• CHAPITRE 1 : MONDIALISATION ET URBANISATION 

     

     

     

    Introduction

     

    Mondialisation: mise en relation des territoires par la multiplication des échanges entre certaines parties du monde

     

    urbanisation : croissance des villes qui gagnent des habitants et s’étendent dans l’espace de manière verticale (hauts immeubles) et horizontale (étalement urbain)

     

     

     

    Questions: Quelles formes prend l’urbanisation ?

     

    comment la mondialisation bouleverse-t-elle l’organisation des villes ?

     

     

     

    I/ de nouveaux espaces et paysages urbains nés de la mondialisation

     

     

     

                A. L’exemple de Nairobi au Kenya pages 198-199

     

    L’étude de la ville de Nairobi au Kenya nous a montré qu’il s’agit bien d’une ville dont les paysages sont typiques de la mondialisation et sont très divers :

     

    -au centre : le quartier des affaires et ses bureaux

     

    -à la périphérie, la ville, qui fait connaît une forte croissance urbaine s’étale (p. 201) et se fragmente :            

     

                •entre périphérie proche où apparaissent des quartiers fermés réservé aux plus riches

     

                •entre périphérie lointaine  où l’étalement prend la forme de quartiers illégaux comme les bidonvilles (p. 201).

     

     

     

                                                                                                                                                   

     

                B. Dans le reste du monde une mondialisation qui transforme les villes : une grande variété de paysages

     

    La mondialisation transforme les villes.

     

    Celles-ci selon leur passé et leur niveau de richesse  présentent des paysages variés :

     

                -quartiers historiques, politiques  et économique en Europe/ quartier d’affaires (CBD en Amérique)

     

                - quartiers résidentiels plus ou moins riches (ex : slums à Mumbai, en Inde/ banlieue pavillonnaire de             Shanghai en Chine)

     

                -quartiers industriels et commerciaux ( zones d’activités).

     

     

     

    Néanmoins ces villes s’organisent selon un modèle centres/ périphéries

     

                - les centres concentrent les lieux de décision (sièges sociaux d’entreprises) et lieux culturels

     

                -les périphéries sont des espaces consacrés aux lieux de résidence et se caractérisent par l’étalement urbain

     

     

     

    Enfin, la mondialisation renforce les inégalités de richesse : on parle de ville fragmentée c’est-à-dire une villes où les habitants vivent dans des quartiers séparés, selon leur richesse ou leur origine ethnique (ghetto américain, favelas à Rio…)           

     

     

     

                C. l’urbanisation : un phénomène mondial (FT 1)

     

     

     

    L’urbanisation est un phénomène mondial : en 2015, 54% de la population mondiale vit en ville devrait atteindre selon l’ONU en 2050 65%.

     

     Les urbains sont de manière générale plus nombreux dans les pays développées mais un phénomène de rattrapage est en cours. En effet  croissance urbaine est très forte dans les pays en développement. Cela s’explique à la fois par la croissance démographique des villes mais également par l’exode rural (p.205) 

     

    II. Des villes inégalement intégrées  mondialisation

     

                A Londres, une métropole mondiale

     

                            1. Une ville reflet de la mondialisation (FT 2)

     

    Londres cumule les fonctions d'une métropole mondiale.  

    Elle concentre des fonctions de commandement : politiques (lieux de décisions politiques, sièges d'institutions internationales), économiques (bourse mondiale, sièges de firmes internationales) et culturelles (universités, congrès internationaux, tourisme). Cela en fait une ville attractive qui rayonne à l'internationale, elle est cosmopolite.                                                                                                              

     

                            2. une ville intégrée et connectée (FT 3)

     

    Grâce aux infrastructures de transports, Londres est intégrée à la mondialisation. On appelle cet ensemble de villes connectées par les réseaux les unes autre autres « un archipel mégalopolitain mondial ». Ces villes intégrées à la mondialisation sont à la tête de vastes mégalopoles.

    D’autres  villes jouent aussi un rôle important et s’intègrent de plus en plus dans la mondialisation et se situent dans les pays développées (ex : Madrid) ou dans certains pays émergents (Shanghai)

    Un archipel : un ensemble d'îles. 

    Un réseau : ensemble des flux ou liens qui relient des lieux ou des personnes 

     

    Une mégalopole : une grande région urbaine qui regroupe une concentration exceptionnelle de pouvoirs.                                                                                                                                    

     

                B Des villes en marge de la mondialisation

     

                1. Détroit, une « shrinking city » (= ville rétrécissante) 

     

    Détroit est une ville du nord-est des États-Unis. Elle est située à la frontière canadienne.
    Aujourd’hui, c’est une ville qui connaît des difficultés importantes marquée par la crise et a été déclarée en faillite en 2013.. Après une période de prospérité liée au développement économique, elle connaît un phénomène de rétrécissement urbain sur le plan :
     

    -démographique (a perdu 2/3 de sa population depuis 1960)

    -économique (perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois)

    -social (1/3 de la population vit sous le seuil de pauvreté, 16% de chômage 2013 contre 7% en moyenne aux Etats-Unis, développement de l’insécurité)

    C’est  ce que l’on appelle une « shrinking city ».

    Cependant cette veille se redynamise en développant des activités et améliorant son image grâce à des projets de rénovation urbaine.

    « shrinking city » : ou ville rétrécissante ville en crise économique et démographique qui réduit son territoire occupé                                                                                                                                                                                                                                                              

                            2. Des villes exclues de la mondialisation

     

    •Trace écrite= carte mentale

     

     

     

    Conclusion : réponse aux questions et FT 4 carte mentale

     

     

     

                                                                                                                                                     

     

     

     

     

     


  • EMC 1 : les missions et l'organisation du collège

     

    Comment fonctionne le collège ?

     

    1. Le collège, un nouveau lieu d'apprentissage des savoirs.

     

    Fiche organigramme

     

    Le collège est un lieu qui permet à chacun d'avoir accès à l'éducation , chaque adulte du collège a pour objectif la réussite et le bien être des élèves. Le collège est un établissement public, les fonctionnaires sont formés et payés par l'Etat alors que les bâtiments et les équipements sont financés par le département.

     

    Établissement public : organisme relevant de l’État ou d'une collectivité locale dans un but d’intérêt général ( collège, hôpital, musée, théâtre)

     

    1. Le collège, un lieu d'apprentissage de la démocratie

     

    Fiche élection des délégués et CA

     

    Au collège, les élèves peuvent s'impliquer dans la vie de leur classe et de l'établissement en se faisant élire délégués, en participant au conseil d'administration ou à un éventuel conseil de discipline. Ainsi chacun se forme à devenir un citoyen devenant responsable et en prenant des initiatives.

    Exemple devenir médiateur au collège

     

    1. Le collège, un lieu de vie en collectivité

     

    fiche règlement intérieur et laïcité

     

    Le règlement intérieur sert à organiser la vie au collège afin que chacun puisse y progresser dans ses apprentissages. Chaque élève a des droits et des devoirs qu'il doit respecter.

     

    La laïcité est une valeur de la République française. L'école est donc laïque : la liberté de conscience est respectée ( droit de croire ou non, droit d'avoir une religion ou non) mais la religion et les croyances font parties de la vie privée. Les religions peuvent être abordées dans le cadre des programmes scolaire mais d'un point de vue des connaissances du monde.



