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    H6 : La décolonisation et la naissance de nouveaux Etats indépendants

     

    Comment les colonies accèdent-elles à l’indépendance et trouvent-elles leur place au sein d’un monde bipolaire ?

     



     

    I. L’inde, une indépendance négociée.

     



     

    Les Indes étaient des possessions britanniques. Gandhi et les nationalistes indiens se battent pour l’indépendance de la colonie dès les années 1920 et veulent un État multiculturel.

     

    Les actions menées sont pacifiques : Boycott des produits britanniques, retour aux traditions, désobéissance civile (refus d payer ses impôts), manifestations pacifiques. La marche du Sel en 1930 rassemble des milliers de soutiens sur 200 km de marche, elle conteste la taxe prélevée par les britanniques sur le sel.

     

    Pendant la Seconde guerre mondiale, la campagne Quit India accélère le processus, mais les britannqiues sont réticents à l’idée de perdre le « joyau de leur empire ». Mais en 1947, L’indépendance est signée sans Gandhi qui n’accepte pas la création des 2 États : L’inde à majorité hindoue et le Pakistan à majorité musulmane.

     

    Cette partition de l’Inde n’empêchera les violences interreligieuses d’éclater, faisant 300 à 500 000 morts et déplaçant 10 à 15 millions de personnes.

     



     

    II. L’Algérie, une guerre d’indépendance traumatisante

     

    La conquête de l’Algérie par la France a débuté en 1830. La politique d’assimilation y est un échec. Les populations européennes sont nettement plus riches et instruites que les populations algériennes, majoritairement rurales et illettrées. Ces inégalités contribuent à alimenter le mécontentement des algériens.

     

    Jusqu’en 1954, l’ordre est maintenu. Mais les attentats commis par le FLN (Front de libération nationale algérien) dirigé par Ferhat Abbas, en novembre 1954 (Toussaint rouge) déclenchent une guerre qui se prolonge pendant huit ans. Le FLN mène une guérilla à laquelle la France répond par l’envoi du contingent et l’emploi de la torture.

     

    En 1958, l’insurrection des Français d’Algérie provoque une grave crise. Appelé au pouvoir, le général de Gaulle promet de résoudre le problème à condition de fonder la Ve République. La guerre continue, mais de Gaulle négocie progressivement le retrait de la France. Malgré une tentative de putsch contre lui (1961), il trouve un accord avec le FLN. En 1962, les accords d'Évian, mettent fin à la guerre. Le leader du FLN , Ben Bella devient le premier président Algérien.

     

    L’exemple de l’Algérie témoigne d’une décolonisation violente, qui fit de nombreuses victimes tant françaises (appelés du contingent, pieds-noirs…) qu’algériennes (indépendantistes, harkis…).

     

     

     

    1. Des nouveaux États sur la scène internationale

     

     

     

    Admis à l'ONU, ces nouveaux États veulent faire entendre leur voix sur la scène internationale et avoir un poids politique.

     

    Des conférences marquent l''émergence d'un « Tiers-Monde » qui refuse d'entrer dans la guerre froide.

     

          • 1955. La conférence de Bandung condamne le colonialisme

          • 1962. La conférence de Belgrade créé le mouvement des « non alignés » 

             

     

    Mais ces États rallient progressivement l'un ou l'autre camps. Ces nouveaux États ont réclamé un nouvel ordre économique et social pour réduire les inégalités entre les pays riches et les autres. Ils désirent vendre leur ressources à un prix raisonnable et non plus fixés par les anciennes métropoles.

     

     

     

    Conclusion :

     

     

     

    Grâce à la décolonisation, des États nouvellement indépendants sont apparus sur la scène internationale. Cependant, il leur a été difficile de s'imposer comme des États de poids. Des problèmes de politique intérieure et économique expliquent leur faible développement.

     

     

     

    Vocabulaire :

     

    Tiers-Monde : ensemble des pays en voie de développement souvent issus de la décolonisation

     

    Non-Alignement  : volonté de ne s'aligner ni, sur le bloc américain, ni sur le bloc soviétique.

     

    Décolonisation : processus qui mène à l'indépendance des colonies.

     



     

     

    H5 Une géopolitique mondiale : la Guerre froide (1947-1991)

     

     

    Qu’est-ce que la guerre froide ? Quel impact a-t-elle eu sur le monde ?

     

    I. Les débuts de la Guerre froide (1947-1962).

    1. Reconstruire après la guerre.

     

    En février 1945, lors de la Conférence de Yalta, Staline (URSS), Churchill(RU) et Roosevelt(EU) commencent à préparer l’après-guerre. L’Allemagne sera contrôlée par les Alliés, les frontières à l’Est seront redéfinies et un organisme sera créé pour maintenir la paix dans le monde : l'ONU. Pourtant les relations entre les Alliés se dégradent. Staline s’inquiète de la puissance atomique américaine et les Occidentaux du « rideau de fer » qui semble se dresser à l’Est de l’Europe.

     

    2. Berlin : un enjeu

     

    En 1948, l’URSS veut empêcher le ravitaillement de la partie ouest de la ville et organise un blocus par le blocage des routes et des chemins de fer. Elle veut obliger les occidentaux à partir et faire passer la ville sous sa domination. Les États-Unis réagissent en organisant un pont aérien qui ravitaille la ville. L’URSS cède. EN 1949, l'Allemagne se divise en 2 États distincts : LA RFA République fédérale d'Allemagne à l'Ouest et la RDA République démocratique allemande à l'Est.

    Un mur est construit à Berlin à partir du 12/08/1961 par les autorités de la RDA  pour empêcher les Allemands de l’est de fuir en RFA. Ce mur est infranchissable car il compte différents moyens militaires. Kennedy vient à Berlin-ouest prendre la défense des Berlinois de l’ouest. En 1989, un million de manifestants défilent contre le régime politique communiste. Le 9 novembre 1989, ce mur tombe : il est ouvert. Les deux Allemagnes sont réunifiées en 1990.

     

     II. La naissance des deux blocs.

     

    1. Doctrines qui s’opposent.

     

     

     

    Ce qu’ils défendent

    Ce qu’ils condamnent chez l’autre bloc

    Le monde occidental, selon Henry Marshall

    - démocratie libérale (défense des libertés individuelles)

    - plan Marshall

    - dictature

    - censure

    - limitation des libertés

    Le monde soviétique, selon Andreï Jdanov

    - démocratie ouvrière (le système soviétique)

    - antifascisme

     

    - impérialisme américain

     

    - Plan Marshall (1947) : États-Unis aident à se reconstruire les États qui se dressent contre le communisme : la politique d’endiguement.

     

    Impérialisme : fait qu’un État en domine un autre et qu’il veuille étendre cette domination sur d’autres États.

     

     

    2. OTAN contre pacte de Varsovie.

    Très vite chacune des deux superpuissances forment des alliances militaires : l’OTAN autour des États-Unis et le Pacte de Varsovie autour de l’URSS.

     

     

     

    1949 : L’URSS possède la bombe atomique

     

    1957 : Spoutnik, le 1er satellite artificiel est soviétique

     

    1961 : Youri Gagarine, le 1er homme dans l’espace est soviétique

     

    1969 : Mission Apollo XI : Armstrong est Aldrin, les 1ers hommes sur la Lune sont américains

     

     

     

    Année

    Lieu

    Les Faits

    1965-

    1975

    Vietnam

    La guerre d’indépendance de l’Indochine (1946-1954) devient un affrontement entre communistes et anti-communistes soutenus par les Américains

    1950-

    1953

    Corée

    Révolution communiste : les Etats-Unis interviennent militairement. Le pays est divisé en deux nouveaux Etats.

