne puissance industrielle (8e rang mondial) mais la part de son industrie recule dans l’emploi (19% en 2014)..

    Avec la mondialisation, les espaces industriels se transforment.

     Si l’Ile de France reste le premier espace productif, les anciens espaces industriels (automobile, métallurgie, textile) du Nord et de l’Est,  près des gisements de matières premières sont en reconversion depuis 40 ans. La concurrence et les délocalisations entraînent une désindustralisation. Des friches industrielles apparaissent faisant parfois l’objet d’une reconversion comme :

    - à Nantes où les chantiers navals ont été reconvertis en espaces récréatifs 

    -A Lens où le musée du Louvre est implanté sur les anciennes mines de charbon 

    -la cité du design à Saint-Etienne

     

                   B. les territoires de l’innovation 

     

                           1. Un exemple d’espace industriel innovant : Aerospace Valley

     

    Toulouse, métropole de la région Occitanie, est le centre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Aerospace Valley. Elle regroupe à la fois des activités de recherches, de fabrication (assemblage de l’airbus A380) et de formation. Ce regroupement est qualifié de pôle de compétitivité (autre ex à Lyon p. 286-287).  .

     La spécialisation de cet espace dans la haute technologie dans les domaines de l’aérospatiale et de l’aéronautique  lui permet également d’être qualifié de technopôle.

     

     Technopôle : parc d’activités de haute technologie associé à des centres de recherche et d’enseignement supérieur.

     Pôle de compétitivité : association d’entreprises, de centres de recherche et d’établissements de formation qui travaillent en commun.                                                                                                                               

     

    Le pôle de compétitivité de Toulouse a un poids régional, européen et mondial :

     1. L’ Aérospace Valley est aujourd’hui au cœur de la région Occitanie, dans laquelle se répartissent des établissements sous-traitants.  

    2. Les différents éléments de l’Airbus sont fabriqués dans plusieurs pays de l’Union Européenne : Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni. L’avion est inventé et assemblé à Toulouse.  

    3. Il est fabriqué à partir de commandes reçues du monde entier.

     

    L’objectif de cet espace est d’augmenter sa compétitivité face au concurrent mondial américain. Cela est possible grâce à l’intervention de nombreux acteurs et à une complémentarité entre secteur public et secteur privé (on parle de synergie) : Etat, régions, collectivités territoriales mais aussi industriels (ex : Dassault, EADS...).                                                                                                                                      

     

                           2 nouveaux espaces productifs industriels de la France

     

    Ecrire : Trois types de lieux sont désormais privilégiés pour les espaces industriels :

    -des territoires de l’innovation : les parcs d’activités (=technopôles ) et des pôles de compétitivité mondiaux (Aérospace valley à Toulouse)

    -les métropoles bien reliées aux réseaux notamment dans les quartiers d’affaires (ex : la Défense à Paris)

    -le long des  axes de communication (vallée de la Seine, vallée du Rhône), les zones industrialo-portuaires

                                                                                                                                                 

     

     

    II. Des espaces agricoles en mutation

     

                   A. Un exemple d’adaptation à mondialisation: l’agriculture en Beauce

     

    La France est une grande puissance agricole : premier producteur européen et parmi les 5 exportateurs mondiaux de produits agroalimentaires. Cependant cette activité ne concerne que 1 million d’agriculteurs qui mettent en valeur 60% du territoire français sous la forme de bocages, d’openfields, de maraîchage sous serre ou d’élevage. On parle de surface agricole utile

     

    La  PAC (p. 293) et la mondialisation ont poussé depuis les années 1960  cette activité à s’adapter comme le montre l’exemple de la grande région céréalière de la Beauce . Il a été nécessaire de :

    -se moderniser : remembrement, mécanisation, emploi engrais, pesticides ou recherche agronomique

    -se spécialiser : céréaliculture, viticulture (ex :p. 285 Comtat Venaissin)

    -se rapprocher des industries pour transformer les produits agricoles en produits alimentaire= industrie agroalimentaire

    -privilégier les produits de qualité : agriculture biologique, labels AOC, AOP.                                         

     

     

    Le Comtat Venaissin  et une région agricole située dans le sud-est de la France, dans la vallée du Rhône. Cette région repose sur des cultures maraichères et fruitières de qualité. Cela est permis par un aménagement du territoire qui rend celui-ci particulièrement productif : systèmes de haies contre le vent, d’irrigation, de serres.