  • CHAPITRE 1: GRAND COMMERCE ET TRAITE NEGRIERE AU XVIIIème siècle

     

     

     

    Question : Comment l’Europe atlantique s’enrichit-elle au XVIIIème siècle ?

     

     

     

    I Une Europe au cœur du commerce international…

     

    A.   Le rôle des ports atlantiques : le port de la Rochelle  au XVIIIème siècle  (pages 28-29) FT 1

     

     

     

    B.   La domination de l’Europe atlantique dans le commerce mondial FT2

     

    Depuis les grands voyages européens du XVème, certains Etats d’Europe de l’Ouest possèdent de vastes empires coloniaux : ce sont le Royaume-Uni, la France, les Provinces-Unies, l’Espagne et le Portugal. 

     

    C’est ce qui favorise les échanges commerciaux (carte FT 2). Le contexte est alors aussi favorable au commerce en Europe:  une paix relative s’est instaurée, la croissance économique pousse les marchands à chercher de nouveaux débouchés pour leurs production et la population augmente.  

     

     

     

    Au cœur de ses échanges, l’Océan Atlantique joue un rôle primordial à partir du XVIIIème siècle.

     

    Deux types de commerce se développent :

     

    - en droiture : les navires européens  apportent en Amérique des produits manufacturés qu’ils échangent contre des produits tropicaux  (sucre, café, tabac, coton).

     

    - triangulaire (p.37): ils achètent des esclaves en Afrique, les transportent en Amérique où ils les vendent puis reviennent en Europe chargés de produits tropicaux.

     

    L’Atlantique mène aussi vers l’Océan Indien et l’Asie en passant par le sud de l’Afrique.

     

     

     

    Ce commerce maritime contribue ainsi au développement des ports atlantiques comme la Rochelle (FT 1) qui ne cesse de s’agrandir et de s’enrichir. Négociants et armateurs forment alors une bourgeoisie (p.37) marchande à la tête d’immenses fortunes

     

     

     

    II… qui organise la traite négrière en Afrique et l’économie de plantation

     

     

     

             A. la traite transatlantique

     

    Avec le développement du commerce, l’esclavage qui est un phénomène ancien en Afrique s’amplifie et prend une nouvelle forme. Se développe alors ce que l’on appelle la traite atlantique c’est-à-dire le commerce et le transport des esclaves noirs d’Afrique vers l’Amérique . Enlevés, ils traversent l’Atlantique dans des conditions terribles dans des navires négriers, puis sont  vendus à des maîtres américains. Les négociants repartent ensuite sur l’Europe chargés de produits tropicaux.  Cette traite atteint son apogée au XVIIIème siècle .On estime à plus de 12 millions  le nombre d’esclaves qui ont traversé l’Atlantique .

     

     

     

             B. Le travail des esclaves dans les plantations

     

    L’économie de plantation (p. 33) en Amérique repose sur la culture de produits tropicaux très demandés en Europe, comme le sucre, le café ou le cacao. Cette économie est une véritable exploitation des esclaves, qui travaillent 6 jours sur 7 sous la direction de maitres. La violence est quotidienne et le manque de nourriture fréquent. En France, Colbert fait rédiger en 1685 le Code Noir qui réglemente l’esclavage  mais il n’est pas toujours respecté. Parfois des esclaves se révoltent et fuient : c’est ce que l’on appelle le marronnage. Dès le XVIIIème siècle, la question de l’esclavage fait débat : certains européens dénoncent les crimes esclavagistes et militent pour l’abolition de la Traite et de l’esclavage/

     

     Conclusion : réponse à la question

     

    Padlet traite et commerce au XVIIIème siècle

     


  • T1/1 CHAPITRE 1 :

    LES AIRES URBAINES FRANÇAISES DANS LA MONDIALISATION

     

     

     

    Introduction

     

    85 % de la population française vit aujourd’hui dans une aire urbaine.

     

    Avec l’étalement des villes, la limite entre ville et campagne est moins nette et l’espace urbanisé s’étend rapidement (un quart  de la superficie de la France). . Cela se traduit par une occupation des territoires particulière et par une mobilité des hommes nouvelle.                                                                                     

     

    Question : Comment les aires urbaines françaises organisent-elles le territoire à l’heure de la mondialisation?

     

    I/ Les aires urbaines influencent le territoire français

     

                A. L’exemple de l’aire urbaine de Paris

     

    L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de  plusieurs espaces organisés en auréoles:  

     

    - Le centre-ville regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde. 

     

    - La banlieue, autour du centre-ville, regroupe des espaces résidentiels anciens de pavillons et de barres d’habitation, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville. 

     

    - La couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs). 

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.           

     

     

    L’aire urbaine de Paris illustre l’urbanisation croissante du territoire.

     

    C’est la plus peuplée (près de 12.2 millions d’habitants, les Franciliens) et la plus grande (elle ne cesse de s’étendre) . Cette expansion appelée l’étalement (p.270) est important dans la couronne périurbaine où se construisent des lotissements, ensemble de maisons identiques.(voir croquis ). C’est la périurbanisation (p 269)

     

    Elle s’explique par l’attractivité et la puissance de Paris qui concentre de multiples fonctions (politiques, culturelle économique).

     

    C’est ainsi que Paris, dans un contexte de mondialisation (p. 275), joue un rôle primordial car c’est aussi une métropole mondiale.            

     

    Cependant, cette extension entraine conflits d’usage et pollution . C’est ce qui amène à envisager un développement durable avec la construction d’éco-quartiers, la création de circulations douces (pistes cyclables), la protection d’espaces verts et forestiers, la construction de lignes de transports collectifs (Grand Paris Express).

     

     

                B. 10 aires urbaines organisent le territoire français (carte FT 1) 

     

                Le processus d'urbanisation a conduit à l'émergence de 10 grandes aires urbaines, souvent des métropoles régionales plus ou moins intégrées à la mondialisation: on parle de métropolisation de l’espace car c’est là que sont concentrés l’essentiel des pouvoirs politiques, économiques et culturels. Il existe aussi des métropoles secondaires dont certaines perdent des habitants

     

     

    II. Un étalement urbain qui modifie la répartition de la population (FT 2)

                                                             

    conclusion réponse à la question

     

    «  Comment les aires urbaines françaises organisent-elles le territoire à l’heure de la mondialisation? »

     paddlet les aires urbaines


  • ORAL du DNB quelques ressources

    Les figures de l'ombre :

    Education For Death

     

    vidéo d'Education for Death ici!!!

    L'affiche rouge:

     

    Cliquer sur les titres pour obtenir un padlet.

    Pour réviser le DNB

    La Première Guerre Mondiale

     

     

     

     

     

    Pour réviser le DNBLes aires urbaines

     

     

     

     

     

     

     

    Pour réviser le DNBDémocraties et totalitarismes dans l'Entre-Deux-Guerres

    URSS de Staline

      L'Allemagne nazie

    le Front populaire

    pour synthétiser

     

    Pour réviser le DNBLa Seconde Guerre mondiale

     

     

    Pour réviser le DNBCitoyenneté, République, Démocratie

     

     

     

     Les espaces productifs français

    Padlet espaces productifs

     

    Un exemple de planning de révision pour le brevet blanc

    Pour réviser le DNB


  • AVERTISSEMENT
    Cours d'histoire (rouge) , géographie (vert), EMC (noir) 

    Rappel : le plan de la leçon et le vocabulaire sont à apprendre par coeur, le contenu de la leçon est à savoir restituer dans ses mots.