    1962

    Cuba

    Le dirigeant communiste F. Castro autorise l’installation de missiles soviétiques sur son île. La pression américaine fait craindre le déclenchement d’une guerre.

     

     

    Au lendemain de la 2nde Guerre mondiale, deux visions de monde s’opposent à travers les deux grandes superpuissances qui s’affronteront idéologiquement par États interposés.

     

    3. Le Traité de Rome : pour la paix en Europe.

     

    Souhaitant la paix en Europe et le rapprochement entre les ennemis d’hier (la France et l’Allemagne), l’homme d’Etat français, Robert Schuman à l’idée d’une alliance économique autour de la production du charbon et de l’acier. En 1951, née la CECA (Communauté Economique du Charbon et de l’Acier) qui comprend la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. 1957, à Rome, ces mêmes Etats signent un traité économique plus large qui permettra de renforcer politiquement ces membres autour des valeurs de liberté et de démocratie : c’est la CEE (Communauté Économique Européenne).

     

     

    III. De la Détente à la fin de la Guerre froide (1962-1991).

     

    Comment et pourquoi la guerre froide prend-elle fin ?

     

    1. La Détente, une prise de conscience ?

     

    Pour beaucoup de personnes de l’époque, une guerre nucléaire a été évitée de peu avec la crise de Cuba. Pleinement conscient de la situation et du besoin de dialogue, les dirigeants soviétiques et américains mettent en place le « téléphone rouge », une ligne directe entre Moscou et Washington. L’arme nucléaire devient donc une arme de persuasion à laquelle on évite d’avoir recours. Les deux blocs se reconnaissent mutuellement et on commence à limiter l’armement. De plus, certains dirigeants européens (Brandt, De Gaulle) tentent des rapprochements avec l’Est.

     

     

    Malgré la détente, des points de tension persistent. En Amérique latine, les Américains soutiennent les dictateurs contre d’éventuelles révolutions communistes. En 1979, l’URSS envahit l’Afghanistan, ce qui coupe toute relation entre les deux géants durant plusieurs années. Le président américain Ronald Reagan (1981- 1989) relance la course à l’armement et les tensions avec l’URSS avec son projet antimissile « guerre des étoiles » et en qualifiant le bloc soviétique d’ « empire du mal ».

     

     

    2. Chute du mur et effondrement du bloc soviétique.

     

     

    Affaiblie par la course à l’armement et son impossible réforme (économique et démocratique), l’URSS ne peut plus soutenir les démocraties populaires d’Europe de l’Est. Ces dernières s’effondrent comme la RDA avec la chute du mur de Berlin le 9 nov. 1989. L’URSS disparaît en décembre 1991, mettant fin à la guerre froide.

     

    Conclusion : La Guerre froide est une période de plus ou moins fortes tensions entre les deux superpuissances qu’ont été les Etats-Unis et l’URSS au lendemain de la 2nde Guerre mondiale. Au cours de ces années, le monde était divisé en deux idéologies qui s’opposaient : c’était un monde bipolaire.

     

     

    H4: La France dans la Seconde Guerre mondiale

     

    Quelles sont les conséquences de la défaite de la France ?

     

    Comment la République française va t-elle être refondée en 1944 ?

     

     

    I. La France défaite et occupée

     

    Le 10 mai 1940, l’armée allemande lance son offensive contre la France qui est rapidement battue : c'est la débâcle. La moitié nord du pays est occupée et des millions de civils fuyant les combats se retrouvent sur les routes, c’est l’exode.(8 millions)

     

      Document 1 p 122 Document 1p 116
    Quand ?  17 juin 1940 à la radio française (rediffusion d’un extrait du 17 juin 1941) 22 juin 1940 (premier appel le 18 juin) à la radio anglaise BBC
    Qui ?  Discours du Maréchal Pétain Appel du Général De Gaulle
    Quel constat ?  Défaite dans l’honneurMalheur des réfugiés Défaite dans la bataille de France mais pas dans la guerreDes Français ne sont pas d’accord avec l’armistice
    Que dénonce-t-il ?   L’armistice, démobilisation des soldats, occupation de la France, livraison des armes, gouvernement français sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie
    Que propose-t-il ?  Mettre fin aux hostilités : armisticeSe regrouper derrière lui Continuer le combatS’appuyer sur les Alliés et sur l’Empire colonialLe rejoindre pour « résister »

     

    L’armistice avec l’Allemagne est signé le 22 juin à Rethondes. Il prévoit entre autre l’annexion de l’Alsace-Moselle et l’occupation de la moitié nord du pays. De Gaulle est reconnu chef de la France libre par le gouvernement britannique alors que le gouvernement français s’installe à Vichy le 1er juillet. Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs à Pétain à une écrasante majorité (plus de 87% des suffrages exprimés). La république française disparaît pour laisser la place à l’État français. Il met fin à la démocratie en ne garantissant pas la séparation des pouvoirs.

     II/ Le Régime de Vichy et la collaboration avec l'Allemagne nazie

     

     

     

    Le régime de Vichy est un régime antirépublicain, antisémite et autoritaire. La collaboration d’Etat avec l’Allemagne prend de multiples formes : économique, policière et militaire.

     III/ La Résistance et la libération de la France vers une IVe République

     

    Dès 1940 des femmes et des hommes décident de refuser d’obéir à l’occupant nazi et au régime de Vichy. Ils sont motivés par le patriotisme et la défense de l’idéal républicain bafoué par le régime de Vichy.

    Ces résistants s’organisent au sein de réseaux ou de mouvements. Les réseaux ont un but militaire et sont en un lien avec la France Libre du général De Gaulle. Les mouvements sensibilisent et organisent la population.

     

    Les actions des résistants :

    • la propagande (impression et diffusion de journaux, de tracts…) 
    • l’aide aux personnes pourchassées (faux papier, cachette ou fuite)  
    • la lutte armée en organisant des « attentats » contre l’occupant ou les collaborateurs. 

    Jean Moulin est envoyé par le Général de Gaulle en 1941 afin d'unir la résistance et de la coordonner dans le Conseil National de la Résistance (CNR) créé en 1943. Avec l'aide des Alliés et des résistants, Paris est libérée en août 1944.

     

     IV/ La libération et la naissance de la IV e République

     

     

    A la suite des débarquements alliés, un gouvernement provisoire (GPRF) est mis en place. A sa tête, De Gaulle adopte d’importantes réformes issues du programme du CNR :

    • Droit de vote des femmes
    • Nationalisation d’entreprises ayant collaboré comme Renault ou dont les activités concernent l’intérêt général (SNCF, énergie…)
    • Accès de tous les Français à la santé, la retraite grâce à la sécurité sociale.

     

    Les Français adoptent par référendum une nouvelle constitution en 1946, qui reconnaît de nouveaux droits sociaux et économiques : c’est la naissance de la IVe République. Mais cette nouvelle République donne trop de pouvoir à l'Assemblée Nationale, De Gaulle quitte le pouvoir.

     

     Padlet 2gm ici !!!

