• T1/1 CHAPITRE 1 :

    LES AIRES URBAINES FRANÇAISES DANS LA MONDIALISATION

     

     

     

    Introduction

     

    85 % de la population française vit aujourd’hui dans une aire urbaine.

     

    Avec l’étalement des villes, la limite entre ville et campagne est moins nette et l’espace urbanisé s’étend rapidement (un quart  de la superficie de la France). . Cela se traduit par une occupation des territoires particulière et par une mobilité des hommes nouvelle.                                                                                     

     

    Question : Comment les aires urbaines françaises organisent-elles le territoire à l’heure de la mondialisation?

     

    I/ Les aires urbaines influencent le territoire français

     

                A. L’exemple de l’aire urbaine de Paris

     

    L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de  plusieurs espaces organisés en auréoles:  

     

    - Le centre-ville regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde. 

     

    - La banlieue, autour du centre-ville, regroupe des espaces résidentiels anciens de pavillons et de barres d’habitation, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville. 

     

    - La couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs). 

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.           

     

     

    L’aire urbaine de Paris illustre l’urbanisation croissante du territoire.

     

    C’est la plus peuplée (près de 12.2 millions d’habitants, les Franciliens) et la plus grande (elle ne cesse de s’étendre) . Cette expansion appelée l’étalement (p.270) est important dans la couronne périurbaine où se construisent des lotissements, ensemble de maisons identiques.(voir croquis ). C’est la périurbanisation (p 269)

     

    Elle s’explique par l’attractivité et la puissance de Paris qui concentre de multiples fonctions (politiques, culturelle économique).

     

    C’est ainsi que Paris, dans un contexte de mondialisation (p. 275), joue un rôle primordial car c’est aussi une métropole mondiale.            

     

    Cependant, cette extension entraine conflits d’usage et pollution . C’est ce qui amène à envisager un développement durable avec la construction d’éco-quartiers, la création de circulations douces (pistes cyclables), la protection d’espaces verts et forestiers, la construction de lignes de transports collectifs (Grand Paris Express).

     

     

                B. 10 aires urbaines organisent le territoire français (carte FT 1) 

     

                Le processus d'urbanisation a conduit à l'émergence de 10 grandes aires urbaines, souvent des métropoles régionales plus ou moins intégrées à la mondialisation: on parle de métropolisation de l’espace car c’est là que sont concentrés l’essentiel des pouvoirs politiques, économiques et culturels. Il existe aussi des métropoles secondaires dont certaines perdent des habitants

     

     

    II. Un étalement urbain qui modifie la répartition de la population (FT 2)                                                         

    conclusion réponse à la question

     

    «  Comment les aires urbaines françaises organisent-elles le territoire à l’heure de la mondialisation? »

     

     CHAPITRE 2 : LES ESPACES PRODUCTIFS ET LEURS ÉVOLUTIONS

     

     

    Introduction

     

    Ce second chapitre de géographie a pour but d’étudier les espaces productifs et leurs évolutions.

    La France compte parmi les 6 premières puissances économiques du monde  .

    Nous allons voir d’abord comment le territoire français aménage et valorise ses richesses au travers des espaces productifs et comment ceux-ci sont plus ou moins en lien avec la mondialisation et l’intégration à l’Union européenne.

     Les espaces productifs sont les différentes parties du territoire dédiées à la production de richesses qu’elles soient agricoles, industrielles ou de services

     

     

     

    I. L’industrie entre innovation et déclin

     

    Question : comment les espaces productifs s’adaptent-ils à la mondialisation ?

     

     .            A. Un exemple d’espace industriel innovant : Aerospace Valley

     

    Toulouse, métropole de la région Occitanie, est le centre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Aerospace Valley. Elle regroupe des activités de recherches, de fabrication (assemblage de l’airbus A380) et de formation dans l’aérospatiale et l’aéronautique. C’est ce qui en fait un pôle de compétitivité qui dynamise tout le Sud-Ouest de la France. Plusieurs acteurs locaux comme la région, et nationaux (Etat) travaillent ensemble pour faire de ce pôle local un centre national voire international. 

     

    L’objectif de cet espace est d’augmenter sa compétitivité face au concurrent mondial américain. Cela est possible grâce à l’intervention de nombreux acteurs et à une complémentarité entre secteur public et secteur privé (on parle de synergie) : Etat, régions, collectivités territoriales mais aussi industriels (ex : Dassault, EADS...). Cela permet à cet espace  :

     

    -une intégration européenne :les différents éléments de l’Airbus sont fabriqués dans plusieurs pays de l’Union Européenne : Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni mais assemblés à Toulouse

     

    -une intégration mondiale : il  est fabriqué à partir de commandes reçues du monde entier. 

     

     

     B/ Un territoire inégalement industrialisé.

     

    Les espaces industriels traditionnels (métallurgie, textile..) installées à l’Est, fondés sur l’exploitation des matières premières, connaissent une crise importante liée souvent aux délocalisations. Pour ces régions, l’espoir est souvent la reconversion économique. 

     

    Les espaces industriels du Sud et de l’Ouest connaissent eux un nouvel essor du fait de politiques d’aménagement nationales (déconcentration, pôles de compétitivité comme Toulouse), du développement d’activités de recherche, de la proximité et de la performance des axes de communication. Les espaces industriels les plus dynamiques restent les régions parisienne et lyonnaise.  

     

    On assiste à un certain éclatement des espaces industriels sur l’ensemble du territoire en raison de nouveaux facteurs de localisation (les entreprises ne s’installent plus près des matières premières, mais où elles peuvent recruter une main d’œuvre qualifiée dans un domaine précis).

     

    La mondialisation valorise également les interfaces en particulier maritimes dans le cadre de la littoralisation : ce sont les ZIP qui sont au cœur des échanges mondiaux de marchandises comme celle du Havre et de Fos-sur-mer près de Marseille.

     

     

    La France reste une puissance industrielle (8e rang mondial) même si la part de son industrie recule dans l’emploi (19% en 2014).           

     

    II. Des espaces agricoles inégalement intégrés

     

                A. La mondialisation fait évoluer les espaces de production agricole : l’exemple du Comtat Venaissin

     

    Le Comtat Venaissin  et une région agricole située dans le sud-est de la France, dans la vallée du Rhône. Cette région repose sur des cultures maraichères et fruitières de qualité. Cela est permis par un aménagement du territoire qui rend celui-ci particulièrement productif : systèmes de haies contre le vent, d’irrigation, de serres.

     

     Les fruits et les légumes produits sont expédiés depuis les marchés d’intérêt nationaux partout en France et dans le monde, grâce à un système routier et autoroutier performant.

     

    Certains producteurs ont fait le choix de l’agriculture biologique pour donner une meilleure image de leurs produits et le valoriser à l’heure de la concurrence avec l’Espagne et les pays du Maghreb.                                                                                                                                                                  

                B. Une agriculture diversifiée et spécialisée

     

    La France est la 1ère puissance agricole de l’UE et la 4e puissance agricole mondiale.

      Pour s’intégrer à la mondialisation, l’agriculture a dû :

     

    -moderniser ses activités :  mécanisation, emploi engrais, pesticides ou recherche agronomique

    -augmenter sa productivité en spécialisant ses productions : céréaliculture, viticulture, horticulture.

     

    Cette concurrence internationale a:

    - entrainé une variété des espaces agricoles : Les régions productrices de grandes cultures céréalières, industrielles comme la pomme de terre, ou d’élevage intensif, s’opposent aux territoires de polyculture.

     - renforcé la spécialisation des espaces mais aussi inégalités entre régions bien intégrées aux marches européens et mondiaux (Grand ouest, BP, reg viticole comme le Comtat Venaissin) et autres moins moins adaptées (reg élevage extensif et polyculture)

     

    Les espaces agricoles sont aujourd’hui intégrés à l’industrie agroalimentaire ce qui leur permet d’avoir des débouchés sur les marchés européens et mondiaux. Cette modernisation a eu de nombreuses conséquences sur l’environnement et, en réaction, se développent de nouvelles pratiques agricoles : on parle d’agriculture durable.

     

     

    III. Des espaces de services portés par le tourisme et la métropolisation

     

                A. les espaces du tourisme : un atout (l’exemple du Mont-Saint-Michel)

     

    Le Mont-Saint-Michel est le site touristique le plus fréquenté parmi ceux qui se trouvent en dehors de l’Ile-de-France. C’est un espace productif tertiaire (commerces et activités touristiques diverses) qui cherche à attirer des visiteurs toujours plus nombreux sans détruire l’écosystème fragile.+ coller la carte mentale complétée

     

    Première puissance touristique mondiale, la France bénéficie de nombreux atouts et espaces touristiques historiques, verts, balnéaires, montagnard, grâce à la diversité des climats, des paysages et de son patrimoine culturel. 

     

                B des espaces privilégiés= les métropoles

     

    Les activités services représentent 78% de la population active et 80% de la richesse nationale  : on parle de société tertiarisée (p. 293). Les  services sont concentrés surtout dans aires urbaines qui accueillent les fonctions de commandement et de décisions, notamment dans les quartiers d’affaires (ex : la Défense à Paris. Ces services sont favorisés par les axes de communication, aéroports, littoral attractif et qualité de vie.

     

    Conclusion réponse à la question :« comment les espaces productifs s’adaptent-ils à la mondialisation ? « 

     fiche conclusion

     

     

     

    CHAPITRE 3 : LES ESPACES DE FAIBLES DENSITÉS ET LEURS ATOUTS

     

    Question : quels sont les dynamiques et les atouts des espaces de faible densité ?

     

    I. Des espaces vastes et exploités : l’exemple de la Creuse (FT 1 et 2)

     

    La Creuse est un exemple d’espace rural de faible densité, peu peuplé et peu dynamique.

    En France, avec une densité de population inférieure à 30hab/Km2, les espaces de faible densité occupent plus de la moitié du territoire national  et regroupe plus de 4 millions de Français.

     Ils s’étendent le long d’une diagonale qui traverse la France du Nord-Est au Sud-Ouest ainsi que les Alpes et la Corse.

     Ils sont divers : ce sont d’abord des massifs montagneux, des espaces éloignés des littoraux ou des frontières, des campagnes éloignées des villes.

    Ces espaces ont longtemps  été dominés par les activités agricoles .

    Ils se sont dépeuplés en raison des  contraintes (p. 302) de ces territoires (ex : isolement, massifs montagneux et forestiers) ont freiné leur développement économique. Cela a contribué à un fort exode rural achevé il y a 40 ans.

    Enfin, ils connaissent des dynamiques diverses : c’est le cas de la Creuse qui présente les caractéristiques d’une espace rural en marge (isolement, enclavement, activité agricole) mais qui cherche à se valoriser (parc naturel , tourisme vert p. 311)

     

    II Des espaces valorisés par de nouvelles dynamiques :l’exemple de la Normandie (FT 3) 

     

    Les espaces peu peuplés de Normandie présentent de nombreux atouts et connaissent comme d’autres espaces peu peuplés de nombreuses dynamiques .

    Celles-ci peuvent être agricoles :

    - l’agriculture productiviste est performante (ex : viticulture en Champagne pages 306-307)

    - l’agriculture des espaces de moyenne montagne est en crise mais parfois revitalisée par la demande croissante de produits de qualité labellisés AOC, AOP (comme les fromages )

     

    Mais la dimension agricole est dépassée par de nouvelles dynamiques :

    -industrielles : entreprises s’installent dans des zones peu peuplées mais à proximité des pôles urbains.

    -touristiques :les paysages naturels favorisent le tourisme vert (parcs naturels), culturel ,et, dans les massifs montagneux, les stations  de sport d’hiver attirent.

    -résidentielles : Certains habitants quittent les métropoles du Nord de la France pour des espaces situés au Sud et quelquefois dans des espaces de faible densité recherchant calme et qualité de vie . On les appelle alors néo-ruraux (p.446).

     

    Cependant, ces espaces peu peuplés peuvent parfois entraîner des conflits entre les acteurs sur l’usage à faire de ces espaces :

     entre tourisme et protection de l’environnement

    entre agriculteurs et néoruraux

     

     

    Question : quels sont les dynamiques et les atouts des espaces de faible densité ?

    Réponse : carte FT 4

     


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     Les espaces productifs français

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     EMC I LA  CITOYENNETÉ FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

     

     

     

    Question : qu’est-ce qu’être citoyen en France et dans l’Union européenne?

     

     

     

    I) Etre membre d’une communauté politique ...

     

     

     

             A) la citoyenneté française est liée à la nationalité (FT 1)

     

    La nationalité unit une population à un Etat. Le lien entre citoyenneté est fort  car pour être citoyen français, il faut avoir la nationalité française et être majeur. Celle-ci est acquise par le droit du sang, par le droit du sol, par mariage, ou par naturalisation (FT 1).

     

     

     

             B) la citoyenneté européenne, une citoyenneté de superposition (FT 2)

     

    Pour être citoyen européen, il faut avoir la nationalité d’un des Etats membres de l’Union européenne.la citoyenneté européenne se superpose à la citoyenneté nationale. C’est le traité de Maastricht (1992)  qui crée une citoyenneté européenne.

     

    Celui-ci confère des droits aux Français y compris ceux vivant dans un autre pays de l’Union mais aussi aux ressortissants de l’Union habitant en France.        

     

     

     

    II) ... dont le citoyen accepte les règles

     

     

     

             A) des règles pour vivre ensemble en France (FT 3)

     

    La nationalité française confère des droits politiques essentiels au citoyen. Cela lui permet d’exercer la souveraineté nationale (FT 3) . Ces droits politiques  s’accompagnent comme pour tout habitant en France de droits civils, économiques et sociaux . Ces droits n’existent que parce-que tous les respectent et que chacun en accepte les conséquences : voter lors des élections, participer à la Défense nationale et aux dépenses de l’Etat.

     

     

     

           B) les droits attachés à la  citoyenneté européenne (FT 4)

     

    La citoyenneté européenne instituée par le traité de Maastricht depuis 1992 confère des droits politiques, civils et économiques au citoyen européen limité et valables dans l’ensemble de l’Union. C’est donc une citoyenneté originale qui peut évoluer et se développer avec le projet européen.Pour rendre cette citoyenneté vivante et active, les droits politiques ont été enrichis d’un droit d’initiative citoyenne qui permet à un million de citoyen issus de l’Union de demander que des mesures soient prises sur un sujet précis.

     

     

     

    III) ... et partage des valeurs démocratiques

     

     

     

     

     

           A.vivre dans une république démocratique (FT 5)

     

    La France est un Etat démocratique où les citoyens possèdent le droit de vote.

     

    Des élections sont régulièrement organisées pour qu’ils puissent choisir leurs représentants parmi plusieurs partis politiques de droite ou de gauche. Les leaders politiques organisent librement des meetings lors de campagnes électorales où chacun dévoile son programme. Le jour de l’élection, les citoyens qui se rendent aux urnes ont la possibilité de choisir entre plusieurs candidats. Leur vote est tenu secret grâce à l’isoloir.

     

    A la suite des élections, une majorité est chargée de gouverner, mais l’opposition peut s’exprimer en exerçant son droit de parole. Si elle gagne aux élections suivantes, on parlera d’alternance.

     

    L’ensemble de ces pratiques font de la France un Etat démocratique dans lequel tout le monde a la liberté de voter mais aussi de s’exprimer.

     

     

     

           B. valeurs  (=idéal) et principes (=application concrète des valeurs)        républicains en France ( FT 6)

     

     

     

           C. une reconnaissance dans les mêmes symboles républicains (FT 7)

     

     

     

           D. les valeurs fondatrices de la citoyenneté européenne ( FT 8)

     

     

     

    Le citoyen français partage aussi des valeurs liées à la citoyenneté européenne. Elles sont contenues dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Ces valeurs rappelées par les symboles européens sont :  la paix, le respect de la dignité humaine et des droits de l’Homme, la liberté , l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité, la démocratie, l’Etat de droit, la justice et la sécurité. Ces valeurs s’ajoutent à l’histoire et à la culture commune entre les citoyens européens et contribuent à forger un sentiment d’identité européenne.

     

     

     

    conclusion : réponse à la question

     

    CHAPITRE 2 : LA FRANCE UNE RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE

     

    Question : En quoi la République française est-elle une démocratie ?

     

     

     

    I. L’organisation des pouvoirs de la Vème République (faire écrire après : des pouvoirs séparés)

     

     

     

    Depuis la Révolution, la France est progressivement devenue à la fois une démocratie et une République.  La Vème République a été adoptée par référendum et promulguée le 4 octobre 1958. C’est Charles de Gaulle qui en a été le principal initiateur.

     

     

     

    La France est une République.  C’est un régime politique dans lequel le pouvoir est exercé par des représentants élus.

     

    Son fonctionnement est défini par la Constitution de 1958.

     

    Contrairement à une dictature (ex : Corée du Nord), notre Etat repose sur la séparation des pouvoirs : le pouvoir législatif vote les lois, le pouvoir exécutif exécute les lois et le pouvoir judiciaire contrôle l’application des lois.

     

    Cet équilibre des pouvoirs permet de préserver la démocratie et les droits du peuple en empêchant la concentration des pouvoirs dans les mains d’un tyran.

     

    Néanmoins, ces pouvoirs se contrôlent mutuellement, toujours pour garantir le bon fonctionnement de la démocratie. C’est aussi le rôle du Conseil constitutionnel                                                           

     

     

     

    II. démocratie représentative : le rôle du vote et de la loi

     

     

     

           A. Le rôle fondamental du vote dans une démocratie

     

     

         
     

    2

     
     
       

    3

     

     

    La France est une démocratie car le pouvoir appartient aux citoyens qui l’exerce directement ou par des représentants élus..

     

    La démocratie française est donc représentative car ces représentants sont élus au suffrage universel et expriment ainsi la volonté du peuple.

     

    Il est important de continuer à réfléchir sur les façons d’améliorer et de protégér notre système démocratique pour s’assurer que tous  se sentent représenté set écoutés. Par exemple, il régulièrement question d’étendre le droit de vote aux étrangers résidents en France ou d’avoir recours plus souvent au référendum afin de consulter directement les citoyens ou enfin de reconnaître le vote blanc.

     

     

     

           B. la loi ,dans une démocratie, pour plus d’égalité ? FT 1

     

     

                  4 EXERCICES GÉOGRAPHIE

     

     

    Dans une démocratie, les citoyens sont acteurs directs ou indirects de la loi .  

    Celle-ci permet de garantir l’égalité et se manifeste par des droits politiques, économiques et sociaux  acquis souvent au terme de longs combats (voir frise Q 9).

     

    Ainsi, le principe d’égalité est indissociable de celui de liberté et de fraternité et permet l’existence de la démocratie politique et sociale.

     

    Cependant pour faire vivre ce principe et réduire les discriminations, l’Etat se mobilise par des politiques publiques (Q8-10 et 11). Mais cette responsabilité est aussi collective et implique une mobilisation des citoyens au quotidien (Q10).

     

     

     

     

     

    III. Une démocratie participative : les citoyens participent à la vie démocratique FT 2

     

     

     

    Pour que la démocratie vive, les citoyens doivent s’impliquer : c’est la démocratie participative.

     

    Les citoyens interviennent de manières variées dans la construction de la démocratie au quotidien :

     

    - ils peuvent être élus (conseillers municipaux et députés)

     

    -représentent des personnes unies par des intérêts communs (syndicats, comités d’entreprises, de travailleurs, d’étudiant de parents d’élèves…),

     

    - être bénévole, dans le milieu associatif (caritatif, humanitaire, sportif, de loisirs, de santé…), faire des dons . il existe 1,3 millions d’associations en France et un Français sur deux est membre d’une association

     

    -ou adhérer à des partis politiques (existe en France 286 partis politiques) 

     

    Chaque citoyen s’engage selon ses possibilités, ses envies, ses convictions.

     

     

     

    Conclusion : réponse à  la question : En quoi la République française est-elle une démocratie ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • CHAPITRE 1 :

    CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

     

     

     

    Question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    I/ Des soldats confrontés à une guerre …

     

     

     

    A...longue et mondiale

     

     

     

    A l’été 1914, le continent européen déjà agité par des tensions économiques, des rivalités entre puissances coloniales héritées du XIXème siècle, voit s’aggraver les tensions nationalistes liées aux revendication de territoire (revendication d’indépendance de la Serbie). 

     

    L’assassinat de l’héritier de l’Empire d’Autriche Hongrie en juin 1914 (attentat de Sarajevo) déclenche cette guerre. Chaque pays soutient alors son alliance militaire. Cette guerre oppose alors deux camps : la Triple Entente et la Triple Alliance.         

     

    Cette guerre appelée aussi Grande Guerre est d’une ampleur inédite  :

     

    -elle dure plus de 4 ans de 1914 à 1918 mais se déroule en trois phases FT1

     

    -elle est mondiale : avec l’engagement des colonies dans les armées de l’Entente ce sont tous les continents qui participent directement au conflit.

     

    Les Alliés remportent la guerre en 1918 aidés par les Etats-Unis depuis avril 1917. 

     

     

     

    B... d’une extrême violence : l’exemple de la bataille de Verdun (fev. à dec. 1916) voir corrigé et méthode développement construit

     

     

     

    C. …et meurtrière

     

    Entre 60 et 70 millions de soldats de tous les continents se sont battus. Cette guerre  a coûté la vie à près de 10 millions d’hommes et près de 20 millions d’entre eux rentrent blessés ou mutilés. La réinsertion des anciens combattants est difficile. Parmi eux certains sont traumatisés par la brutalité de la vie des tranchées et vont vouloir témoigner de cette violence (Otto Dix, peintre allemand).

     

    Des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la « Der des ders ».

     

     

     

    II) les civils mobilisés et victimes d’une guerre totale

     

     

     

           A. des civils mobilisés bilan et résumé (voir corrigé) 

     

     

     

           B. Une violence qui atteint des peuples entiers : le génocide arménien (1915-1916) 

     

     

     

    En 1915, plus de 2 millions d’Arméniens vivent dans l’Empire ottoman. Minorité chrétienne déjà victime de persécutions, ils sont accusés de complicité avec l’ennemi russe. Par ce prétexte, le gouvernement turc, décide alors de la déportation et du massacre de la communauté arménienne entre Avril 1915 et Juillet 1916. On estime qu’il y eut plus d’un million de victimes : on parle de violence de masse puisqu’elle concerne une population entière du fait de ses origines. Plus tard, on parlera de génocide.(p. 46)

     

     

     

    III) Des sociétés et des régimes politiques durablement ébranlés

     

     

     

           A. Une Europe secouée par des révolutions : la Russie, nouvel Etat révolutionnaire?

     

     

     

    En 1917, la Russie est un empire autoritaire dirigé par le tsar Nicolas II. La guerre a aggravé la situation économique en Russie qui doit faire face aux défaites, pénuries et hausse des prix. Les grèves et les manifestations de la population entraînent une première révolution en février qui renverse le tsar. Mais la guerre continue et les difficultés persistent.

     

     

     

    En octobre 1917, le petit parti bolchevik (p. 51) conduit par Lénine (bio p 50) profite du mécontentement pour s’emparer du pouvoir lors d’une seconde révolution. Le partage des terres et la fin de la guerre sont aussitôt décidés. La paix avec l’Allemagne est signée en Mars 1918 à Brest-Litovsk. La Russie devient URSS (Union des Républiques Socialistes soviétiques) en 1922 avec Moscou pour capitale.

     

    La révolution russe de 1917 se répand en Europe : des grèves générales éclatent dans de nombreux pays après la guerre, des insurrections communistes sont réprimées en Allemagne (Révolution spartakiste de Janvier 1919) et en Hongrie. La Russie reste néanmoins le seul pays où les communistes (ou marxistes) réussissent à se maintenir au pouvoir

     

     

     

    B. Une nouvelle Europe bouleversée par les traités

     

     

     

    L’armistice est signé à Rethondes le 11 Novembre 1918. Le traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, déclare l’Allemagne responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations, perd 1/7 ème de son territoire et ses colonies, et voit ses capacités militaires réduites. Il est considéré comme un diktat par les populations allemandes.

     

     

     

    Les traités de paix mettent fin aux empires et donnent naissance à huit nouveaux Etats. A la demande du président américain Wilson, la Société des Nations (SDN) est crée en 1920 pour maintenir la paix dans le monde. Pourtant ces traités ne règlent pas tous les problèmes de nationalités et de frontières. L’Europe est en déclin : endettée, elle doit faire face à de nombreuses destructions matérielles (routes, villages, usines à reconstruire au Nord Est de la France). Les Etats-Unis et le Japon apparaissent comme des puissances montantes.