     Les fruits et les légumes produits sont expédiés depuis les marchés d’intérêt nationaux partout en France et dans le monde, grâce à un système routier et autoroutier performant.

    Certains producteurs ont fait le choix de l’agriculture biologique pour donner une meilleure image de leurs produits et le valoriser à l’heure de la concurrence avec l’Espagne et les pays du Maghreb.                                                                                                   

     

                   B. Des espaces agricoles inégalement intégrés à la mondialisation

     

     

    La concurrence internationale a renforcé la spécialisation des espaces agricoles français :

    1. les espaces de la céréaliculture (Bassin parisien : la Beauce) sur de vastes exploitations (50 hectares)

    2. les espaces d’élevage intensif (bovins) dans l’Ouest

    3.les espaces d’élevage hors-sol (batteries : volailles, pors) en Bretagne

    4. les espaces viticoles  (ex : Comtat-Venaissin, Alsace, Bordelais, Languedoc)

    5. les zones de cultures délicates (vergers, légules :ex : Comtat-Vensaissin) dans les grandes vallées de la Garonne et Loire.

     

    On oppose ainsi les régions bien intégrées à la mondialisation compétitives et exportatrices (1, 3 et 4)aux régions plus l’écart (moyennes montagnes, région d’élevage extensif, polyculture).

    Certains de ces espaces connaissent tout de même une certaine revalorisation : création de labels, tourisme vert et développement d’une agriculture biologique.

     

     

    Les espaces agricoles sont aujourd’hui intégrés à l’industrie agroalimentaire ce qui leur permet d’avoir des débouchés sur les marchés européens et mondiaux. Cette modernisation a eu de nombreuses conséquences sur l’environnement et, en réaction, se développent de nouvelles pratiques agricoles : on parle d’agriculture durable.                                                                                                                                                          

     

     

    II. Des espaces de services portés par la métropolisation  et le tourisme

     

     

                   A. les espaces privilégiés des services : les métropoles

     

    •Ecrire : Le secteur tertiaire produit des services et non des biens. C’est le 1er secteur économique en terme d’emplois , de richesses et d’exportation. on parle de société tertiarisée (p. 293 

    Ce développement s’explique par la hausse du niveau de vie des Français.

    Si les services sont partout en France, avec la mondialisation, les services se concentrent dans les grandes villes.

    Les métropoles accueillent les fonctions de commandement et de décisions notamment dans les quartiers d’affaires (la Défense à Paris, la Part Dieu à Lyon). Dans les périphéries des villes on trouve les grandes surfaces et les entrepôts.                                                                                     

    Ils sont favorisés par... par les axes de communication, aéroports, unlittoral attractif et la  qualité de vie.

                                                                                                                                               

     

                   B. les espaces du tourisme : un atout (l’exemple du Mont-Saint-Michel)

     

    •Ecrire : Le Mont-Saint-Michel est le site touristique le plus fréquenté parmi ceux qui se trouvent en dehors de l’Ile-de-France. C’est un espace productif tertiaire (commerces et activités touristiques diverses) qui cherche à attirer des visiteurs toujours plus nombreux sans détruire l’écosystème fragile..  

     

     Première puissance touristique mondiale, la France bénéficie de nombreux espaces touristiques surtout sur les littoraux, dans les Alpes et dans les grandes villes ;. Elle dispose en effet de nombreux atouts : : la diversité des climats, des paysages, son patrimoine culturel ou ses parcs de loisirs.

     

     

     

    Conclusion réponse à la question :

    « comment les espaces productifs s’adaptent-ils à la mondialisation ? « 

    Rep : bouleversés par la mondialisation qui :

    - achève le déclin des industries traditionnelles

    -entraîne la spécialisation des espaces agricoles

    - favorise la « tertiarisation de l’économie »

     

                                                                                                

     

     

     

    CHAPITRE 2 : LES ESPACES DE FAIBLES DENSITÉS ET LEURS ATOUTS

     

     

    Question : quels sont les caractères de ces espaces de faible densité ? Quels sont leurs atouts ?

