•  

     

     

    CHAPITRE 4 : L’EUROPE ET LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE

     

     

     

    Question : Quelles sont les transformations provoquées en Europe au 19e par la Révolution industrielle ?

     

     

     

    I la révolution industrielle …

     

     

     

    •Visionner la vidéo puis répondre sur le cahier aux questions suivantes 

     

     https://www.youtube.com/watch?v=P9sq9ADbgts (éventuellement voir schéma p 100)

     

     

     

    doc. 1 p. 92 répondre sur le cahier aux questions du bloc « industrialisation » 

     

     

     

     A la fin du XVIIIème siècle, la diffusion de machine à vapeur améliorée par l’Ecossais James Watt en 1769 transforme travail et l’artisanat et les transports. Le mouvement crée par la force de la vapeur d’eau permet d’actionner des machines mais également d’entraîner une locomotive. Cela entraîne une première industrialisation c’est-à-dire à le passage d’un mode de production artisanal à un mode de production mécanisé qui regroupe des ouvriers dans des usines. Elle a lieu en Angleterre et est basée sur le charbon et le fer. Elle s’étend progressivement à l’Europe. A partir de 1880, les techniques s’accélèrent et entraînent une nouvelle industrialisation fondée sur pétrole et électricité qui remplacent progressivement la vapeur pour faire fonctionner les machines (tramway et métro). Cette émergence d’un mode de production nouveau va avoir des conséquences économiques, sociales et politiques phénoménales. On parle de « révolution industrielle » mais  il ne  s’agit en fait de deux révolutions industrielles au XIX eme s.; l’une à partir du charbon, l’autre de l’électricité.            

     

                                                                                                                              

     

    II… transforme l ‘économie

     

     

     

                      A. Produire autrement : De la manufacture à l’usine (l’exemple du Creusot)

     

     

     

    •Faire la synthèse  de la FT 1 sur le cahier  

     

    CORRECTION

     

    Le Creusot était un village de Bourgogne, au centre Est de la France. Au début du XIX eme siècle, ce village où existait une manufacture de cristal, est transformé en usine métallurgique par les frères Schneider (p. 102).

     

    Eugène et Adolphe Schneider, à la recherche d'un site permettant l'établissement d'aciéries, décident de racheter les forges du Creusot qui possédaient les réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet. En effet, la région ne manquait pas de minerai de fer et de charbon indispensables à la production de fonte puis d’acier. Les Schneider transforment le village du Creusot : ils y font construire  l’usine avec plusieurs bâtiments :

     

                      -les hauts-fourneaux produisent le matériau (fonte et acier),

     

                      -tandis que la forge et les ateliers de construction façonnent le matériau grâce à des marteaux         pilons à vapeur.

     

     Les paysans alentour deviennent mineurs et ouvriers, tandis que la fumée des hauts fourneaux transforme la région en « pays noir ».( fumée est le produit de la combustion du charbon, nécessaire pour produire de la fonte ou de l’acier. C’est pourquoi on appelle ce type de région un « pays noir » (noir comme le charbon et la fumée).

     

    Les canons, wagons et autres productions métallurgiques sont exportés dans toute la France grâce aux canaux, rivières et fleuves, puis par train.

     

     

     

                      B. Transporter autrement

     

     

     

    Visionner la vidéo suivante (le son est mauvais mais elle se regarde facilement)

     

    https://www.youtube.com/watch?v=8aB79LniG0Q 

     

     

     

    •Lire et observer  les docs suivants : doc. 4 p. 99, p. 90, doc. 4 p.109 

     

     

     

    Grâce à la vapeur, les transports sont plus rapides.

     

    Les trains et les bateaux à vapeur réduisent les coûts, les délais de transport et renforcent la connexion entre les différentes parties du monde : c’est le début de la mondialisation. A partir des années 1880, un cycle d’innovations débute avec les progrès de l’électricité et du pétrole qui remplace le charbon et permet l’apparition du moteur à explosion utilisé par l’automobile L’aviation apparaît également (1ère traversée de la Manche par Blériot en 1909)

     

     Les échanges internationaux se développent notamment le commerce entre l’Europe et l’Asie facilité par l’ouverture du canal de Suez en Egypte (1869).