     

     

     

    Conclusion :  réponse à la question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    CHAPITRE 2 : DEMOCRATIES ET EXPÉRIENCES TOTALITAIRES (1919-1939)

     

     

     

    Introduction : Europe entre-deux guerres : Europe affaiblie  et divisée face aux crises (FT 1) 

    Dans un contexte de paix après la Première Guerre mondiale, la reconstruction politique de l’Europe s’avère difficile : une vague autoritaire gagne de nombreux pays dans les années 1920.

     

     A cela s’ajoute une crise économique venue des Etats-Unis en 1929 qui gagne le monde et destabilise  les régimes politiques européens dans les années 1930.

     

    Cours 3 eme Hist Mme Mexal

    L’Europe est ainsi affaiblie, divisée et  destabilisée par ces crises.

     

    C’est dans ce contexte que plusieurs régimes totalitaires apparaissent et que les démocraties se retrouvent fragilisées.                                      

    Cours 3 eme Hist Mme Mexal

    Question : Comment la crise favorise t-elle les expériences totalitaires et fragilise-t-elle les démocraties ?

     

     

    I/ L’apparition des régimes totalitaires

     

           A. en Russie : le stalinisme

     

                  1. un régime né de la révolution et de la guerre  qui permet l’arrivée au pouvoir de Staline

     

    Depuis 1917, Lénine a imposé le communisme en Russie par une politique autoritaire. Il pose ainsi les base d’une régime totalitaire sur lequel va s’appuyer à sa mort son successeur : Staline (p. 68) . Celui-ci, Secrétaire Général du parti communiste, élimine tous ses adversaires dont Trotski, s’impose et instaure à partir de 1928, une véritable dictature totalitaire

     

                  2. le régime communiste stalinien : le contrôle de l’Etat 

     

    En 1929, Staline reprend et développe les outils mis en place par Lénine pour instaurer un régime communiste. Il décide que l’Etat doit contrôler l’ensemble de l’économie pour faire passer son pays d’un pays agricole à un pays industriel et puissant.

     

    Il impose aux paysans d’abandonner leurs terres pour travailler dans des coopératives d’État (les kolkhozes p. 69).C’est la collectivisation (p. 69). Tous ceux qui refusent, en particulier les koulaks (p. 69 riches propriétaires) sont traqués, déportés ou exécutés par la police politique.

     

    Il décide aussi de moderniser les industries en donnant la priorité aux industries lourdes. Il met ainsi en place des plans quinquennaux qui fixent des objectifs de production à atteindre dans tous les domaines économiques sous peine de sanction.

     

     L’URSS devient une puissance industrielle mais la population manque de biens courants et de produits alimentaires                                                  

     

                B. En Allemagne : le nazisme

     

                  1 Le contexte joue un rôle important dans l’accession au pouvoir d’Hitler  :  question 6 p. 67 (voir corrigé) 

     

                  2. le régime nazi : antidémocratique, raciste et antisémite ( voir corrigé de l’activité)

     

     

           C/ Dans les deux régimes : une société contrôlée (=embrigadement)   Dossier guidé p 70 et 71 (voir corrigé)Cours 3 eme Hist Mme Mexal

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    II/ des démocraties déstabilisées par les crises

     

           A. la réponse de la France à la crise des années 1930 : le Front populaire et les grandes lois sociales

     

    La France est touchée au début des années 1930 par la crise économique et l’augmentation du chômage. Les gouvernements sont instables et, dans un contexte de montée des dictatures,  les ligues (p. 73) d’extrême droite se développent. Le 6 février 1934 elles organisent une grande manifestation contre la république parlementaire qui tourne à l’émeute.

     

    Face à la montée du fascisme, les forces et partis de gauche se rassemblent et remportent les élections législatives en 1936 : c’est le Front populaire(p.73,).

     

    Dirigé par Léon Blum, le gouvernement réalise de nombreuses réformes (compléter p. 72) comme les premiers congés payés  et la semaine des 40 heures.

     

    Mais l’expérience prend fin en 1938 car, il ne parvient pas à faire sortir la France de la crise économique et subit les violentes attaques de la droite et de l’extrême droite. Léon Blum démissionne le 21 Juin 1937 et l’alliance de la gauche se disloque sur l’attitude à adopter face à la guerre d’Espagne                                                                                                                                                                                                 

     

     

     

           B L’impuissance des démocraties face aux dictatures

     

     

     

    Dès 1936, Hitler réarme l’Allemagne et lance une politique de militarisation.). La France qui craint une nouvelle guerre proteste mais ne réagit pas.  Il  noue par ailleurs des alliances avec d’autres dictatures ( Italie 1936, URSS 1939). Il se lance ensuite dans une politique d’annexion et  des agressions contre les Etats voisins (en mars 1938 l’Allemagne envahit l’Autriche : c’est l’Anschluss). Hitler obtient l’accord de la France et de l’Angleterre lors de la conférence de Munich en 1938 pour envahir les Sudètes, une région de Tchécoslovaquie malgré le refus du pays. Il finit par envahir la totalité de la Tchécoslovaquie, pourtant peuplée de slaves. Les démocraties déstabilisées sont impuissantes face à l’Allemagne nazie.

     

     

     

    Conclusion : réponse à la question

     

     CHAPITRE 3 LA SECONDE GUERRE MONDIALE : 1939-1945

     

     

     

    Question : Pourquoi la Seconde Guerre mondiale est-elle un affrontement planétaire ?

     

     

     

    I/ Une guerre aux dimensions planétaires : les principales phases (FT 1 et questions sur edpuzzle)

     

     

     

    C’est donc une guerre sans limites car planétaire : elle engage les pays situés dans le monde entier et mobilise sur des terrains d’affrontement à travers le monde (Europe, Asie) 

     

     

     

    II/ Une guerre qui entraine une mobilisation totale

     

     

     

           A/ Une guerre d’idéologies visant à dominer la planète

     

    Dossier HDA p 92 et 93 : étudier les documents puis répondre aux questions 1 à 5. 

     

     Le second conflit mondial présente aussi des enjeux idéologiques.

     

     D’un côté l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon sont des dictatures qui reposent sur une idéologie raciste basée sur une soit-disant supériorité de leur population et sur une guerre de conquête.

     

    De l’autre, les Etats-Unis et le Royaume-Uni se battent pour préserver la démocratie et les libertés. L’URSS, qui rejoint le camp des Alliés en 1941, défend le communisme.

     

    L’art sous toutes ses formes devient partout un outil de propagande qui renforce ces idéologies

     

    La Seconde Guerre mondiale combine bien un aspect traditionnel de la guerre, la conquête de territoires, à un aspect plus neuf, la lutte idéologique (doc. 1 p. 107).                                     

     

     

     

           B/ Une mobilisation des économies et des sociétés des pays en guerre (schéma)

     

    Dans chaque camp, comme aux Etats-Unis, la mobilisation est totale.

     

    L’ensemble des populations est mobilisé. Près de 90 millions de soldats combattent sur les champs de bataille d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Les civils (femmes, scientifiques) sont mobilisés à l’arrière pour travailler et produire en masse des armes de plus en plus perfectionnées (avions, chars, tanks, navires de guerre, bombes V1 et V2 pour les Allemands ou atomiques pour les Etats-Unis). Ils sont incités à financer la guerre (impôts, emprunts). Les colonies fournissent aussi les hommes et les matières premières.

     

    Les belligérants mobilisent également leurs ressources économiques : les Etats-Unis lancent en 1942 un gigantesque programme d’armement naval, aérien et terrestre : » le Victory Program. »

     

    Enfin, le patriotisme et la haine de l’ennemi sont encouragés par une intense propagande qui utilise tous les médias : radio, actualités, cinéma, presse (comics) et affiches. 

     

    La guerre doit conduire à la destruction totale de l’ennemi.                                                             

     

     

     

    III/ un guerre qui anéantit… :

     

     

     

           A. par sa violence extrême 

     

     

     

    La Seconde Guerre mondiale déchaine une violence inédite.

     

     La modernisation des armements, entraine des pertes militaires considérables et la violence des combats extrême entraine le non respect des règles de guerre (massacre de prisonniers de guerre soviétiques). Les civils deviennent des cibles, victimes de bombardements ou de représailles lorsqu’ils résistent.

     

    La violence extrême de la guerre se traduit surtout par l’application violente de la politique raciste et antisémite nazie. Les Juifs sont d’abord exclus et mis à l’écart dans des ghettos (p. 96). La guerre accélère ensuite le processus d’élimination de toutes les populations que les nazis jugent inférieures. Lors de l’invasion de l’URSS en juin 1941, de petites unités de SS  (Einsatzgruppen.p. 96) sont chargées de suivre l’armée allemande en territoire soviétique . Elles procèdent à des exécutions massives de populations juive :  planifiées, systematiques et methodiques elles entraînent la mort de plus de deux millions de personnes qui sont fusillées en masse .                                                 

     

     

     

           …B des groupes et des peuples entiers

     

    La Solution Finale de 1942 (conférence de Wannsee) programme l’extermination des juifs et des Tziganes d’Europe. Partout sur le continent les membres de ces deux communautés sont raflés. Des millions de personnes sont donc déportées vers la Pologne où ont été construits six camps de la mort, dont Auschwitz. Auschwitz présente la particularité d’être à la fois un camp de concentration et un camp de la mort.

     

    Acheminés par train de toute l’Europe nazie, dans des wagons à bestiaux, les déportés une fois sur place  sont triés :  90% d’entre eux seront exterminés dans des chambres à gaz c’est-à-dire industriellement mis à mort puis brûlés, tandis que les autres mourront d’épuisement et des conditions de vie dans les camps. Les Tziganes concentrés à Auschwitz sont tous exterminés dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1942. On parle de génocide (p.46).

     

    La moitié de la population juive d’Europe et le tiers de la population tzigane disparaissent (environ 6 millions de personnes).                                                                                                  

     

     

     

           C. aboutit en 1945 à un monde meurtri

     

    C’est la guerre la plus meurtrière de l’histoire avec plus de 50 millions de victimes dont plus de la moitié de civils. Certains pays sont dévastés comme l’URSS, l’Allemagne, la Pologne, la Chine, le Japon. Cela s’explique par la durée du conflit, la volonté d’anéantissement (génocide) et le recours à des armes de plus en plus meurtrières. Pour qualifier les massacres qui ont visé les civils et juger les coupables aux procès de Nuremberg et de Tokyo de 1945 et 1946 sont crées les termes de génocide et de crime contre l’humanité.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    T1/1 CHAPITRE 1 : LES HOMMES DANS LA PRÉHISTOIRE

     

     

     

    Question : quelles évolutions le mode de vie des hommes a-t-il connu au cours de la Préhistoire ?

     

    I. L’apparition de l’humanité sur Terre : le Paléolithique

     

    A. Comment les premiers êtres humains ont-ils peuplé le monde ?  (Quand ? Où ?) 

     

    On sait aujourd’hui de nos origines qu’il y avait plusieurs espèces d’êtres humains  La première espèce humaine, datée d’il y a 2,4 millions d’années est appelée «  homo habilis » , « l’homme habile » car elle fabrique les premiers outils en pierre. Avec eux apparaît la Préhistoire (p. 28,  période très longue.

     

     Mais l’homme d’aujourd’hui, «  homo sapiens » n’apparaît que plusieurs millions d’années après les hominidés il y a 200 000 ans. ( fabrication d’outils, un cerveau au volume plus important)

     

     

    -espèce : groupe composé d’être vivants pouvant se reproduire ensemble 

     

    -hominidés : groupe de primates, mammifères, auquel appartient l’homme pouvant se tenir debout sur deux jambes de la famille des grands singes.

     

    Exercice 3 p.33

     

    Les premiers Hommes sont apparus il y a environ 2,4 millions d’années.

     

    Ils se différencient des préhumains parce-qu’ils marchent sur deux pieds, ont les mains au pouce opposé aux doigts, un langage.           

     

    Grâce aux archéologues, on sait aujourd’hui de nos origines que :

     

    -nos ancêtres sont en apparus en Afrique de l’Est  que l’on appelle le « berceau de l’humanité »

     

    -puis que la Terre toute entière  s’est peuplée par des migrations il y a 150 000 ans. Poussé par des changements climatiques, l’’ »homo erectus » migre d’Afrique vers l’Europe et l’Asie. Mais c’est La dernière espèce humaine homo sapiens qui  peuple véritablement  la Terre entière de -200 000 à - 15 000.

                                                                                       

           B. Comment les vivaient-ils au Paléolithique ?

     

                  1. des chasseurs-cueilleurs nomades

    A partir des traces retrouvées comme à Pincevent au sud de Paris, on sait que les hommes du Paléolithique mènent une vie nomade dans des habitats temporaires sous des tentes .Ils changent de lieu de vie dès que les ressources de la nature diminuent. Ils pratiquent la chasse, la pêche et la cueillette. Ils vivent en groupe. La maîtrise du feu il y a 400 000 ans leur permet de survivre dans tous les milieux. Progressivement ils perfectionnent leur outillage (en pierre taillée en os et en bois) : on parle de Paléolithique (p.28)

     

                  2. Des hommes qui expriment leurs croyances par l’art :  l’exemple de la grotte Chauvet en Ardèche

    Dans la profondeur des grottes, les hommes dessinent, peignent ou gravent sur les parois. Ainsi, il  y a 36 000 ans, dans la grotte Chauvet en Ardèche, par exemple, les Homo Sapiens ont réalisé des peintures rupestres ou pariétales. Celles-ci nous informent que le climat  et la faune n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui en Europe. Surtout, elles laissent à penser qu’ils avaient des croyances. Ils sculptent aussi des statuettes dans l’ivoire, l’os ou la pierre.                                                                                                             

     

           C. Aujourd’hui : une seule humanité que reste-t-il ?

     

    Grâce à la génétique, on sait aujourd’hui que tous les humains descendent du même ancêtre. Quelques soient nos différences physiques, nous sommes identiques génétiquement ce qui doit nous amener à accepter nos différences.

     

     

    II. « la révolution » néolithique et ses conséquences

     

    Depuis le début de l’humanité les hommes et les femmes ont vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette . La « révolution » néolithique marque un changement du mode de vie.

     

           A. Quand, comment et où est apparu le néolithique ? (FT 1) 

     

    Vers 10 000 avant J.-C, les hommes et les femmes commencent à récolter des graines dans la nature qu’ils sèment et qu’ils cultivent. Ils apprivoisent des animaux sauvages  et les élèvent. Les nomades chasseurs-cueilleurs du Paléolithique sont devenus des sédentaires-agriculteurs-éleveurs. C’est la » révolution » néolithique.

     

    Mieux nourries, les populations du Néolithique augmentent et se répandent dans le monde. Ce nouveau mode de vie apparaît d’abord au Proche-Orient puis sur tous les continents (voir FT 1). Il se diffuse pendant plusieurs millénaires entre – 10 000 et – 3 000.                        

     

           B Quel nouveau mode de vie ?

    Les hommes et les femmes du néolithique se fixent dans des villages. Ils deviennent sédentaires (p. 46). Cela nécessite plus d’espace et donc une modification du paysage : ils défrichent  (p. 46)les forêts grâce au perfectionnement de leurs outils (hache pierre polie). Ils modifient et maîtrisent également la nature par la sélection des animaux (élevage) et des plantes (céréales : maïs en Amérique) . Enfin, pour répondre à ces nouveaux besoins, ils inventent la poterie pour stocker ou cuire les aliments.           

     

     

     

    Conclusion : réponse à la question

    `

     

    T1/3 CHAPITRE 2 : PREMIERS ETATS, PREMIÈRES ÉCRITURES

     

    Introduction : Où et Quand ? FT 1

    C’est dans la région du Proche-Orient qui s’étend essentiellement sur les régions situées à l’est de la Méditerranée (en Mésopotamie et en Egypte) que sont apparus les premiers Etats et les premières écritures vers 3000 avant J.-C. On parle alors de civilisations.

     

    Question : comment l’écriture est-elle née avec les premiers Etats ?

     

    I)  La naissance des premiers Etats

           A.)  L’exemple d’une des premières villes de l’Histoire en Mésopotamie : la cité d’Ur

     

    La cité d’Ur est apparue comme les autres cités-Etats à la fin de la Préhistoire et au début de l’Histoire un peu avant le IIIe millénaire avant J.-C. C’est en Mésopotamie que naissent les premières villes comme Ur. C’est un milieu favorable à l’homme car c’est une régions fertile (très productives) grâce à la présence de grands fleuves qui fournissent l’eau nécessaire à l’agriculture :  l’Euphrate et le Tigre (voir carte).            

     

    Conclusion et trace écrite : complétez la phrase ci-dessous

    L’étude du site d’Ur (FT2)  nous montre qu’il s’agissait il y 5000 ans d’une des premières villes les plus puissantes importantes car...

     

    La cité d’Ur devient puissante lorsqu’ un roi (Ur Nammu : 21ème siècle avant J.-C) décide de son organisation et rend son pouvoir héréditaire .

     Il a des pouvoirs importants  :

    -il gouverne selon la volonté des dieux

    -il rend la justice

    -il décide de faire la guerre ou la paix

    Son pouvoir s’exerce alors sur Ur mais aussi sur le reste de la Mésopotamie. On ne parle alors plus seulement de cité mais de cité-Etat (doc. 1 p.52 petit royaume organisé autour d’une ville et des champs aux alentours). De nombreuses cités-Etats comme Ur sont ainsi apparues le long du Tigre et de l’Euphrate au III eme millénaire avant J.C.

     

    B . )  En Egypte, des cités unifiées qui donnent naissance à un royaume

    En Egypte les villes se sont unies sous la domination d’un pharao vers

    3150 av.J.C.n, considéré comme un dieu. Elles forment un empire dirigé par un pharaon roi guerrier, bâtisseur (il se faisait construire des tombeaux géants, des pyramides comme sur le site Gizeh) et administrateur qui contrôle la riche vallée du Nil.           

     

    II. L’apparition de l’écriture : un besoin (FT3)

     

    L’invention de l’écriture cunéiforme par les Sumériens vers 3300 avant J.-C. marque le passage de la préhistoire à l’histoire. La  plus ancienne des écritures est donc l’écriture cunéiforme (p.60), un ensemble de signes géométriques qui apparaît en Mésopotamie au 3e millénaire avant J.-C. On écrit avec  un calame (roseau taillé) sur des tablettes d’argile molle qui durcissent au soleil.Au même moment, en Egypte, une autre écriture est inventée : les hiéroglyphes (p.60) sculptés dans la pierre ou inscrits sur des papyrus . L’écriture n’est maîtrisée à cette époque que par des spécialistes : les scribes. (p.62) qui travaillent pour ceux qui ont le pouvoir : les pharaons.

     

    Réponse à la question : comment l’écriture est-elle née avec les premiers Etats ?

     

     

     

     

    T1/1 CHAPITRE 1 : LES MÉTROPOLES ET LEURS HABITANTS

     

     

    Introduction : qu’est-ce qu’une métropole ?

     

    Aujourd’hui, plus de la moitié population mondiale vit en ville : c’est un monde d’urbains. Ce phénomène se renforce car les grandes villes attirent de plus en plus. Les grandes villes sont appelées dès lors des métropoles (p. 202) et les plus grandes mégalopoles (p. 213). Leur nombre ne cesse d’augmenter surtout dans l’hémisphère sud alors que l’hémisphère nord est déjà le plus urbanisé (p. 214). 

     

     

     

    Question : comment vit-on dans une métropole….

     

     

    I/ …d’un pays développé : l’exemple de New York

     

           A. une métropole qui attire

     

     New-York est une métropole car c’est une ville très peuplée (la 4e au monde) qui attire, se développe et qui concentre plusieurs fonctions .

     

    Ainsi, le quartier de Manhattan montre à lui seul ce rôle de métropole. En effet, il  joue à la fois un rôle culturel (ex : Times square), commercial, financier (bourse, quartier des affaires), et politique (siège de l’ONU).

     

     C’est pourquoi, la ville de New-York attire en permettant aux habitants de pratiquer différentes activités( on  s’y  loge,  on  y  travaille,  on  s’y  divertit  et on y consomme) dans des quartiers aux visages très différents           

           B. Une métropole d’une grande diversité (FT 1)

     

    A New-York on trouve une grande diversité d’habitants. C’est une ville cosmopolite où l’on croise les résidents, les migrants pendulaires, les touristes. Ces habitants d’origines diverses ont tendance à se regrouper par communautés dans des quartiers comme le Bronx par exemple où habite une majorité de Noirs américains .

    Avec l’extension de la ville et le regroupement des communautés s’établit une séparation grandissante entre population aisée et population pauvre. Ainsi, on trouve à New York une séparation (=ségrégation) des populations en fonction du niveau de vie ou de l’origine ethnique : plus on est riche, plus on habite loin du centre-ville.

     Cette diversité se rencontre dans les paysages très différents avec ses quartiers d’affaires (CBD) et commerçants (TimeSquare), ses quartiers d’habitations plutôt aisés et des banlieues pavillonnaires (New Jersey) ou  pauvres (ghetto : Bronx).           

     

    II/ …d’un pays en développement : l’exemple de Mumbai   

    Mumbai est une métropole située située en Inde, un pays émergent de l’hémisphère Sud aussi peuplée que New York avec 22 millions d’habitants mais dont la population augmente fortement chaque année (400 000 habitants) avec l’exode rural (p. 214). C’est la capitale économique de l’Inde. Elle joue une rôle majeur dans les domaines financiers et culturels                       

    C’est aussi une ville de contrastes où les quartiers aisés (Andheri) côtoient les bidonvilles pauvres (slum de Dharavi). La croissance rapide de la population pose de nombreux problèmes : l’accès au logement, l’approvisionnement en eau, le manque de transports,  l’évacuation des déchets sont des défis permanents           

     (travail en groupe)

     

    III… dans les grandes métropoles mondiales (FT III)

     

    Conclusion : réponse à la question                                                                                

     

    CHAPITRE 2 : LA VILLE DE DEMAIN

     

     

     

    Question : Comment la ville du futur pourra-t-elle améliorer la vie de ses habitants ?

     

     

    I. Répondre aux difficultés des métropoles d’aujourd’hui

     

                            A. Des villes de plus en plus peuplées

     

    Habiter la ville de demain, c’est réaliser que les habitants de la planète seront demain presque tous des urbains. En effet, on prévoit en 2050 une population mondiale d’environ 9,5 milliards d’habitants dont 65% vivront en ville c’est-à-dire deux personnes sur trois. Une majorité de ces citadins habitera en Asie et en Afrique.

     

    Actuellement on estime qu’un million de personnes s’installe en ville chaque semaine dans le monde.

     

                  B. Des villes confrontées à  des difficultés FT1 (tableau à apprendre) 

     

     

    II Améliorer la ville d’aujourd’hui

     

    Depuis quelques années, pour faire face à l’augmentation de la population en ville, de nombreuses villes réfléchissent à une façon durable d’habiter la ville.

     

    Il s’agit, par des aménagements de trouver le bon équilibre entre des aménagements permettant de prendre en compte :

     

    -       le respect de l’environnement : lutte contre la pollution , recyclage des déchets à Mumbaï, donner une plus grande place à la Nature comme la High Line à New York

     

    -        les besoins économiques : le maintien des activités qui créent la richesse

     

    -         les conditions de vie des habitants: qualité de vie, maintien des relations des habitants (social) 

     

    C’est ce que l’on appelle le développement durable ou ville durable (p. 224)

     

    A Champigny-sur-Marne par exemple l’aménagement de la place Lénine a pour objectif de rendre plus attractif le centre ville avec l’arrivée de deux gares du Grand Paris Express.           

     

    III. Imaginer les villes du futur    

     

           A. des solutions envisagées au niveau des villes (l’exemple de Champigny-sur-Marne) FT 2 et 3

     

    La ville de demain fait rêver. Architectes, géophysiciens, paysagistes proposent des visions et des paysages urbains futuristes où se mêlent l’habitat, des bureaux, des espaces pour l’agriculture/.Ces projets pour les villes de demain essayent de créer la mixité urbaine qui consiste à faire habiter les mêmes quartiers à des personnes qui ont des niveaux de richesses différent.

     

       B. A l’échelle des quartiers FT 4 à apprendre 

     

    Les écoquartiers (Hammarby Sjöstad à Stockholm) se multiplient  dans presque toutes les grandes villes du monde. Ils sont des exemples de ce que pourrait être une ville durable à l’échelle d’un quartier. Mais ils restent très couteux et présentent peu de mixité sociale.  