     

    H3 La Seconde guerre mondiale, une guerre d’anéantissement. 1939-1945

     

    Comment a-t-on mis en pratique l’anéantissement d’hommes, de pays, de peuples, de religions, de territoires pendant la Seconde Guerre mondiale ?

     

     

    1. Une guerre planétaire et idéologique

    A. Une guerre longue et planétaire

     

     

    L’Axe : Allemagne / Italie / Japon

     

    Les Alliés : Le R-U et ses colonies, La France jusqu’en 1940, l’URSS puis les USA

     

     

     

     

     

     

     

     

    B. Une guerre aux enjeux idéologiques.

     

    Les deux camps s’affrontent tant sur le plan militaire qu’idéologique. Les nazis dénonçant le communisme et33 s’appuyant sur une propagande antisémite visant les Alliés. Les Japonais cherchent à soumettre une partie de l'Asie, tandis que l'URSS cherche à étendre le communisme. Tandis que les Alliés défendent les valeurs démocratiques contre les totalitarismes.

    L'art est un outil de propagande qui permet de véhiculer des idées.

     

     

    1. Une guerre totale tournée vers l'anénantissement

     

     

    A. Les États-Unis, un pays engagé dans une guerre totale

     

    Guerre totale : Mobilisation humaine, morale et matérielle

     

    En 1941, les États-Unis entrent en guerre et lancent le Victory Program qui doit permettre aux USA de devenir « l'arsenal des démocraties ». L'économie est désormais tournée vers la guerre : la production de l'armement se développe, emprunt de guerre, les femmes travaillent dans les usines... La propagande diabolise l'ennemi, renforce le patriotisme et valorise la population qui travaille à l'arrière.

     

    B. Les violences de la guerre et ses aspects multiformes

     

    La Seconde Guerre mondiale a marqué les esprits par sa violence lors des combats mais également la volonté de tuer des civils et de détruire des villes pour affaiblir l’arrière. La notion d’anéantissement caractérise cette guerre car c’est toute la société qui est victime de ces violences comme le montre les bombardement atomique d'Hiroshima et Nagasaki.

    III. L'extermination de la ghettoïsation à la solution finale.

    Comment les nazis ont-ils décidé d’exterminer une partie de la population ?

    Lors du Protocole de la Conférence de Wannsee le 20 janvier 1942. Les hauts dignitaires nazis décident de la « Solution finale » : destruction totale des Juifs d’Europe.

     

    A. Une mise à l’écart progressive: les ghettos et le travail forcé

     

    Les lois de Nuremberg 1935 interdisent toutes relations entre juifs et aryens et leur retirent la citoyenneté allemande (mort sociale) 1938-1939: spoliation des biens des juifs (mort économique) La population juive est progressivement exclue de la société allemande à travers des lois.

     

     

    Le ghetto de Varsovie est créé en 1940, comme les autres ghettos de Pologne il a pour but d’isoler la population juive . Les juifs sont privés de liberté, soumis au travail forcé et rationnés.

    A partir de 1942 ils sont « transférés » pour  « le repeuplement de l’Est »

    = =

    déportés vers les camps d’extermination

     

    B. Les massacres des Einsatzgruppen, les débuts des génocides

     

     

    Einsatzgruppen: unités mobiles de tuerie nazies agissant sur le front Est

    Génocide: massacre systématique d’une partie de la population

    Shoah: génocide juif

     

    Les Einsatzgruppen avancent sur le front Est. Dès 1941, ils massacrent en masse les juifs et les opposants soviétiques des villes dans lesquelles ils se rendent. Ils les rassemblent et les exécutent par balle dans des fosses communes. Ces commandos de la mort ont tués 1 300 000 personnes.

    C. Un camp d’extermination : Treblinka (juillet 1942-août 1943)

    Les camps d’extermination ou de mise à mort apparaissent dès 1942 après la Conférence de Wannsee qui décide du génocide juif et des modalités de sa mise en place. Dans ces camps comme à Treblinka, on extermine la population juive ou tzigane dans les chambre à gaz (mise à mort industrielle) puis on cherche à « effacer les traces » en brûlant les corps. Les camps d'extermination ne sont libérés qu'en 1945.

    Avec la mise en place des ghettos, les exécutions par balles des Einsatzgruppen et les camps d’extermination les nazis ont commis un crime contre l'humanité  :

    - 5 à 6 millions de Juifs sont exterminés : c’est la Shoah (56% des Juifs européens)

    - Plus de 250 000 Tziganes sont éliminés (34% des Tziganes européens)

     

    Conclusion :

     

    La Seconde Guerre mondiale a été une guerre d’anéantissement au niveau matériel, psychologique mais surtout humain : 50 à 60 millions de morts. La violence a pris des formes multiples: représailles, bombardement des villes, camps de concentration et d'extermination, bombes atomiques. Cette guerre demeure une guerre gravée dans la mémoire collective car l'inimaginable s'est produit : un génocide d'une ampleur sans précédent : la Shoah. Pour qualifier les massacres qui ont visé les civils et juger les coupables aux procès de Nuremberg et de Tokyo de 1945 et 1946 sont crées les termes de génocide et de crime contre l’humanité.

     

    EMC 2. Les institutions de la Ve République en France



    1792-1799 : Ier République

    1848 -1852: II République

    1870-1940 : III République

    1946-1958 : IV République

    1958-... : Ve République



    Il faut distinguer la forme d'un régime politique et sa nature.

    La Forme dépend du chef de l’État : République ou Monarchie. Ici: une ou plusieurs personnes qui ont été désignées pour diriger le pays.

    La Nature dépend de l'origine du pouvoir , des personnes qui l'exercent, et de la société.

    Ex : régime autoritaire et dictatorial ou régime parlementaire et démocratique.



    1. Les institutions démocratiques en France



    1) La constitution : loi fondamentale



    La France est un État républicain et démocratique.

    La Constitution est la loi suprême en France, elle est en place de puis 1958. Elle organise la répartition des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire et définit les institutions comme le Parlement ou le président.



    2 ) la séparation des pouvoirs garantie de la démocratie



    • Le pouvoir exécutif (exécute la loi) avec le président de la République (qui est élu pour cinq ans au suffrage universel , il nomme le gouvernement, dirige la diplomatie et est chef des armées ; il peut dissoudre l’Assemblée nationale et prendre les pleins pouvoirs en cas de crises graves) et le Gouvernement :le 1er ministre et les différents ministres
    • Le pouvoir législatif (fait la loi): l’Assemblée nationale et le Sénat. Les députés et les sénateurs, modifient, débattent puis adoptent ou rejettent les textes de lois proposés.

     

    • Le pouvoir judiciaire (fait respecter la loi) est formé par les personnels de la justice indépendants

     

    Tous sont contrôlés par des conseils indépendants :

    • Conseil Constitutionnel : vérifie que les lois sont conformes à la constitution
    • Conseil d’État conseille le gouvernement, émet des avis
    • La Cour des comptes surveille le budget de l’État 

    3) Le parcours d'une loi

    L’élaboration de la loi.

     

    Qui propose les lois ? le gouvernement ou le parlement

    Elle est présentée en conseil des ministres.

    L’Assemblée Nationale et le Sénat doivent voter la loi.

    En cas de désaccord ou de modifications les 2 assemblées se renvoient la loi pour l’adopter c’est la navette parlementaire.