     

     

     

     

     

    III…et  transforme la société

     

     

     

                      A. croissance de la population et l’émigration

     

     

     

    •Lire le paragraphe C p. 110 

     

    •recopier les définitions d’exode rural et émigration 

     

    Observez le doc. 1 p. 112  en répondant à l’oral aux questions suivantes

     

     

     

    Avec l'industrialisation L’Europe connaît une forte croissance démographique  dès la moitié du XVIIIe siècle qui s’accélère au XIXe siècle . L’Europe devient un espace d’émigration vers les États-Unis, le Canada, le Brésil  ou encore l’Argentine, pays neufs en plein développement.

     

    Les migrants fuient les crises économiques, la famine, la guerre et sont à la recherche d’un emploi ou de plus de liberté. On estime que 60 millions d’entre eux ont quitté l’Europe entre 1820 et 1920. 

     

     

     

                      B. ouvriers et bourgeois, de nouvelles classes sociales

     

     

     

    Répondre sur le cahier aux questions Q 2 à 6 p. 95                   

     

    Répondre à la Q 1 p. 105 sur le cahier 

     

     

     

     L’industrialisation entraîne l’augmentation du nombre d’ouvriers qui constituent une nouvelle classe sociale : le prolétariat (p. 104). Ils ont une vie et des conditions de travail difficiles : bas salaires, longues journées de travail… Ils luttent pour améliorer leurs conditions de travail et de nouvelles lois sociales sont adoptées (travail des enfants, autorisation des syndicats).

     

    Mais les inégalités sociales restent très fortes : avec l’industrialisation c’est la bourgeoisie qui triomphe (patrons d’usines, négociants, banquiers). Elle acquiert peu à peu de plus en plus d’influence et de pouvoir. Elle a en commun un même mode de vie tourné autour des loisirs et du prestige. 

     

                                                        

     

                      C. un siècle d’idées nouvelles

     

     

     

    Répondre par des phrases aux questions 2 à 5 du dossier pages 104-105  

     

    Pour résumer  (tableau à recopier ou imprimer) 

     

    Face à la nouvelle organisation sociale naissent des réflexions différentes sur la gestion des sociétés : on parle d’idéologies (ensemble d’idées)

     

     

     

     

     

     

     

                       D . …qui fait apparaître de nouvelles revendications et révolutions

     

     

     

    Etudier le dossier p 106 et 107, « la révolution de 1848 » et répondre  sur le cahier  aux questions au bas de la p 107 

     

     

     

    •Recopier ou imprimer la trace écrite et la conclusion suivante 

     

     

     

    A partir du milieu du 19e siècle,  une crise économique en Europe entraîne des mouvements révolutionnaires qui se développent dans toute l’Europe en 1848 : c’est le « printemps des peuples ».

     

    La population réclame des reformes politiques et sociales.

     

    En mars 1848 : en France une révolution  établit IIe République . La bourgeoisie alliée aux ouvriers renverse brièvement le gouvernement monarchique en France et la fondation de la II e République est l’occasion d’essayer de répondre à la question sociale (garantie du droit au travail, lutte contre le chômage, suffrage universel masculin, abolition de l’esclavage).

     

    Cette révolution en France met feu aux poudres en Europe :  la constestation devient politique et les peuples réclament des libertés et le droit d’exister en tant que nation.

     

    Les revolutions sont écrasées mais les idées de nation et liberté aboutissent 20 ans plus tard à l’unification de l’Italie 1870 et Allemagne 1871

     

     

     

    Conclusion : Le XIXe siècle est le siècle du progrès et de la modernité, à partir de la diffusion de grandes inventions découvertes. Ces machines bouleversent les économies et les sociétés.

     

    Même si l’agriculture reste primordiale, la société et l’économie évoluent et voient se développer de nouveaux acteurs (ouvriers, investisseurs et patrons dans les grandes industries). Les conditions de vie difficiles des ouvriers vont déboucher en 1848, à Paris, sur une révolution libérale qui s’étend dans toute l’Europe. Les européens, très nombreux, migrent en masse notamment vers les Etats-Unis.

     

     

     

    CHAPITRE 3 : LA  RÉVOLUTION FRANÇAISE ET L’EMPIRE (1789-1815)

     

     

     

    Question : comment la France et l’Europe sont-elles transformées par la Révolution française et l’Empire entre 1789 et 1815 ?

     

     

     

    I  Vers un bouleversement politique et social majeur…

     

     

     

             A. la France à la veille de la Révolution : un contexte difficile

     

     

     

    1 – Un contexte difficile : la crise économique des années 1780.