     

           C. A l’échelle des logements FT 5 à apprendre 

     

    Des projets d’amélioration de l’habitat se multiplient. Ils prévoient une meilleure gestion de l’énergie, de la sécurité, de la qualité de vie, le développement des immeubles surtout, mais selon une architecture qui tiendra compte de l’environnement, des activités économiques et de la mixité sociale.           

     

    Conclusion Faire l’exercice 2 p 235.

     

     

     

    CHAPITRE 3 : HABITER UN ESPACE DE FAIBLE DENSITÉ 

     

     

     

    Question : Comment les hommes habitent-ils des espaces de faible densité ? 

     

      

     

    I. Vivre dans un milieu très contraignant et/ou de grande biodiversité 

     

      

     

    A S’adapter aux contraintes naturelles : l’exemple du désert d’Arabie Saoudite (p. 240-241) et FT 1 

     

    Les espaces à fortes contraintes sont pour la plupart faiblement peuplés : ils ne concentrent que 2% de la population mondiale et occupent pourtant un quart de la superficie de la Terre. 

     

    Ainsi, dans les déserts chauds comme celui de l’Arabie Saoudite, le climat (l’aridité) rend difficile l’agriculture. Ces contraintes naturelles (p. 248) sont souvent liées au climat, au relief ou à l’isolement (tableau FT1). 

     

    Pour autant on peut considérer que presque toute la planète est habitée, c’est-à-dire occupée, aménagée, parcourue et mise en valeur. En fonction des traditions, des moyens économiques les hommes s’adaptent à ces milieux difficiles. Les habitations sont adaptées au climat (ex : Yakoutie), les aménagements facilitent les déplacements (ponts, tunnels, aéroports dans la haute montagne du Népal…) et l’agriculture (ex : oasis cultivées en plein désert, nomadisme, p. 248). 

     

     

     

           B. Préserver des espaces fragiles où les contraintes deviennent atout: habiter la forêt du bassin du Congo (p. 244-245) 

     

    La forêt du Congo est la deuxième forêt tropicale du monde après l’Amazonie. Elle est située au centre de l’Afrique, dans la zone intertropicale humide .Le bassin du Congo au centre de l’Afrique présente des contraintes climatiques (climat humide et chaud tout l’année) mais également une grande biodiversité (p. 248).   

     

    Dans ces espaces, la contrainte peut devenir un atout selon le niveau de richesse du pays (ex : pentes enneigées des Alpes 1 p. 250). La beauté des paysages, la richesse biologique attirent des touristes ou des scientifiques. Mais ces espaces sont fragiles et les activités humaines (ex : exploitation u bois dans les forêts denses) peuvent la menacer. Il devient alors nécessaire de les préserver par des  mesures de protection. 

     

     

     

    II Vivre dans un espace agricole peu peuplé

     

     

     

    Même si la population rurale dans le monde a fortement diminué depuis 1950, partout dans le monde, les agriculteurs habitent des espaces peu peuplés et l’agriculture emploie près de 40% de la population mondiale.

     

    Mais ces espaces ne sont pas habités de la même façon selon le niveau de richesse du pays.

     

     

     

           A. dans les campagnes des pays riches ou émergents ( l’exemple du Mato Grosso au        Brésil ) FT 1

     

     

     

           B. dans les campagnes des pays pauvres (l’exemple de la vallée de l’Omo en Ethiopie)

     

    Les agriculteurs en Afrique et en Asie ont mis en valeur les espaces agricoles depuis de nombreuses générations. Il s’agit avant tout de cultures vivrières car ces pays rencontrent d’importantes difficultés . Ainsi, la vallée de l’Omo, au sud-ouest de l’Ethiopie est isolée et soumise aux contraintes d’un climat tropical. L’habitat du village est constituée de cases traditionnelles. Peu d’hommes vivent sur ce vaste espace de savane où dominent les cultures vivrières et l’élevage.  

     

    Les surfaces cultivées dans ces espaces sont petites et matériel agricole mécanique souvent inexistant.

     

    Ce sont aussi des espaces qui sont parfois menacés : la vallée de l’Omo est ainsi menacée par des projets de modernisation (ex : barrage hydroélectrique).

     

     

     

           C. des espaces agricoles peu peuplés diversifiés qui évoluent

     

    Certains espaces agricoles peu peuplés et isolés sont en déclin. Avec l’abandon des activités agricoles, la population vieillit et diminue. Les cultures laissent place aux friches et les habitants fuient vers les villes (exode rural p. 266).

     

    Inversement certains espaces ruraux retrouvent du dynamisme. Ce sont surtout les campagnes proches des villes qui développent des activités de tourisme et attirent les habitants de la ville à la recherche d’un meilleur cadre de vie : c’est la périurbanisation (p. 261). Enfin certains espaces ruraux vident d’hommes se peuplent. C’est le cas des fronts pionniers gagnés par les cultures nouvelles.

     

     

     

     

     

    Conclusion : réponse à la question  

     

     

     

     

    CHAPITRE 3 : LE MONDE DES CITÉS GRECQUES

     

    Les Grecs de l’Antiquité ont vécu entre le IXème et le Ier siècle AVJC.

     

    Question : Qu’est-ce qui unit les Grecs à partir du VIIIe siècle avant J.C ?

     

    I. Le monde des Grecs : des cités-Etats indépendantes…

     

    Les Grecs se sont d’abord installés sur les côtes de la Grèce et de l’Asie mineure.

    C’est un mélange de peuples qui se sont installés par vagues successives .

    A partir du VIIIème siècle avant J.-C, ils ont fondé des colonies (p. 72) autour de la mer Noire et de la mer Méditerranée comme Massalia (Marseille).

    Cela a permis à la civilisation grecque de se développer autour de la mer Méditerranée et de la mer Noire dans trois continents : en Afrique, en Europe et en Asie .

    Mais où qu’ils soient, les Grecs vivent dans des cités indépendantes. Chaque cité est un petit Etat indépendant possédant sa monnaie, ses propres lois et son gouvernement. La rivalité entre les cités les amène à se faire la guerre (fin du Vème siècle, la longue guerre de Péloponnèse qui oppose Athènes à Sparte et leurs alliés respectifs).

     

    II …unies  par  histoire et une culture commune

     

                A.  Des mythes et des héros qui inspirent les Grecs

     

    Les Grecs croient  en l’existence des dieux et des héros. Les mythes (p. 84) tirés de l’Iliade et de l’Odyssée d’Homère composés au VIIIe siècle avant J.-C racontent  leurs exploits  et les aventures. Toute la vie de Grecs est bercée par ces histoires. Ils admirent  leurs qualités par exemple   :

    -le courage d’Achille lors de son combat contre Hector pendant le siège de la ville de Troie. 

    -la ruse d’Ulysse  pour échapper aux cyclopes ou prendre la ville de Troie.

     

           B. Une même religion pratiquée dans les temples et les sanctuaires panhelléniques

     

    Les Grecs sont polythéistes. Leurs dieux, représentés comme des hommes, forment une grande famille qui vivrait sur le mont Olympe, la plus haute montagne de Grèce. Ils sont souvent en rivalité à l’image des cités grecques. Le principal dieu était Zeus le dieu du ciel, son symbole était la foudre.

     Le Parthénon a été construit sur l’Acropole à Athènes au Ve siècle avant J.-C. en l’honneur de la déesse Athéna.  

    Sa construction a été décidée par le stratège Périclès.

    Le temple est orné d’une frise : la frise des Panathénées. Elle représente une fête qui était importante car elle était l’occasion de rassembler l’ensemble des habitants de la cité, qu’ils soient citoyens ou non, autour de croyances et de cultes communs en l’honneur d’Athéna. C’était un moment d’union religieuse forte dans le cadre de la cité, qui n’avait lieu que tous les quatre ans.

     

    Pour obtenir la protection des dieux, les Grecs leur rendent un culte dans des temples de la cité où ils viennent prier et offrir des sacrifices sur des autels. 

    Ils se retrouvent lors de grandes fêtes religieuses, culturelles et sportives dans des lieux communs  sanctuaires panhélleniques (p. 84) comme celui d’Olympie. A l’occasion de ces fêtes qui constituent un moment fort ils font des sacrifices, des offrandes en l’honneur de Zeus et organisent des jeux. Lors de ces célébration les rivalités sont oubliées : les cités concluent une trêve.

     

    III …chaque cité ses citoyens : l’exemple d’Athènes et la naissance de la démocratie

     

    A la fin du  VIème siècle avant J.-C., Clisthène met en place des réformes qui permettent la naissance de la démocratie (p. 88) athénienne. Le pouvoir appartient au peuple tout entier y compris les plus pauvres. Ceux qui participent à la démocratie s’appellent des citoyens (p. 86). Ils se réunissent à l’Ecclesia (p. 88) pour débattre et voter les lois. Des magistrats sont désignés pour diriger la cité. Les citoyens ont aussi des devoirs : obéir aux lois, combattre pour la cité (hoplite), participer aux fêtes religieuses (fête des Panathénées).

    Cependant, les citoyens ne sont qu’une minorité de la population. Les habitants d’Athènes n’ont pas les mêmes droits et sont inégaux entre eux (apprendre FT4).

     

    Conclusion : réponse à la question 

     

     

     

     


  • EMC I LA  CITOYENNETÉ FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

     

     

     

    Question : qu’est-ce qu’être citoyen en France et dans l’Union européenne?

     

     

     

    I) Etre membre d’une communauté politique ...

     

     

     

             A) la citoyenneté française est liée à la nationalité (FT 1)

     

    La nationalité unit une population à un Etat. Le lien entre citoyenneté est fort  car pour être citoyen français, il faut avoir la nationalité française et être majeur. Celle-ci est acquise par le droit du sang, par le droit du sol, par mariage, ou par naturalisation (FT 1).

     

     

     

             B) la citoyenneté européenne, une citoyenneté de superposition (FT 2)

     

    Pour être citoyen européen, il faut avoir la nationalité d’un des Etats membres de l’Union européenne.la citoyenneté européenne se superpose à la citoyenneté nationale. C’est le traité de Maastricht (1992)  qui crée une citoyenneté européenne.

     

    Celui-ci confère des droits aux Français y compris ceux vivant dans un autre pays de l’Union mais aussi aux ressortissants de l’Union habitant en France.        

     

     

     

    II) ... dont le citoyen accepte les règles

     

     

     

             A) des règles pour vivre ensemble en France (FT 3)

     

    La nationalité française confère des droits politiques essentiels au citoyen. Cela lui permet d’exercer la souveraineté nationale (FT 3) . Ces droits politiques  s’accompagnent comme pour tout habitant en France de droits civils, économiques et sociaux . Ces droits n’existent que parce-que tous les respectent et que chacun en accepte les conséquences : voter lors des élections, participer à la Défense nationale et aux dépenses de l’Etat.

     

     

     

           B) les droits attachés à la  citoyenneté européenne (FT 4)

     

    La citoyenneté européenne instituée par le traité de Maastricht depuis 1992 confère des droits politiques, civils et économiques au citoyen européen limité et valables dans l’ensemble de l’Union. C’est donc une citoyenneté originale qui peut évoluer et se développer avec le projet européen.Pour rendre cette citoyenneté vivante et active, les droits politiques ont été enrichis d’un droit d’initiative citoyenne qui permet à un million de citoyen issus de l’Union de demander que des mesures soient prises sur un sujet précis.

     

     

     

    III) ... et partage des valeurs démocratiques

     

     

     

     

     

           A.vivre dans une république démocratique (FT 5)

     

    La France est un Etat démocratique où les citoyens possèdent le droit de vote.

     

    Des élections sont régulièrement organisées pour qu’ils puissent choisir leurs représentants parmi plusieurs partis politiques de droite ou de gauche. Les leaders politiques organisent librement des meetings lors de campagnes électorales où chacun dévoile son programme. Le jour de l’élection, les citoyens qui se rendent aux urnes ont la possibilité de choisir entre plusieurs candidats. Leur vote est tenu secret grâce à l’isoloir.

     

    A la suite des élections, une majorité est chargée de gouverner, mais l’opposition peut s’exprimer en exerçant son droit de parole. Si elle gagne aux élections suivantes, on parlera d’alternance.

     

    L’ensemble de ces pratiques font de la France un Etat démocratique  dans lequel tout le monde a la liberté de voter mais aussi de s’exprimer.

     

     

     

           B. valeurs  (=idéal) et principes (=application concrète des valeurs)        républicains en France ( FT 6)

     

     

     

           C. une reconnaissance dans les mêmes symboles républicains (FT 7)

     

     

     

           D. les valeurs fondatrices de la citoyenneté européenne ( FT 8)

     

     

     

    Le citoyen français partage aussi des valeurs liées à la citoyenneté européenne. Elles sont contenues dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Ces valeurs rappelées par les symboles européens sont :  la paix, le respect de la dignité humaine et des droits de l’Homme, la liberté , l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité, la démocratie, l’Etat de droit, la justice et la sécurité. Ces valeurs s’ajoutent à l’histoire et à la culture commune entre les citoyens européens et contribuent à forger un sentiment d’identité européenne.

     

     

     

    conclusion : réponse à la question

     

     

     

     

     

     

     


  • T1/1 CHAPITRE 1 : LES HOMMES DANS LA PRÉHISTOIRE

     

     

     

    Question : quelles évolutions le mode de vie des hommes a-t-il connu au cours de la Préhistoire ?

     

    I. L’apparition de l’humanité sur Terre : le Paléolithique

     

    A. Comment les premiers êtres humains ont-ils peuplé le monde ?  (Quand ? Où ?) 

     

    On sait aujourd’hui de nos origines qu’il y avait plusieurs espèces d’êtres humains  La première espèce humaine, datée d’il y a 2,4 millions d’années est appelée «  homo habilis » , « l’homme habile » car elle fabrique les premiers outils en pierre. Avec eux apparaît la Préhistoire (p. 28,  période très longue.

     

     Mais l’homme d’aujourd’hui, «  homo sapiens » n’apparaît que plusieurs millions d’années après les hominidés il y a 200 000 ans. ( fabrication d’outils, un cerveau au volume plus important)

     

     

    -espèce : groupe composé d’être vivants pouvant se reproduire ensemble 

     

    -hominidés : groupe de primates, mammifères, auquel appartient l’homme pouvant se tenir debout sur deux jambes de la famille des grands singes.

     

    Exercice 3 p.33

     

    Les premiers Hommes sont apparus il y a environ 2,4 millions d’années.

     

    Ils se différencient des préhumains parce-qu’ils marchent sur deux pieds, ont les mains au pouce opposé aux doigts, un langage.           

     

    Grâce aux archéologues, on sait aujourd’hui de nos origines que :

     

    -nos ancêtres sont en apparus en Afrique de l’Est  que l’on appelle le « berceau de l’humanité »

     

    -puis que la Terre toute entière  s’est peuplée par des migrations il y a 150 000 ans. Poussé par des changements climatiques, l’’ »homo erectus » migre d’Afrique vers l’Europe et l’Asie. Mais c’est La dernière espèce humaine homo sapiens qui  peuple véritablement  la Terre entière de -200 000 à - 15 000.

                                                                                       

           B. Comment les vivaient-ils au Paléolithique ?

     

                  1. des chasseurs-cueilleurs nomades

    A partir des traces retrouvées comme à Pincevent au sud de Paris, on sait que les hommes du Paléolithique mènent une vie nomade dans des habitats temporaires sous des tentes .Ils changent de lieu de vie dès que les ressources de la nature diminuent. Ils pratiquent la chasse, la pêche et la cueillette. Ils vivent en groupe. La maîtrise du feu il y a 400 000 ans leur permet de survivre dans tous les milieux. Progressivement ils perfectionnent leur outillage (en pierre taillée en os et en bois) : on parle de Paléolithique (p.28)

     

                  2. Des hommes qui expriment leurs croyances par l’art :  l’exemple de la grotte Chauvet en Ardèche

    Dans la profondeur des grottes, les hommes dessinent, peignent ou gravent sur les parois. Ainsi, il  y a 36 000 ans, dans la grotte Chauvet en Ardèche, par exemple, les Homo Sapiens ont réalisé des peintures rupestres ou pariétales. Celles-ci nous informent que le climat  et la faune n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui en Europe. Surtout, elles laissent à penser qu’ils avaient des croyances. Ils sculptent aussi des statuettes dans l’ivoire, l’os ou la pierre.                                                                                                             

     

           C. Aujourd’hui : une seule humanité que reste-t-il ?

     

    Grâce à la génétique, on sait aujourd’hui que tous les humains descendent du même ancêtre. Quelques soient nos différences physiques, nous sommes identiques génétiquement ce qui doit nous amener à accepter nos différences.

     

     

    II. « la révolution » néolithique et ses conséquences

     

    Depuis le début de l’humanité les hommes et les femmes ont vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette . La « révolution » néolithique marque un changement du mode de vie.

     

           A. Quand, comment et où est apparu le néolithique ? (FT 1) 

     

    Vers 10 000 avant J.-C, les hommes et les femmes commencent à récolter des graines dans la nature qu’ils sèment et qu’ils cultivent. Ils apprivoisent des animaux sauvages  et les élèvent. Les nomades chasseurs-cueilleurs du Paléolithique sont devenus des sédentaires-agriculteurs-éleveurs. C’est la » révolution » néolithique.

     

    Mieux nourries, les populations du Néolithique augmentent et se répandent dans le monde. Ce nouveau mode de vie apparaît d’abord au Proche-Orient puis sur tous les continents (voir FT 1). Il se diffuse pendant plusieurs millénaires entre – 10 000 et – 3 000.                        

     

           B Quel nouveau mode de vie ?

    Les hommes et les femmes du néolithique se fixent dans des villages. Ils deviennent sédentaires (p. 46). Cela nécessite plus d’espace et donc une modification du paysage : ils défrichent  (p. 46)les forêts grâce au perfectionnement de leurs outils (hache pierre polie). Ils modifient et maîtrisent également la nature par la sélection des animaux (élevage) et des plantes (céréales : maïs en Amérique) . Enfin, pour répondre à ces nouveaux besoins, ils inventent la poterie pour stocker ou cuire les aliments.           

     

     

     

    Conclusion : réponse à la question

     

    T1/3 CHAPITRE 2 : PREMIERS ETATS, PREMIÈRES ÉCRITURES

     

    Introduction : Où et Quand ? FT 1

    C’est dans la région du Proche-Orient qui s’étend essentiellement sur les régions situées à l’est de la Méditerranée (en Mésopotamie et en Egypte) que sont apparus les premiers Etats et les premières écritures vers 3000 avant J.-C. On parle alors de civilisations.

     

    Question : comment l’écriture est-elle née avec les premiers Etats ?

     

    I)  La naissance des premiers Etats

           A.)  L’exemple d’une des premières villes de l’Histoire en Mésopotamie : la cité d’Ur

     

    La cité d’Ur est apparue comme les autres cités-Etats à la fin de la Préhistoire et au début de l’Histoire un peu avant le IIIe millénaire avant J.-C. C’est en Mésopotamie que naissent les premières villes comme Ur. C’est un milieu favorable à l’homme car c’est une régions fertile (très productives) grâce à la présence de grands fleuves qui fournissent l’eau nécessaire à l’agriculture :  l’Euphrate et le Tigre (voir carte).            

     

    Conclusion et trace écrite : complétez la phrase ci-dessous

    L’étude du site d’Ur (FT2)  nous montre qu’il s’agissait il y 5000 ans d’une des premières villes les plus puissantes importantes car...

     

    La cité d’Ur devient puissante lorsqu’ un roi (Ur Nammu : 21ème siècle avant J.-C) décide de son organisation et rend son pouvoir héréditaire .

     Il a des pouvoirs importants  :

    -il gouverne selon la volonté des dieux

    -il rend la justice

    -il décide de faire la guerre ou la paix

    Son pouvoir s’exerce alors sur Ur mais aussi sur le reste de la Mésopotamie. On ne parle alors plus seulement de cité mais de cité-Etat (doc. 1 p.52 petit royaume organisé autour d’une ville et des champs aux alentours). De nombreuses cités-Etats comme Ur sont ainsi apparues le long du Tigre et de l’Euphrate au III eme millénaire avant J.C.

     

    B . )  En Egypte, des cités unifiées qui donnent naissance à un royaume

    En Egypte les villes se sont unies sous la domination d’un pharao vers

    3150 av.J.C.n, considéré comme un dieu. Elles forment un empire dirigé par un pharaon roi guerrier, bâtisseur (il se faisait construire des tombeaux géants, des pyramides comme sur le site Gizeh) et administrateur qui contrôle la riche vallée du Nil.           

     

    II. L’apparition de l’écriture : un besoin (FT3)

     

    L’invention de l’écriture cunéiforme par les Sumériens vers 3300 avant J.-C. marque le passage de la préhistoire à l’histoire. La  plus ancienne des écritures est donc l’écriture cunéiforme (p.60), un ensemble de signes géométriques qui apparaît en Mésopotamie au 3e millénaire avant J.-C. On écrit avec  un calame (roseau taillé) sur des tablettes d’argile molle qui durcissent au soleil.Au même moment, en Egypte, une autre écriture est inventée : les hiéroglyphes (p.60) sculptés dans la pierre ou inscrits sur des papyrus . L’écriture n’est maîtrisée à cette époque que par des spécialistes : les scribes. (p.62) qui travaillent pour ceux qui ont le pouvoir : les pharaons.

     

    Réponse à la question : comment l’écriture est-elle née avec les premiers Etats ?

     

     

     

     

     

     


  •  

    Évaluer par compétences en Histoire, Géographie et Enseignement moral et civique

     

    Pour faire simple à chaque trimestre, on peut régulièrement valider celles-ci :

    • Se repérer dans le temps : frise chronologique à compléter D.5.1-3

    • Se repérer dans l'espace : lire une carte , compléter une carte D5.1-5

    • Analyser et comprendre un document D 5.2-2

    • Expliquer un document à l'aide de ses connaissances D.5.1-8

    • Réaliser une réponse développée en utilisant le lexique du cours D1.1-4 / D 5.3 / D 1.1-2 (argumentation)

    • Lecture de graphique, tableau D 1.2-2/3

     

    plus ponctuellement

     

    • Travail de groupe D 2.2 / D 3.1-2

    • Présentation orale D 1.1 avec le lexique approprié D1.1-4

    • Utilisation du numérique pour des recherches individuelles D 2.4-1 ou collectives D 2.2-1

     

     

    Pour aller plus loin voici le Socle commun, disponible sur education.gouv.fr

     

    Le Socle commun

     

    Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer

     

    Le domaine des langages pour penser et communiquer recouvre quatre types de langage, qui sont à la fois des objets de savoir et des outils : la langue française ; les langues vivantes étrangères ou régionales ; les langages mathématiques, scientifiques et informatiques ; les langages des arts et du corps. Ce domaine permet l'accès à d'autres savoirs et à une culture rendant possible l'exercice de l'esprit critique ; il implique la maîtrise de codes, de règles, de systèmes de signes et de représentations. Il met en jeu des connaissances et des compétences qui sont sollicitées comme outils de pensée, de communication, d'expression et de travail et qui sont utilisées dans tous les champs du savoir et dans la plupart des activités.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant la langue française à l'oral et à l'écrit 

     

    L'élève parle, communique, argumente à l'oral de façon claire et organisée ; il adapte son niveau de langue et son discours à la situation, il écoute et prend en compte ses interlocuteurs.

     

    Il adapte sa lecture et la module en fonction de la nature et de la difficulté du texte. Pour construire ou vérifier le sens de ce qu'il lit, il combine avec pertinence et de façon critique les informations explicites et implicites issues de sa lecture. Il découvre le plaisir de lire.

     

    L'élève s'exprime à l'écrit pour raconter, décrire, expliquer ou argumenter de façon claire et organisée. Lorsque c'est nécessaire, il reprend ses écrits pour rechercher la formulation qui convient le mieux et préciser ses intentions et sa pensée.

     

    Il utilise à bon escient les principales règles grammaticales et orthographiques. Il emploie à l'écrit comme à l'oral un vocabulaire juste et précis.

     

    Dans des situations variées, il recourt, de manière spontanée et avec efficacité, à la lecture comme à l'écriture.

     

    Il apprend que la langue française a des origines diverses et qu'elle est toujours en évolution. Il est sensibilisé à son histoire et à ses origines latines et grecques.