    Seul le contenu de la leçon (sans les sous-parties), les mots clés soulignés et dates ou textes repères en violet sont indiqués.

    FT=fiche de travail

      


  • CHAPITRE 1 :

    CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

     

     

     

    Question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

     

     

    I/ Des soldats confrontés à une guerre …

     

     

     

    A...longue et mondiale

     

     

     

    A l’été 1914, le continent européen déjà agité par des tensions économiques, des rivalités entre puissances coloniales héritées du XIXème siècle, voit s’aggraver les tensions nationalistes liées aux revendication de territoire (revendication d’indépendance de la Serbie). 

     

    L’assassinat de l’héritier de l’Empire d’Autriche Hongrie en juin 1914 (attentat de Sarajevo) déclenche cette guerre. Chaque pays soutient alors son alliance militaire. Cette guerre oppose alors deux camps : la Triple Entente et la Triple Alliance.         

     

    Cette guerre appelée aussi Grande Guerre est d’une ampleur inédite  :

     

    -elle dure plus de 4 ans de 1914 à 1918 mais se déroule en trois phases FT1

     

    -elle est mondiale : avec l’engagement des colonies dans les armées de l’Entente ce sont tous les continents qui participent directement au conflit.

     

    Les Alliés remportent la guerre en 1918 aidés par les Etats-Unis depuis avril 1917. 

     

     

     

    B... d’une extrême violence : l’exemple de la bataille de Verdun (fev. à dec. 1916) voir corrigé et méthode développement construit

     

     

     

    C. …et meurtrière

     

    Entre 60 et 70 millions de soldats de tous les continents se sont battus. Cette guerre  a coûté la vie à près de 10 millions d’hommes et près de 20 millions d’entre eux rentrent blessés ou mutilés. La réinsertion des anciens combattants est difficile. Parmi eux certains sont traumatisés par la brutalité de la vie des tranchées et vont vouloir témoigner de cette violence (Otto Dix, peintre allemand).

     

    Des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la « Der des ders ».

     

     

     

    II) les civils mobilisés et victimes d’une guerre totale

     

     

     

           A. des civils mobilisés bilan et résumé (voir corrigé) 

     

     

     

           B. Une violence qui atteint des peuples entiers : le génocide arménien (1915-1916) 

     

     

     

    En 1915, plus de 2 millions d’Arméniens vivent dans l’Empire ottoman. Minorité chrétienne déjà victime de persécutions, ils sont accusés de complicité avec l’ennemi russe. Par ce prétexte, le gouvernement turc, décide alors de la déportation et du massacre de la communauté arménienne entre Avril 1915 et Juillet 1916. On estime qu’il y eut plus d’un million de victimes : on parle de violence de masse puisqu’elle concerne une population entière du fait de ses origines. Plus tard, on parlera de génocide.(p. 46)

     

     

     

    III) Des sociétés et des régimes politiques durablement ébranlés

     

     

     

           A. Une Europe secouée par des révolutions : la Russie, nouvel Etat révolutionnaire?

     

     

     

    En 1917, la Russie est un empire autoritaire dirigé par le tsar Nicolas II. La guerre a aggravé la situation économique en Russie qui doit faire face aux défaites, pénuries et hausse des prix. Les grèves et les manifestations de la population entraînent une première révolution en février qui renverse le tsar. Mais la guerre continue et les difficultés persistent.

     

     

     

    En octobre 1917, le petit parti bolchevik (p. 51) conduit par Lénine (bio p 50) profite du mécontentement pour s’emparer du pouvoir lors d’une seconde révolution. Le partage des terres et la fin de la guerre sont aussitôt décidés. La paix avec l’Allemagne est signée en Mars 1918 à Brest-Litovsk. La Russie devient URSS (Union des Républiques Socialistes soviétiques) en 1922 avec Moscou pour capitale.

     

    La révolution russe de 1917 se répand en Europe : des grèves générales éclatent dans de nombreux pays après la guerre, des insurrections communistes sont réprimées en Allemagne (Révolution spartakiste de Janvier 1919) et en Hongrie. La Russie reste néanmoins le seul pays où les communistes (ou marxistes) réussissent à se maintenir au pouvoir

     

     

     

    B. Une nouvelle Europe bouleversée par les traités

     

     

     

    L’armistice est signé à Rethondes le 11 Novembre 1918. Le traité de Versailles signé le 28 Juin 1919, déclare l’Allemagne responsable de la guerre. Elle doit payer des réparations, perd 1/7 ème de son territoire et ses colonies, et voit ses capacités militaires réduites. Il est considéré comme un diktat par les populations allemandes.

     

     

     

    Les traités de paix mettent fin aux empires et donnent naissance à huit nouveaux Etats. A la demande du président américain Wilson, la Société des Nations (SDN) est crée en 1920 pour maintenir la paix dans le monde. Pourtant ces traités ne règlent pas tous les problèmes de nationalités et de frontières. L’Europe est en déclin : endettée, elle doit faire face à de nombreuses destructions matérielles (routes, villages, usines à reconstruire au Nord Est de la France). Les Etats-Unis et le Japon apparaissent comme des puissances montantes.

     

     

     

    Conclusion :  réponse à la question : Comment civils et militaires vivent-ils la Première Guerre mondiale?

     

    Padlet Première Guerre mondiale


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    Évaluer par compétences en Histoire, Géographie et Enseignement moral et civique

     

    Pour faire simple à chaque trimestre, on peut régulièrement valider celles-ci :

    • Se repérer dans le temps : frise chronologique à compléter D.5.1-3

    • Se repérer dans l'espace : lire une carte , compléter une carte D5.1-5

    • Analyser et comprendre un document D 5.2-2

    • Expliquer un document à l'aide de ses connaissances D.5.1-8

    • Réaliser une réponse développée en utilisant le lexique du cours D1.1-4 / D 5.3 / D 1.1-2 (argumentation)

    • Lecture de graphique, tableau D 1.2-2/3

     

    plus ponctuellement

     

    • Travail de groupe D 2.2 / D 3.1-2

    • Présentation orale D 1.1 avec le lexique approprié D1.1-4

    • Utilisation du numérique pour des recherches individuelles D 2.4-1 ou collectives D 2.2-1

     

     

    Pour aller plus loin voici le Socle commun, disponible sur education.gouv.fr

     

    Le Socle commun

     

    Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer

     

    Le domaine des langages pour penser et communiquer recouvre quatre types de langage, qui sont à la fois des objets de savoir et des outils : la langue française ; les langues vivantes étrangères ou régionales ; les langages mathématiques, scientifiques et informatiques ; les langages des arts et du corps. Ce domaine permet l'accès à d'autres savoirs et à une culture rendant possible l'exercice de l'esprit critique ; il implique la maîtrise de codes, de règles, de systèmes de signes et de représentations. Il met en jeu des connaissances et des compétences qui sont sollicitées comme outils de pensée, de communication, d'expression et de travail et qui sont utilisées dans tous les champs du savoir et dans la plupart des activités.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant la langue française à l'oral et à l'écrit 

     

    L'élève parle, communique, argumente à l'oral de façon claire et organisée ; il adapte son niveau de langue et son discours à la situation, il écoute et prend en compte ses interlocuteurs.