    En cas de désaccord persistant, une commission mixte paritaire est chargée d’élaborer un projet de loi commun, en dernier recours c’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot.

    La loi peut être contrôlée par le Conseil Constitutionnel.

    Une fois votée, elle doit être promulguée par le Président et paraitre au Journal Officiel pour pouvoir être appliquée.    

     

    II. Les différentes formes de participations démocratiques

    1)les partis politiques acteurs du débat démocratique

    Le citoyen participe à la vie politique en défendant ses idées notamment dans les partis. La démocratie est fondée sur la participation des citoyens à la vie politique de leur pays.

    Les partis politiques (286) permettent aux citoyens de se regrouper et de s’organiser pour mieux s’exprimer et pour agir. Ils informent, critiquent et fournissent des représentants des différentes opinions qui prédominent dans le peuple. Leur nombre est la garantie du pluralisme politique et de la liberté d’opinion.

    pluralisme: expression de la diversité des opinions.

    militant: adhérent actif qui accepte de faire bénévolement un travail de terrain et de participer à la vie du parti.

    adhérent: personne affiliée à un parti politique dont elle possède la carte après avoir payé une cotisation.

     

    En démocratie, on peut agir de multiples façons : participations aux activités d’une association, bénévolat, manifestation, pétition.

    2. Les syndicats et la défense des travailleurs

    Les syndicats défendent les droits sociaux et économiques de groupes en utilisant des moyens d’expression collectifs . Ils sont acteurs du dialogue social entre l’État, les employeurs et les salariés, et signent avec eux des conventions collectives destinées à améliorer les conditions de travail.

    Les délégués syndicaux, nommés parmi les militants des différents syndicats, jouent aussi un rôle de conseiller au sein des entreprises

    3 . Les associations pour promouvoir le « vivre ensemble »

    Une association : un ensemble de personnes unies pour faire une action commune.

    Les associations en France (loi de 1901) : sont à but non lucratif . Elles vivent grâce aux dons et au bénévolat mais aussi grâce des subventions de l'État ou des collectivités territoriales. Elles fonctionnent avec des salariés qui sont près de deux millions, mais surtout avec des bénévoles qui sont plus de 10 millions.

    Un bénévole : quelqu’un qui travaille gratuitement et volontairement.

    Il existe environ un million d’associations en France dans de nombreux domaines : surtout sportives ou de quartiers, mais aussi dans l’aide humanitaire (des ONG : Organisations Non Gouvernementales) ...



    Conclusion : La Ve République est une démocratie, les citoyens peuvent participer activement à la vie politique et sociale à travers les partis politiques, les syndicats et les associations. L’engagement est un droit essentiel du citoyen mais aussi l’un de ses devoirs. La citoyenneté est liée aux valeurs de respect des autres (civilité) et de respect de l’environnement (éco-citoyenneté ) sans lesquelles il est impossible de vivre ensemble en société

     

     

     

    Lien Padlet vers les espaces productifs cliquez ici !!!

     

    G2 : Les espaces productifs du territoire français.

     

    Un espace productif est donc un espace aménagé et mis en valeur pour une activité économique, ils sont soit agricoles (secteur primaire), industriels (secteur secondaire) ou liés aux services (secteur tertiaire).

    L’importance de ces espaces a changé : les secteurs primaire et secondaire emploient de moins en moins de personnes, alors que les emplois tertiaires sont en plein développement.

     

     

    Comment se caractérisent, se répartissent et évoluent les espaces productifs du territoire français ?

     

    I/ Quelles mutations connaissent les espaces industriels français ?

    A/ Un exemple d’espace industriel : Aerospace Valley

     

    Pôle de compétitivité : regroupement sur un même territoire d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche pour mettre en œuvre des projets de hautes technologies

     

    Toulouse, métropole de la région Occitanie, est le centre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Aerospace Valley. Elle regroupe des activités de recherches, de fabrication (assemblage de l’airbus A380) et de formation dans l’aérospatiale et l’aéronautique. C’est ce qui en fait un pôle de compétitivité qui dynamise tout le Sud-Ouest de la France. Plusieurs acteurs locaux comme la région, et nationaux (Etat) travaillent ensemble pour faire de ce pôle local un centre national voire international.

     

    b. Un poids régional, national et européen.

    B/ Un territoire inégalement industrialisé.

    Industrie : activité qui consiste à transformer des produits bruts en produits fabriqués.

    Les activités industrielles emploient encore 14,7% des actifs. Même si elles sont en diminution, la France reste la 5 eme puissance industrielle mondiale et la 2eme en Europe.

    Les espaces industriels connaissent des changements à cause de la mondialisation .

    Certains sont en crise, comme les industries traditionnels du Nord et de l’Est (métallurgie, charbon…) et se reconvertissent en s’adaptant à la demande mondiale.

     

    Reconversion : changement d’activité Ex le Louvre Lens

     

    Les industries regroupes les centres de production, les centres de recherches et les écoles de formations au sein des pôles de compétitivité. Ils se situent le long des réseaux de transports et dans les métropoles. Ces nouveaux espaces industriels dynamiques du Sud et de l’Ouest sont soutenus par l’État.

    Les espaces les plus dynamiques restent les régions parisienne et lyonnaise .

     

    II/ Comment les espaces agricoles se transforment-ils ?

    A/ Un exemple : Le Comtat Venaissin

    Le Comtat Venaissin se situe dans la région PACA entre les villes de Carpentras, Avignon et Cavaillon. C’est une région très fertile grâce au climat et aux canaux d’irrigation. La région est spécialisée dans la production maraîchère et fruitière.

    Cette spécialisation sur un terroir soumis à la fréquence du mistral a obligé les paysans a transformé le paysage en plantant tout un réseau de haies de cyprès.

    Les productions sont écoulées aux M.I.N. (marchés d’intérêt nationaux). Elles ont permis la création d’usines de fabrication de cagettes, usines de transformation (conserves...) et surtout la création d’un important pôle de logistique.

    Face à la concurrence de l’Espagne et du Magrheb, le modèle du Comtat Venaissin (petits champs et irrigation) est remis en cause. Les agriculteurs s’adaptent : certains s’orientent vers le bio, d’autres vers la culture intensive, sous serre chauffée et hors sol.


    B/ Un territoire agricole diversifié et de plus en plus spécialisé.

    France est la 1ère puissance agricole de l’UE et la 4e puissance agricole mondiale. Bien qu’il n’y ait que 3 % d’agriculteurs, les espaces productifs agricoles occupent 59 % du territoire national.

    Pour s’intégrer à la mondialisation, l’agriculture a dû  augmenter ses rendements en :

    -se modernisant  (mécanisation, engrais, pesticides)

    -spécialisant ses productions : céréaliculture, viticulture, horticulture. 

     

    Face aux régions productrices de grandes cultures céréalières ou d’élevage intensif, s’opposent les territoires de polyculture en recul et mal intégrés aux marché européens et mondiaux.

    Les espaces agricoles sont aujourd’hui intégrés à l’industrie agroalimentaire ce qui leur permet d’avoir des débouchés au niveau international.

    Cette modernisation a eu de nombreuses conséquences sur l’environnement et, en réaction, se développent de nouvelles pratiques agricoles : on parle d’agriculture durable.



    III/ Comment fonctionnent et évoluent les espaces tertiaires français ?

     

    A/ Un exemple : le Mont Saint Michel.