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant une langue étrangère et, le cas échéant, une langue régionale

     

    L'élève pratique au moins deux langues vivantes étrangères ou, le cas échéant, une langue étrangère et une langue régionale.

     

    Pour chacune de ces langues, il comprend des messages oraux et écrits, s'exprime et communique à l'oral et à l'écrit de manière simple mais efficace. Il s'engage volontiers dans le dialogue et prend part activement à des conversations. Il adapte son niveau de langue et son discours à la situation, il écoute et prend en compte ses interlocuteurs. Il maîtrise suffisamment le code de la langue pratiquée pour s'insérer dans une communication liée à la vie quotidienne : vocabulaire, prononciation, construction des phrases ; il possède aussi des connaissances sur le contexte culturel propre à cette langue (modes de vie, organisations sociales, traditions, expressions artistiques...).

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques 

     

    L'élève utilise les principes du système de numération décimal et les langages formels (lettres, symboles...) propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques, notamment pour effectuer des calculs et modéliser des situations. Il lit des plans, se repère sur des cartes. Il produit et utilise des représentations d'objets, d'expériences, de phénomènes naturels tels que schémas, croquis, maquettes, patrons ou figures géométriques. Il lit, interprète, commente, produit des tableaux, des graphiques et des diagrammes organisant des données de natures diverses.

     

    Il sait que des langages informatiques sont utilisés pour programmer des outils numériques et réaliser des traitements automatiques de données. Il connaît les principes de base de l'algorithmique et de la conception des programmes informatiques. Il les met en œuvre pour créer des applications simples.

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant les langages des arts et du corps 

     

    Sensibilisé aux démarches artistiques, l'élève apprend à s'exprimer et communiquer par les arts, de manière individuelle et collective, en concevant et réalisant des productions, visuelles, plastiques, sonores ou verbales notamment. Il connaît et comprend les particularités des différents langages artistiques qu'il emploie. Il justifie ses intentions et ses choix en s'appuyant sur des notions d'analyse d'œuvres.

     

    Il s'exprime par des activités, physiques, sportives ou artistiques, impliquant le corps. Il apprend ainsi le contrôle et la maîtrise de soi.

     

    Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre

     

    Ce domaine a pour objectif de permettre à tous les élèves d'apprendre à apprendre, seuls ou collectivement, en classe ou en dehors, afin de réussir dans leurs études et, par la suite, se former tout au long de la vie. Les méthodes et outils pour apprendre doivent faire l'objet d'un apprentissage explicite en situation, dans tous les enseignements et espaces de la vie scolaire.

     

    En classe, l'élève est amené à résoudre un problème, comprendre un document, rédiger un texte, prendre des notes, effectuer une prestation ou produire des objets. Il doit savoir apprendre une leçon, rédiger un devoir, préparer un exposé, prendre la parole, travailler à un projet, s'entraîner en choisissant les démarches adaptées aux objectifs d'apprentissage préalablement explicités. Ces compétences requièrent l'usage de tous les outils théoriques et pratiques à sa disposition, la fréquentation des bibliothèques et centres de documentation, la capacité à utiliser de manière pertinente les technologies numériques pour faire des recherches, accéder à l'information, la hiérarchiser et produire soi-même des contenus.

     

    La maîtrise des méthodes et outils pour apprendre développe l'autonomie et les capacités d'initiative ; elle favorise l'implication dans le travail commun, l'entraide et la coopération.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Organisation du travail personnel

     

    L'élève se projette dans le temps, anticipe, planifie ses tâches. Il gère les étapes d'une production, écrite ou non, mémorise ce qui doit l'être.

     

    Il comprend le sens des consignes ; il sait qu'un même mot peut avoir des sens différents selon les disciplines.

     

    Pour acquérir des connaissances et des compétences, il met en œuvre les capacités essentielles que sont l'attention, la mémorisation, la mobilisation de ressources, la concentration, l'aptitude à l'échange et au questionnement, le respect des consignes, la gestion de l'effort.

     

    Il sait identifier un problème, s'engager dans une démarche de résolution, mobiliser les connaissances nécessaires, analyser et exploiter les erreurs, mettre à l'essai plusieurs solutions, accorder une importance particulière aux corrections.

     

    L'élève sait se constituer des outils personnels grâce à des écrits de travail, y compris numériques : notamment prise de notes, brouillons, fiches, lexiques, nomenclatures, cartes mentales, plans, croquis, dont il peut se servir pour s'entraîner, réviser, mémoriser.

     

    • Coopération et réalisation de projets

     

    L'élève travaille en équipe, partage des tâches, s'engage dans un dialogue constructif, accepte la contradiction tout en défendant son point de vue, fait preuve de diplomatie, négocie et recherche un consensus.

     

    Il apprend à gérer un projet, qu'il soit individuel ou collectif. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et évalue l'atteinte des objectifs.

     

    L'élève sait que la classe, l'école, l'établissement sont des lieux de collaboration, d'entraide et de mutualisation des savoirs. Il aide celui qui ne sait pas comme il apprend des autres. L'utilisation des outils numériques contribue à ces modalités d'organisation, d'échange et de collaboration.

     

    • Médias, démarches de recherche et de traitement de l'information

     

    L'élève connaît des éléments d'histoire de l'écrit et de ses différents supports. Il comprend les modes de production et le rôle de l'image.

     

    Il sait utiliser de façon réfléchie des outils de recherche, notamment sur Internet. Il apprend à confronter différentes sources et à évaluer la validité des contenus. Il sait traiter les informations collectées, les organiser, les mémoriser sous des formats appropriés et les mettre en forme. Il les met en relation pour construire ses connaissances.

     

    L'élève apprend à utiliser avec discernement les outils numériques de communication et d'information qu'il côtoie au quotidien, en respectant les règles sociales de leur usage et toutes leurs potentialités pour apprendre et travailler. Il accède à un usage sûr, légal et éthique pour produire, recevoir et diffuser de l'information. Il développe une culture numérique.

     

    Il identifie les différents médias (presse écrite, audiovisuelle et Web) et en connaît la nature. Il en comprend les enjeux et le fonctionnement général afin d'acquérir une distance critique et une autonomie suffisantes dans leur usage.

     

    • Outils numériques pour échanger et communiquer

     

    L'élève sait mobiliser différents outils numériques pour créer des documents intégrant divers médias et les publier ou les transmettre, afin qu'ils soient consultables et utilisables par d'autres. Il sait réutiliser des productions collaboratives pour enrichir ses propres réalisations, dans le respect des règles du droit d'auteur.

     

    L'élève utilise les espaces collaboratifs et apprend à communiquer notamment par le biais des réseaux sociaux dans le respect de soi et des autres. Il comprend la différence entre sphères publique et privée. Il sait ce qu'est une identité numérique et est attentif aux traces qu'il laisse.

     



     

    Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen

     

    L'École a une responsabilité particulière dans la formation de l'élève en tant que personne et futur citoyen. Dans une démarche de coéducation, elle ne se substitue pas aux familles, mais elle a pour tâche de transmettre aux jeunes les valeurs fondamentales et les principes inscrits dans la Constitution de notre pays. Elle permet à l'élève d'acquérir la capacité à juger par lui-même, en même temps que le sentiment d'appartenance à la société. Ce faisant, elle permet à l'élève de développer dans les situations concrètes de la vie scolaire son aptitude à vivre de manière autonome, à participer activement à l'amélioration de la vie commune et à préparer son engagement en tant que citoyen.

     

    Ce domaine fait appel :

     

    - à l'apprentissage et à l'expérience des principes qui garantissent la liberté de tous, comme la liberté de conscience et d'expression, la tolérance réciproque, l'égalité, notamment entre les hommes et les femmes, le refus des discriminations, l'affirmation de la capacité à juger et agir par soi-même ;

     

    - à des connaissances et à la compréhension du sens du droit et de la loi, des règles qui permettent la participation à la vie collective et démocratique et de la notion d'intérêt général ;

     

    - à la connaissance, la compréhension mais aussi la mise en pratique du principe de laïcité, qui permet le déploiement du civisme et l'implication de chacun dans la vie sociale, dans le respect de la liberté de conscience.

     

    Ce domaine est mis en œuvre dans toutes les situations concrètes de la vie scolaire où connaissances et valeurs trouvent, en s'exerçant, les conditions d'un apprentissage permanent, qui procède par l'exemple, par l'appel à la sensibilité et à la conscience, par la mobilisation du vécu et par l'engagement de chacun.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres

     

    L'élève exprime ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis.

     

    Il exploite ses facultés intellectuelles et physiques en ayant confiance en sa capacité à réussir et à progresser.

     

    L'élève apprend à résoudre les conflits sans agressivité, à éviter le recours à la violence grâce à sa maîtrise de moyens d'expression, de communication et d'argumentation. Il respecte les opinions et la liberté d'autrui, identifie et rejette toute forme d'intimidation ou d'emprise.  Apprenant à mettre à distance préjugés et stéréotypes, il est capable d'apprécier les personnes qui sont différentes de lui et de vivre avec elles. Il est capable aussi de faire preuve d'empathie et de bienveillance.

     

    • La règle et le droit

     

    L'élève comprend et respecte les règles communes, notamment les règles de civilité, au sein de la classe, de l'école ou de l'établissement, qui autorisent et contraignent à la fois et qui engagent l'ensemble de la communauté éducative. Il participe à la définition de ces règles dans le cadre adéquat. Il connaît le rôle éducatif et la gradation des sanctions ainsi que les grands principes et institutions de la justice.

     

    Il comprend comment, dans une société démocratique, des valeurs communes garantissent les libertés individuelles et collectives, trouvent force d'application dans des règles et dans le système du droit, que les citoyens peuvent faire évoluer selon des procédures organisées.

     

    Il connaît les grandes déclarations des droits de l'homme (notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948), la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989 et les principes fondateurs de la République française. Il connaît le sens du principe de laïcité ; il en mesure la profondeur historique et l'importance pour la démocratie dans notre pays. Il comprend que la laïcité garantit la liberté de conscience, fondée sur l'autonomie du jugement de chacun et institue des règles permettant de vivre ensemble pacifiquement.

     

    Il connaît les principales règles du fonctionnement institutionnel de l'Union européenne et les grands objectifs du projet européen.

     

    • Réflexion et discernement

     

    L'élève est attentif à la portée de ses paroles et à la responsabilité de ses actes.

     

    Il fonde et défend ses jugements en s'appuyant sur sa réflexion et sur sa maîtrise de l'argumentation. Il comprend les choix moraux que chacun fait dans sa vie ; il peut discuter de ces choix ainsi que de quelques grands problèmes éthiques liés notamment aux évolutions sociales, scientifiques ou techniques.

     

    L'élève vérifie la validité d'une information et distingue ce qui est objectif et ce qui est subjectif. Il apprend à justifier ses choix et à confronter ses propres jugements avec ceux des autres. Il sait remettre en cause ses jugements initiaux après un débat argumenté, il distingue son intérêt particulier de l'intérêt général. Il met en application et respecte les grands principes républicains.

     

    • Responsabilité, sens de l'engagement et de l'initiative

     

    L'élève coopère et fait preuve de responsabilité vis-à-vis d'autrui. Il respecte les engagements pris envers lui-même et envers les autres, il comprend l'importance du respect des contrats dans la vie civile. Il comprend en outre l'importance de s'impliquer dans la vie scolaire (actions et projets collectifs, instances), d'avoir recours aux outils de la démocratie (ordre du jour, compte rendu, votes notamment) et de s'engager aux côtés des autres dans les différents aspects de la vie collective et de l'environnement.

     

    L'élève sait prendre des initiatives, entreprendre et mettre en œuvre des projets, après avoir évalué les conséquences de son action ; il prépare ainsi son orientation future et sa vie d'adulte.

     

    Domaine 4 : les systèmes naturels et les systèmes techniques

     

    Ce domaine a pour objectif de donner à l'élève les fondements de la culture mathématique, scientifique et technologique nécessaire à une découverte de la nature et de ses phénomènes, ainsi que des techniques développées par les femmes et les hommes. Il s'agit d'éveiller sa curiosité, son envie de se poser des questions, de chercher des réponses et d'inventer, tout en l'initiant à de grands défis auxquels l'humanité est confrontée. L'élève découvre alors, par une approche scientifique, la nature environnante. L'objectif est bien de poser les bases lui permettant de pratiquer des démarches scientifiques et techniques.

     

    Fondées sur l'observation, la manipulation et l'expérimentation, utilisant notamment le langage des mathématiques pour leurs représentations, les démarches scientifiques ont notamment pour objectif d'expliquer l'Univers, d'en comprendre les évolutions, selon une approche rationnelle privilégiant les faits et hypothèses vérifiables, en distinguant ce qui est du domaine des opinions et croyances. Elles développent chez l'élève la rigueur intellectuelle, l'habileté manuelle et l'esprit critique, l'aptitude à démontrer, à argumenter.

     

    La familiarisation de l'élève avec le monde technique passe par la connaissance du fonctionnement d'un certain nombre d'objets et de systèmes et par sa capacité à en concevoir et en réaliser lui-même. Ce sont des occasions de prendre conscience que la démarche technologique consiste à rechercher l'efficacité dans un milieu contraint (en particulier par les ressources) pour répondre à des besoins humains, en tenant compte des impacts sociaux et environnementaux.

     

    En s'initiant à ces démarches, concepts et outils, l'élève se familiarise avec les évolutions de la science et de la technologie ainsi que leur histoire, qui modifient en permanence nos visions et nos usages de la planète.

     

    L'élève comprend que les mathématiques permettent de développer une représentation scientifique des phénomènes, qu'elles offrent des outils de modélisation, qu'elles se nourrissent des questions posées par les autres domaines de connaissance et les nourrissent en retour.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Démarches scientifiques

     

    L'élève sait mener une démarche d'investigation. Pour cela, il décrit et questionne ses observations ; il prélève, organise et traite l'information utile ; il formule des hypothèses, les teste et les éprouve ; il manipule, explore plusieurs pistes, procède par essais et erreurs ; il modélise pour représenter une situation ; il analyse, argumente, mène différents types de raisonnements (par analogie, déduction logique...) ; il rend compte de sa démarche. Il exploite et communique les résultats de mesures ou de recherches en utilisant les langages scientifiques à bon escient.

     

    L'élève pratique le calcul, mental et écrit, exact et approché, il estime et contrôle les résultats, notamment en utilisant les ordres de grandeur. Il résout des problèmes impliquant des grandeurs variées (géométriques, physiques, économiques...), en particulier des situations de proportionnalité. Il interprète des résultats statistiques et les représente graphiquement.

     

    • Conception, création, réalisation

     

    L'élève imagine, conçoit et fabrique des objets et des systèmes techniques. Il met en œuvre observation, imagination, créativité, sens de l'esthétique et de la qualité, talent et habileté manuels, sens pratique, et sollicite les savoirs et compétences scientifiques, technologiques et artistiques pertinents.

     

    • Responsabilités individuelles et collectives

     

    L'élève connaît l'importance d'un comportement responsable vis-à-vis de l'environnement et de la santé et comprend ses responsabilités individuelle et collective. Il prend conscience de l'impact de l'activité humaine sur l'environnement, de ses conséquences sanitaires et de la nécessité de préserver les ressources naturelles et la diversité des espèces. Il prend conscience de la nécessité d'un développement plus juste et plus attentif à ce qui est laissé aux générations futures.

     

    Il sait que la santé repose notamment sur des fonctions biologiques coordonnées, susceptibles d'être perturbées par des facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux de l'environnement et que certains de ces facteurs de risques dépendent de conduites sociales et de choix personnels. Il est conscient des enjeux de bien-être et de santé des pratiques alimentaires et physiques. Il observe les règles élémentaires de sécurité liées aux techniques et produits rencontrés dans la vie quotidienne.

     

     

     

    Pour atteindre les objectifs de connaissances et de compétences de ce domaine, l'élève mobilise des connaissances sur :

     

    - les principales fonctions du corps humain, les caractéristiques et l'unité du monde vivant, l'évolution et la diversité des espèces ;

     

    - la structure de l'Univers et de la matière; les grands caractères de la biosphère et leurs transformations ;

     

    - l'énergie et ses multiples formes, le mouvement et les forces qui le régissent ;

     

    - les nombres et les grandeurs, les objets géométriques, la gestion de données, les phénomènes aléatoires ;

     

    - les grandes caractéristiques des objets et systèmes techniques et des principales solutions technologiques.

     

    Domaine 5 : les représentations du monde et l'activité humaine

     

    Ce domaine est consacré à la compréhension du monde que les êtres humains tout à la fois habitent et façonnent. Il s'agit de développer une conscience de l'espace géographique et du temps historique. Ce domaine conduit aussi à étudier les caractéristiques des organisations et des fonctionnements des sociétés. Il initie à la diversité des expériences humaines et des formes qu'elles prennent : les découvertes scientifiques et techniques, les diverses cultures, les systèmes de pensée et de conviction, l'art et les œuvres, les représentations par lesquelles les femmes et les hommes tentent de comprendre la condition humaine et le monde dans lequel ils vivent.

     

    Ce domaine vise également à développer des capacités d'imagination, de conception, d'action pour produire des objets, des services et des œuvres ainsi que le goût des pratiques artistiques, physiques et sportives. Il permet en outre la formation du jugement et de la sensibilité esthétiques. Il implique enfin une réflexion sur soi et sur les autres, une ouverture à l'altérité, et contribue à la construction de la citoyenneté, en permettant à l'élève d'aborder de façon éclairée de grands débats du monde contemporain.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • L'espace et le temps

     

    L'élève identifie ainsi les grandes questions et les principaux enjeux du développement humain, il est capable d'appréhender les causes et les conséquences des inégalités, les sources de conflits et les solidarités, ou encore les problématiques mondiales concernant l'environnement, les ressources, les échanges, l'énergie, la démographie et le climat. Il comprend également que les lectures du passé éclairent le présent et permettent de l'interpréter.

     

    L'élève se repère dans l'espace à différentes échelles, il comprend les grands espaces physiques et humains et les principales caractéristiques géographiques de la Terre, du continent européen et du territoire national : organisation et localisations, ensembles régionaux, outre-mer. Il sait situer un lieu ou un ensemble géographique en utilisant des cartes, en les comparant et en produisant lui-même des représentations graphiques.

     

    • Organisations et représentations du monde

     

    L'élève lit des paysages, identifiant ce qu'ils révèlent des atouts et des contraintes du milieu ainsi que de l'activité humaine, passée et présente. Il établit des liens entre l'espace et l'organisation des sociétés.

     

    Il exprime à l'écrit et à l'oral ce qu'il ressent face à une œuvre littéraire ou artistique ; il étaye ses analyses et les jugements qu'il porte sur l'oeuvre ; il formule des hypothèses sur ses significations et en propose une interprétation en s'appuyant notamment sur ses aspects formels et esthétiques. Il justifie ses intentions et ses choix expressifs, en s'appuyant sur quelques notions d'analyse des œuvres. Il s'approprie, de façon directe ou indirecte, notamment dans le cadre de sorties scolaires culturelles, des œuvres littéraires et artistiques appartenant au patrimoine national et mondial comme à la création contemporaine.

     

    • Invention, élaboration, production

     

    L'élève imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses, y compris littéraires et artistiques. Pour cela, il met en œuvre des principes de conception et de fabrication d'objets ou les démarches et les techniques de création. Il tient compte des contraintes des matériaux et des processus de production en respectant l'environnement. Il mobilise son imagination et sa créativité au service d'un projet personnel ou collectif. Il développe son jugement, son goût, sa sensibilité, ses émotions esthétiques.

     

    Il connaît les contraintes et les libertés qui s'exercent dans le cadre des activités physiques et sportives ou artistiques personnelles et collectives. Il sait en tirer parti et gère son activité physique et sa production ou sa performance artistiques pour les améliorer, progresser et se perfectionner. Il cherche et utilise des techniques pertinentes, il construit des stratégies pour réaliser une performance sportive. Dans le cadre d'activités et de projets collectifs, il prend sa place dans le groupe en étant attentif aux autres pour coopérer ou s'affronter dans un cadre réglementé.

     

     

     

    Pour mieux connaître le monde qui l'entoure comme pour se préparer à l'exercice futur de sa citoyenneté démocratique, l'élève pose des questions et cherche des réponses en mobilisant des connaissances sur :

     

    - les principales périodes de l'histoire de l'humanité, situées dans leur chronologie, les grandes ruptures et les événements fondateurs, la notion de civilisation ;

     

    - les principaux modes d'organisation des espaces humanisés ;

     

    - la diversité des modes de vie et des cultures, en lien avec l'apprentissage des langues ;

     

    - les éléments clés de l'histoire des idées, des faits religieux et des convictions ;

     

    - les grandes découvertes scientifiques et techniques et les évolutions qu'elles ont engendrées, tant dans les modes de vie que dans les représentations ;

     

    - les expressions artistiques, les œuvres, les sensibilités esthétiques et les pratiques culturelles de différentes sociétés ;

     

    - les principaux modes d'organisation politique et sociale, idéaux et principes républicains et démocratiques, leur histoire et leur actualité ;

     

    - les principales manières de concevoir la production économique, sa répartition, les échanges qu'elles impliquent ;

     

    - les règles et le droit de l'économie sociale et familiale, du travail, de la santé et de la protection sociale.

     

     

     


  • CHAPITRE 1 :

    CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

     

     

     

    Question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    I/ Des soldats confrontés à une guerre …

     

     

     

    A...longue et mondiale

     

     

     

    A l’été 1914, le continent européen déjà agité par des tensions économiques, des rivalités entre puissances coloniales héritées du XIXème siècle, voit s’aggraver les tensions nationalistes liées aux revendication de territoire (revendication d’indépendance de la Serbie). 

     

    L’assassinat de l’héritier de l’Empire d’Autriche Hongrie en juin 1914 (attentat de Sarajevo) déclenche cette guerre. Chaque pays soutient alors son alliance militaire. Cette guerre oppose alors deux camps : la Triple Entente et la Triple Alliance.         

     

    Cette guerre appelée aussi Grande Guerre est d’une ampleur inédite  :

     

    -elle dure plus de 4 ans de 1914 à 1918 mais se déroule en trois phases FT1

     

    -elle est mondiale : avec l’engagement des colonies dans les armées de l’Entente ce sont tous les continents qui participent directement au conflit.

     

    Les Alliés remportent la guerre en 1918 aidés par les Etats-Unis depuis avril 1917. 

     

     

     

    B... d’une extrême violence : l’exemple de la bataille de Verdun (fev. à dec. 1916) voir corrigé et méthode développement construit

     

     

     

    C. …et meurtrière

     

    Entre 60 et 70 millions de soldats de tous les continents se sont battus. Cette guerre  a coûté la vie à près de 10 millions d’hommes et près de 20 millions d’entre eux rentrent blessés ou mutilés. La réinsertion des anciens combattants est difficile. Parmi eux certains sont traumatisés par la brutalité de la vie des tranchées et vont vouloir témoigner de cette violence (Otto Dix, peintre allemand).

     

    Des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la « Der des ders ».

     

     

     

    II) les civils mobilisés et victimes d’une guerre totale

     

     

     

           A. des civils mobilisés bilan et résumé (voir corrigé) 

     

     

     

           B. Une violence qui atteint des peuples entiers : le génocide arménien (1915-1916) 

     

     

     

    En 1915, plus de 2 millions d’Arméniens vivent dans l’Empire ottoman.  Minorité chrétienne déjà victime de persécutions, ils sont accusés de complicité avec l’ennemi russe. Par ce prétexte, le gouvernement turc,  décide alors de la déportation et du massacre de la communauté arménienne entre Avril 1915 et Juillet 1916. On estime qu’il y eut plus d’un million de victimes : on parle de violence de masse puisqu’elle concerne une population entière du fait de ses origines. Plus tard, on parlera de génocide.(p. 46)

     

     

     

    III) Des sociétés et des régimes politiques durablement ébranlés

     

     

     

           A. Une Europe secouée par des révolutions : la Russie, nouvel Etat révolutionnaire?

     

     

     

    En 1917, la Russie est un empire autoritaire dirigé par le tsar Nicolas II. La guerre a aggravé la situation économique en Russie qui doit faire face aux défaites, pénuries et hausse des prix. Les grèves et les manifestations de la population entraînent une première révolution en février qui renverse le tsar. Mais la guerre continue et les difficultés persistent.