     

    A la fin des années 1780, la monarchie française est en déficit, c’est-à-dire qu’elle dépense plus qu’elle ne gagne. Le roi Louis XVI envisage donc d’augmenter les impôts.

     

    Cependant, les récoltes sont très mauvaises et, par conséquent, le prix du pain est élevé. Le roi ne peut pas augmenter les impôts du tiers état, très appauvri, ni taxer les nobles qui ne l’accepteraient pas.

     

     Pour éviter les révoltes, le roi demande à chacun des trois ordres de rédiger des cahiers de doléances et de désigner des députés (1154) pour les représenter à l’assemblée des états généraux le 5 mai 1789.

     

     

     

    2 – En convoquant les Etats généraux, le roi déclenche lui-même la Révolution.

     

    Les états généraux sont un énorme espoir pour le tiers état qui voudrait que la société soit moins inégalitaire mais le roi ne propose que de voter de nouveaux impôts. Le 17 juin 1789, les députés du tiers état (des bourgeois surtout) et quelques autres s’autoproclament « Assemblée nationale ». Le 20 juin, ils jurent de ne pas se séparer avant que le roi n’ait reconnu leur pouvoir : c’est le serment du Jeu de Paume.C’est la fin de la monarchie absolue : le roi doit gouverner avec l’Assemblée. On dit que la monarchie est constitutionnelle car les pouvoirs du roi et de l’Assemblée sont définis par un ensemble de textes nommé Constitution. Même si le roi n’est plus très populaire, personne ne veut abandonner la monarchie.

     

     

     

    Etats généraux c’est-à-dire une assemblée qui réunit des représentants  des trois ordres du royaume

     

    cahier de doléances : cahiers dans lesquels les membres de chaque ordre rédigent leurs souhaits et plaintes

     

    Constitution : texte de loi qui fixe l’organisation de l’Etat et la partage du pouvoir

     

    Ordre : partie de la société (clergé, noblesse, tiers état)                                                                                                                                                                                                                                                  

     

             B . les grands principes révolutionnaires : la DDHC  26 août 1789 (FT 2)

     

     

     

    Le 4  août 1789, les députés votent l’abolition des privilèges, les Français sont égaux, c’est donc la fin de la société d’ordres.

     

    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée le 26 août 1789 entérine cette décision et reprend les idées des Lumières : il n’y a plus d’ordres (les hommes sont égaux), le tiers état est libre (art. 1), et la justice est rendue de la même façon, peu importe que l’on soit noble ou non (art. 7). C’est une remise en cause de l’Ancien régime et la portée de ce texte est universelle.                                                                                                                                       

     

    II… qui se heurte à des difficultés

     

     

     

             A. l’attitude roi et les temps difficiles de la monarchie constitutionnelle (1791-1793)

     

     

     

    •une menace sur l’Assemblée nationale : prise de la Bastille 14 juillet 1789

     

    Le peuple croit que le roi fait semblant d’accepter l’Assemblée mais qu’il va réagir violemment. Toutes sortes de rumeurs circulent : c’est la Grande Peur, pendant laquelle les châteaux des nobles sont pillés sans raison.

     

    Le peuple essaie de se procurer des armes pour former des Gardes nationales. C’est pour cela que les Parisiens prennent la forteresse de la Bastille le 14 juillet 1789. C’est un symbole important pour le peuple mais pas pour le roi qui accepte de porter la cocarde tricolore (le blanc représente le roi, le bleu et le rouge les couleurs de Paris).

     

     

     

    •1791 : fuite du roi : tentative de fuite à l’étranger en juin 1791, arrêté à Varennes

     

    Le 20 juin 1791, Louis XVI et sa famille sont arrêtés à Varennes (Marne) alors qu’il essaie de fuir à l’étranger. Cela met en évidence le double-jeu du roi : celui-ci fait semblant d’accepter la Constitution mais espère que les rois des Etats voisins vont l’aider à rétablir la monarchie absolue. Cela le rend impopulaire et suscite la suspicion des sans-culottes.

     

     

     

    •les temps difficiles de la monarchie constitutionnelle

     

    La nouvelle Constitution (doc. 3 p. 66) prend effet en septembre 1791 : le pouvoir du roi est limité par l’assemblée qui vote les lois , le roi exerce son pouvoir au nom de la Nation et non de Dieu.  Sa décision de ne pas signer les loi votées (droit de veto) le rend impopulaire.