     

    Le Mont-Saint-Michel est le site touristique le plus fréquenté parmi ceux qui se trouvent en dehors de l’Ile-de-France. C’est un espace productif tertiaire (commerces et activités touristiques diverses) qui cherche à attirer des visiteurs toujours plus nombreux sans détruire l’écosystème fragile.+ coller la carte mentale complétée.

     

     

     

     

    B/ Un tertiaire qui façonne de plus en plus le territoire français.

     

    Première destination touristique mondiale avec 80 millions de visiteurs par an.

    La France bénéficie de nombreux atouts et espaces touristiques historiques, verts, balnéaires, montagnard, grâce à la diversité des climats, des paysages et de son patrimoine culturel.

    Mais les activités de service sont surtout concentrées dans les villes et les métropoles qui sont donc aussi des espaces productifs tertiaires. 78% des français travaillent dans le secteur des services  : on parle de société tertiarisée.

     

    Service : c’est la mise à disposition d’une capacité technique (transport, commerce) ou intellectuelle (médecins, enseignants, chercheurs). Elle est utile aux personnes et aux entreprises

     

     

    Conclusion : Comment se répartissent et évoluent les espaces productifs français ? Fiche de travail n°1

    Les espaces productifs français ont connu d’importantes mutations ces dernières années. Suite à la crise des industries traditionnelles et à l’émergence de pôles de compétitivité, les espaces industriels ont vu leur répartition changer profondément. La production agricole, si elle emploie de mois en moins d’actifs, est très productive et connectée à une industrie agro-alimentaire intégrée à la mondialisation. Les activités de service se concentrent enfin dans les métropoles à l’exception des activités touristiques qui se développent à travers le territoire. Chacun évolue en tentant de suivre les règles d’un développement durable.

     

     

    H2 : Démocraties fragilisées et expériences totalitaires (1919-1939)

    Liens Padlet :

    URSS de Staline cliquez ici!!

    Allemagne nazie cliquez ici

    Front populaire cliquez ici

     

     

    Introduction :

     

    Après la Première Guerre mondiale, l'Europe vit une relative prospérité économique : ce sont les années folles. Mais politiquement, l’Europe des traités est affaiblie et divisée. Elle est ensuite gagnée par une crise économique (crise de 1929)  et politique (montée des dictatures). C’est dans ce contexte que plusieurs régimes totalitaires apparaissent et que les démocraties se retrouvent fragilisées.



    Comment la crise favorise t-elle les expériences totalitaires et fragilise-t-elle les démocraties ?





    I. Quelles formes prennent les régimes totalitaires en URSS et en Allemagne ?



    A. L'URSS de Staline



    1. Lénine et les bases du totalitarisme soviétique

     

    Dès 1917, pour faire face à la guerre civile et permettre l'avènement de la société communiste, Lénine met en place une nouvelle forme de dictature. Le parti communiste devient le seul parti autorisé, il encadre la société, par exemple les syndicats et cherche à embrigader la jeunesse pour permettre la naissance de « l'Homme soviétique ».

     

    Le projet communiste est d'instaurer une société égalitaire, sans différence de classe sociales ni de nation, dans laquelle les moyens de production sont entre les mains des prolétaires (travailleurs).



     

    2. La Stalinisation : le régime soviétique mis au service de Staline

     

    • Au niveau économique :

     

    Pour permettre la collectivisation et l'avènement de la société communiste, le Parti communiste dirige la collectivisation forcée des terres. Les paysans aisés, les Koulaks, qui n'adhèrent pas à ce projet sont qualifiés d' « ennemis de classe » et exterminés ou déportés au Goulag, grâce à la police politique, le NKVD. Le Goulag est également pour le régime un outil pour industrialiser le pays.

     

    • Au niveau politique :

     

    L'emprise de Staline sur le parti communiste et la société soviétique instaure une véritable terreur : en 1937 et 1938 ce sont presque 1, 5 millions de soviétiques qui sont victimes du NKVD. La délation, les arrestations massives, l'envoi au Goulag et les exécutions sont massives.

     

    • Dans la société :  

       

    Tous les médias (radio, presse, affiches…) glorifient le communisme et surtout Staline, qui devient un être exceptionnel, admiré, voire divinisé: on aboutit à un culte de la personnalité.

    Ex : poème paru dans la Pravda(journal officiel) présentant Staline comme un sauveur

    affiche Staline « le petit père des peuples »

     

    Bilan sur l'URSS de Staline :

     

    Afin de pouvoir mettre en place le communisme, Lénine instaure la dictature du prolétariat en faisant du parti communiste un parti unique disposant d'un vaste contrôle sur la société. Il organise également l'encadrement de la jeunesse par les Komsomols afin de faire naître un homme nouveau, « l'homme soviétique ». Staline renforce le contrôle du parti communiste sur la société en instituant la terreur grâce à la police politique, le NKVD contre ceux qu'il désigne comme des ennemis de la classe ouvrière ; et en mettant en place un véritable culte de la personnalité grâce à la propagande.

     























    B. Le nazisme : un totalitarisme raciste

     

    1.L'arrivée d'Hitler au pouvoir

     

    Après la Première Guerre mondiale, une République (la République de Weimar) est établie en

    Allemagne. Mais elle est contestée politiquement (crise économique de 1929) avec la montée du chômage, les partis extrémistes obtiennent de plus en plus de suffrages (les nazis à l’extrême droite et les communistes à l’extrême gauche).

     

    En 1932, le Parti nazi devient la première force politique en Allemagne et il remporte les élections législatives. Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier par le président de la République. En mars 1933, il se fait accorder les pleins pouvoirs. En juillet 1933, le N.S.D.A.P. devient parti unique, les syndicats sont supprimés et la presse est censurée.

     

    A la mort du président de la République en 1934, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de chef de l’Etat : il devient Reichsführer. Il supprime ainsi la démocratie et instaure la dictature du IIIe Reich.

     

     

    2. Quel est le projet proposé par le nazisme ?

     

    Racisme : idéologie selon laquelle l'espèce humaine est divisée en race et il existe une « hiérarchie » parmi ces races.

     

    Guidé par une idéologie raciste, Hitler met en place un régime antisémite dans lequel les juifs sont exclus de la société par les lois de Nuremberg en 1935. Ils sont victimes de nombreuses violences et humiliation.

     

    Pour les nazis, l'Allemagne doit conquérir un « espace vital » pour permettre aux aryens, la « race supérieure », de s'épanouir au détriment des populations slaves considérées comme inférieures. Pour réaliser ces objectifs l'économie du Reich (nom de l'empire allemand) est orientée vers la guerre

     

     

    3. Comment le NSDAP est-il parvenu à imposer son projet à la société allemande ?

     

    Afin de pouvoir réaliser son projet, le régime nazi a besoin du consentement de la population. L’embrigadement de la population par le biais des jeunesses hitlériennes, la propagande et la censure ainsi qu’une politique sociale en faveur de la partie de la population correspondant au mythe de l’aryen sont mise en œuvre. Mais, pour obtenir ce soutien il faut terroriser et éliminer tout ceux qui ne correspondent pas à ce projet.

     

    SS : sections de protection du Parti nazi crée en 1925. La SS devient peu à peu un véritable empire dans l’Etat nazi : son chef est nommé ministre de l’intérieur en 1936, elle contrôle les camps de concentration.