     

    Il adapte sa lecture et la module en fonction de la nature et de la difficulté du texte. Pour construire ou vérifier le sens de ce qu'il lit, il combine avec pertinence et de façon critique les informations explicites et implicites issues de sa lecture. Il découvre le plaisir de lire.

     

    L'élève s'exprime à l'écrit pour raconter, décrire, expliquer ou argumenter de façon claire et organisée. Lorsque c'est nécessaire, il reprend ses écrits pour rechercher la formulation qui convient le mieux et préciser ses intentions et sa pensée.

     

    Il utilise à bon escient les principales règles grammaticales et orthographiques. Il emploie à l'écrit comme à l'oral un vocabulaire juste et précis.

     

    Dans des situations variées, il recourt, de manière spontanée et avec efficacité, à la lecture comme à l'écriture.

     

    Il apprend que la langue française a des origines diverses et qu'elle est toujours en évolution. Il est sensibilisé à son histoire et à ses origines latines et grecques.

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant une langue étrangère et, le cas échéant, une langue régionale

     

    L'élève pratique au moins deux langues vivantes étrangères ou, le cas échéant, une langue étrangère et une langue régionale.

     

    Pour chacune de ces langues, il comprend des messages oraux et écrits, s'exprime et communique à l'oral et à l'écrit de manière simple mais efficace. Il s'engage volontiers dans le dialogue et prend part activement à des conversations. Il adapte son niveau de langue et son discours à la situation, il écoute et prend en compte ses interlocuteurs. Il maîtrise suffisamment le code de la langue pratiquée pour s'insérer dans une communication liée à la vie quotidienne : vocabulaire, prononciation, construction des phrases ; il possède aussi des connaissances sur le contexte culturel propre à cette langue (modes de vie, organisations sociales, traditions, expressions artistiques...).

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques 

     

    L'élève utilise les principes du système de numération décimal et les langages formels (lettres, symboles...) propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques, notamment pour effectuer des calculs et modéliser des situations. Il lit des plans, se repère sur des cartes. Il produit et utilise des représentations d'objets, d'expériences, de phénomènes naturels tels que schémas, croquis, maquettes, patrons ou figures géométriques. Il lit, interprète, commente, produit des tableaux, des graphiques et des diagrammes organisant des données de natures diverses.

     

    Il sait que des langages informatiques sont utilisés pour programmer des outils numériques et réaliser des traitements automatiques de données. Il connaît les principes de base de l'algorithmique et de la conception des programmes informatiques. Il les met en œuvre pour créer des applications simples.

     

    • Comprendre, s'exprimer en utilisant les langages des arts et du corps 

     

    Sensibilisé aux démarches artistiques, l'élève apprend à s'exprimer et communiquer par les arts, de manière individuelle et collective, en concevant et réalisant des productions, visuelles, plastiques, sonores ou verbales notamment. Il connaît et comprend les particularités des différents langages artistiques qu'il emploie. Il justifie ses intentions et ses choix en s'appuyant sur des notions d'analyse d'œuvres.

     

    Il s'exprime par des activités, physiques, sportives ou artistiques, impliquant le corps. Il apprend ainsi le contrôle et la maîtrise de soi.

     

    Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre

     

    Ce domaine a pour objectif de permettre à tous les élèves d'apprendre à apprendre, seuls ou collectivement, en classe ou en dehors, afin de réussir dans leurs études et, par la suite, se former tout au long de la vie. Les méthodes et outils pour apprendre doivent faire l'objet d'un apprentissage explicite en situation, dans tous les enseignements et espaces de la vie scolaire.

     

    En classe, l'élève est amené à résoudre un problème, comprendre un document, rédiger un texte, prendre des notes, effectuer une prestation ou produire des objets. Il doit savoir apprendre une leçon, rédiger un devoir, préparer un exposé, prendre la parole, travailler à un projet, s'entraîner en choisissant les démarches adaptées aux objectifs d'apprentissage préalablement explicités. Ces compétences requièrent l'usage de tous les outils théoriques et pratiques à sa disposition, la fréquentation des bibliothèques et centres de documentation, la capacité à utiliser de manière pertinente les technologies numériques pour faire des recherches, accéder à l'information, la hiérarchiser et produire soi-même des contenus.

     

    La maîtrise des méthodes et outils pour apprendre développe l'autonomie et les capacités d'initiative ; elle favorise l'implication dans le travail commun, l'entraide et la coopération.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Organisation du travail personnel

     

    L'élève se projette dans le temps, anticipe, planifie ses tâches. Il gère les étapes d'une production, écrite ou non, mémorise ce qui doit l'être.

     

    Il comprend le sens des consignes ; il sait qu'un même mot peut avoir des sens différents selon les disciplines.

     

    Pour acquérir des connaissances et des compétences, il met en œuvre les capacités essentielles que sont l'attention, la mémorisation, la mobilisation de ressources, la concentration, l'aptitude à l'échange et au questionnement, le respect des consignes, la gestion de l'effort.

     

    Il sait identifier un problème, s'engager dans une démarche de résolution, mobiliser les connaissances nécessaires, analyser et exploiter les erreurs, mettre à l'essai plusieurs solutions, accorder une importance particulière aux corrections.

     

    L'élève sait se constituer des outils personnels grâce à des écrits de travail, y compris numériques : notamment prise de notes, brouillons, fiches, lexiques, nomenclatures, cartes mentales, plans, croquis, dont il peut se servir pour s'entraîner, réviser, mémoriser.

     

    • Coopération et réalisation de projets

     

    L'élève travaille en équipe, partage des tâches, s'engage dans un dialogue constructif, accepte la contradiction tout en défendant son point de vue, fait preuve de diplomatie, négocie et recherche un consensus.

     

    Il apprend à gérer un projet, qu'il soit individuel ou collectif. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et évalue l'atteinte des objectifs.

     

    L'élève sait que la classe, l'école, l'établissement sont des lieux de collaboration, d'entraide et de mutualisation des savoirs. Il aide celui qui ne sait pas comme il apprend des autres. L'utilisation des outils numériques contribue à ces modalités d'organisation, d'échange et de collaboration.

     

    • Médias, démarches de recherche et de traitement de l'information

     

    L'élève connaît des éléments d'histoire de l'écrit et de ses différents supports. Il comprend les modes de production et le rôle de l'image.

     

    Il sait utiliser de façon réfléchie des outils de recherche, notamment sur Internet. Il apprend à confronter différentes sources et à évaluer la validité des contenus. Il sait traiter les informations collectées, les organiser, les mémoriser sous des formats appropriés et les mettre en forme. Il les met en relation pour construire ses connaissances.

     

    L'élève apprend à utiliser avec discernement les outils numériques de communication et d'information qu'il côtoie au quotidien, en respectant les règles sociales de leur usage et toutes leurs potentialités pour apprendre et travailler. Il accède à un usage sûr, légal et éthique pour produire, recevoir et diffuser de l'information. Il développe une culture numérique.