     

     

     

    •la France en guerre et l’attitude du roi provoquent attaque château des Tuileries le 10 août 1792 

     

    En 1792, le roi, enfermé aux Tuileries, pousse à déclarer la guerre aux rois voisins (Prusse et Autriche ) qui menacent d’intervenir. C’est à cette époque qu’est écrit le chant de guerre appelé Marseillaise.

     

    Pendant la guerre, Louis XVI ne prend pas vraiment la défense des Français : les sans-culottes (révolutionnaires les plus pauvres, qui portent des pantalons) attaquent alors le palais et obligent l’Assemblée à prononcer la chute de la monarchie.

     

    A Valmy, l’armée française résiste aux cris de « Vive la République! ».

     

    La République est proclamée le 21 septembre 1792 et, dans la foulée une nouvelle assemblée constituante (la Convention) est élue au suffrage universel (masculin).

     

    Le Roi devenu inutile est jugé puis  décapité le 21 Janvier 1793

     

                                                                                                              

     

             B les conséquences guerres (1793-1802)

     

     

     

                      1 la Convention ou la dictature de Robespierre: la Terreur (1793_juillet 1794)

     

    Au sein de la nouvelle assemblée appelée Convention (p. 69), Robespierre prend le contrôle du gouvernement et devient un véritable dictateur. Selon lui, pour protéger la République, il faut effrayer tous ceux que l’on soupçonne « ennemis de la Révolution » : c’est la Terreur (p. 69). 

     

    La Convention donne le pouvoir à une douzaine d’hommes qui formèrent le Comité de Salut Public dont les décisions sont exécutées par des Représentants en Mission . Un Tribunal Révolutionnaire juge les suspects : on exécute des prêtres et tous ceux qui osent critiquer l’action du gouvernement (17 000 exécutions en un an).

     

    Le bilan humain est lourd et aggravé par la poursuite de la guerre contre les monarchies d’Europe. Tous les Français sont mobilisés, ce qui permet de repousser l’ennemi et d’écraser les Vendéens qui s’étaient soulevés contre la République 

     

    La République est sauvée mais ensanglantée.

     

    En 1794, les membres du comité se divisèrent entre ceux qui voulaient poursuivre la Terreur et ceux la considérant comme inutile. En 1794, Robespierre est finalement arrêté et guillotiné le 9 thermidor (27 juillet 1794)

     

     

     

                      2  le Directoire et l’échec face aux guerres extérieures 1794-1799

     

    Pour éviter qu’un seul homme ne puisse gouverner seul comme Robespierre, le gouvernement est désormais assuré par cinq directeurs : c’est le Directoire. Ce système instable ne fonctionne pas et ne parvient pas à mettre fin aux guerres .

     

    Napoléon Bonaparte, alors jeune général victorieux, très populaire prend le pouvoir par un coup d’Etat le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il prend le titre de Premier consul et organise un régime politique proche de la dictature (le Consulat) afin de restaurer la puissance de la France et de mettre fin au désordre et à l’insécurité.

     

    En quelques années, il rétablit la paix avec les grandes puissances européennes, se réconcilie avec la religion catholique et redresse le pays en s’appuyant sur une série de réformes .

     

     Le 2 Décembre 1804, Bonaparte se fait proclamer « empereur des Français » sous le nom de Napoléon Ier. Il réinstaure un pouvoir autoritaire et héréditaire tout en maintenant certains acquis de la Révolution.

     

    La France redevient donc une monarchie.

     

     

     

                3 l’Empire (1804-1815) : entre réformes pour unifier la France et guerre pour conserver le pouvoir

     

     

     

    Napoléon conserve certains acquis de la révolution : le code civil adopté en 1804 maintient les principes d’égalité et de libertés individuelles. Ce recueil de lois montre que les Français sont considérés comme des citoyens. Pour représenter le gouvernement et faire exécuter ses ordres dans chaque département, Napoléon crée la fonction de préfet. Bonaparte rétablit aussi la paix civile  en pardonnant aux royalistes opposés à la Révolution et en sigant aussi le Concordat avec le Pape pour réconcilier l’Etat avec les catholiques.

     

     

     

    Depuis 1802, la Légion d’honneur récompense les citoyens qui ont rendu des services à l’état.