     

    I. Des espaces vastes et exploités : l’exemple d’un espace rural la Creuse  1h

     

    corrigé et FT 1 : de l’étude de cas à la France 

     

    La Creuse est un exemple d’espace rural de faible densité, peu peuplé et peu dynamique.

    En France, avec une densité de population inférieure à 30hab/Km2, les espaces de faible densité occupent plus de la moitié du territoire national  et regroupe plus de 4 millions de Français.

     Ils s’étendent le long d’une diagonale qui traverse la France du Nord-Est au Sud-Ouest ainsi que les Alpes et la Corse. Tout comme l’exemple de la Creuse, ils se caractérisent par leur environnement rural, leur éloignement des villes et des services, leur vieillissement démographique.

    Mais ils sont divers : ce sont d’abord des massifs montagneux, des espaces éloignés des littoraux ou des frontières, des campagnes éloignées des villes.

    Ces espaces ont longtemps  été dominés par les activités agricoles .

    Ils se sont dépeuplés en raison des  contraintes (p. 302) de ces territoires (ex : isolement, massifs montagneux et forestiers) ont freiné leur développement économique. Cela a contribué à un fort exode rural achevé il y a 40 ans.

    Certains présentent les caractéristiques d’une espace rural en marge (isolement, enclavement, activité agricole) mais qui cherchent à se valoriser (parc naturel , tourisme vert p. 311)

     

     

    II Des espaces valorisés par de nouvelles dynamiques : l’exemple de la Vanoise (pages 304-305)

     

    ·               Le Massif de la Vanoise, situé dans les Alpes comme la plupart des régions montagneuses de France est un espace de faible densité depuis l’exode rural qui a pris fin vers 1950. Dès les années 1960, se sont développées sur cet espace différentes activités : agriculture (élevage surtout), tourisme d’hiver (stations de ski, parapente) et d’été (randonnées, alpinisme..), tandis qu’un Parc National de la Vanoise était créé en 1963 afin de protéger la faune, la flore et le patrimoine culturel notamment au cœur du massif. Ainsi, les grandes réserves d’espace deviennent un atout (tourisme vert, parcs naturels régionaux ou nationaux) comme les stations de sport d’hiver en montagne .Mais des conflits d’usage naissent de la tension entre le nécessaire développement et les préoccupations environnementales.

     

    Les espaces de faible densité ne sont donc pas vides d’hommes et d’activités rémunératrices. Ils ont des atouts qu’ils peuvent les valoriser.

    Les espaces peu peuplés de l’agriculture productiviste (grande céréaliculture en Beauce, élevage intensif en Bretagne) assurent aux agriculteurs de bons revenus.

     Les espaces d’élevage extensif peuvent quant à eux profiter du classement en AOP (Appellation d’origine protégée) de leurs productions (fromage Ossau-Iraty) : ce classement, gage de qualité, peut permettre de dégager des revenus décents.

     

    III Les espaces de faibles densités en France métropolitaine (carte repère FT 2)

     

     CHAPITRE 1 :

    LES AIRES URBAINES, LA NOUVELLE GÉOGRAPHIE D’UNE FRANCE MONDIALISÉE

     

    Introduction

     

    85 % de la population française vit aujourd’hui dans une aire urbaine, on dit même que 95% des Français vivent sous l’influence d’une ville

     

    Avec l’étalement des villes, la limite entre ville et campagne est moins nette et l’espace urbanisé s’étend rapidement (un quart  de la superficie de la France) . Cela se traduit par une occupation des territoires particulière et par une mobilité des hommes nouvelle.                                                                                                                                                             

    Question : comment et pourquoi se produit cet étalement urbain ? Quelles en sont les effets sur le territoire français ?

     

    I. Des villes qui s’agrandissent : l’exemple de l’aire urbaine de Paris

     

            A. Une croissance par étalement

    : L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de  plusieurs espaces organisés en auréoles:

     

    - La ville-centre est un espace bâti en continu, très dense, dépourvu de maisons individuelles qui regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde.

     

    - Les banlieues, autour du centre-ville, peuvent être des espaces résidentiels en  habitat pavillonnaire, moins dense, ou des grands ensembles, d’habitat collectif, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville.