     

    Il identifie les différents médias (presse écrite, audiovisuelle et Web) et en connaît la nature. Il en comprend les enjeux et le fonctionnement général afin d'acquérir une distance critique et une autonomie suffisantes dans leur usage.

     

    • Outils numériques pour échanger et communiquer

     

    L'élève sait mobiliser différents outils numériques pour créer des documents intégrant divers médias et les publier ou les transmettre, afin qu'ils soient consultables et utilisables par d'autres. Il sait réutiliser des productions collaboratives pour enrichir ses propres réalisations, dans le respect des règles du droit d'auteur.

     

    L'élève utilise les espaces collaboratifs et apprend à communiquer notamment par le biais des réseaux sociaux dans le respect de soi et des autres. Il comprend la différence entre sphères publique et privée. Il sait ce qu'est une identité numérique et est attentif aux traces qu'il laisse.

     



     

    Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen

     

    L'École a une responsabilité particulière dans la formation de l'élève en tant que personne et futur citoyen. Dans une démarche de coéducation, elle ne se substitue pas aux familles, mais elle a pour tâche de transmettre aux jeunes les valeurs fondamentales et les principes inscrits dans la Constitution de notre pays. Elle permet à l'élève d'acquérir la capacité à juger par lui-même, en même temps que le sentiment d'appartenance à la société. Ce faisant, elle permet à l'élève de développer dans les situations concrètes de la vie scolaire son aptitude à vivre de manière autonome, à participer activement à l'amélioration de la vie commune et à préparer son engagement en tant que citoyen.

     

    Ce domaine fait appel :

     

    - à l'apprentissage et à l'expérience des principes qui garantissent la liberté de tous, comme la liberté de conscience et d'expression, la tolérance réciproque, l'égalité, notamment entre les hommes et les femmes, le refus des discriminations, l'affirmation de la capacité à juger et agir par soi-même ;

     

    - à des connaissances et à la compréhension du sens du droit et de la loi, des règles qui permettent la participation à la vie collective et démocratique et de la notion d'intérêt général ;

     

    - à la connaissance, la compréhension mais aussi la mise en pratique du principe de laïcité, qui permet le déploiement du civisme et l'implication de chacun dans la vie sociale, dans le respect de la liberté de conscience.

     

    Ce domaine est mis en œuvre dans toutes les situations concrètes de la vie scolaire où connaissances et valeurs trouvent, en s'exerçant, les conditions d'un apprentissage permanent, qui procède par l'exemple, par l'appel à la sensibilité et à la conscience, par la mobilisation du vécu et par l'engagement de chacun.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres

     

    L'élève exprime ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis.

     

    Il exploite ses facultés intellectuelles et physiques en ayant confiance en sa capacité à réussir et à progresser.

     

    L'élève apprend à résoudre les conflits sans agressivité, à éviter le recours à la violence grâce à sa maîtrise de moyens d'expression, de communication et d'argumentation. Il respecte les opinions et la liberté d'autrui, identifie et rejette toute forme d'intimidation ou d'emprise.  Apprenant à mettre à distance préjugés et stéréotypes, il est capable d'apprécier les personnes qui sont différentes de lui et de vivre avec elles. Il est capable aussi de faire preuve d'empathie et de bienveillance.

     

    • La règle et le droit

     

    L'élève comprend et respecte les règles communes, notamment les règles de civilité, au sein de la classe, de l'école ou de l'établissement, qui autorisent et contraignent à la fois et qui engagent l'ensemble de la communauté éducative. Il participe à la définition de ces règles dans le cadre adéquat. Il connaît le rôle éducatif et la gradation des sanctions ainsi que les grands principes et institutions de la justice.

     

    Il comprend comment, dans une société démocratique, des valeurs communes garantissent les libertés individuelles et collectives, trouvent force d'application dans des règles et dans le système du droit, que les citoyens peuvent faire évoluer selon des procédures organisées.

     

    Il connaît les grandes déclarations des droits de l'homme (notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948), la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989 et les principes fondateurs de la République française. Il connaît le sens du principe de laïcité ; il en mesure la profondeur historique et l'importance pour la démocratie dans notre pays. Il comprend que la laïcité garantit la liberté de conscience, fondée sur l'autonomie du jugement de chacun et institue des règles permettant de vivre ensemble pacifiquement.

     

    Il connaît les principales règles du fonctionnement institutionnel de l'Union européenne et les grands objectifs du projet européen.

     

    • Réflexion et discernement

     

    L'élève est attentif à la portée de ses paroles et à la responsabilité de ses actes.

     

    Il fonde et défend ses jugements en s'appuyant sur sa réflexion et sur sa maîtrise de l'argumentation. Il comprend les choix moraux que chacun fait dans sa vie ; il peut discuter de ces choix ainsi que de quelques grands problèmes éthiques liés notamment aux évolutions sociales, scientifiques ou techniques.

     

    L'élève vérifie la validité d'une information et distingue ce qui est objectif et ce qui est subjectif. Il apprend à justifier ses choix et à confronter ses propres jugements avec ceux des autres. Il sait remettre en cause ses jugements initiaux après un débat argumenté, il distingue son intérêt particulier de l'intérêt général. Il met en application et respecte les grands principes républicains.

     

    • Responsabilité, sens de l'engagement et de l'initiative

     

    L'élève coopère et fait preuve de responsabilité vis-à-vis d'autrui. Il respecte les engagements pris envers lui-même et envers les autres, il comprend l'importance du respect des contrats dans la vie civile. Il comprend en outre l'importance de s'impliquer dans la vie scolaire (actions et projets collectifs, instances), d'avoir recours aux outils de la démocratie (ordre du jour, compte rendu, votes notamment) et de s'engager aux côtés des autres dans les différents aspects de la vie collective et de l'environnement.

     

    L'élève sait prendre des initiatives, entreprendre et mettre en œuvre des projets, après avoir évalué les conséquences de son action ; il prépare ainsi son orientation future et sa vie d'adulte.

     

    Domaine 4 : les systèmes naturels et les systèmes techniques

     

    Ce domaine a pour objectif de donner à l'élève les fondements de la culture mathématique, scientifique et technologique nécessaire à une découverte de la nature et de ses phénomènes, ainsi que des techniques développées par les femmes et les hommes. Il s'agit d'éveiller sa curiosité, son envie de se poser des questions, de chercher des réponses et d'inventer, tout en l'initiant à de grands défis auxquels l'humanité est confrontée. L'élève découvre alors, par une approche scientifique, la nature environnante. L'objectif est bien de poser les bases lui permettant de pratiquer des démarches scientifiques et techniques.

     

    Fondées sur l'observation, la manipulation et l'expérimentation, utilisant notamment le langage des mathématiques pour leurs représentations, les démarches scientifiques ont notamment pour objectif d'expliquer l'Univers, d'en comprendre les évolutions, selon une approche rationnelle privilégiant les faits et hypothèses vérifiables, en distinguant ce qui est du domaine des opinions et croyances. Elles développent chez l'élève la rigueur intellectuelle, l'habileté manuelle et l'esprit critique, l'aptitude à démontrer, à argumenter.