     

     

     

    En octobre 1917, le petit parti bolchevik (p. 51) conduit par Lénine (bio p 50) profite du mécontentement pour s’emparer du pouvoir lors d’une seconde révolution. Le partage des terres et la fin de la guerre sont aussitôt décidés. La paix avec l’Allemagne est signée en Mars 1918 à Brest-Litovsk. La Russie devient URSS (Union des Républiques Socialistes soviétiques) en 1922 avec Moscou pour capitale.

     

    La révolution russe de 1917 se répand en Europe : des grèves générales éclatent dans de nombreux pays après la guerre, des insurrections communistes sont réprimées en Allemagne (Révolution spartakiste de Janvier 1919) et en Hongrie. La Russie reste néanmoins le seul pays où les communistes (ou marxistes) réussissent à se maintenir au pouvoir

     

     

     

    B. Une nouvelle Europe bouleversée par les traités

     

     

     

    L’armistice est signé à Rethondes le 11 Novembre 1918. Le traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, déclare l’Allemagne responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations, perd 1/7 ème de son territoire et ses colonies, et voit ses capacités militaires réduites. Il est considéré comme un diktat par les populations allemandes.

     

     

     

    Les traités de paix mettent fin aux empires et donnent naissance à huit nouveaux Etats. A la demande du président américain Wilson, la Société des Nations (SDN) est crée en 1920 pour maintenir la paix dans le monde. Pourtant ces traités ne règlent pas tous les problèmes de nationalités et de frontières. L’Europe est en déclin : endettée, elle doit faire face à de nombreuses destructions matérielles (routes, villages, usines à reconstruire au Nord Est de la France). Les Etats-Unis et le Japon apparaissent comme des puissances montantes.

     

     

     

    Conclusion :  réponse à la question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?


  •  

     

    Thème 2  Des ressources limitées à gérer à renouveler

     

    G3 : L'énergie et l'eau :

    des ressources à ménager et à mieux utiliser

     

     

    Comment gérer durablement l'eau et les ressources énergétiques aujourd'hui ?

     

    I. Les ressources énergétiques dans le monde

     

    A. Gerer les hydrocarbures au Moyen-Orient

    Hydrocarbures : le pétrole et le gaz

    Au Moyen-Orient, les ressources en gaz naturel et en pétrole sont considérables (près de 47 % du pétrole mondiale). Cette abondance de ressources énergétiques permettent aux pays exportateurs (OPEP) de s'enrichir et de développer leur État. Cependant dans ces pays où l'énergie est gratuite et illimitée, le gaspillage est répété. Face à l’appauvrissement des ressources énergétiques fossiles, les énergies renouvelables comme celle du soleil sont développées.

    B. La question des ressources énergétiques

    L'augmentation de la population mondiale et le développement économique de la planète ont pour conséquence l'accroissement des besoins énergétiques notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et des transports.

    L'accès à l'électricité est encore impossible pour près de 16 % de la population des régions en développement d'Afrique ou d'Inde. Aujourd’hui la question du renouvellement des ressources énergétique devient un véritable enjeu car la consommation mondiale se repose toujours sur les énergies fossiles à 80 % ( pétrole 33 %, charbon 27 % , gaz 21%) Il devient urgent de développer des énergies renouvelables qui sont propres et durables.

    Les États développés se dirigent vers la transition énergétique : le passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables.

     

    II. L'eau, un enjeu pour demain

    A. Singapour, face au manque d'eau potable

    A Singapour, le manque d'eau douce rend la cité-Etat dépendante des importations. L'industrie et l'agriculture consomment 90 % de l'eau douce.

    Le gouvernement développe de nouvelles solutions ;

    • la désalinisation de l'eau de mer

    • le traitement des eaux usées

    • le stockage de l'eau de pluie

     

    B. L'eau une ressource vitale

     

    L'eau est une source d'énergie renouvelable mais aussi un besoin vital pour les hommes.

    Mais les ressources sont inégalement réparties sur la planète. Près de 750 millions de personnes n’ont pas accès à l'eau potable et certains pays se trouvent en situation de stress hydrique. A cette difficulté s’ajoute le faible accès à des réseaux d'assainissement. Dans les pays développés, les aménagements hydrauliques permettent aux populations de contrôler et de maîtriser cette ressource.

    Avec l'augmentation de la population mondiale, les besoins en eau augmentent (70 % pour l'agriculture, 20 % pour l'industrie).

    Les populations des pays développés consomment beaucoup d'eau pour éviter les gaspillages des campagnes de sensibilisation ont lieu pour maitriser cette consommation.

    Anecdote : un américain consomme 300 litres d'eau par jour, un africain 20L

     

    De nouvelles solutions sont envisagées :

    • traitement des eaux usées

    • irrigation au goutte à goutte

    • pompes à eau solaires

    • collecteur de brouillard

    • usines à rosée

    • usines de dessalement

     

     

     

    H4 L'émergence d'une nouvelle société urbaine

     Les villes au Moyen Age

     

     

    Comment se développent les villes au Moyen Age ? Comment fonctionnent-elles ? Qui les habitent ?

     

     

    I. L'essor des villes

     

    A. Le commerce profite aux villes

     

    On compte environ 20 % de la population européenne qui vit en ville au XVe siècle.

     Les régions les plus urbanisées sont en Italie du Nord et au Nord de l'Europe ainsi que les villes de foires de Champagne .

     Foire : grand marché qui se tiens sur une longue durée une fois par an et qui attire des marchandes venus de loin.

     Ces villes se trouvent sur des routes commerciales (terrestres ou maritimes) ou des ports. Elles se développent avec le grand commerce.

     Grand commerce : le commerce de produits de luxe se faisant sur de longues distances

     

    B. Les libertés communales

     Exemple de Bruges

     

    Les seigneurs laissent des libertés aux habitants des villes qui peuvent désormais s'organiser librement afin de gouverner leur ville. Ces libertés sont inscrites dans des chartes de franchises ou chartes communales.

     L'hôtel de ville, le beffroi et la halle marquent l'indépendance des villes vis-à-vis du pouvoir seigneurial.

     

    II. De nouvelles sociétés urbaines.

     

    A. Le peuple des villes

     Les inégalités sont fortes dans les villes. Nobles, riches marchands et artisans forment le « peuple gros » qui possède le pouvoir politique et économique.

     Les petits artisans, salariés, paysans et pauvres forment le « peuple menu ».

     Souvent écartés du gouvernement des villes par les bourgeois qui s'emparent des magistratures, le peuple se révolte parfois.

     

    Bourgeois : le mot bourgeois désigne l'habitant du bourg qui possède quelques privilèges. Ce sont ceux qui habitent en ville mais qui ne sont ni nobles ni paysans. Le sens change au XIXe sicèle, il désigne celui qui possède les moyens de productions.

     

    B. Le développement de l'artisanat

     

    Avec l'essor des villes, de nouveaux métiers se développent. Les artisans se regroupent par quartier et ouvrent des ateliers et des boutiques.

     Pour défendre leurs intérêts, les marchands se regroupent en guildes et les artisans en corporations de métiers. La hiérarchie est stricte entre le maître (propriétaire de son atelier), les compagnons (salariés) et les apprentis.

     

    Corporation : association de personnes exerçant le même métier, chargée de fixer les règles.

     Une guilde: association de marchands dans les villes.

     

    C. L’Église dans la ville.

     

     L’Église rassemble les chrétiens à la cathédrale et les ordres mendiants (ex : les Franciscains) renforcent l'emprise de l’Église sur les populations urbaines

     

    Ordres mendiants : Nés au XIIIe siècle, les ordres mendiants, dont les Franciscains, font vœux de pauvreté et vivent de la charité. Ils se consacrent à la prédication (action de prêcher ou d'enseigner la religion) et aux pauvres. Ils s'installent en ville, dans les couvents ou les monastères.

     

    L’Église prend en charge l'enseignement (école et université). Elle prend également en charge l'assistance aux pauvres et aux malades (Hôtels Dieu)

     

    Conclusion : Les villes se développent avec le grand commerce, les bourgeois prennent une place importante dans la société urbaine. Les libertés communales permettent une nouvelle organisation politique, de nouveaux modes de vie urbains apparaissent mais l’Église reste très présente dans la vie quotidienne.

     

     Lien Padlet cliquez ici !!!!

    Thème 2 : Société, Église et pouvoir politique dans l'Occident féodal  ( XI-XVe siècle)

     

     H3 : L'ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes

     

    XI-XIV e siècle doublement de la population européenne

     

     Comment se développe le monde rural entre le XI et le XVe siècle ? Qui l'habite ? Qui le domine ?

     

    I.La formation des campagnes

     Entre le XI et le XIVe siècle la population européenne double. De grands défrichements sont menés pour nourrir et loger cette population plus nombreuse. Les marais et les forêts sont mis en culture par les paysans.

     Défrichement : destruction de la végétation pour cultiver de nouvelles terres.

     

    Des progrès agricoles viennent augmenter les rendements :

    •  la charrue (laboure la terre)
    • l'assolement triennal qui diminue la superficie de la jachère

    • l'utilisation du fumier comme engrais

     

     II. Les campagnes dominées par les seigneurs et leurs vassaux.

    AU Xe siècle, les invasions détruisent l'Europe carolingienne. Face à l'incapacité des souverains à défendre leur territoire. Les populations se placent sous la protection des chefs locaux puissants qui construisent les premiers châteaux forts. Cette relation de dépendance entre seigneurs et vassaux définit la société féodale.

     

    A. La seigneurie

     La seigneurie est un territoire agricole où vivent les paysans sous l'autorité d'un seigneur laïc ou ecclésiastique.

     Le territoire est divisé en deux :

    •  le domaine du seigneur : le château et la réserve
    • les tenures : terres louées aux paysans.

     

    B. Les relations entre paysans et seigneurs

     Le seigneur rend la justice et doit la protection aux paysans en cas de danger.

     En échange, il reçoit des paysans de nombreuses taxes : taille (protection), banalités pour l'utilisation du four, du moulin ou du pressoir ainsi que des corvées (services).

     

      II. Le seigneur délègue une partie de son pouvoir à ses vassaux.

    Le fief est une terre accordée par un seigneur à son vassal en échange de sa loyauté lors de la cérémonie de l’hommage. Il doit permettre au vassal de financer son équipement militaire.

     Les vassaux doivent : le conseil , l’aide militaire, l’aide financière

     Le seigneur doit la protection et le fief à ses vassaux. Cette organisation des liens entre les seigneurs s'appelle la féodalité.

     

    Le roi un seigneur parmi d’autres. Le roi détient son domaine royal, le reste du royaume est constitué de fiefs donné par le roi aux grands seigneurs.

      III. La vie des paysans et des seigneurs.

    A. La communauté villageoise.

     Leur vie est rythmée par les saisons et le soleil.

     Les villageois se réunissent en conseil à propos de l'entretien de l’Église, sur l'usage des pâturages… Certains villages obtiennent de leur seigneur des chartes de franchises qui leur permettent de s'administrer eux-mêmes.

     

    B. La présence de l’Église : le village est une paroisse

    Encadrés par l’Église (prêtre et moines) qui prélève l'impôt , les villageois sont aidés pour préparer leur salut.

     L’Église encadre la vie des fidèles et impose un cadre moral ( les 7 sacrements). En imposant la paix de Dieu , elle tente de limiter les guerres privées

      

    C. Le mode de vie des nobles

     

    Pour défendre leur seigneurie ils doivent savoir monter à cheval et faire la guerre. Ils deviennent chevaliers lors de la cérémonie de l'adoubement. Dans leurs châteaux forts,ils ont de nombreux loisirs : amour courtois, banquets, chasse à courre, tournois…

      

    L'expansion de l’occident est le fruit des innovations agricoles et de l'augmentation des surfaces cultivées qui ont rendu possible l'augmentation de la population européenne. Seigneurs et paysans vivent au sein de la seigneurie, bien qu'encadrés par l’Église, ils ont des mode de vie très différents.

     

     

     

    EMC 1 : Combattre les discriminations et défendre l'égalité

     

     

     

     

     

    Comment certains comportements peuvent mener à la discrimination ?

     

     

     

    Introduction :

     

     

     

    • Un stéréotype est une croyance partagée sur la personnalité, le caractère d’une personne ou d’un groupe de personnes.

       

    • Un préjugé est une opinion ou un jugement préconçu, c’est-à-dire qu’on a déjà une idée toute faite qui donne lieu à une attitude particulière. On l’a sans y avoir réfléchi et qui conduit à des idées fausses.

     

     

     

     

     

     

     

    I. Sur quoi reposent nos différences ?

     

     

     

    Nous nous distinguons les uns des autres par :

     

    • des caractéristiques physiques (la taille, la couleur des cheveux, de la peau, le sexe, la santé, la maladie ou le handicap…)

    • des caractéristiques sociales (le travail, les diplômes, adresse.. )

    • des caractéristiques culturelles (les goûts, la langue, la religion …).

     

     

     

    Toutes ces différences peuvent nous enrichir si nous respectons les personnes. Quelles que soient les différences, les êtres humains sont tous égaux car ils appartiennent à la même humanité.

     

     

     

    • Diversité culturelle : coexistence de façons de vivre et de traditions différentes

     

     

     

    II. Des différences aux discriminations.

     

     

     

    Le racisme dans le football

    • Une discrimination : c’est lorsqu’on traite quelqu’un moins bien parce qu’il est différent.

     

     

    Aujourd’hui encore, des hommes et des femmes sont victimes d’une mise à l’écart (accès à des lieux publics impossibles, emplois refusés, …) en raison de la couleur de leur peau, de leur religion, de leur sexe, d’une situation de handicap … et ne trouvent pas leur place dans la société.

     

     

     

    Les formes de discriminations les plus connues sont le racisme (souvent basé sur la couleur de la peau), l’antisémitisme (contre les Juifs), le sexisme (on ne respecte pas une personne à cause de son sexe) et l’homophobie (on ne respecte pas une personne parce qu’elle est homosexuelle).

     

    Les discriminations peuvent aller de la simple moquerie jusqu’aux crimes les plus graves, en passant par la xénophobie.

     

     

     

    • Xénophobie : rejet de celui qui est étranger

     

     

     

     

    III. Comment lutter contre les discriminations ?

     

     

     

     

     

    La Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) est une association internationale luttant contre le racisme et l'antisémitisme.

     

    Elle a pour objectif d'être vigilante sur les discriminations. Elle combat le racisme au quotidien et la banalisation des actes xénophobes, en apportant une aide juridique aux victimes, souvent mal informées de leurs droits.

     

    La LICRA agit sur le terrain à l'aide de ses bénévoles actifs dans toutes les régions de France.

     

     

     

     

     

    Les discriminations constituent une atteinte aux droits de la personne qui en est victime ; elles ne respectent pas le principe d’égalité entre tous les êtres humains de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).

     

    Les discriminations sont condamnées par des lois ; les personnes victimes de discriminations peuvent donc faire appel au défenseur des droits ou faire appel à la justice.

     

     

    Enfin, la lutte contre les discriminations dépend de chacun d’entre nous : il faut les combattre, les dénoncer, défendre ceux qui en sont victimes.

     

    Les associations comme la LICRA, SOS racisme mènent des campagnes de prévention et de sensibilisation, elles permettent également d'informer des victimes de leur droit.

     

     

     

     

    Pour réviser la naissance de l'islam et du premier empire arabo-muslman :

    Cliquez ici !!! islam: religion, pouvoir et société

     Ici le Diaporama du cours

     

    H 2 Les débuts de l’Islam : pouvoirs, sociétés, cultures

     

     

    Comment s’est formé l’empire arabo-musulman?

    comment l’Islam est né?

     

     

    En 797, Charlemagne envoie auprès du Calife Haroun Al Rachid une ambassade à Damas. Ils partent chargés de présents afin de s'assurer que les chrétiens aient bien accès à Jérusalem. De plus, l'émirat concurrent de Cordoue a attaqué le royaume Franc. L'ambassade revient en 802, la calife offre son seul éléphant de guerre.

     

     

    I. La naissance d'une religion et du premier État musulman

     Au VIIe siècle, les tribus arabes sont polythéistes et vivent en Arabie.

     

     A. Une nouvelle religion diffusée par son prophète.

    Selon la tradition musulmane, Mahomet, un marchand caravanier de la Mecque, est choisi par Allah comme prophète. Il reçoit la révélation par l’ange Gabriel alors qu'il méditait dans une grotte du Mont Hira.

     

    Il part prêcher cette nouvelle religion à la Mecque. Mais il est obligé de fuir à Médine en 622. C’est l’Hégire. En 630, il s’empare de la Mecque et interdit le polythéisme. Quand il meurt en 632, la plupart des Arabes sont devenus musulmans.

    Prophète : homme chargé de transmettre les paroles de Dieu.

    Hégire : fuite de Muhammad à Médine en 622. Début du calendrier musulman.

     

    B. Des textes fondateurs mis à l'écrit pour renforcer l'unité des croyants.

     Comment connaît-on-t toutes ces croyances ?

     

    Au départ, cette nouvelle religion est transmise oralement par le prophète et ses compagnons.

    Les successeurs du prophète Muhammad sont des califes. Ils unissent les tribus autour d’une langue : l’arabe, et d’une religion : l’islam. Ils décident donc de mettre par écrit la « révélation ».

     

    • Le Coran (paroles de Dieu) est le plus ancien texte de l’islam, c'est le 3e calife qui aurait ordonné sa rédaction au VIIe s
    • Les Hadiths (Sunna) : paroles et actes de Mahomet IXe s
    • La Sira vie de Mahomet IXe s

     

    Des traditions qui régulent la vie des croyants.

     

    Les musulmans doivent respecter les 5 piliers de l’islam :

     

     Profession de foi ( il n’a de dieu que Dieu et Mahomet est son envoyé)

     Prier 5 fois par jour

     Jeûner pendant le ramadan

     Faire l’aumône

     Pèlerinage à la Mecque

     L'Islam reconnait les religions juive et chrétienne. Elle fait de Mahomet le dernier des prophètes.

     

     II. Un empire à administrer

     

     A. Un empire très étendu

     

     

    Au VIIIe siècle, l’Empire s’étend de l’Asie au Maghreb et jusqu’en Espagne.

     

    Deux grandes dynasties se succèdent : les Omeyyades 660-750 à Damas en Syrie Palestine, puis les Abbassides qui règnent depuis Bagdad en Irak.

     

    L’empire est si vaste que des califats concurrents comme celui de Cordoue en Espagne.

     

    Djihad : (effort, combat sur le chemin de Dieu)

     1. Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est considéré par le prophète Muhammad comme le « djihad majeur »)

     2. Combat pour défendre le domaine de l'islam. (Il est qualifié de « djihad mineur ».)

     

    B. Le calife, successeur du prophète

     

    Le calife est le successeur du prophète. Il est le chef politique , religieux et militaire. Il est conseillé par un vizir. Il nomme les émirs dans les provinces.

     Les juifs et les chrétiens qui vivent dans l'Empire peuvent conserver leur religion en l'échange du tribut / impôt..

     

     

    III. Puissances et fragilités dans le monde arabe

     

    A. Des société urbaines : la ville de Bagdad

     

    Les grandes villes de l’empire arabo-musulman sont les témoins d’une civilisation brillante. On parle de Bagdad comme du « nombril du monde » car elle a une situation de carrefour pour les échanges commerciaux et intellectuels. Au sein, de la capitale on trouve des quartiers réservés aux fonctionnaires et à l'administration. Un palais, une mosquée et une bibliothèque. Les produits d'Asie et d'Europe sont vendus dans les souks (marchés) et entreposés dans les foundouks.

     

    B. une civilisation brillante

     La grande mosquée de Damas est connue pour son architecture et son rayonnement. Elle est à la fois un lieu de culte, la prière est dirigée par l'imam, mais également un lieu d'enseignement (copie de livres, cours) et de délassement pour ses habitants. Elle est connue et permet au calife un rayonnement international.

     Vocabulaire autour de la mosquée (cf. fiche)

    minaret :tour d’une mosquée

     mihrab : niche symbolisant la présence de Mahomet

     minbar : chaire (escalier) réservée à l’imam pour diriger la prière

     imam : musulman pieux qui connaît parfaitement le Coran et qui dirige la prière

     

    C. Un empire qui se divise

     Dès la mort de Mahomet l'empire se divise entre sunnites et chiites sur la succession du prophète. Puis des califats rivaux émergent et fragilisent l'empire qui prend fin après la destruction de Bagdad par les Mongols en 1258.

     

    Depuis de nombreuses années, l'empire emploie des mercenaires et donne des charges importantes aux turcs seljoukides qui vont peu à peu prendre le pouvoir.

     

    Conclusion : Autour de la religion musulmane s’est développée une brillante civilisation : urbaine, commerciale, intellectuelle.

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     Pour réviser H1: Byzance et l'Europe carolingienne un lien Padlet (vidéos, frise, articles..) 

    Cliquez ici:  Byzance et les carolingiens !!!!!

     

    T1 : Chrétienté et Islam ( VI-XIIIs) des mondes en contact

     

    H1 : Byzance et l'Europe carolingienne

     

     

    Comment les deux empires chrétiens : byzantin et carolingien se réclament-ils comme des héritiers de l'Empire romain ?

     

     

     

    Rappel : 395 l'empire romain est divisé en 2 :

     

    •  en Orient empire byzantin 395-1453
    • en Occident suite aux invasions, l'empire d'Occident disparaît en 476 jusqu'à sa réapparition sous Charlemagne 768-> 987.

       Empire : ensemble de peuples et de territoires unis sous l'autorité d'un même chef (calife, basileus, empereur...)

     

    1. L'empire byzantin sous Justinien

      Comment Justinien tente-il de rétablir un empire romain d'Orient ?

     

     Les empereurs byzantins se considèrent comme des empereurs romains. Justinien 1er ( 527-665) tente de dominer le bassin méditerranéen, il se fait appeler « basiléus » (roi des rois en grec) et fait traduire les lois romaines en grec.

     Peu à peu, les pratiques religieuses s'éloignent du christianisme :

    •  mariage des prêtres
    • culte des images et des saints

    • messe en grec

    • patriarche (chef religieux) nommé par l'empereur

     En 1054 , c'est le schisme : la séparation entre l’Église catholique et l''Église orthodoxe.

     Depuis la capitale, Constantinople, le roi à un pouvoir illimité (lois, armée, religion). Dans les régions nouvellement conquises, il envoie des missionnaires pour évangéliser (= convertir au christianisme) la population.

     

      II. L'empire carolingien sous Charlemagne

    Comment Charlemagne accède-t-il au sacre ? Quelles actions font de lui un empereur chrétien ?

     

     En Occident, la dynastie carolingienne est fondée par le père de Charlemagne. Grâce à ses conquêtes et l'évangélisation (Saxe, Lombardie..), il se fait le défenseur de la Chrétienté et du Pape. Il est couronné empereur en 800 à Rome. Il dirige son empire depuis Aix-la-Chapelle grâce aux comtes et aux évêques. Il les contrôle grâce aux missi dominici (envoyés du maître) . Il favorise l'instruction pour améliorer la connaissance du christianisme.

     

     III. Des empires menacés.

     

     Les deux empires chrétiens font face à de nombreuses invasions Vikings au Nord, Arabes au Sud, Hongrois Slaves et Bulgares à l'Est.

     L'empire carolingien est définitivement divisé suite à une querelle de succession. En 843, le traité de Verdun divise l'empire en 3 royaumes.

     Les rivalités s'accentuent entre les deux empires puis avec le schisme en 1054. La rupture est définitive lors de la IVe croisade avec la prise de Constantinople par les croisés : 1204 pillage de Sainte Sophie.

     L'empire byzantin est très affaiblit et disparaît avec la prise de la capitale par les Turcs en 1453.

     

    Conclusion :

    L'empire carolingien (800-843) n'aura pas survécu à Charlemagne (768-814). En 987, la dynastie disparaît quand Hugues Capet prend le pouvoir et et fonde la dynastie des Capétiens.

     L'empire byzantin très affaiblit, est réduit à un petit territoire . En 1453, l'empire byzantin disparaît suite à la prise de Constantinople par les Turcs.

     

    Affaiblissement et Disparition des deux empire chrétiens :

     

    Byzantin

    Carolingien

    Invasions Slaves, Bulgares, Turcs

    Invasions Vikings puis Arabes

     

     

    Querelle de succession l'empire carolingien est divisée en 3 en 843

    puis disparaît définitivement avec la prise de Pouvoir d'Hugues Capet en 987 qui fonde une nouvelle dynastie : les Capétiens

    Rivalités politiques et religieuses :

    Schisme en 1054

    Prise de Constantinople par les Croisés lors de la IVe croisade en 1204

     

    Disparition de l'Empire suite à la prise de Constantinople en 1453 par les Turcs

     

     

     

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    G2 Chapitre 2 : Richesse et pauvreté dans le monde

     

    1. Des inégalités à l’échelle internationale, nationale et locale

       

      Au sein de chaque pays, il existe des inégalités sociales. 