     

    ville-centre et banlieue forment le pôle urbain.

     

    - la couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs).Au moins 40% des actifs résidant dans la couronne périurbaine travaillent dans le pôle urbain

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.                                                                           

     étalement urbain : extension de la ville sur la campagne

     migrations pendulaires.     : déplacements quotidiens domicile-travail       

     

         B. l’explosion des mobilités 

    C’est la plus peuplée (la 25 e ville la plus peuplée au monde , près de 12.2 millions d’habitants, les Franciliens) et la plus grande (elle ne cesse de s’étendre) . Cette expansion appelée l’étalement (p.270) est important dans la couronne périurbaine où se construisent des lotissements, ensemble de maisons identiques.(voir croquis ). C’est la périrubanisation (p 269)

     

    Elle se traduit par des déplacements toujours plus nombreux : les migrations pendulaires.

    Elle s’explique par :

    - l’attractivité et la puissance de Paris qui concentre de multiples fonctions (politiques, culturelle économique). - aussi par l’évolution du mode de vie : recherche d’un pavillon, accessible en zone périurbaine en raison du coût de l’immobilier

    -également par la mondialisation qui privilégie l’essor des grandes villes, lieux de commandement connectées aux villes mondiales                                                  

        C. les problèmes de l’étalement

    Cependant, cet étalement est aujourd’hui remis en cause.

     

    Les migrations pendulaires entraînent une pollution atmosphérique importante. La hausse du prix de l’immobilier et le phénomène de gentrification poussent les entreprises et les classes populaires et moyennes à s’installer dans des banlieues de plus en plus lointaines. Cela nécessite la construction d’infrastructures couteuses comme le Grand Paris Express qui, entrepris en 2007, vise à rapprocher Paris de ses banlieues, à mieux connecter les banlieues franciliennes entre elles, tout en limitant la pollution.

    De plus, cet étalement affecte les espace ruraux : le territoire urbain s’étend sur les espaces agricoles ou naturels et les fait disparaître. Enfin, les conflits d’usage entre citadins et ruraux se multiplient. C’est ce qui amène à envisager un développement durable avec la construction d’éco-quartiers, la création de circulations douces (pistes cyclables), la protection d’espaces verts et forestiers,                      

     

    gentrification : processus par lequel un quartier ou une ville se transforme en accueillant une population aisée.

    GPE : ligne de chemin de fer souterraine de 130km faisant le tour de Paris en reliant les principaux pôles de dynamisme de grande banlieue parisienne. Mise en service prévue pour 2025.                                                        

    II. Des métropoles qui organisent une France mondialisée

     

    On compte 356 aires urbaines aujourd’hui en France. Mais elles ne sont pas toutes égales.Avec le processus d'urbanisation 10 grandes aires urbaines exercent une influence sur leur région Avec le processus d'urbanisation 10 grandes aires urbaines (FT 3) que l’on appelle aussi grandes métropoles régionales exercent une influence sur leur région. On parle de métropolisation de l’espace. Elles concentrent l’essentiel des capitaux, emplois et équipements. Paris, seule métropole française de rang mondial occupe une place à part.

     Cette hiérarchisation s’explique par le phénomène de mondialisation (p. 275),.

    Ainsi Paris joue un rôle primordial car elle est au cœur de la mondialisation.           Le quartier d’affaires de la Défense accueille le siège social de 20 des 50 premières entreprises mondiales. Paris est le 2e hub aéroportuaire européen avec ses 2 aéroports internationaux .

     La mondialisation accentue d’une part la métropolisation des grandes aires urbaines du Sud et de l’Ouest , et d’autre part les difficultés des aires urbaines du Centre et du Nord-Est.

    Il existe aussi des métropoles secondaires dont certaines perdent des habitants   

    Métropolisation : concentration des activités et de la population dans les métropoles 

    hub aéroportuaire : grand aéroport qui sert de point de regroupement pour les passagers du monde entier en transit vers leur destination finale.

     III. Un étalement urbain qui modifie  et fait évoluer la répartition de la population en France

     

    (FT 4 et corrigé)

     

     

     PADDLET AIRES URBAINES

     

     

     

     

     

     





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