     

    La familiarisation de l'élève avec le monde technique passe par la connaissance du fonctionnement d'un certain nombre d'objets et de systèmes et par sa capacité à en concevoir et en réaliser lui-même. Ce sont des occasions de prendre conscience que la démarche technologique consiste à rechercher l'efficacité dans un milieu contraint (en particulier par les ressources) pour répondre à des besoins humains, en tenant compte des impacts sociaux et environnementaux.

     

    En s'initiant à ces démarches, concepts et outils, l'élève se familiarise avec les évolutions de la science et de la technologie ainsi que leur histoire, qui modifient en permanence nos visions et nos usages de la planète.

     

    L'élève comprend que les mathématiques permettent de développer une représentation scientifique des phénomènes, qu'elles offrent des outils de modélisation, qu'elles se nourrissent des questions posées par les autres domaines de connaissance et les nourrissent en retour.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • Démarches scientifiques

     

    L'élève sait mener une démarche d'investigation. Pour cela, il décrit et questionne ses observations ; il prélève, organise et traite l'information utile ; il formule des hypothèses, les teste et les éprouve ; il manipule, explore plusieurs pistes, procède par essais et erreurs ; il modélise pour représenter une situation ; il analyse, argumente, mène différents types de raisonnements (par analogie, déduction logique...) ; il rend compte de sa démarche. Il exploite et communique les résultats de mesures ou de recherches en utilisant les langages scientifiques à bon escient.

     

    L'élève pratique le calcul, mental et écrit, exact et approché, il estime et contrôle les résultats, notamment en utilisant les ordres de grandeur. Il résout des problèmes impliquant des grandeurs variées (géométriques, physiques, économiques...), en particulier des situations de proportionnalité. Il interprète des résultats statistiques et les représente graphiquement.

     

    • Conception, création, réalisation

     

    L'élève imagine, conçoit et fabrique des objets et des systèmes techniques. Il met en œuvre observation, imagination, créativité, sens de l'esthétique et de la qualité, talent et habileté manuels, sens pratique, et sollicite les savoirs et compétences scientifiques, technologiques et artistiques pertinents.

     

    • Responsabilités individuelles et collectives

     

    L'élève connaît l'importance d'un comportement responsable vis-à-vis de l'environnement et de la santé et comprend ses responsabilités individuelle et collective. Il prend conscience de l'impact de l'activité humaine sur l'environnement, de ses conséquences sanitaires et de la nécessité de préserver les ressources naturelles et la diversité des espèces. Il prend conscience de la nécessité d'un développement plus juste et plus attentif à ce qui est laissé aux générations futures.

     

    Il sait que la santé repose notamment sur des fonctions biologiques coordonnées, susceptibles d'être perturbées par des facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux de l'environnement et que certains de ces facteurs de risques dépendent de conduites sociales et de choix personnels. Il est conscient des enjeux de bien-être et de santé des pratiques alimentaires et physiques. Il observe les règles élémentaires de sécurité liées aux techniques et produits rencontrés dans la vie quotidienne.

     

     

     

    Pour atteindre les objectifs de connaissances et de compétences de ce domaine, l'élève mobilise des connaissances sur :

     

    - les principales fonctions du corps humain, les caractéristiques et l'unité du monde vivant, l'évolution et la diversité des espèces ;

     

    - la structure de l'Univers et de la matière; les grands caractères de la biosphère et leurs transformations ;

     

    - l'énergie et ses multiples formes, le mouvement et les forces qui le régissent ;

     

    - les nombres et les grandeurs, les objets géométriques, la gestion de données, les phénomènes aléatoires ;

     

    - les grandes caractéristiques des objets et systèmes techniques et des principales solutions technologiques.

     

    Domaine 5 : les représentations du monde et l'activité humaine

     

    Ce domaine est consacré à la compréhension du monde que les êtres humains tout à la fois habitent et façonnent. Il s'agit de développer une conscience de l'espace géographique et du temps historique. Ce domaine conduit aussi à étudier les caractéristiques des organisations et des fonctionnements des sociétés. Il initie à la diversité des expériences humaines et des formes qu'elles prennent : les découvertes scientifiques et techniques, les diverses cultures, les systèmes de pensée et de conviction, l'art et les œuvres, les représentations par lesquelles les femmes et les hommes tentent de comprendre la condition humaine et le monde dans lequel ils vivent.

     

    Ce domaine vise également à développer des capacités d'imagination, de conception, d'action pour produire des objets, des services et des œuvres ainsi que le goût des pratiques artistiques, physiques et sportives. Il permet en outre la formation du jugement et de la sensibilité esthétiques. Il implique enfin une réflexion sur soi et sur les autres, une ouverture à l'altérité, et contribue à la construction de la citoyenneté, en permettant à l'élève d'aborder de façon éclairée de grands débats du monde contemporain.

     

     

     

    Objectifs de connaissances et de compétences pour la maîtrise du socle commun

     

    • L'espace et le temps

     

    L'élève identifie ainsi les grandes questions et les principaux enjeux du développement humain, il est capable d'appréhender les causes et les conséquences des inégalités, les sources de conflits et les solidarités, ou encore les problématiques mondiales concernant l'environnement, les ressources, les échanges, l'énergie, la démographie et le climat. Il comprend également que les lectures du passé éclairent le présent et permettent de l'interpréter.

     

    L'élève se repère dans l'espace à différentes échelles, il comprend les grands espaces physiques et humains et les principales caractéristiques géographiques de la Terre, du continent européen et du territoire national : organisation et localisations, ensembles régionaux, outre-mer. Il sait situer un lieu ou un ensemble géographique en utilisant des cartes, en les comparant et en produisant lui-même des représentations graphiques.

     

    • Organisations et représentations du monde

     

    L'élève lit des paysages, identifiant ce qu'ils révèlent des atouts et des contraintes du milieu ainsi que de l'activité humaine, passée et présente. Il établit des liens entre l'espace et l'organisation des sociétés.

     

    Il exprime à l'écrit et à l'oral ce qu'il ressent face à une œuvre littéraire ou artistique ; il étaye ses analyses et les jugements qu'il porte sur l'oeuvre ; il formule des hypothèses sur ses significations et en propose une interprétation en s'appuyant notamment sur ses aspects formels et esthétiques. Il justifie ses intentions et ses choix expressifs, en s'appuyant sur quelques notions d'analyse des œuvres. Il s'approprie, de façon directe ou indirecte, notamment dans le cadre de sorties scolaires culturelles, des œuvres littéraires et artistiques appartenant au patrimoine national et mondial comme à la création contemporaine.

     

    • Invention, élaboration, production

     

    L'élève imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses, y compris littéraires et artistiques. Pour cela, il met en œuvre des principes de conception et de fabrication d'objets ou les démarches et les techniques de création. Il tient compte des contraintes des matériaux et des processus de production en respectant l'environnement. Il mobilise son imagination et sa créativité au service d'un projet personnel ou collectif. Il développe son jugement, son goût, sa sensibilité, ses émotions esthétiques.

     

    Il connaît les contraintes et les libertés qui s'exercent dans le cadre des activités physiques et sportives ou artistiques personnelles et collectives. Il sait en tirer parti et gère son activité physique et sa production ou sa performance artistiques pour les améliorer, progresser et se perfectionner. Il cherche et utilise des techniques pertinentes, il construit des stratégies pour réaliser une performance sportive. Dans le cadre d'activités et de projets collectifs, il prend sa place dans le groupe en étant attentif aux autres pour coopérer ou s'affronter dans un cadre réglementé.