     

    Cependant, certains principes de la révolution ne sont pas respectés : la liberté de la presse n’est pas permise, la censure frappe les journaux tandis qu’un ministre de la police surveille les opposants ; de même, l’égalité n’est pas totale : dans le code civil, le mari dispose de droits supérieurs à son épouse.

     

    La guerre de libération menée contre les coalitions européennes successives depuis 1792, se transforme en guerre d’expansion et de conquêtes sous Napoléon. Des territoires sont annexés, tandis qu’aux frontières sont créées des Républiques sœurs et que la France s’étend sur 130 départements dans lesquels sont appliquées les acquis de la Révolution comme l’abolition des droits féodaux.

     

    Mais la libération se transforme un peu partout en occupation et en pillages. On assiste alors au rejet de la présence française et à la naissance de mouvements nationaux qui s’appuie sur la liberté des peuples proclamée par la DDHC.  C’est le cas en Espagne. La guerre d’indépendance que menèrent les espagnols contre les troupes Napoléoniennes de 1808 à 1814 est retracée notamment par Goya dans  deux tableaux où il raconte les journées des 2 mai et 3 Mai 1808 (Dos de Mayo, Tres de Mayo de Francisco Goya peints en 1814). 

     

     

     

     

     

    III… mais qui entraine des apports majeurs

     

    La période révolutionnaire a transformé la France.

     

    Elle a permis :

     

    - de mieux administrer le pays avec la création des départements, cantons et municipalités et des préfets.

     

    -de faciliter le commerce par l’unification des poids et mesures sur tout le territoire.

     

    L’application de la DDHC a entrainé la naissance des clubs politiques et des premiers mouvements féministes de l’histoire.

     

     La période impériale a vu naître ce qui fut longtemps appelé « les masses de granit », expression utilisée par Bonaparte en 1802 pour désigner les institutions (préfets, lycées, légion d’honneur, Banque de France) mises en place pour reconstruire solidement une France qu’il jugeait affaiblie. Ainsi , le Code Civil qui impose l’application des mêmes lois partout en France, ,

     

    Ces facteurs d’égalité sur tout le territoire français sont encore appliqués aujourd’hui.

     

     

     

    conclusion : comment la France et l’Europe sont-elles transformées par la Révolution française et l’Empire entre 1789 et 1815 ?

     

    Le congrès de Vienne a lieu de 1814 à juin 1815. Les quatre grandes puissances victorieuses (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie) se partagent les restes de l’empire napoléonien. Les dynasties renversées par la Révolution sont remises sur leur trône. Mais les principes révolutionnaires restent appliqués en France et dans la plupart des pays européens. Le sentiment des peuples d’appartenir à une nation est né. La volonté de parvenir à l’application de la DDHC  reste définitivement ancrée partout en Europe. 

     

     

     

     

     

    CHAPITRE 2 : L’EUROPE DES LUMIÈRES

     

     

     

    Introduction : les sociétés européennes au XVIIIème siècle

     

    L’Europe du XVIIIème siècle s’ouvre économiquement au monde ce qui s’accompagne de progrès dans les connaissances mais favorise aussi l’apparition d’idées nouvelles. Par ailleurs c’est une Europe dominée par les monarchies absolue et la société d’ordres dont les fondements vont être remis en en cause.

     

     

     

    Question : Comment les nouvelles idées des Lumières bouleversent-elles les sociétés au XVIIIème siècle?

     

     

     

    I/ Le progrès des connaissances

     

    Au XVIIIème siècle, la science fait d’importants progrès surtout en physique (l’anglais Newton découvre la gravité), en chimie (le couple Lavoisier fonde la chimie moderne), en botanique. Le monde est mieux connu grâce à des voyages  plus nombreux et dont les carnets sont publiés. Ces savants fondent leur recherche sur l’expérience et la raison pour émettre des vérités scientifiques incontestables .                             

     

     

     

    II. les philosophes et savants des Lumières 

     

    Influencés par les avancées de la pensée scientifique du siècle précédent (Newton, Descartes) les penseurs du  18ème vont réfléchir de manière raisonnée sur la société de leur temps : sur la Religion, la justice, la Monarchie Absolue. On les appelle les philosophes (p. 55)

     

    Quatre philosophes ont été particulièrement influents : Montesquieu (1689-1755) Voltaire (1694-1778) Rousseau (1712-1778) Diderot (1715-1784) mais aussi l’allemand E. Kant .