     

    Pour le gouvernement nazi, police et justice doivent éliminer les « ennemis du peuple allemand ». La Gestapo (police secrète d’Etat) est une véritable police politique issue de la SS. Tous ceux qui ne correspondent pas au projet raciste des nazis sont pourchassés ou exclus de la société : malades mentaux, juifs, tziganes, homosexuels, opposants politiques et syndicalistes. En mars 1933 ouvre Dachau, le premier camp de concentration afin de « protéger » la société et de rééduquer les opposants politiques.

     

     

     

    Bilan  sur l' Allemagne nazie :

    Arrivé au pouvoir en janvier 1933, Hitler met en place un régime totalitaire au service d’une idéologie raciste. Afin de permettre le règne de la « race supérieure » (« la race aryenne »), le parti unique obtient le consentement d’une partie de la population allemande grâce à la propagande et à l’embrigadement tout en utilisant la terreur pour isoler les « ennemis du peuple aryen ».

     

     

     

    URSS de Staline

    (1924-1953)

    Allemagne nazie d’hitler

    (1933- 1945)

    Point

    Commun :

    Même système politique

    Régime

    totalitaire

    dictature

    Le pouvoir d’un seul homme et d’un seul parti

    Staline et le parti communiste ont tous les pouvoirs

    Hitler et le parti national-socialiste (ou nazi) ont tous les pouvoirs

    Une population surveillée et terrorisée

    • La pop. est surveillée par une police politique (NKVD, puis KGB)

    • déportation en camps de concentration, le goulag (koulaks…)

    • purges de 1936-1938 : procès de Moscou

    • 1937-38 "Grande Terreur" 800 000 morts

    • La pop. est surveillée par une police politique : la gestapo + S.A. (milice) et S.S. (garde personnelle d’Hitler)

    • Déportation en camps de concentration (démocrates, communistes, juifs…)

    Les libertés sont

    supprimées

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti communiste), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

     

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti nazi), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

    • autodafé (on brûle les livres)

    Population

    embrigadée

    Encadrement de la population dans des organisations

    • dans des organisations communistes :

    Ex : Jeunesses communistes

    • dans des organisations nazies : travail, loisirs, écoles…

    Ex : Jeunesses hitlériennes

    La propagande est

    partout

    • culte de la personnalité : Staline

    • réussites du communisme

    • grandeur de l’URSS

    • culte de la personnalité : Hitler est le führer (le chef)

    • nationalisme et racisme : grandeur et supériorité de l’Allemagne (race aryenne)

    Différences au niveau idéologique

    Parti politique unique au pouvoir

    Parti communiste : parti d’extrême-gauche

    Parti nazi : parti d’extrême-droite

    Idéologie différente

    (idées politiques différentes)

     

    Une économie étatisée (tout appartient à l’État communiste et l’État définit la politique économique) : collectivisation des terres, nationalisation, planification et industrialisation.

    Idéologie internationaliste (seule compte la distinction entre classes sociales et non celle entre pays)

    Nazie :

    Idéologie raciste (supériorité de la race aryenne) et antisémite (exclusion puis extermination des juifs), une économie contrôlée par l’État mais où les entreprises sont privées (n’appartiennent pas à l’État), une économie tournée vers la guerre, une politique expansionniste (« espace vital » : conquêtes à l’est de l’Allemagne)

     

     

    II/ La France, une démocratie fragilisée



    A. Un pays touché par une crise aux multiples facettes



    En 1931, une profonde crise économique touche la France, la production industrielle et les exportations chutent. Cette crise devient vite sociale en entraînant un chômage de masse et des manifestations de la faim. Mais la crise est également politique. En effet, la République doit faire face à une grande instabilité ministérielle (5 gouvernement se succèdent) et à d’importants scandales politico-financiers. Des organisations antiparlementaires d’extrême droite profitent de ces scandales pour dénoncer la « République des voleurs » et organisent une manifestation devant la chambre des députés le 6 février 1934. La manifestation dégénère en causant 15 morts et la démission du président du Conseil.

     

    B. Le Front populaire, le sursaut démocratique

    Face au danger que représentent les ligues d'extrême droite, les partis de gauche (SFIO, Parti Communiste et Radicaux de Gauche) se rassemblent dans le Front Populaire et gagne les élections législatives en 1936 : le nouveau gouvernement est dirigé par Léon Blum (socialiste).

    Pour satisfaire les revendications des salariés en grève, d'importantes réformes sociales sont adoptées :

    Les accords de Matignons signés entre les syndicats, le patronat et le gouvernement garantissent de nouveaux droits aux salariés : des augmentations de salaires jusqu’à 15% et des droits syndicaux (comme la création des délégués du personnel). Des lois sociales limitent la semaine de travail à 40 heures et crées 2 semaines de congés payés.

     

    Guernica 

     

    Bilan La France du front populaire :

     

    La fin de la Première Guerre mondiale entraîne le retour de l’opposition politique et de la vie démocratique dans les années 20. La révolution russe a pour conséquence en 1920 la division de la gauche entre les socialistes et les communistes. Face à la profonde crise économique et politique que traverse l’Europe dans les années 30, ainsi qu’à la montée de l’extrême droite, la gauche s’unit au sein d’un Front Populaire. Le gouvernement de Léon Blum engage d’importantes réformes sociales. Cependant les divisions politiques (dans le domaine économique et au sujet de la politique étrangère) mettent fin au gouvernement de Front populaire, et Léon Blum démissionne en juin 1937.

     

    Conclusion « la marche à la guerre »

     

    Dès 1935, l’Allemagne nazie multiplie les coups de force : annexion de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie en 1936, Anschluss avec l’Autriche en 1938, annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie en 1938 et 1939. Les démocraties laissent faire devant les justifications germanophones d’Hitler lors de la Conférence de Munich de 1938. C’est en fait la marche vers la Seconde Guerre Mondiale.

     

     

    EMC 1 : La République et la citoyenneté

    Lien Padlet : Réviser EMC 1 !!!!!

     

     

     

    I. Les valeurs, les principes et les symboles de la République

     

    A. Des symboles hérités de l'Histoire

     

     

     


        L'article 2 de la Constitution reconnaît 3 symboles officiels  :
    «  La langue de la République est le français.
    L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
    L'hymne national est la "Marseillaise".
    La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité".
    Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple
    et pour le peuple.  »   

     

    Traditionnellement sont associés aux symboles officiels l’effigie: Marianne et la fête nationale : le 14 juillet …

     

    Tous ces symboles sont nés pendant la Révolution française. Ils sont devenus officiels pour la plupart pendant la IIIe République (1870-1940), ils rappellent comment le peuple a su conquérir sa liberté et instituer une démocratie.

     

     

     

     B. Les symboles et la langue française au quotidien

     

     

     

    Ces symboles sont présents dans la vie de tous les jours. Ils identifient les documents officiels et sont présents lors des cérémonies officielles (fête nationale), des commémorations, des cérémonies intimes (mariage, parrainage civil..) ou des rassemblements sportifs.

     

    Le français est la langue de la République, celle autour de laquelle son histoire s'est construite. Le Français est la langue officielle, partagée par l'ensemble des citoyens. Elle permet l'unité de la nation, cependant les langues régionales sont reconnues.

     

     

     

    1. Les principes de la République

     

     

    Démocratie : Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.