     

     

     

    Pour mieux connaître le monde qui l'entoure comme pour se préparer à l'exercice futur de sa citoyenneté démocratique, l'élève pose des questions et cherche des réponses en mobilisant des connaissances sur :

     

    - les principales périodes de l'histoire de l'humanité, situées dans leur chronologie, les grandes ruptures et les événements fondateurs, la notion de civilisation ;

     

    - les principaux modes d'organisation des espaces humanisés ;

     

    - la diversité des modes de vie et des cultures, en lien avec l'apprentissage des langues ;

     

    - les éléments clés de l'histoire des idées, des faits religieux et des convictions ;

     

    - les grandes découvertes scientifiques et techniques et les évolutions qu'elles ont engendrées, tant dans les modes de vie que dans les représentations ;

     

    - les expressions artistiques, les œuvres, les sensibilités esthétiques et les pratiques culturelles de différentes sociétés ;

     

    - les principaux modes d'organisation politique et sociale, idéaux et principes républicains et démocratiques, leur histoire et leur actualité ;

     

    - les principales manières de concevoir la production économique, sa répartition, les échanges qu'elles impliquent ;

     

    - les règles et le droit de l'économie sociale et familiale, du travail, de la santé et de la protection sociale.

     

     

     


  • G2 Chapitre 2 : Richesse et pauvreté dans le monde


    Comment se répartissent la richesse et la pauvreté dans le monde ? Comment les mesurer ?

    I. Des inégalités aux échelles internationales, nationales et locales

    L'exemple des Caraïbes p 230


    Au sein de chaque pays, il existe des inégalités sociales.

    Dans les pays du Nord, le chômage de longue durée, les emplois précaires et l’exclusion sociale frappent une partie de la population

    Dans les pays émergents, les élites et les classes moyennes profitent de la croissance économique, mais la grande pauvreté touche davantage les campagnes que les villes et plus souvent les femmes que les hommes.

    Carte mentale (2 p 239) 

    II. La répartition de la richesse dans le monde

    A. Localiser la richesse et la pauvreté

    Les pays riches et développés se situent en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie, ainsi qu’en Asie de l’Est : ce sont les « pays du Nord ».

    La plupart des pays pauvres ou en développement sont localisés en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, leur niveau de pauvreté est très varié : ce sont les « pays du Sud ».

    Certains pays, qu’on appelle les pays émergents appelés aussi BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. connaissent un développement rapide mais inégal.

    Carte réalisée en cours

    B. Mesurer la richesse et la pauvreté

     

    Conclusion :

     On n'a pas réussi à éradiquer la pauvreté, les inégalités se creusent :

    • La pauvreté peut être absolue manque de produits de première nécessité : dans les pays pauvres

    • La pauvreté peut-être relative, pauvreté dans les pays riche comparés au niveau de vie de la population.

     

     

    G1: La croissance démographique et ses effets

     Lien padlet clique ici !!!!!

     Diaporama: 

     Pour réviser un lien padlet avec de nombreuses vidéos la croissance démographique et ses effets

     

    Aujourd'hui nous sommes 7,5 milliards sur Terre, les projection annonce 9 milliards d'ici 2050.

     

     La croissance démographique est-elle un obstacle au développement durable et équitable des sociétés humaines ?

     

    1. La Chine, le géant démographique

     A. La Chine face au défi de la croissance démographique

     

    Avec 1,38 milliard d'habitants, la Chine est le pays le plus peuplé du monde. La politique de l'enfant unique a entraîné un ralentissement fort de la croissance démographique. Le gouvernement chinois a pris cette décision afin de pouvoir répondre aux besoins de sa population (nourrir, loger, soigner, éduquer). Mais cette politique a pour conséquence un vieillissement de la population qui pose de nouveaux problèmes : le financement des retraites et des soins de médicaux.

     

    Politique de l'enfant unique : Obligation pour les familles chinoises de n'avoir qu'un seul enfant par famille entre 1979 et 2015.

     

    B. Un développement : à quel prix ?

     

    Aujourd'hui la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, elle a réussi à se développer malgré une croissance démographique élevée. La croissance économique s'est accompagnée d'un meilleur taux d'alphabétisation et la population chinoise a pu accéder à de nouveaux biens de consommation (voiture, portable, apparition d'une classe moyenne).

     Cependant ce développement rapide et l'essor de la consommation entraînent une consommation importante d'énergies fossiles et de ressources naturelles épuisables. Les nouveaux défis auxquels la Chine est confrontée sont le respect de l'environnement , et la réduction des risques sanitaires dus à la pollution.

     

      II. Le Nigéria, une population en plein essor

     

    A. L' explosion démographique du Nigéria

      Avec ses 181 millions d'habitants dont 60% de moins de 24 ans, le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique. Le solde naturel positif s'explique par le taux de fécondité élevé 5,9. Malgré l'exploitation rentable des réserves de pétrole et une forte industrie du cinéma (Nollywood), le pays est très pauvre. Pour préparer l'avenir le pays doit s'attacher à scolariser ses jeunes car en 2050, il sera le 3e pays le plus peuplé de la planète.

     

    Solde naturel : lorsque le nombre de naissances est supérieur au nombre de morts

    Taux de fécondité : nombre moyen d'enfants par femme en age de procréer

     

     

    B. La difficile scolarisation des filles, un enjeu pour demain

     

    Scolariser les filles , c'est améliorer le niveau de santé, d'éducation et permettre à l'Etat de financer le développement du pays grâce à une population plus qualifiée.

     

    Cependant, le terrorisme (groupe Boko Haram) instaure un climat de peur dans le pays à travers l'enlèvement de lycéennes : ils dissuadent les familles de scolariser leurs enfants.

     

     III. Les effets de la croissance démographique dans les pays développés

     

    Etude sur l'impact de l'immigration au USA et de la « crise des bébés en Europe »

     

    Dans les pays développés , la transition démographique est achevée ( la natalité et la mortalité sont basses). Le phénomène du vieillissement de la population se généralise pour l'enrayer, certains pays s'appuient sur l'immigration (ex:USA) d'autres encouragent les familles : politique familiale (ex: France).

     

     

     



     

     

     

    Conclusion : Adopter un mode de développement durable

     

     

     

    L’autre défi de la croissance démographique, c’est d’adopter un mode de développement durable pour y faire face : produire des richesses (développement économique) pour que la population vive mieux (développement social ) tout en préservant la planète et ses ressources (développement vivable écologiquement) pour les générations futures. Ce sont les pays pauvres qui ont le plus de difficultés à répondre à ces objectifs d’accès équitable aux ressources et aux services et de développement durable.

     

     


    H6. Le monde au temps de Charles Quint et Soliman le Magnifique

     

    Pourquoi et comment l'Europe s'ouvre-t-elle au monde au XVIe siècle ?

     



     

    I. La méditerranée au XVIe siècle, un enjeu politique, religieux et commercial

     



     

    Vidéo + fiches Charles Quint et Soliman

     

    A. Deux grands empires qui s'opposent

     

    A partir du XVe siècle, les Ottomans s'emparent peu à peu des territoires byzantins : en 1453, Constantinople est prise et devient Istanbul. Soliman le Magnifique étend l'empire ottoman dans toutes les directions :: Afrique, Asie et Europe.