      Dans les pays du Nord, le chômage de longue durée, les emplois précaires et l’exclusion sociale frappent une partie de la population

      Dans les pays émergents, les élites et les classes moyennes profitent de la croissance économique, mais la grande pauvreté touche davantage les campagnes que les villes et plus souvent les femmes que les hommes.

    II. La répartition de la richesse dans le monde

     

    1. A. Localiser la richesse et la pauvreté

    Les pays riches et développés se situent en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie, ainsi qu’en Asie de l’Est : ce sont les « pays du Nord ».

    La plupart des pays pauvres ou en développement sont localisés en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, leur niveau de pauvreté est très varié : ce sont les « pays du Sud ».

    Certains pays, qu’on appelle les pays émergents appelés aussi BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud connaissent un développement rapide mais inégal.

     

     

    B. Mesurer la richesse et la pauvreté

     

     

    Conclusion :

    On n'a pas réussi à éradiquer la pauvreté, les inégalités se creusent :

    • La pauvreté peut être absolue manque de produits de première nécessité : dans les pays pauvres

    • La pauvreté peut-être relative, pauvreté dans les pays riches comparés au niveau de vie de la population.

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     G1: La croissance démographique et ses effets

     

     

     Pour réviser un lien padlet avec de nombreuses vidéos la croissance démographique et ses effets

     

    Aujourd'hui nous sommes 7,5 milliards sur Terre, les projection annonce 9 milliards d'ici 2050.

     

     La croissance démographique est-elle un obstacle au développement durable et équitable des sociétés humaines ?

     

    1. La Chine, le géant démographique

     A. La Chine face au défi de la croissance démographique

     

    Avec 1,38 milliard d'habitants, la Chine est le pays le plus peuplé du monde. La politique de l'enfant unique a entraîné un ralentissement fort de la croissance démographique. Le gouvernement chinois a pris cette décision afin de pouvoir répondre aux besoins de sa population (nourrir, loger, soigner, éduquer). Mais cette politique a pour conséquence un vieillissement de la population qui pose de nouveaux problèmes : le financement des retraites et des soins de médicaux.

     

    Politique de l'enfant unique : Obligation pour les familles chinoises de n'avoir qu'un seul enfant par famille entre 1979 et 2015.

     

    B. Un développement : à quel prix ?

     

    Aujourd'hui la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, elle a réussi à se développer malgré une croissance démographique élevée. La croissance économique s'est accompagnée d'un meilleur taux d'alphabétisation et la population chinoise a pu accéder à de nouveaux biens de consommation (voiture, portable, apparition d'une classe moyenne).

     Cependant ce développement rapide et l'essor de la consommation entraînent une consommation importante d'énergies fossiles et de ressources naturelles épuisables. Les nouveaux défis auxquels la Chine est confrontée sont le respect de l'environnement , et la réduction des risques sanitaires dus à la pollution.

     

      II. Le Nigéria, une population en plein essor

     

    A. L' explosion démographique du Nigéria

      Avec ses 181 millions d'habitants dont 60% de moins de 24 ans, le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique. Le solde naturel positif s'explique par le taux de fécondité élevé 5,9. Malgré l'exploitation rentable des réserves de pétrole et une forte industrie du cinéma (Nollywood), le pays est très pauvre. Pour préparer l'avenir le pays doit s'attacher à scolariser ses jeunes car en 2050, il sera le 3e pays le plus peuplé de la planète.

     

    Solde naturel : lorsque le nombre de naissances est supérieur au nombre de morts

    Taux de fécondité : nombre moyen d'enfants par femme en age de procréer

     

     

    B. La difficile scolarisation des filles, un enjeu pour demain

     

    Scolariser les filles , c'est améliorer le niveau de santé, d'éducation et permettre à l'Etat de financer le développement du pays grâce à une population plus qualifiée.

     

    Cependant, le terrorisme (groupe Boko Haram) instaure un climat de peur dans le pays à travers l'enlèvement de lycéennes : ils dissuadent les familles de scolariser leurs enfants.

     

     III. Les effets de la croissance démographique dans les pays développés

     

    Etude sur l'impact de l'immigration au USA et de la « crise des bébés en Europe »

     

    Dans les pays développés , la transition démographique est achevée ( la natalité et la mortalité sont basses). Le phénomène du vieillissement de la population se généralise pour l'enrayer, certains pays s'appuient sur l'immigration (ex:USA) d'autres encouragent les familles : politique familiale (ex: France).

     

     

     



     

     

     

    Conclusion : Adopter un mode de développement durable

     

     

     

    L’autre défi de la croissance démographique, c’est d’adopter un mode de développement durable pour y faire face : produire des richesses (développement économique) pour que la population vive mieux (développement social ) tout en préservant la planète et ses ressources (développement vivable écologiquement) pour les générations futures. Ce sont les pays pauvres qui ont le plus de difficultés à répondre à ces objectifs d’accès équitable aux ressources et aux services et de développement durable.

     



  • New padlet sur la RF ici !!!!

     

     

    H 3 : la révolution française et l'Empire : société révolutionnée et nouvel ordre politique

    Comment la révolution française bouleverse-t-elle l'organisation politique du royaume ? Quels changements et nouveautés a-t-on gardé en héritage ?

     

    Introduction la France à la veille de la Révolution

     

     

    I. 1789, l'année charnière

     En quoi la révolte des députés entraîne la France dans une nouvelle ère politique ?

     

    A. La création de l'Assemblée nationale.

     

    Suite à l'échec des États Généraux, les députés du Tiers État se déclarent Assemblée Nationale le 17 juin 1789. Le 20 juin ils prêtent serment dans la salle du Jeu de Paume et jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume.

     

    B. L'été 1789 : le peuple en action

     

    Inquiets de voir les troupes royales autour de Paris, les Parisiens se sentent menacés et partent à la recherche d'armes (aux Invalides) . Les réserves de poudre se trouvent à la Bastille, une prison symbole du pouvoir arbitraire. Le 14 juillet 1789, le peuple devient acteur de sa destinée en imposant au roi de partager le pouvoir.

     

    Courant juillet, la rumeur se répand dans le reste du royaume que des brigands engagés par les seigneurs pillent les récoltes. Paniqués et en colère, les paysans brûlent les châteaux de leurs seigneurs afin de faire disparaître les archives seigneuriales : c'est la Grande Peur.

    La nuit du 4 août, les députés votent l'abolition des privilèges : c'est la fin de la société d'ordres.

     

    II. La création d'une France nouvelle

     

    A. Les principes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : 26 août 1789

     

    La liberté, l’égalité en droit, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression sont les principes fondamentaux de la DDHC. Désormais les lois du royaumes doivent respecter ces principes. La souveraineté réside désormais dans la nation.

     

    Souveraineté : pouvoir qui l'emporte sur les autres.

    Nation : Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d'origine, d'histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique

     

    B. La monarchie constitutionnelle

     

    Avec la rédaction de la constitution et les débats publics de l'Assemblée, une vie politique naît dans le royaume : les débats dans les clubs et les journaux politiques se développent. Ils permettent aux citoyens de se forger une opinion politique

     

    C. La réorganisation du royaume.

    Le découpage administratif : les départements et les nouveaux poids et mesures (système métrique) permettent d'unifier l'administration du royaume. Les nouveaux impôts sont payés par tous.

     

    Au niveau religieux : La Constitution civile du clergé impose la vente des biens de l’Église, les prêtres deviennent fonctionnaires. Un début de déchristianisation voit le jour avec la mise en place d'un calendrier révolutionnaire, de l'état civil, la légalisation du divorce…

     

    D. L'échec de la monarchie constitutionnelle

     

    Louis XVI n'accepte pas son nouveau statut, il soutient les opposants au régime. Le 21 juin 1791, il prend la fuite mais est rattrapé à Varennes.

     

    Le royaume entre en guerre avec l'Autriche en avril 1792. Le roi de Prusse menace le royaume, en réaction les parisiens prennent les Tuileries le 10 août 1792 et détrônent le roi et sa famille. Ils sont emprisonnés.

    Une nouvelle assemblée est élue au suffrage universel afin d'écrire une nouvelle constitution : la Convention. La République est proclamée le 21 septembre 1792.

     

    III. La République et la Terreur

     

    A. Les conséquences de l’exécution royale

    Le 21 janvier 1793, le roi est exécuté. Sa mort entraîne des révoltes en Vendée de catholiques et de royalistes, une guerre civile éclate : c'est la contre-révolution.

     

    B. La politique de la Terreur

     

    En 1793 un Comité de Salut Public est mis en place pour sauver la République de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Le nouveau gouvernement révolutionnaire décide de la levée en masse des citoyens (armée de 300 000 h), la loi sur le maximum (prix du pain) et de la loi des suspects. La Terreur est installée et fait 40 000 morts.

     

    Le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre est arrêté et exécuté car il ne veut y mettre fin.

    Suite à cette période sombre, le Directoire 1794-1799 rétablit le suffrage censitaire (République des bourgeois) Un homme, général victorieux, prend le pouvoir le 18 Brumaire an VIII (9 nov 99) : Le Général Bonaparte.

     

    IV. Le Consulat.

    A. Bonaparte et le Consulat

    Il va rapidement concentrer les pouvoirs, d'abord 1er consul puis Consul à vie par plébiscite. Il rétablit le suffrage universel pourtant les élections ne sont plus directes et le pouvoir législatif est divisé et contrôlé.

     

    B. La consolidation des acquis révolutionnaires.

    Création des lycées pour les enfants de la bourgeoisie 1802 et la mise en place du baccalauréat (1808). La Légion d'honneur récompense les fonctionnaires.

    1803 : Franc Germinal et la banque de France (1800) doivent relancer l'économie

    1804 : le Code civil assure l'égalité devant la loi et devant les impôts des citoyens.

    Il va rétablir la paix religieuse avec le Concordat de 1801 qui facilite le retour des nobles émigrés.

     

    V. L 'empire napoléonien

     

    A. Un pouvoir monarchique

    Cependant tout en consolidant certains acquis de la Révolution, Napoléon est un roi absolu entouré

    d'une noblesse d'empire, il multiplie les alliances européennes (il épouse la fille de l'empereur d’Autriche, frère Joseph Espagne, Jérôme Prusse).

    Les artistes peignent à la gloire de l'empereur ( Sacre de JL David) et transmettent la légende napoléonienne. On enseigne aux enfants le catéchisme impérial

     

    B. Un régime autoritaire.

    Le régime devient de plus en plus autoritaire : La liberté d’expression est supprimée, les ouvriers sont contrôlés (livret ouvrier) , la police surveille la population , ceux qui le critiquent sont contraints à l'exil.

     

     

     

     

    Conclusion : Les guerres napoléoniennes lui permettent de soumettre une grande partie de l'Europe. Cependant les souverains européens continuent de lui faire la guerre (Russie, Britanniques). Les peuples européens ne supportent bientôt plus la domination française se soulèvent (Espagne, Allemagne..) Il abdique une première fois e, 1814, tente un retour en 1815 mais la bataille de Waterloo sonne l’effondrement de l’Empire Napoléonien. Napoléon Bonaparte est exilé au large de l'Afrique sur l’île de Sainte Hélène où il finira sa vie. (1821).

     

    Quinze années de changements politiques ont créé les fondements d’un nouvel univers politique en France et en Europe.

     

     

    Padlet de géographie:

    Un monde de migrants cliquez    ICI !!!

     

    Thème2 : Les mobilités humaines transnationales

    G3 : Un monde de migrants

     

    Les migrations consistent pour une personne à changer de lieu de résidence. Les migrations se réalisent à plusieurs échelles. On peut quitter son pays pour aller habiter dans un autre pays, il s'agit d'une migration internationale. On peut aussi quitter sa région pour aller habiter dans une autre région ou encore se déplacer à l'intérieur d'une même région. Les migrations sont révélatrices des inégalités et des tensions dans le monde. Les migrants quittent des zones pauvres ou en crise pour rejoindre des pays plus riches ou plus sûrs. Les migrations ont de nombreuses conséquences, positives et négatives, sur les territoires.

     

    Quelles sont les causes et les effets de l'accroissement des migrations internationales ?

     

    Introduction / reportages Envoyé spécial

     Le trajet des migrants http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-la-route_1079395.html

      3 familles, 3 histoires, 3 trajets

     

    Familles (membres, métier)

    Pays de départ

    Pays traversés

    Pays d'arrivée

    Conditions du trajet / coût

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    I. L'augmentation des migrations

     

    En 2016, 244 millions de migrants internationaux soit 3 % de la population mondiale.

     On compte 65 millions de réfugiés. 24 personnes toutes les minutes en moyenne ont du fuit leur pays en 2015. La multiplication des conflits explique cette augmentation.

     Les flux Sud-sud et Sud Nord sont les plus importants.

     La plupart des flux migratoires restent principalement internes aux États-Unis ( 740 millions de migrants).

     

    II. Pourquoi Migrer ?

     

    A. Les migrations choisies.

     

    Les déplacements de main d’œuvre pour des raisons économiques (emplois meilleures conditions de vie), souvent suivis par leur famille.

     Des personnes très qualifiées ou diplômées émigrent à la recherche d'emplois de haut niveau, on parle alors de fuite des cerveaux (Brain Drain).

     Ces migrations peuvent êtres légales ou illégales.

      

    B. Des Migrations  forcées

     Les migrations forcées peuvent être :

    • économiques : meilleures conditions de vie

    • politiques : réfugiés fuient les conflits, discriminations ou privations de libertés

    • climatiques : désertifications, environnementales

     

     III. Les conséquences de l'émigration

     

     

    Pays de départ

    Pays d'accueil

    Points positifs

    Les migrants envoient de l'argent qui permet de développé le pays : c'est l'effet de remise (construction de maisons, écoles, commerces…)

     

    Retour au pays avec de nouvelles connaissances, qualifications..

    Apport de migrants qualifiés Brain Drain ainsi que de main d’œuvre pour les emplois délaissés.

     

    Les migrants permettent d’accroître la population et de la rajeunir.

     

    Développement économique du pays (paient des impôts)

    métissage culturel

    Points négatifs

     

    Manque de travailleurs qualifiés préjudiciables pour le développement

    Pour les clandestins, les conditions de vie sont précaires (Jungle de Calais).

     

    Danger des migrations : record 3800 morts en méditerranée en 2016.

     

    Difficultés d'intégration :

    discriminations, , conditions de travail difficiles parfois sous employés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Padlet  H2 l'Europe des Lumières cliquez ICI !!!! 

    H2: L'Europe des Lumières

    L’Europe du XVIIIe siècle est dominée par les monarchies absolues. En France, ce régime politique s’est renforcé sous Louis XIV. Les libertés fondamentales, comme la liberté de culte ou la liberté d’expression, n’existent pas. Le roi affirme tenir son pouvoir de Dieu qui aurait choisi sa famille pour régner sur le pays. Il dispose d’une autorité très grande, impose que l’on pratique la même religion que lui, le catholicisme, et peut, par exemple, emprisonner qui il veut de manière arbitraire grâce aux lettres de cachet. Il s’appuie sur les deux premiers ordres de la société, la noblesse et le clergé. Ces deux ordres privilégiés, pourtant minoritaires en nombre, dominent le tiers-état.

     

    Comment les philosophes du XVIIIe siècle

    bouleversent-ils la vision de la société ?

     

    I/ L'esprit des Lumières

     

    définition de Lumières p 55

     

    A. Les philosophes, des penseurs pour une société nouvelle ?

     

    Questions 1 à 5 p 49 + Vidéo Affaire Callas Voltaire

     

    A l'aide des documents présentez Voltaire, montrez que c'est un philosophe engagé qui veut améliorer la société.

    Vous vous aiderez des documents présentant ses centres d’intérêts , ses voyages pour échapper à la censure, de sa lutte contre les injustices, de son intérêt pour les autres modèles politiques...

     

    Les philosophes estiment que la raison et la science doivent permettre de comprendre et d'expliquer le monde.

    Selon eux, les libertés sont des « droits naturels » de l'Homme, parmi elles : la liberté de conscience (d'avoir sa propre religion), la liberté d'expression et d'opinion sont primordiales. Voltaire est un fervent défenseur de la tolérance religieuse.

     

    Philosophe des Lumières : penseurs du XVIIIe siècle, qui remettent en cause les fondements religieux, politiques et sociaux du monde à l'aide de la raison

     

    B. Des idées nouvelles

     

    Page 56 et Exercices tableau

     

    La liberté, l'égalité sont au centre d'autres modèles politiques inspirés de l'étranger qui laissent une place importante au peuple. Pour les philosophes, les connaissances doivent libérer l'être humain et le mener sur la voie du bonheur.

     

    définition de tolérance p 49

     

    1. La diffusion des idées des Lumières

     

    A. L'Encyclopédie

     

    p 50-51 + Vidéo Encyclopédie et Diderot

    Qu'est-ce que l'Encyclopédie ?

    De quand date-elle ?

    En quoi s'oppose-t-elle à la monarchie absolue ?

    Qu'en pense le roi ?

    Les progrès techniques s'accélèrent au XVIIIe siècle. Les scientifiques cherchent à transmettre ces nouvelles connaissances ( en médecine, sciences, mathématiques) au plus grand nombre en les réunissant dans l'Encyclopédie. Ces 28 volumes dirigés par le philosophe Denis Diderot et le mathématicien Jean d'Alembert permettent de répandre les idées des Lumières. Malgré la censure royale, elle continue d'être publiée clandestinement.

     

     

    Censure : examen des textes par une autorité qui décide de leur publication ou de leur interdiction P 55

     

    B. La circulation des idées

     

    p 46-47

    Dans toute l'Europe, les savants et philosophes correspondent, voyagent et rencontrent des souverains favorables au mouvement des Lumières, ce sont les despotes éclairés. De nombreux lieux de débats se développent dans les librairies, les académies et les salons mais aussi les journaux. Cette diffusion des idées des Lumières voit naître une opinion publique.

     

    Salon : lieu de réunion chez un particulier, d’écrivains, d’artistes et de personnes aisées et instruites qui débattent des idées nouvelles, de l’actualité et assistant à la lecture d’écrits.

     

    Despote éclairé : souverain autoritaire qui applique des réformes inspirées des Lumières

     

    1. Les contestations de l'absolutisme

    A. Une critique de la société d'ordres

    ex 2 p 58

    La société française est une société d'ordres inégalitaire. Les privilégiés : la noblesse et le clergé paient peu d'impôts et possèdent la majorité des terres. Tandis que le Tiers-Etat paie la majorité des impôts. Les philosophes réclament plus de liberté, d'égalité et de justice.

     

    B. La remise en cause de la monarchie absolue

     

    Dans la monarchie absolue, le roi détient tous les pouvoirs. Les philosophes défendent la séparation des pouvoirs comme Montesquieu et Rousseau la souveraineté du peuple et tendent vers plus de démocratie.

     

    Conclusion : Le mouvement des Lumières remet en cause la société d'ordres au XVIIIe siècle. Il défend les libertés et l'usage de la raison. Certains souverains européens y sont sensibles, ce sont les despotes éclairés.

     

    EMC 1 L'exercice des libertés en France

     

     

    Introduction : 

     

    La Liberté est valeur fondamentale de notre République. On la retrouve d’ailleurs dans notre devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité. 

     

    Pourtant cette valeur souvent évoquée est complexe à définir. 

     


    I.Un exemple : l'exercice des libertés sur les réseaux sociaux ? 

     

             ALes réseaux sociaux sont-ils un espace de liberté(s) ?  

     

    Un réseau social est une plateforme qui permet la mise en relation des individus.

     

    Sur ces réseaux, nous pouvons exercer :
            - la
    liberté d’expression (publier, partager, commenter)
            - la
    liberté de réunion (se réunir ou s’inscrire sur des pages ou des groupes)
            - la
    liberté d’opinion (penser comme on le veut, sans forcément être en accord avec la majorité)
            - la
    liberté d’information (s’informer librement sur un sujet)

    Les réseaux sociaux sont donc un espace de liberté(s).

     



     

    BLa liberté d'expression est-elle totale sur Facebook ?   

     

     

    Si Facebook est un espace de liberté, il faut s’en méfier. En effet, la limite entre la vie privée et la vie publique est très floue. Ce que l’on publie sur son mur, sur celui d’un(e) ami(e) ou d’un groupe, n’est pas forcément considéré comme « privé ».

     

    C’est pourquoi des limites existent à la liberté d’expression sur Facebook :

     

    -Soi-même : bien réfléchir à ce que l’on fait

     

    -Les autres : en signalant des propos ou contenus

     

    -La loi française

     

      Nous sommes toujours responsables de nos actes et internet n’oublie jamais rien, il est possible qu’il soit difficile d’assumer ses propos ou publications dans un futur plus

     



     

    II. Pourquoi la France est parfois nommée "Pays de la Liberté" ? 

     

     

     

             ADe multiples libertés y sont présentes et ont été conquises progressivement...  

     



     



     

    B... mais qui peuvent parfois poser problème.  

     



     

        Nos libertés peuvent clairement poser problème :

     

    -Elles peuvent  entrer en conflit (liberté de déplacement/droit de grève). C’est pourquoi le respect de chacun est essentiel pour que nos libertés ne nuisent pas aux autres.

     

    -Elles peuvenêtre menacées car elles peuvent parfois gêner voire déranger certains.

     

     

     

     

          Pourtant, ces libertés, gagnées après de longs conflits, peuvent toujours être remises en cause. C’est pourquoi il est essentiel de les exercer et de continuer à en profiter

     

     

    G2: Les villes dans la mondialisation

    Comment les villes s’intègrent-elles dans la mondialisation ?



    1. Hong-Kong, ne métropole mondiale

       

    En quoi les métropoles mondiales sont elles le reflet de la mondialisation ?

    A. Une ville reflet de la mondialisation

     

    Hong Kong cumule les fonctions d'une métropole mondiale.

    Elle concentre des fonctions de commandement : politiques (lieux de décisions politiques, sièges d'institutions internationales), économiques (bourse mondiale, sièges de firmes internationales) et culturelles (universités, congrès internationaux, tourisme). Cela en fait une ville attractive qui rayonne à l'internationale, elle est cosmopolite.

     

    B. Des villes intégrées et connectées

     

    Grâce aux infrastructures de transports, Hong Kong est intégrée à la mondialisation. On appelle cet ensemble de villes connectées par les réseaux les unes autre autres « un archipel mégalopolitain mondial ».

     

    Un archipel : un ensemble d'îles.

     

    Un réseau : ensemble des flux ou liens qui relient des lieux ou des personnes

     

    Une mégalopole : une grande région urbaine qui regroupe une concentration exceptionnelle de pouvoirs.

     

    II. Des villes en marge de la mondialisation

     

    A. Detroit, une « shrinking city » (= ville rétrécissante)

     

    Détroit est touchée par le phénomène du déclin urbain sur trois plans :

    • démographique (perte de la population)

    • économique ( perte d'activité, de fonctions, de revenus, d’emplois)

    • social ( développement de la pauvreté urbaine, du chômage de l'insécurité)

     

    B. Des villes exclues de la mondialisation

     

    Des villes en guerre (violence, insécurité)

    Des villes pauvres (absence d’infrastructures)

    Des villes en dictature ( pas d'accès à l'information)

     

    G1 : Espaces et paysages urbains

     

     Comment se caractérisent l'organisation spatiale des villes ? Quels sont les paysages de l'urbanisation ?

     

    1. Los Angeles, une ville mondiale

    L’aire urbaine (agglomération + couronne périurbaine) de Los Angeles compte 18 millions d’habitants. Son centre-ville ou downtown, entouré de ses autoroutes urbaines, se compose d’un quartier des affaires(CBD) , de quartiers d’habitations rénovés en cours de gentrification (installation de populations aisées) mais aussi du ghetto de Skid Row qui concentre les populations pauvres et les sans-abris.