     

    Ces savants comme ces penseurs appartiennent au courant des Lumières (p. 55) et veulent faire progresser l’humanité et apporter le bonheur aux hommes .                                                                                                 

     

     

     

                      A. Une critique religieuse et judiciaire

     

    Si la  plupart admettent l’existence de Dieu, les philosophes des Lumières critiquent l’Eglise catholique et notamment l’intolérance. Voltaire notamment, (Lettres Philosophiques 1734),  lors de l’Affaire Calas qui vit la mort d’un père innocent condamné du meurtre de son fils pour des motifs religieux dans le sud ouest du Royaume (1762), dénonça les crimes commis au nom du fanatisme.

     

     Ils condamnent également la torture (la question, la roue etc..) au nom du respect de l’Homme et l’arbitraire du roi ( Lettres de Cachet délivrées sans jugement par le Roi pour embastiller quelqu’un).       

     

                       

     

                      B. Une critique politique et sociale FT 1 

     

    Pour les philosophes la liberté est un Droit naturel que l’homme possède dès sa naissance, il ne se définit plus selon eux d’après sa naissance ou l’activité de ses parents, mais selon sa propre volonté, libre .Ils exigent une liberté universelle : liberté de penser, de croire, de s’exprimer, d’exercer le métier de son choix…

     

    Dans la monarchie absolue, le roi détient tous les pouvoirs. Les philosophes défendent la séparation des pouvoirs comme Montesquieu et Rousseau la souveraineté du peuple et tendent vers plus de démocratie. 

     

    La société française est une société d'ordres inégalitaire. Les privilégiés : la noblesse et le clergé paient peu d'impôts et possèdent la majorité des terres. Tandis que le Tiers-Etat paie la majorité des impôts. Les philosophes réclament plus de liberté, d'égalité et de justice.

     

     

     

    II. de nouvelles idées qui circulent et bouleversent l’Europe

     

     

     

                      A la circulation des idées

     

    Dans toute l'Europe, les savants et philosophes correspondent, voyagent et rencontrent des souverains favorables au mouvement des Lumières, ce sont les despotes éclairés. De nombreux lieux de débats se développent dans les librairies, les académies et les salons mais aussi les journaux. Cette diffusion des idées des Lumières voit naître une opinion publique (p. 55)Une œuvre contribue beaucoup à la diffusion des idées des Lumières : L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, écrite de 1751 à 1772. Composée de 28 volumes, elle regroupe toutes les connaissances de l’époque et diffuse les principales idées des Lumières. 

     

    Salon : lieu de réunion chez un particulier, d’écrivains, d’artistes et de personnes aisées et instruites qui débattent des idées nouvelles, de l’actualité et assistant à la lecture d’écrits.

     

    Despote éclairé : souverain autoritaire qui applique des réformes inspirées des Lumières

     

     

     

                      B L’enthousiasme des Européens pour la liberté FT 2 

     

    Dès 1776, les idées des Lumières sont à l’origine de la proclamation d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique jusque-là colonies anglaises

     

     

     

    conclusion : en quoi les Lumières remettent-elles en cause les sociétés du XVIIIème siècle ? carte mentale

     

    CHAPITRE 1 : BOURGEOISIES, COMMERCE ET TRAITE NEGRIERE AU XVIIIème siècle

     

     

     

    Question : Quelles sont les transformations qui touchent l’Europe au XVIIIe siècle ?

     

     

     

    I. L’enrichissement de la bourgeoisie marchande et de la façade atlantique : l’exemple du port de la Rochelle

     

     

     

    Au XVIIIe siècle, le développement du commerce avec les colonies enrichit les négociants, armateurs et marchands des villes portuaires de la façade atlantique comme la Rochelle, Nantes ou Londres... Ces négociants et armateurs font partie de la bourgeoisie.

     

    Ils transforment les villes car ils se font construire des beaux hôtels particuliers face au port. Les villes portuaires s’agrandissent, sont réaménagées et s’embellissent. Ces familles vivent richement et consomment des produits issus du commerce colonial (le sucre).

     

     

     

    Une colonie : est un territoire administré et exploité par les Européens


     

    Un armateur est une personne qui possède et équipe (arme) des navires de commerce ou de pêche.


     

    Un négociant est un marchand qui fait du commerce en grande quantité.