     


    République : Forme d'organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l'exercent en vertu d'un mandat conféré par le corps social. (En ce sens « république » s'oppose à « monarchie », mais ne se confond pas avec « démocratie », dans l'hypothèse, par exemple, d'une restriction du suffrage.)

     

     

     

    Les principes de la République sont inscrits dans la Constitution , ils doivent permettre d'atteindre les valeurs de la Républiques énoncées dans sa devise.

     

     

     

    La France est « une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. ».

     

    • Le droit s'applique partout sur le territoire et de la même manière. (indivisible)

    • Les citoyens exercent leur pouvoir par l'intermédiaire de leurs représentants élus. (démocratique)

    • La laïcité affirme la liberté de conscience et la neutralité de l’État et de l'école vis à vis des religions. (laïque)

    • Enfin la République est sociale, elle cherche à réduire les inégalités. (sociale)

     

    De nouveaux principes ont été définis depuis les années 2000 :

     

    • la décentralisation de l'organisation de la République

    • la parité ; l'égal accès aux mandats électoraux des hommes et des femmes

    • le développement durable à travers le respect de la charte de l'environnement

     

     

     

    1. Nationalité et citoyenneté française dans l'Union européenne

     

    nationalité : appartenance d'une personne à une nation

     

     

     

    citoyen : personne reconnue comme appartenant à une communauté politique à laquelle il a le droit de participer.

     

     

     

    A. Être français et devenir français

     

     

    Avoir la nationalité française, c'est appartenir à une communauté nationale : la nation, le peuple français.

     

    La nationalité s'acquiert soit par filiation : les deux parents sont français (droit du sang), soit par naissance en France (droit du sol), soit par acquisition (naturalisation, mariage au bout de 4 ans, adoption). En cas de motifs graves, on peut perdre ou être déchu de sa nationalité.

     

    En France, la citoyenneté est historiquement liée à la nationalité. La nationalité est une condition nécessaire pour avoir la qualité de citoyen

     

     

     

    B. Des droits et des devoirs variés

     

     

     

    Avoir la nationalité française permet d'obtenir la citoyenneté et donne des droits politiques comme voter et être élu.

     

    Citoyens et non citoyens détiennent des droits économiques et sociaux comme le droit à la santé à une protection sociale, à l'instruction, au travail, d'adhérer à un syndicat... Ainsi que des droits civils comme la liberté d'expression, d'association de religion, de circulation, du respect de la vie privée...

     

    Cela implique des devoirs comme respecter la loi, être juré en cour d'assises et payer ses impôts, les citoyens doivent participer à la défense de leur pays.

     

     

     

    Civilité : vivre en citoyen autour des valeurs de respect, de reconnaissance mutuelle et de tolérance.

     

     

     

    Civisme : remplir ses devoirs à l'égard de l’État et des autres citoyens au nom de la solidarité.

     

     

     

     

    1. La citoyenneté européenne

     

     

    La citoyenneté européenne offre un certain nombre de droits à l'intérieur de l'Union européenne : droits de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen de Strasbourg et aux élections municipales, droit de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, droit de pétition devant le Parlement européen, liberté de circulation et de séjour, protection diplomatique et consulaire.

     

     

     

     

    Conclusion :

     

    On identifie la République française à travers ses symboles, valeurs et principes hérités de son histoire. La nationalité permet de devenir citoyen et de participer à la vie politique de son État. Tout résident sur le territoire national bénéficie de droits civils, économiques et sociaux. La citoyenneté Européenne donne des droits dans les 28 États membres.

     

    Thème 1 : Dynamique territoriale de la France contemporaine

     

    G1 : Les aires urbaines, une nouvelle géographie de la France mondialisée 

     

    Quels sont les effets de l'urbanisation sur le territoire français ?

     

     

    I. Un territoire dominé par l'urbanisation

     

    Comment l'étalement urbain mène-t-il à de nouveaux aménagements dans les villes et à de nouvelles utilisations des espaces périurbains ?

     

     A. Des aires urbaines qui s'étendent, l'exemple de Paris

     

    Aire urbaine : Ensemble géographique composé d'une ville-centre, d'une banlieue et d'une couronne périurbaine dont au moins 40% des habitants travaillent dans la ville-centre.

     

     L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de plusieurs espaces organisés en auréoles:

     

    • Le centre-ville regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde.

     

    • La banlieue, autour du centre-ville, regroupe des espaces résidentiels anciens de pavillons et de barres d’habitation, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville.

     

    • La couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs).

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.

     

     

    Schéma l'étalement des aires urbaines

     

     

    B. Un espace en constante évolution

     

     Face à l'étalement constant des espaces urbanisés des conflits d'usages apparaissent entre rurbains et ruraux :

     - artificialisation des sols

    - mitage, grignotage des terres agricoles au profit de nouveaux lotissements

    - utilisation accrue de la voiture : pollution

     

     

    De nouveaux défis pour l'aire urbaine de Paris :

     

    • Amélioration des réseaux de transports (projet du Grand Paris)

    • Protection des espaces verts, zones naturelles et des forêts

    • Dans les quartiers les plus densément peuplés : développer des projets d'écoquartier, pistes cyclables...

     

     Le développement durable est censé assurer un développement économique dans les aires urbaines, tout en assurant une qualité de vie à la population et en respectant l'environnement.

     

    C. Pour rester un métropole mondiale

     

      Paris est une métropole mondiale attractive. Elle attire étudiants, chercheurs et entreprises du monde entier. Son rayonnement international est facilité par ses infrastructures de transports ( deux aéroports internationaux) et les différents lieux de commandement qu'elle abrite (culturels, politiques, économiques...).

     

            II. Les aires urbaines et l'organisation du territoire français

     

     

    A. Le phénomène de métropolisation

     

       85% des français habitent dans les aires urbaines, la majorité d'entre-elles sont des métropoles régionales qui concentrent les pouvoirs politiques, culturels et économiques. Cependant, elles ne sont pas toutes intégrées à la mondialisation, Paris domine cette hiérarchie urbaine.

     

    Métropolisation : concentration des hommes, des activités, et des fonctions de commandement dans des zones urbaines de plus en plus étendues.

     

    B. Une population mobile

     

    Par rapport aux autres pays européens , la France paraît un pays peu peuplé en Europe et sa population est vieillissante.

     

    Les espaces les plus urbanisés sont les pôles urbains (le plus peuplé étant Paris : 20% de la population) , les littoraux, les couloirs de circulation, les DROM et les régions frontalières proches de la mégalopoles européennes. Le phénomène de métropolisation est également important et se manifeste avec la périurbanisation.

     

    Les régions du Sud et de l’Ouest restent très attractives et provoquent des migrations inter-régionales en raison de la qualité de vie (héliotropisme et littoralisation).

     

    Cette répartition s'explique en partie par l’industrialisation du XIXe siècle qui a poussé la population à quitter les campagnes pour les villes : c’est l’exode rural.

     

    Héliotropisme : attirance pou les régions ensoleillées

    Littoralisation: concentration des hommes et des activités sur les littoraux

     

    DROM: Départements et Régions d'Outre-Mer

     

     

     

     

     


     

     

    Conclusion :

     

    Avec ses 67 millions d'habitants, la France est un pays qui a su s'adapter et aménager son territoire, aujourd’hui la périurbanisation est un phénomène important qui préoccupe de plus en plus les pouvoirs politiques car ses conséquences sur l'agriculture et l'environnement sont préoccupantes.