     

    Gentrification : La gentrification désigne l’embourgeoisement des quartiers populaires situés à la périphérie proche du centre ville. Ces quartiers subissent d’importantes transformation au niveau du commerce, de l’habitat et des classes sociales qui y résident. (Forte augmentation des loyers)

      

    https://www.youtube.com/watch?v=6OnxErZUaAQ + questionnaire

     

    Les périphéries de Los Angeles s’étalent sur plus de 150km. L'étalement urbain est facilité par l'utilisation accrue de la voiture et le réseau autoroutier. Les banlieues résidentielles ont leur propre centralité : les edges cities, rassemblent des emplois, des bureaux et des espaces commerciaux (mall). Les populations les plus favorisées se retrouvent parfois dans des gated communities, lotissements privés fermés et surveillés.

     

    Apparté : les émeutes de Los Angeles 1992, déjà des inégalités socio-spatiales

     

    http://www.ina.fr/video/CAB92027012

     

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/29/les-emeutes-de-los-angeles-20-ans-apres_1692799_3222.html

     

     II. Une urbanisation accélérée

    Etudes des cartes sur la croissances urbaines, les métropoles mondiales...

     

    En 2015, 54% de la population mondiale vit en ville soit plus de 3,5 milliards de personnes. D'ici 2050 les deux tiers de l’humanité vivra en ville (ONU). Globalement le nombre d'urbains est plus important dans les pays développés mais c'est dans les pays en voie de développement que le taux de croissance urbaine est désormais très fort en raison de l'éxode rural : la majorité des villes mondiales se trouvent dans ces pays.

     

     III. Centres et périphéries

    Études de photographies de paysages urbains

     

     

    Centres

    Périphéries

    Uniformisation

    CBD

    Verticalité

    Étalement (horizontal)

    Banlieue résidentielle/ pavillonnaire

    Diversité

    Quartiers historiques des villes européennes ou africaines

    Bidonvilles dans les pays en voie de développement

    Fragmentation

    Gentrification du centre-ville

    quartiers résidentiels riches

    ghettos (population pauvre et sans abris et environnement dégradé)

    Inégalités fortes/

    quartiers sécurisés et riches (gated communities)

    Bidonvilles

     

                     Paysage vertical et dense                     Paysage horizontal

     

                                                           et faible densité de population

     

     Conclusion : L’urbanisation s'accélère de plus en plus en particulier dans les pays en voie de développement. De nouveaux modèles urbains voient le jour, même si l'on constate une uniformisation de l'organisation spatiale des grandes villes qui sont confrontées à de grandes inégalités socio-spatiales

     

     

    Thème1 : le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions

     

    H1 : Le grand commerce et la traite atlantique au XVIIIe siècle.

     

    Quelles sont les puissances européennes qui dominent le monde et comment l’expliquer ?

     

    1. Le grand commerce et le développement de la façade atlantique

     

    A. Les empires coloniaux et le développement du grand commerce

      

     

     

    Comptoir : établissement commercial créé dans un pays étranger.

     Empire colonial : ensemble des colonies occupée par une puissance

     Métropole : pays d’origine d’un empire colonial.

     

    Grâce à leurs colonies et au développement du commerce maritime, les puissances européennes (Angleterre, France, Provinces Unies, Espagne, Portugal) ont accès à toutes les denrées produites à travers le monde.

     La Grande Bretagne et la France se disputent les colonies d'Amérique du Nord et l'Inde lors de la guerre de 7 ans (1756-1763) : La France doit céder le Canada et ne conserve que des comptoirs en Inde.

     Deux types de commerce se développent :

    •  en droiture : on y échange des produits manufacturés en échange de produits tropicaux
    • triangulaire : Les produits manufacturés européens sont échangés contre des esclaves en Afrique, qui sont vendus en Amérique. Les navires reviennent chargés de produits tropicaux

     

     

    B. Le développement de la façade atlantique à travers l'exemple du port de La Rochelle

     

    Les ports européens (Nantes, Lisbonne, Liverpool, Bordeaux...) exportent et redistribuent les produits coloniaux dans toute l'Europe. de s’enrichir et de se développer.

    Les négociants et les armateurs s'enrichissent vite, ils forment un bourgeoisie marchande et participent à l'administration des villes et à leur embellissement.

     Négociant : Un marchand qui fait du commerce de gros

    Armateur : une personne qui possède et équipe (arme) des navires de commerce et de pêche

     

      II. Les traites négrières et l'économie de plantation

    Comment s’organise la traite et l’esclavage des noirs au XVIII° siècle ?

     

    A. La traite atlantique

     Les futurs esclaves sont capturés par d'autres tribus pour les revendre sur les côtes aux Européens contre des armes, de l'alcool et des produits manufacturés.

     Durant le trajet (2 mois environ), les esclaves sont mal nourris, maltraités, le taux de mortalité est élevé ( de 10 à 40 %).

     A l'arrivée, ils sont enduits d'huile de palme pour être vendus aux enchères et travailler dans les plantations.

     Du XVIe au XIXe siècle, 12 à 15 millions de captifs africains sont déportés vers les colonies.

     

    B. L’économie de plantation.

     

    Les plantations demandent une main-d’œuvre abondante. Dans les colonies, les colons cultivent la canne à sucre, le café et le tabac avec leurs esclaves qui sont domestiques, cultivateurs ou ouvriers. Leurs condition de vie et de travail sont très dures (journée très longue, punition corporelle)

     Dans cette économie de plantation, l’esclave est considéré comme un « meuble » et non comme un être humain, tel que le rappelle le Code noir, rédigé et appliqué dans les colonies françaises dès 1685.

     

    Plantation : Au XVIII° siècle, il s’agit d’une grande exploitation agricole sur laquelle sont employés des esclaves.

     Marronnage : esclave en fuite

     

    Conclusion :

    Le commerce triangulaire permet aux négociants de s'enrichir très rapidement et aux ports européens de se développer. La traite atlantique connaît son apogée au XVIIIe siècle : près de 5 millions d'esclaves seront déportés. Ce trafic inhumain ne sera aboli qu’au XIX° siècle, malgré les 1ères condamnations de la 2ème moitié du XVIII° siècle.

     


  •  Padlet 2gm ici !!!

     

    H3 La Seconde guerre mondiale, une guerre d’anéantissement. 1939-1945

     

    Comment a-t-on mis en pratique l’anéantissement d’hommes, de pays, de peuples, de religions, de territoires pendant la Seconde Guerre mondiale ?

     

     

    1. Une guerre planétaire et idéologique

    A. Une guerre longue et planétaire

     

     

    L’Axe : Allemagne / Italie / Japon

     

    Les Alliés : Le R-U et ses colonies, La France jusqu’en 1940, l’URSS puis les USA

     

     

     

     

     

     

     

     

    B. Une guerre aux enjeux idéologiques.

     

    Les deux camps s’affrontent tant sur le plan militaire qu’idéologique. Les nazis dénonçant le communisme et33 s’appuyant sur une propagande antisémite visant les Alliés. Les Japonais cherchent à soumettre une partie de l'Asie, tandis que l'URSS cherche à étendre le communisme. Tandis que les Alliés défendent les valeurs démocratiques contre les totalitarismes.

    L'art est un outil de propagande qui permet de véhiculer des idées.

     

     

    1. Une guerre totale tournée vers l'anénantissement

     

     

    A. Les États-Unis, un pays engagé dans une guerre totale

     

    Guerre totale : Mobilisation humaine, morale et matérielle

     

    En 1941, les États-Unis entrent en guerre et lancent le Victory Program qui doit permettre aux USA de devenir « l'arsenal des démocraties ». L'économie est désormais tournée vers la guerre : la production de l'armement se développe, emprunt de guerre, les femmes travaillent dans les usines... La propagande diabolise l'ennemi, renforce le patriotisme et valorise la population qui travaille à l'arrière.

     

    B. Les violences de la guerre et ses aspects multiformes

     

    La Seconde Guerre mondiale a marqué les esprits par sa violence lors des combats mais également la volonté de tuer des civils et de détruire des villes pour affaiblir l’arrière. La notion d’anéantissement caractérise cette guerre car c’est toute la société qui est victime de ces violences comme le montre les bombardement atomique d'Hiroshima et Nagasaki.

    III. L'extermination de la ghettoïsation à la solution finale.

    Comment les nazis ont-ils décidé d’exterminer une partie de la population ?

    Lors du Protocole de la Conférence de Wannsee le 20 janvier 1942. Les hauts dignitaires nazis décident de la « Solution finale » : destruction totale des Juifs d’Europe.

     

    A. Une mise à l’écart progressive: les ghettos et le travail forcé

     

    Les lois de Nuremberg 1935 interdisent toutes relations entre juifs et aryens et leur retirent la citoyenneté allemande (mort sociale) 1938-1939: spoliation des biens des juifs (mort économique) La population juive est progressivement exclue de la société allemande à travers des lois.

     

     

    Le ghetto de Varsovie est créé en 1940, comme les autres ghettos de Pologne il a pour but d’isoler la population juive . Les juifs sont privés de liberté, soumis au travail forcé et rationnés.

    A partir de 1942 ils sont « transférés » pour  « le repeuplement de l’Est »

    = =

    déportés vers les camps d’extermination

     

    B. Les massacres des Einsatzgruppen, les débuts des génocides

     

     

    Einsatzgruppen: unités mobiles de tuerie nazies agissant sur le front Est

    Génocide: massacre systématique d’une partie de la population

    Shoah: génocide juif

     

    Les Einsatzgruppen avancent sur le front Est. Dès 1941, ils massacrent en masse les juifs et les opposants soviétiques des villes dans lesquelles ils se rendent. Ils les rassemblent et les exécutent par balle dans des fosses communes. Ces commandos de la mort ont tués 1 300 000 personnes.

    C. Un camp d’extermination : Treblinka (juillet 1942-août 1943)

    Les camps d’extermination ou de mise à mort apparaissent dès 1942 après la Conférence de Wannsee qui décide du génocide juif et des modalités de sa mise en place. Dans ces camps comme à Treblinka, on extermine la population juive ou tzigane dans les chambre à gaz (mise à mort industrielle) puis on cherche à « effacer les traces » en brûlant les corps. Les camps d'extermination ne sont libérés qu'en 1945.

    Avec la mise en place des ghettos, les exécutions par balles des Einsatzgruppen et les camps d’extermination les nazis ont commis un crime contre l'humanité  :

    - 5 à 6 millions de Juifs sont exterminés : c’est la Shoah (56% des Juifs européens)

    - Plus de 250 000 Tziganes sont éliminés (34% des Tziganes européens)

     

    Conclusion :

     

    La Seconde Guerre mondiale a été une guerre d’anéantissement au niveau matériel, psychologique mais surtout humain : 50 à 60 millions de morts. La violence a pris des formes multiples: représailles, bombardement des villes, camps de concentration et d'extermination, bombes atomiques. Cette guerre demeure une guerre gravée dans la mémoire collective car l'inimaginable s'est produit : un génocide d'une ampleur sans précédent : la Shoah. Pour qualifier les massacres qui ont visé les civils et juger les coupables aux procès de Nuremberg et de Tokyo de 1945 et 1946 sont crées les termes de génocide et de crime contre l’humanité.

     

    EMC 2. Les institutions de la Ve République en France



    1792-1799 : Ier République

    1848 -1852: II République

    1870-1940 : III République

    1946-1958 : IV République

    1958-... : Ve République



    Il faut distinguer la forme d'un régime politique et sa nature.

    La Forme dépend du chef de l’État : République ou Monarchie. Ici: une ou plusieurs personnes qui ont été désignées pour diriger le pays.

    La Nature dépend de l'origine du pouvoir , des personnes qui l'exercent, et de la société.

    Ex : régime autoritaire et dictatorial ou régime parlementaire et démocratique.



    1. Les institutions démocratiques en France



    1) La constitution : loi fondamentale



    La France est un État républicain et démocratique.

    La Constitution est la loi suprême en France, elle est en place de puis 1958. Elle organise la répartition des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire et définit les institutions comme le Parlement ou le président.



    2 ) la séparation des pouvoirs garantie de la démocratie



    • Le pouvoir exécutif (exécute la loi) avec le président de la République (qui est élu pour cinq ans au suffrage universel , il nomme le gouvernement, dirige la diplomatie et est chef des armées ; il peut dissoudre l’Assemblée nationale et prendre les pleins pouvoirs en cas de crises graves) et le Gouvernement :le 1er ministre et les différents ministres
    • Le pouvoir législatif (fait la loi): l’Assemblée nationale et le Sénat. Les députés et les sénateurs, modifient, débattent puis adoptent ou rejettent les textes de lois proposés.

     

    • Le pouvoir judiciaire (fait respecter la loi) est formé par les personnels de la justice indépendants

     

    Tous sont contrôlés par des conseils indépendants :

    • Conseil Constitutionnel : vérifie que les lois sont conformes à la constitution
    • Conseil d’État conseille le gouvernement, émet des avis
    • La Cour des comptes surveille le budget de l’État 

    3) Le parcours d'une loi

    L’élaboration de la loi.

     

    Qui propose les lois ? le gouvernement ou le parlement

    Elle est présentée en conseil des ministres.

    L’Assemblée Nationale et le Sénat doivent voter la loi.

    En cas de désaccord ou de modifications les 2 assemblées se renvoient la loi pour l’adopter c’est la navette parlementaire.

    En cas de désaccord persistant, une commission mixte paritaire est chargée d’élaborer un projet de loi commun, en dernier recours c’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot.

    La loi peut être contrôlée par le Conseil Constitutionnel.

    Une fois votée, elle doit être promulguée par le Président et paraitre au Journal Officiel pour pouvoir être appliquée.    

     

    II. Les différentes formes de participations démocratiques

    1)les partis politiques acteurs du débat démocratique

    Le citoyen participe à la vie politique en défendant ses idées notamment dans les partis. La démocratie est fondée sur la participation des citoyens à la vie politique de leur pays.

    Les partis politiques (286) permettent aux citoyens de se regrouper et de s’organiser pour mieux s’exprimer et pour agir. Ils informent, critiquent et fournissent des représentants des différentes opinions qui prédominent dans le peuple. Leur nombre est la garantie du pluralisme politique et de la liberté d’opinion.

    pluralisme: expression de la diversité des opinions.

    militant: adhérent actif qui accepte de faire bénévolement un travail de terrain et de participer à la vie du parti.

    adhérent: personne affiliée à un parti politique dont elle possède la carte après avoir payé une cotisation.

     

    En démocratie, on peut agir de multiples façons : participations aux activités d’une association, bénévolat, manifestation, pétition.

    2. Les syndicats et la défense des travailleurs

    Les syndicats défendent les droits sociaux et économiques de groupes en utilisant des moyens d’expression collectifs . Ils sont acteurs du dialogue social entre l’État, les employeurs et les salariés, et signent avec eux des conventions collectives destinées à améliorer les conditions de travail.

    Les délégués syndicaux, nommés parmi les militants des différents syndicats, jouent aussi un rôle de conseiller au sein des entreprises

    3 . Les associations pour promouvoir le « vivre ensemble »

    Une association : un ensemble de personnes unies pour faire une action commune.

    Les associations en France (loi de 1901) : sont à but non lucratif . Elles vivent grâce aux dons et au bénévolat mais aussi grâce des subventions de l'État ou des collectivités territoriales. Elles fonctionnent avec des salariés qui sont près de deux millions, mais surtout avec des bénévoles qui sont plus de 10 millions.

    Un bénévole : quelqu’un qui travaille gratuitement et volontairement.

    Il existe environ un million d’associations en France dans de nombreux domaines : surtout sportives ou de quartiers, mais aussi dans l’aide humanitaire (des ONG : Organisations Non Gouvernementales) ...



    Conclusion : La Ve République est une démocratie, les citoyens peuvent participer activement à la vie politique et sociale à travers les partis politiques, les syndicats et les associations. L’engagement est un droit essentiel du citoyen mais aussi l’un de ses devoirs. La citoyenneté est liée aux valeurs de respect des autres (civilité) et de respect de l’environnement (éco-citoyenneté ) sans lesquelles il est impossible de vivre ensemble en société

     

     

     

    Lien Padlet vers les espaces productifs cliquez ici !!!

     

    G2 : Les espaces productifs du territoire français.

     

    Un espace productif est donc un espace aménagé et mis en valeur pour une activité économique, ils sont soit agricoles (secteur primaire), industriels (secteur secondaire) ou liés aux services (secteur tertiaire).

    L’importance de ces espaces a changé : les secteurs primaire et secondaire emploient de moins en moins de personnes, alors que les emplois tertiaires sont en plein développement.

     

     

    Comment se caractérisent, se répartissent et évoluent les espaces productifs du territoire français ?

     

    I/ Quelles mutations connaissent les espaces industriels français ?

    A/ Un exemple d’espace industriel : Aerospace Valley

     

    Pôle de compétitivité : regroupement sur un même territoire d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche pour mettre en œuvre des projets de hautes technologies

     

    Toulouse, métropole de la région Occitanie, est le centre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Aerospace Valley. Elle regroupe des activités de recherches, de fabrication (assemblage de l’airbus A380) et de formation dans l’aérospatiale et l’aéronautique. C’est ce qui en fait un pôle de compétitivité qui dynamise tout le Sud-Ouest de la France. Plusieurs acteurs locaux comme la région, et nationaux (Etat) travaillent ensemble pour faire de ce pôle local un centre national voire international.

     

    b. Un poids régional, national et européen.

    B/ Un territoire inégalement industrialisé.

    Industrie : activité qui consiste à transformer des produits bruts en produits fabriqués.

    Les activités industrielles emploient encore 14,7% des actifs. Même si elles sont en diminution, la France reste la 5 eme puissance industrielle mondiale et la 2eme en Europe.

    Les espaces industriels connaissent des changements à cause de la mondialisation .

    Certains sont en crise, comme les industries traditionnels du Nord et de l’Est (métallurgie, charbon…) et se reconvertissent en s’adaptant à la demande mondiale.

     

    Reconversion : changement d’activité Ex le Louvre Lens

     

    Les industries regroupes les centres de production, les centres de recherches et les écoles de formations au sein des pôles de compétitivité. Ils se situent le long des réseaux de transports et dans les métropoles. Ces nouveaux espaces industriels dynamiques du Sud et de l’Ouest sont soutenus par l’État.

    Les espaces les plus dynamiques restent les régions parisienne et lyonnaise .

     

    II/ Comment les espaces agricoles se transforment-ils ?

    A/ Un exemple : Le Comtat Venaissin

    Le Comtat Venaissin se situe dans la région PACA entre les villes de Carpentras, Avignon et Cavaillon. C’est une région très fertile grâce au climat et aux canaux d’irrigation. La région est spécialisée dans la production maraîchère et fruitière.

    Cette spécialisation sur un terroir soumis à la fréquence du mistral a obligé les paysans a transformé le paysage en plantant tout un réseau de haies de cyprès.

    Les productions sont écoulées aux M.I.N. (marchés d’intérêt nationaux). Elles ont permis la création d’usines de fabrication de cagettes, usines de transformation (conserves...) et surtout la création d’un important pôle de logistique.

    Face à la concurrence de l’Espagne et du Magrheb, le modèle du Comtat Venaissin (petits champs et irrigation) est remis en cause. Les agriculteurs s’adaptent : certains s’orientent vers le bio, d’autres vers la culture intensive, sous serre chauffée et hors sol.


    B/ Un territoire agricole diversifié et de plus en plus spécialisé.

    France est la 1ère puissance agricole de l’UE et la 4e puissance agricole mondiale. Bien qu’il n’y ait que 3 % d’agriculteurs, les espaces productifs agricoles occupent 59 % du territoire national.

    Pour s’intégrer à la mondialisation, l’agriculture a dû  augmenter ses rendements en :

    -se modernisant  (mécanisation, engrais, pesticides)

    -spécialisant ses productions : céréaliculture, viticulture, horticulture. 

     

    Face aux régions productrices de grandes cultures céréalières ou d’élevage intensif, s’opposent les territoires de polyculture en recul et mal intégrés aux marché européens et mondiaux.

    Les espaces agricoles sont aujourd’hui intégrés à l’industrie agroalimentaire ce qui leur permet d’avoir des débouchés au niveau international.

    Cette modernisation a eu de nombreuses conséquences sur l’environnement et, en réaction, se développent de nouvelles pratiques agricoles : on parle d’agriculture durable.



    III/ Comment fonctionnent et évoluent les espaces tertiaires français ?

     

    A/ Un exemple : le Mont Saint Michel.

     

    Le Mont-Saint-Michel est le site touristique le plus fréquenté parmi ceux qui se trouvent en dehors de l’Ile-de-France. C’est un espace productif tertiaire (commerces et activités touristiques diverses) qui cherche à attirer des visiteurs toujours plus nombreux sans détruire l’écosystème fragile.+ coller la carte mentale complétée.

     

     

     

     

    B/ Un tertiaire qui façonne de plus en plus le territoire français.

     

    Première destination touristique mondiale avec 80 millions de visiteurs par an.

    La France bénéficie de nombreux atouts et espaces touristiques historiques, verts, balnéaires, montagnard, grâce à la diversité des climats, des paysages et de son patrimoine culturel.

    Mais les activités de service sont surtout concentrées dans les villes et les métropoles qui sont donc aussi des espaces productifs tertiaires. 78% des français travaillent dans le secteur des services  : on parle de société tertiarisée.

     

    Service : c’est la mise à disposition d’une capacité technique (transport, commerce) ou intellectuelle (médecins, enseignants, chercheurs). Elle est utile aux personnes et aux entreprises

     

     

    Conclusion : Comment se répartissent et évoluent les espaces productifs français ? Fiche de travail n°1

    Les espaces productifs français ont connu d’importantes mutations ces dernières années. Suite à la crise des industries traditionnelles et à l’émergence de pôles de compétitivité, les espaces industriels ont vu leur répartition changer profondément. La production agricole, si elle emploie de mois en moins d’actifs, est très productive et connectée à une industrie agro-alimentaire intégrée à la mondialisation. Les activités de service se concentrent enfin dans les métropoles à l’exception des activités touristiques qui se développent à travers le territoire. Chacun évolue en tentant de suivre les règles d’un développement durable.

     

     

    H2 : Démocraties fragilisées et expériences totalitaires (1919-1939)

    Liens Padlet :

    URSS de Staline cliquez ici!!

    Allemagne nazie cliquez ici

    Front populaire cliquez ici

     

     

    Introduction :

     

    Après la Première Guerre mondiale, l'Europe vit une relative prospérité économique : ce sont les années folles. Mais politiquement, l’Europe des traités est affaiblie et divisée. Elle est ensuite gagnée par une crise économique (crise de 1929)  et politique (montée des dictatures). C’est dans ce contexte que plusieurs régimes totalitaires apparaissent et que les démocraties se retrouvent fragilisées.



    Comment la crise favorise t-elle les expériences totalitaires et fragilise-t-elle les démocraties ?





    I. Quelles formes prennent les régimes totalitaires en URSS et en Allemagne ?



    A. L'URSS de Staline



    1. Lénine et les bases du totalitarisme soviétique

     

    Dès 1917, pour faire face à la guerre civile et permettre l'avènement de la société communiste, Lénine met en place une nouvelle forme de dictature. Le parti communiste devient le seul parti autorisé, il encadre la société, par exemple les syndicats et cherche à embrigader la jeunesse pour permettre la naissance de « l'Homme soviétique ».

     

    Le projet communiste est d'instaurer une société égalitaire, sans différence de classe sociales ni de nation, dans laquelle les moyens de production sont entre les mains des prolétaires (travailleurs).



     

    2. La Stalinisation : le régime soviétique mis au service de Staline

     

    • Au niveau économique :

     

    Pour permettre la collectivisation et l'avènement de la société communiste, le Parti communiste dirige la collectivisation forcée des terres. Les paysans aisés, les Koulaks, qui n'adhèrent pas à ce projet sont qualifiés d' « ennemis de classe » et exterminés ou déportés au Goulag, grâce à la police politique, le NKVD. Le Goulag est également pour le régime un outil pour industrialiser le pays.

     

    • Au niveau politique :

     

    L'emprise de Staline sur le parti communiste et la société soviétique instaure une véritable terreur : en 1937 et 1938 ce sont presque 1, 5 millions de soviétiques qui sont victimes du NKVD. La délation, les arrestations massives, l'envoi au Goulag et les exécutions sont massives.

     

    • Dans la société :  

       

    Tous les médias (radio, presse, affiches…) glorifient le communisme et surtout Staline, qui devient un être exceptionnel, admiré, voire divinisé: on aboutit à un culte de la personnalité.