     

    la bourgeoisie : groupe social composé de personnes non nobles mais disposant de revenus très élevés.                                                                                             

     

                                                                                                                                

     

    II un enrichissement grâce au commerce avec les colonies au XVIIIème siècle

     

     

     

                      A. La domination de l’Europe atlantique dans le commerce mondial (FT 1)

     

     

     

    Depuis les grands voyages européens du XVème, certains Etats d’Europe de l’Ouest possèdent de vastes empires coloniaux : ce sont le Royaume-Uni, la France, les Provinces-Unies, l’Espagne et le Portugal. A la fin du XVIIIe siècle, le Royaume-Uni est devenu la première puissance maritime et commerciale.
Les colonies sont une source de richesse .C’est ce qui favorise les échanges commerciaux (carte FT 1)                                             

     

     

     

                      B. Les marchands rochellais font du commerce triangulaire de la traite atlantique

     

     

     

    Au XVIIIe siècle, les Européens pratiquent deux types de commerce :

     

    -la majorité des échanges se fait en  commerce « en droiture », c’est-à-dire le commerce direct entre l’Europe et les colonies. Les navires partent alors avec des biens destinés à être vendus aux colonies et reviennent avec des produits coloniaux.
Les pays ont organisé ce commerce en créant des compagnies commerciales.

     

    - le commerce triangulaire et la traite négrière atlantique.
 Les armateurs équipent des navires qui partent chargés de produits vers l’Afrique pour acheter des esclaves. Une fois les esclaves achetés, le capitaine se dirige vers les colonies d’Amérique pour y vendre les esclaves et acheter des produits coloniaux. Arrivés en Europe ces produits sont ensuite vendus.
Plus de 427  navires négriers sont ainsi partis de la Rochelle au cours du XVIIIème siècle.

     

     

     

    -Négrier : personne qui participe au transport et au commerce d’esclaves noirs. Le navire qui sert à ce commerce s’appelle aussi un négrier.

     

    -Compagnie commerciale : entreprise constituée de marchands qui obtient de l’Etat le monopole du commerce dans une région donnée.                                                                                                                                                        

     

     

     

     

     

             III- L’essor de l’esclavage dans les colonies au XVIIIe siècle 

     

     

     

                               A- La traite négrière (FT 2)  

     

     

     

    La traite est un phénomène ancien en Afrique puisqu’il remonte au Moyen Age mais avec l’arrivée des Européens dans ce commerce, la traite prend une ampleur considérable. Les esclaves, capturés par des Africains, sont vendus sur la côte à des Européens.
 Ils  traversent ensuite  l’Atlantique dans des conditions terribles dans des navires négriers, puis sont vendus à des maîtres américains. Les négociants repartent ensuite sur l’Europe chargés de produits tropicaux. Entre les années 1670 et 1750, la traite négrière prend son essor avec la traite atlantique. Elle est à son apogée à la fin du XVIIIe siècle. Plus de 6 millions d’esclaves ont été déportés vers l’Amérique au XVIIIe siècle par les Européens.                                                                                                                           

     

                      B. Le travail des esclaves dans les plantations

     

     

     

    Lorsqu’ils arrivent dans les plantations, les esclaves sont réduits à différentes tâches selon leur âge, leur sexe et leur état de santé. La plupart cultivent la terre dans les plantations pour produire des produits coloniaux (canne à sucre, coton, tabac ...). D’autres travaillent dans les ateliers de transformation (sucrerie, moulin pour écraser la canne...). Les femmes et les enfants sont souvent utilisés comme domestiques dans la maison du maître. Ils vivent dans des cases sur la propriété et restent la propriété du maître. Ils ne sont pas libres et ne peuvent s’échapper. Ils sont mêmes considérés comme des biens « meubles » dans le Code noir, écrit en 1685, ce qui veut dire qu’ils peuvent être vendus en fonction des besoins.

     

    Toute l’économie de plantation repose sur le travail forcé des esclaves. Le travail sur les plantations est pénible : ils travaillent jusqu’à 18 heures par jour et subissent des châtiments corporels.

     

     Parfois des esclaves se révoltent et fuient : c’est ce que l’on appelle le marronnage. Dès le XVIIIème siècle, la question de l’esclavage fait débat : certains européens dénoncent les crimes esclavagistes et militent pour l’abolition de la Traite et de l’esclavage

     

     

    Conclusion : réponse à la question


     





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