     Pour réviser le 1er chapitre de Géographie, une page Padlet cliquez ici:  G1 Les aires urbaines

     

     

    Thème 1 : L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)

    H1 : Civils et militaire dans la Première Guerre mondiale

     

     

    Problématique : Comment les civils et les militaires ont-ils vécus la Première Guerre mondiale ?

     

    Introduction :

     

    Les rivalités impériales entre les grandes puissances coloniales mais aussi celles qui désirent le devenir, les tensions nationalistes (ex : la Serbie réclame son indépendance), la course aux armements mènent à la crise de 1914.

     Avec l'assassinat de François-Ferdinand, hériter d'Autriche-Hongrie, l'Europe entre en guerre en raison de son système d'alliances.

     

    Triple Entente : Royaume-Uni, France, Italie, États Unis après 1917, Russie jusqu'en 1918.

     Triple Alliance : Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman

     

    Dates des phases Nom des phases Déroulement
    28 juin 1914 Assassinat de l’archiduc Fr.-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo L’assassinat de l’héritier de l’Autriche-Hongrie entraîne l’Europe dans la guerre
    Août-déc. 1914 Guerre de mouvement Les deux camps tentent de contourner l’adversaire avant la mer  : échec
    Déc. 1914-mars 1918
    Guerre de position Le front se stabilise. Les armées s’enterrent dans des tranchées  : le conflit s’enlise.
    Printemps 1918-nov. 1918 Guerre de mouvement 1917  : les États-Unis entrent en guerre du côté allié alors que la Russie quitte le conflit. Les Allemands repassent à l’offensive  : victoire des Alliés.
    11 nov. 1918 Armistice  : fin des combats Des conférences pour la paix sont organisées à Versailles dès 1919.

     

     

     I. Une guerre d'une violence extrême

     

     A. Pour les soldats sur le front

     

    • L’expérience des tranchées et la bataille de Verdun

     

    Durant cette phase de guerre de position, les poilus se protègent dans les tranchées, vastes fossés creusés dans le sols pour se protéger des attaques d'artillerie. Les conditions de vie des soldats sont dures : froid, maladie, poux, faim, peur… A cela s'ajoute, la violence des combats et des nouvelles armes utilisées (gaz asphyxiants, obus, grenades, lance-flamme, tanks, avions….) conçues pour blesser et tuer. C'est une véritable guerre industrielle.

     

    Du 21 février au 19 décembre 1916, l'Allemagne lance une grande offensive sur Verdun. Cette bataille symbolise l’enfer de la guerre des tranchées par sa violence et les moyens mis en œuvre : : 1 millions d'obus tirés le 1er jour, 300 jours de combats, 300 000 morts et 400 000 blessés.

     

     B. Pour les civils, le génocide des Arméniens

     

    Correction sous forme de paragraphe : Le génocide des Arméniens

     

    En 1915, l'empire Ottoman est allié à l'Allemagne dans la Triple-Alliance pendant la Première Guerre mondiale. Les Arméniens, un minorité chrétienne orthodoxe de l'empire Ottoman est montrée du doigt et va être victime du premier génocide du XXe siècle.

     

     L'empire Ottoman est peuplé de différentes minorités. Le gouvernement Ottoman, essentiellement composé de Turcs musulmans, accuse les Arméniens orthodoxes d'avoir donner des informations à la Russie (elle aussi orthodoxe et membre de la Triple-Entente). Suite à une défaite militaire contre les Russes, les Arméniens sont accusés de trahison envers leur pays, l'empire Ottoman profite du désordre international provoqué par la Première Guerre mondiale, pour organisé un massacre de masse sur son propre territoire.

     

     Leur extermination est décidée et organisée par le gouvernement Ottoman. C'est une véritable violence de masse qui touche d'abord l'élite intellectuelle puis tous les civils. Les autorités turques utilisent les pillages, les viols, les déportations sans eau ni nourriture et les fusillades pour éliminer les Arméniens. C'est un véritable génocide : extermination intentionnelle et systématique de tout un peuple.

     

     Ce génocide est presque passé inaperçu pendant la Première Guerre mondiale, alors même qu'il a fait entre 1 200 000 et 1 500 000 victimes. Les survivants fuient l'empire Ottoman et se dispersent dans le reste du monde, c'est une diaspora.

     

     II. Les civils mobilisés dans une guerre totale

     

     

     L'ensemble de la société participe à l’effort de guerre, civils comme militaires, les métropoles comme les colonies : c'est une guerre totale.

    Dans les territoires occupés les civils subissent des bombardements, des violences, parfois le travail forcé et le rationnement.

      

    III. L'Europe fragilisée par la guerre

     

     A. La Révolution russe 

     

      Révolution de février 1917 Révolution d'octobre 1917
    Par qui ? Ouvriers, femmes et soldats Bolcheviks
    Pourquoi ? Finir la guerre, voter, rations alimentaires Hausse des prix, signer la paix
    Comment ?

    Grève, manifestations

    mouvement spontané

    Coup d’État organisé par Lénine et Trotski
    Où ? Petrograd Petrograd
    Conséquences ? Abdication du Tsar Nicolas II et gouvernement provisoire mais désordre et affaiblissement de l’État

    Gouvernement bolchevik

    Signature de la paix avec l'Allemagne

    Guerre civile entre les bolcheviks et leurs opposants

     Après la révolution d’octobre (nov. 1917), Lénine met en place un régime communiste et signe la paix. Il fonde un nouvel État en 1922  : l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS)

     

     Le succès de la révolution communiste en Russie et les privations causées par la guerre inspirent les ouvriers européens mais ces révoltes sont réprimées dans le sang.

     

     B. Des sociétés fragilisées par un bilan humain et materiel terrible

     

    La fin de la guerre révèle les destructions en France (Nord, Est) et en Belgique, l'Europe est ravagée. Certaines zones doivent être reconstruites.

     

    La guerre fait 8-10 millions de morts et autant de veuves et orphelins,les blessés et les invalides se comptent par millions (gueules cassées). Le traumatisme de la guerre chez les soldats et les civils est fort. La réinsertion des anciens combattants est difficile, des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la Der des ders.

     

     C. Un règlement de la guerre contesté, une paix manquée ?

     

    L’Arrêt des combats est signé à Rethondes le 11 novembre 1918, c'est l'armistice.

     

     Le Traité de Versailles est signé le 28 juin 1919, la responsabilité du conflit et des dégâts sont imputés à l'Allemagne et ses alliés.

     

    Les conditions sont très dures : démilitarisation, réparations financières, pertes territoriales (1/7 du territoire allemand :Alsace-Lorraine, Dantzig, colonies ) L’Allemagne parle de Diktat.

     

    De nouvelles frontières sont redessinées, sur le principe d'un État = une nation. La Société Des Nations (SDN) est censée sauvegarder la paix en Europe, mais ce redécoupage territorial et le traité de paix imposé par les vainqueurs ravivent les tensions.

     

    Conclusion : La Grande Guerre aura été une guerre totale, mobilisant et traumatisant par sa violence de masse civils comme militaires. Cette guerre industrielle aura marqué ses contemporains et aura donné naissance au premier génocide du XXe siècle.

     Un lien vers une page Padlet avec de nombreuses vidéos pour réviser

    padlet 1GM





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