    Ex : poème paru dans la Pravda(journal officiel) présentant Staline comme un sauveur

    affiche Staline « le petit père des peuples »

     

    Bilan sur l'URSS de Staline :

     

    Afin de pouvoir mettre en place le communisme, Lénine instaure la dictature du prolétariat en faisant du parti communiste un parti unique disposant d'un vaste contrôle sur la société. Il organise également l'encadrement de la jeunesse par les Komsomols afin de faire naître un homme nouveau, « l'homme soviétique ». Staline renforce le contrôle du parti communiste sur la société en instituant la terreur grâce à la police politique, le NKVD contre ceux qu'il désigne comme des ennemis de la classe ouvrière ; et en mettant en place un véritable culte de la personnalité grâce à la propagande.

     























    B. Le nazisme : un totalitarisme raciste

     

    1.L'arrivée d'Hitler au pouvoir

     

    Après la Première Guerre mondiale, une République (la République de Weimar) est établie en

    Allemagne. Mais elle est contestée politiquement (crise économique de 1929) avec la montée du chômage, les partis extrémistes obtiennent de plus en plus de suffrages (les nazis à l’extrême droite et les communistes à l’extrême gauche).

     

    En 1932, le Parti nazi devient la première force politique en Allemagne et il remporte les élections législatives. Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier par le président de la République. En mars 1933, il se fait accorder les pleins pouvoirs. En juillet 1933, le N.S.D.A.P. devient parti unique, les syndicats sont supprimés et la presse est censurée.

     

    A la mort du président de la République en 1934, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de chef de l’Etat : il devient Reichsführer. Il supprime ainsi la démocratie et instaure la dictature du IIIe Reich.

     

     

    2. Quel est le projet proposé par le nazisme ?

     

    Racisme : idéologie selon laquelle l'espèce humaine est divisée en race et il existe une « hiérarchie » parmi ces races.

     

    Guidé par une idéologie raciste, Hitler met en place un régime antisémite dans lequel les juifs sont exclus de la société par les lois de Nuremberg en 1935. Ils sont victimes de nombreuses violences et humiliation.

     

    Pour les nazis, l'Allemagne doit conquérir un « espace vital » pour permettre aux aryens, la « race supérieure », de s'épanouir au détriment des populations slaves considérées comme inférieures. Pour réaliser ces objectifs l'économie du Reich (nom de l'empire allemand) est orientée vers la guerre

     

     

    3. Comment le NSDAP est-il parvenu à imposer son projet à la société allemande ?

     

    Afin de pouvoir réaliser son projet, le régime nazi a besoin du consentement de la population. L’embrigadement de la population par le biais des jeunesses hitlériennes, la propagande et la censure ainsi qu’une politique sociale en faveur de la partie de la population correspondant au mythe de l’aryen sont mise en œuvre. Mais, pour obtenir ce soutien il faut terroriser et éliminer tout ceux qui ne correspondent pas à ce projet.

     

    SS : sections de protection du Parti nazi crée en 1925. La SS devient peu à peu un véritable empire dans l’Etat nazi : son chef est nommé ministre de l’intérieur en 1936, elle contrôle les camps de concentration.

     

    Pour le gouvernement nazi, police et justice doivent éliminer les « ennemis du peuple allemand ». La Gestapo (police secrète d’Etat) est une véritable police politique issue de la SS. Tous ceux qui ne correspondent pas au projet raciste des nazis sont pourchassés ou exclus de la société : malades mentaux, juifs, tziganes, homosexuels, opposants politiques et syndicalistes. En mars 1933 ouvre Dachau, le premier camp de concentration afin de « protéger » la société et de rééduquer les opposants politiques.

     

     

     

    Bilan  sur l' Allemagne nazie :

    Arrivé au pouvoir en janvier 1933, Hitler met en place un régime totalitaire au service d’une idéologie raciste. Afin de permettre le règne de la « race supérieure » (« la race aryenne »), le parti unique obtient le consentement d’une partie de la population allemande grâce à la propagande et à l’embrigadement tout en utilisant la terreur pour isoler les « ennemis du peuple aryen ».

     

     

     

    URSS de Staline

    (1924-1953)

    Allemagne nazie d’hitler

    (1933- 1945)

    Point

    Commun :

    Même système politique

    Régime

    totalitaire

    dictature

    Le pouvoir d’un seul homme et d’un seul parti

    Staline et le parti communiste ont tous les pouvoirs

    Hitler et le parti national-socialiste (ou nazi) ont tous les pouvoirs

    Une population surveillée et terrorisée

    • La pop. est surveillée par une police politique (NKVD, puis KGB)

    • déportation en camps de concentration, le goulag (koulaks…)

    • purges de 1936-1938 : procès de Moscou

    • 1937-38 "Grande Terreur" 800 000 morts

    • La pop. est surveillée par une police politique : la gestapo + S.A. (milice) et S.S. (garde personnelle d’Hitler)

    • Déportation en camps de concentration (démocrates, communistes, juifs…)

    Les libertés sont

    supprimées

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti communiste), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

     

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti nazi), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

    • autodafé (on brûle les livres)

    Population

    embrigadée

    Encadrement de la population dans des organisations

    • dans des organisations communistes :

    Ex : Jeunesses communistes

    • dans des organisations nazies : travail, loisirs, écoles…

    Ex : Jeunesses hitlériennes

    La propagande est

    partout

    • culte de la personnalité : Staline

    • réussites du communisme

    • grandeur de l’URSS

    • culte de la personnalité : Hitler est le führer (le chef)

    • nationalisme et racisme : grandeur et supériorité de l’Allemagne (race aryenne)

    Différences au niveau idéologique

    Parti politique unique au pouvoir

    Parti communiste : parti d’extrême-gauche

    Parti nazi : parti d’extrême-droite

    Idéologie différente

    (idées politiques différentes)

     

    Une économie étatisée (tout appartient à l’État communiste et l’État définit la politique économique) : collectivisation des terres, nationalisation, planification et industrialisation.

    Idéologie internationaliste (seule compte la distinction entre classes sociales et non celle entre pays)

    Nazie :

    Idéologie raciste (supériorité de la race aryenne) et antisémite (exclusion puis extermination des juifs), une économie contrôlée par l’État mais où les entreprises sont privées (n’appartiennent pas à l’État), une économie tournée vers la guerre, une politique expansionniste (« espace vital » : conquêtes à l’est de l’Allemagne)

     

     

    II/ La France, une démocratie fragilisée



    A. Un pays touché par une crise aux multiples facettes



    En 1931, une profonde crise économique touche la France, la production industrielle et les exportations chutent. Cette crise devient vite sociale en entraînant un chômage de masse et des manifestations de la faim. Mais la crise est également politique. En effet, la République doit faire face à une grande instabilité ministérielle (5 gouvernement se succèdent) et à d’importants scandales politico-financiers. Des organisations antiparlementaires d’extrême droite profitent de ces scandales pour dénoncer la « République des voleurs » et organisent une manifestation devant la chambre des députés le 6 février 1934. La manifestation dégénère en causant 15 morts et la démission du président du Conseil.

     

    B. Le Front populaire, le sursaut démocratique

    Face au danger que représentent les ligues d'extrême droite, les partis de gauche (SFIO, Parti Communiste et Radicaux de Gauche) se rassemblent dans le Front Populaire et gagne les élections législatives en 1936 : le nouveau gouvernement est dirigé par Léon Blum (socialiste).

    Pour satisfaire les revendications des salariés en grève, d'importantes réformes sociales sont adoptées :

    Les accords de Matignons signés entre les syndicats, le patronat et le gouvernement garantissent de nouveaux droits aux salariés : des augmentations de salaires jusqu’à 15% et des droits syndicaux (comme la création des délégués du personnel). Des lois sociales limitent la semaine de travail à 40 heures et crées 2 semaines de congés payés.

     

    Guernica 

     

    Bilan La France du front populaire :

     

    La fin de la Première Guerre mondiale entraîne le retour de l’opposition politique et de la vie démocratique dans les années 20. La révolution russe a pour conséquence en 1920 la division de la gauche entre les socialistes et les communistes. Face à la profonde crise économique et politique que traverse l’Europe dans les années 30, ainsi qu’à la montée de l’extrême droite, la gauche s’unit au sein d’un Front Populaire. Le gouvernement de Léon Blum engage d’importantes réformes sociales. Cependant les divisions politiques (dans le domaine économique et au sujet de la politique étrangère) mettent fin au gouvernement de Front populaire, et Léon Blum démissionne en juin 1937.

     

    Conclusion « la marche à la guerre »

     

    Dès 1935, l’Allemagne nazie multiplie les coups de force : annexion de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie en 1936, Anschluss avec l’Autriche en 1938, annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie en 1938 et 1939. Les démocraties laissent faire devant les justifications germanophones d’Hitler lors de la Conférence de Munich de 1938. C’est en fait la marche vers la Seconde Guerre Mondiale.

     

     

    EMC 1 : La République et la citoyenneté

    Lien Padlet : Réviser EMC 1 !!!!!

     

     

     

    I. Les valeurs, les principes et les symboles de la République

     

    A. Des symboles hérités de l'Histoire

     

     

     


        L'article 2 de la Constitution reconnaît 3 symboles officiels  :
    «  La langue de la République est le français.
    L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
    L'hymne national est la "Marseillaise".
    La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité".
    Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple
    et pour le peuple.  »   

     

    Traditionnellement sont associés aux symboles officiels l’effigie: Marianne et la fête nationale : le 14 juillet …

     

    Tous ces symboles sont nés pendant la Révolution française. Ils sont devenus officiels pour la plupart pendant la IIIe République (1870-1940), ils rappellent comment le peuple a su conquérir sa liberté et instituer une démocratie.

     

     

     

     B. Les symboles et la langue française au quotidien

     

     

     

    Ces symboles sont présents dans la vie de tous les jours. Ils identifient les documents officiels et sont présents lors des cérémonies officielles (fête nationale), des commémorations, des cérémonies intimes (mariage, parrainage civil..) ou des rassemblements sportifs.

     

    Le français est la langue de la République, celle autour de laquelle son histoire s'est construite. Le Français est la langue officielle, partagée par l'ensemble des citoyens. Elle permet l'unité de la nation, cependant les langues régionales sont reconnues.

     

     

     

    1. Les principes de la République

     

     

    Démocratie : Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.

     


    République : Forme d'organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l'exercent en vertu d'un mandat conféré par le corps social. (En ce sens « république » s'oppose à « monarchie », mais ne se confond pas avec « démocratie », dans l'hypothèse, par exemple, d'une restriction du suffrage.)

     

     

     

    Les principes de la République sont inscrits dans la Constitution , ils doivent permettre d'atteindre les valeurs de la Républiques énoncées dans sa devise.

     

     

     

    La France est « une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. ».

     

    • Le droit s'applique partout sur le territoire et de la même manière. (indivisible)

    • Les citoyens exercent leur pouvoir par l'intermédiaire de leurs représentants élus. (démocratique)

    • La laïcité affirme la liberté de conscience et la neutralité de l’État et de l'école vis à vis des religions. (laïque)

    • Enfin la République est sociale, elle cherche à réduire les inégalités. (sociale)

     

    De nouveaux principes ont été définis depuis les années 2000 :

     

    • la décentralisation de l'organisation de la République

    • la parité ; l'égal accès aux mandats électoraux des hommes et des femmes

    • le développement durable à travers le respect de la charte de l'environnement

     

     

     

    1. Nationalité et citoyenneté française dans l'Union européenne

     

    nationalité : appartenance d'une personne à une nation

     

     

     

    citoyen : personne reconnue comme appartenant à une communauté politique à laquelle il a le droit de participer.

     

     

     

    A. Être français et devenir français

     

     

    Avoir la nationalité française, c'est appartenir à une communauté nationale : la nation, le peuple français.

     

    La nationalité s'acquiert soit par filiation : les deux parents sont français (droit du sang), soit par naissance en France (droit du sol), soit par acquisition (naturalisation, mariage au bout de 4 ans, adoption). En cas de motifs graves, on peut perdre ou être déchu de sa nationalité.

     

    En France, la citoyenneté est historiquement liée à la nationalité. La nationalité est une condition nécessaire pour avoir la qualité de citoyen

     

     

     

    B. Des droits et des devoirs variés

     

     

     

    Avoir la nationalité française permet d'obtenir la citoyenneté et donne des droits politiques comme voter et être élu.

     

    Citoyens et non citoyens détiennent des droits économiques et sociaux comme le droit à la santé à une protection sociale, à l'instruction, au travail, d'adhérer à un syndicat... Ainsi que des droits civils comme la liberté d'expression, d'association de religion, de circulation, du respect de la vie privée...

     

    Cela implique des devoirs comme respecter la loi, être juré en cour d'assises et payer ses impôts, les citoyens doivent participer à la défense de leur pays.

     

     

     

    Civilité : vivre en citoyen autour des valeurs de respect, de reconnaissance mutuelle et de tolérance.

     

     

     

    Civisme : remplir ses devoirs à l'égard de l’État et des autres citoyens au nom de la solidarité.

     

     

     

     

    1. La citoyenneté européenne

     

     

    La citoyenneté européenne offre un certain nombre de droits à l'intérieur de l'Union européenne : droits de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen de Strasbourg et aux élections municipales, droit de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, droit de pétition devant le Parlement européen, liberté de circulation et de séjour, protection diplomatique et consulaire.

     

     

     

     

    Conclusion :

     

    On identifie la République française à travers ses symboles, valeurs et principes hérités de son histoire. La nationalité permet de devenir citoyen et de participer à la vie politique de son État. Tout résident sur le territoire national bénéficie de droits civils, économiques et sociaux. La citoyenneté Européenne donne des droits dans les 28 États membres.

     

    Thème 1 : Dynamique territoriale de la France contemporaine

     

    G1 : Les aires urbaines, une nouvelle géographie de la France mondialisée 

     

    Quels sont les effets de l'urbanisation sur le territoire français ?

     

     

    I. Un territoire dominé par l'urbanisation

     

    Comment l'étalement urbain mène-t-il à de nouveaux aménagements dans les villes et à de nouvelles utilisations des espaces périurbains ?

     

     A. Des aires urbaines qui s'étendent, l'exemple de Paris

     

    Aire urbaine : Ensemble géographique composé d'une ville-centre, d'une banlieue et d'une couronne périurbaine dont au moins 40% des habitants travaillent dans la ville-centre.

     

     L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de plusieurs espaces organisés en auréoles:

     

    • Le centre-ville regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde.

     

    • La banlieue, autour du centre-ville, regroupe des espaces résidentiels anciens de pavillons et de barres d’habitation, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville.

     

    • La couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs).

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.

     

     

    Schéma l'étalement des aires urbaines

     

     

    B. Un espace en constante évolution

     

     Face à l'étalement constant des espaces urbanisés des conflits d'usages apparaissent entre rurbains et ruraux :

     - artificialisation des sols

    - mitage, grignotage des terres agricoles au profit de nouveaux lotissements

    - utilisation accrue de la voiture : pollution

     

     

    De nouveaux défis pour l'aire urbaine de Paris :

     

    • Amélioration des réseaux de transports (projet du Grand Paris)

    • Protection des espaces verts, zones naturelles et des forêts

    • Dans les quartiers les plus densément peuplés : développer des projets d'écoquartier, pistes cyclables...

     

     Le développement durable est censé assurer un développement économique dans les aires urbaines, tout en assurant une qualité de vie à la population et en respectant l'environnement.

     

    C. Pour rester un métropole mondiale

     

      Paris est une métropole mondiale attractive. Elle attire étudiants, chercheurs et entreprises du monde entier. Son rayonnement international est facilité par ses infrastructures de transports ( deux aéroports internationaux) et les différents lieux de commandement qu'elle abrite (culturels, politiques, économiques...).

     

            II. Les aires urbaines et l'organisation du territoire français

     

     

    A. Le phénomène de métropolisation

     

       85% des français habitent dans les aires urbaines, la majorité d'entre-elles sont des métropoles régionales qui concentrent les pouvoirs politiques, culturels et économiques. Cependant, elles ne sont pas toutes intégrées à la mondialisation, Paris domine cette hiérarchie urbaine.

     

    Métropolisation : concentration des hommes, des activités, et des fonctions de commandement dans des zones urbaines de plus en plus étendues.

     

    B. Une population mobile

     

    Par rapport aux autres pays européens , la France paraît un pays peu peuplé en Europe et sa population est vieillissante.

     

    Les espaces les plus urbanisés sont les pôles urbains (le plus peuplé étant Paris : 20% de la population) , les littoraux, les couloirs de circulation, les DROM et les régions frontalières proches de la mégalopoles européennes. Le phénomène de métropolisation est également important et se manifeste avec la périurbanisation.

     

    Les régions du Sud et de l’Ouest restent très attractives et provoquent des migrations inter-régionales en raison de la qualité de vie (héliotropisme et littoralisation).

     

    Cette répartition s'explique en partie par l’industrialisation du XIXe siècle qui a poussé la population à quitter les campagnes pour les villes : c’est l’exode rural.

     

    Héliotropisme : attirance pou les régions ensoleillées

    Littoralisation: concentration des hommes et des activités sur les littoraux

     

    DROM: Départements et Régions d'Outre-Mer

     

     

     

     

     


     

     

    Conclusion :

     

    Avec ses 67 millions d'habitants, la France est un pays qui a su s'adapter et aménager son territoire, aujourd’hui la périurbanisation est un phénomène important qui préoccupe de plus en plus les pouvoirs politiques car ses conséquences sur l'agriculture et l'environnement sont préoccupantes.

     Pour réviser le 1er chapitre de Géographie, une page Padlet cliquez ici:  G1 Les aires urbaines

     

     

    Thème 1 : L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)

    H1 : Civils et militaire dans la Première Guerre mondiale

     

     

    Problématique : Comment les civils et les militaires ont-ils vécus la Première Guerre mondiale ?

     

    Introduction :

     

    Les rivalités impériales entre les grandes puissances coloniales mais aussi celles qui désirent le devenir, les tensions nationalistes (ex : la Serbie réclame son indépendance), la course aux armements mènent à la crise de 1914.

     Avec l'assassinat de François-Ferdinand, hériter d'Autriche-Hongrie, l'Europe entre en guerre en raison de son système d'alliances.

     

    Triple Entente : Royaume-Uni, France, Italie, États Unis après 1917, Russie jusqu'en 1918.

     Triple Alliance : Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman

     

    Dates des phases Nom des phases Déroulement
    28 juin 1914 Assassinat de l’archiduc Fr.-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo L’assassinat de l’héritier de l’Autriche-Hongrie entraîne l’Europe dans la guerre
    Août-déc. 1914 Guerre de mouvement Les deux camps tentent de contourner l’adversaire avant la mer  : échec
    Déc. 1914-mars 1918
    Guerre de position Le front se stabilise. Les armées s’enterrent dans des tranchées  : le conflit s’enlise.
    Printemps 1918-nov. 1918 Guerre de mouvement 1917  : les États-Unis entrent en guerre du côté allié alors que la Russie quitte le conflit. Les Allemands repassent à l’offensive  : victoire des Alliés.
    11 nov. 1918 Armistice  : fin des combats Des conférences pour la paix sont organisées à Versailles dès 1919.

     

     

     I. Une guerre d'une violence extrême

     

     A. Pour les soldats sur le front

     

    • L’expérience des tranchées et la bataille de Verdun

     

    Durant cette phase de guerre de position, les poilus se protègent dans les tranchées, vastes fossés creusés dans le sols pour se protéger des attaques d'artillerie. Les conditions de vie des soldats sont dures : froid, maladie, poux, faim, peur… A cela s'ajoute, la violence des combats et des nouvelles armes utilisées (gaz asphyxiants, obus, grenades, lance-flamme, tanks, avions….) conçues pour blesser et tuer. C'est une véritable guerre industrielle.

     

    Du 21 février au 19 décembre 1916, l'Allemagne lance une grande offensive sur Verdun. Cette bataille symbolise l’enfer de la guerre des tranchées par sa violence et les moyens mis en œuvre : : 1 millions d'obus tirés le 1er jour, 300 jours de combats, 300 000 morts et 400 000 blessés.

     

     B. Pour les civils, le génocide des Arméniens

     

    Correction sous forme de paragraphe : Le génocide des Arméniens

     

    En 1915, l'empire Ottoman est allié à l'Allemagne dans la Triple-Alliance pendant la Première Guerre mondiale. Les Arméniens, un minorité chrétienne orthodoxe de l'empire Ottoman est montrée du doigt et va être victime du premier génocide du XXe siècle.

     

     L'empire Ottoman est peuplé de différentes minorités. Le gouvernement Ottoman, essentiellement composé de Turcs musulmans, accuse les Arméniens orthodoxes d'avoir donner des informations à la Russie (elle aussi orthodoxe et membre de la Triple-Entente). Suite à une défaite militaire contre les Russes, les Arméniens sont accusés de trahison envers leur pays, l'empire Ottoman profite du désordre international provoqué par la Première Guerre mondiale, pour organisé un massacre de masse sur son propre territoire.

     

     Leur extermination est décidée et organisée par le gouvernement Ottoman. C'est une véritable violence de masse qui touche d'abord l'élite intellectuelle puis tous les civils. Les autorités turques utilisent les pillages, les viols, les déportations sans eau ni nourriture et les fusillades pour éliminer les Arméniens. C'est un véritable génocide : extermination intentionnelle et systématique de tout un peuple.

     

     Ce génocide est presque passé inaperçu pendant la Première Guerre mondiale, alors même qu'il a fait entre 1 200 000 et 1 500 000 victimes. Les survivants fuient l'empire Ottoman et se dispersent dans le reste du monde, c'est une diaspora.

     

     II. Les civils mobilisés dans une guerre totale

     

     

     L'ensemble de la société participe à l’effort de guerre, civils comme militaires, les métropoles comme les colonies : c'est une guerre totale.

    Dans les territoires occupés les civils subissent des bombardements, des violences, parfois le travail forcé et le rationnement.

      

    III. L'Europe fragilisée par la guerre

     

     A. La Révolution russe 

     

      Révolution de février 1917 Révolution d'octobre 1917
    Par qui ? Ouvriers, femmes et soldats Bolcheviks
    Pourquoi ? Finir la guerre, voter, rations alimentaires Hausse des prix, signer la paix
    Comment ?

    Grève, manifestations

    mouvement spontané

    Coup d’État organisé par Lénine et Trotski
    Où ? Petrograd Petrograd
    Conséquences ? Abdication du Tsar Nicolas II et gouvernement provisoire mais désordre et affaiblissement de l’État

    Gouvernement bolchevik

    Signature de la paix avec l'Allemagne

    Guerre civile entre les bolcheviks et leurs opposants

     Après la révolution d’octobre (nov. 1917), Lénine met en place un régime communiste et signe la paix. Il fonde un nouvel État en 1922  : l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS)

     

     Le succès de la révolution communiste en Russie et les privations causées par la guerre inspirent les ouvriers européens mais ces révoltes sont réprimées dans le sang.

     

     B. Des sociétés fragilisées par un bilan humain et materiel terrible

     

    La fin de la guerre révèle les destructions en France (Nord, Est) et en Belgique, l'Europe est ravagée. Certaines zones doivent être reconstruites.

     

    La guerre fait 8-10 millions de morts et autant de veuves et orphelins,les blessés et les invalides se comptent par millions (gueules cassées). Le traumatisme de la guerre chez les soldats et les civils est fort. La réinsertion des anciens combattants est difficile, des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la Der des ders.

     

     C. Un règlement de la guerre contesté, une paix manquée ?

     

    L’Arrêt des combats est signé à Rethondes le 11 novembre 1918, c'est l'armistice.

     

     Le Traité de Versailles est signé le 28 juin 1919, la responsabilité du conflit et des dégâts sont imputés à l'Allemagne et ses alliés.

     

    Les conditions sont très dures : démilitarisation, réparations financières, pertes territoriales (1/7 du territoire allemand :Alsace-Lorraine, Dantzig, colonies ) L’Allemagne parle de Diktat.

     

    De nouvelles frontières sont redessinées, sur le principe d'un État = une nation. La Société Des Nations (SDN) est censée sauvegarder la paix en Europe, mais ce redécoupage territorial et le traité de paix imposé par les vainqueurs ravivent les tensions.

     

    Conclusion : La Grande Guerre aura été une guerre totale, mobilisant et traumatisant par sa violence de masse civils comme militaires. Cette guerre industrielle aura marqué ses contemporains et aura donné naissance au premier génocide du XXe siècle.

     Un lien vers une page Padlet avec de nombreuses vidéos pour réviser

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