     

    Charles Quint hérite de l'Espagne et de ses conquêtes an Amérique , du Sud de l'Italie, de l'Autriche et des Pays Bas. En 1519, Il est élu empereur du Saint Empire Germanique. Il va combattre l'Empire Ottoman au nom de la défense de la chrétienté. En conflit avec François Ier roi de France, s'alliera avec Soliman

     

    Ottomans : nom donné à la dynastie turque qui a régné sur l’empire du même nom entre 1299 et 1923.

     

     B. Les échanges en méditerranée

     

    Au XVIe siècle, la Méditerranée reste un espace économique capital. Le commerce y est aux mains des marchands italiens (Venise, Gênes) qui achètent les épices d’Asie. C’est aussi un espace d’échanges culturels : les savants chrétiens byzantins fuient Constantinople prise par les Turcs et s’installent en Italie, au contraire, en 1492, les Juifs expulsés d’Espagne s’installent dans l’Empire ottoman.

     



     

    II. La première mondialisation

     



     

    A. Les européens découvrent le monde

     

    Au XVe siècle, des navigateurs motivés par la curiosité, la soif de richesse profitent des progrès techniques pour lancer des expéditions. Ils utilisent des navires plus rapides et plus maniables, et de nouveaux instruments (compas, boussole et astrolabe) pour se repérer. Ils recherchent des routes plus rapides et plus sûres pour se procurer des épices.

     

    En 1492, Christophe Colomb débarque aux Bahamas en croyant avoir trouvé la route de l’Inde par l’ouest. Il effectue 4 voyages en direction de l’Amérique. En 1498 le Portugais Vasco de Gama contourne l’Afrique et rejoint les Indes, il est le premier européen à y parvenir par voie de mer. Un autre navigateur portugais, Magellan, contourne l’Amérique en 1520, il meurt en chemin, mais son expédition confirme que la Terre est ronde. Un Français, Jacques Cartier remonte le fleuve Saint Laurent au nord de l’Amérique en 1535 et ramène des Indiens à Saint Malo.

     

     

    B. Les premiers empires coloniaux.

     

    Questions 1 à 5 p 139

     

    A la suite de leurs découvertes, les Portugais créent des comptoirs sur les côtes d’Afrique et d’Asie et prennent possession du Brésil. Les conquistadors espagnols (Hernan Cortés pour le Mexique) s’emparent par la force de vastes régions en Amérique centrale et du sud qui deviennent des colonies. Les colons exploitent les mines d’or et d’argent, créent de grandes plantations dans lesquelles le travail forcé est assuré par les amérindiens qui sont aussi convertis de force au christianisme. De très grandes richesses affluent vers les ports européens (Lisbonne, Séville…), de nouvelles plantes vont être introduites (maïs, tomates, tabac, cacao, fraise).

     

     Comptoir : port établi dans un pays par une puissance étrangère pour y faire du commerce.

     

     Conquistador : nom donné aux aventuriers espagnols partis à la conquête de l’Amérique.

     

     

     

     

     

     

     

    H5 : L'affirmation de l’État monarchique

     

    dans le royaume des Capétiens et des Valois

     

     

     

    Comment l’État monarchique s'affirme-t-il face aux seigneurs ?

     

     

     

     

     

    I. Les premiers Capétiens, une nouvelle dynastie à consolider

     

     

     

    En 987, Hugues Capet est élu roi de France par les grands seigneurs du royaume (ducs et comtes). Mais lui, comme ses successeurs ont peu de pouvoirs. Les premiers capétiens n'exercent leur autorité que dans le domaine royal. C'est un petit territoire qui s'étend de Paris à Orléans, sur le quel ils rendent la justice et prélèvent des taxes.

     

    Pourtant le roi de France se distingue des autres seigneurs. Il n'est le vassal de personne. Il est sacré à la cathédrale de Reims, cette cérémonie le fait roi. Grâce à l'onction divine (huile sainte appliquée sur le front du roi), il est l'élu de Dieu. Il reçoit lors du sacre les insignes royaux : couronne, sceptre, main de justice.

     

    En couronnant de son vivant son fils ainé, Hugues Capet fonde la dynastie des Capétiens, qui vont se succéder de père en fils pendant plusieurs siècles.

     

     

     

    II. Les Capétiens créent l’État monarchique

     

     

     

    Progressivement les Capétiens agrandissent le domaines royal par l'achat de terres, guerres et ou mariages. Ainsi Philippe-Auguste (1180-1223), confisque les fiefs de Jean sans Terre, roi d'Angleterre qui possédait tout l'Ouest du royaume. Il bat aussi les alliés de son rival à la bataille de Bouvines en 1214.

     

     

    Pour affirmer son pouvoir dans un domaine plus large, Philippe Auguste améliore l'administration royale dans la capitale, mais aussi dans les provinces avec les baillis et les sénéchaux.

     

     

     

    Baillis et Sénéchaux : représentants du roi dans les provinces du Nord et du Sud appartenant au domaine royal.

     

     

     

    A partir du XIIIe siècle, la justice du roi tend à remplacer celle des seigneurs. Elle est rendue par les baillis et le Parlement de Paris ( Cour de justice royale jugeant en appel et pouvant casser les jugements rendus par les seigneurs. ). Louis IX (Saint Louis) impose la monnaie royale dans tout le royaume. Philippe IV le Bel (1285-1314) multiplie les décisions applicables partout : les ordonnances. Il convoque les États Généraux pour obtenir une aide financière de ses sujets.

     

     

     

    États Généraux : Représentants du clergé, de la noblesse et de la bourgeoisie .

     

     

     

    III. Les Valois renforcent l'autorité de l’État monarchique

     

     

     

     

    En 1328, le pouvoir royal passe aux Valois, une branche cousine des Capétiens. Mais Edouard III, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, et roi d'Angleterre, revendique la couronne de France . C'est le début de la guerre de Cent ans, durant laquelle dans un premier temps le pouvoir royal est contesté et le royaume menacé de disparaître.

     

     

     

    Mais avec l'aide de Jeanne d'Arc, Charles VII (1422-1461), redresse la situation. Il gagne la guerre en utilisant une armée professionnelle permanente, et payée grâce à la levée d'un impôt régulier:la taille royale.

     

     

     

    Son fils Louis XI (1461-1483) agrandit le royaume en s'emparant d'une partie des terres du duc de Bourgogne.

     

     

     

    CCL : A la fin du Moyen Age, l’État royal français est le plus puissant d'Europe.

     

     

    G4 Les ressources alimentaires dans le monde

     

    Comment nourrir une population toujours plus nombreuse ?

     

     

     

     

    I. Etude de cas : Le Brésil, un géant agricole face à la malnutrition

     

     

     

     

    A. Le Brésil parvient-il à nourrir toute sa population ?

     

     

     

    p 278-279

     

     

     

    Au Brésil, malgré les progrès de l'agriculture, une partie de la population souffre de malnutrition et d'insécurité alimentaire.

     

     

     

    • Malnutrition : la mauvaise alimentation causée par une nourriture insuffisante (sous-nutrition) ou trop importante (suralimentation)

    • Insécurité alimentaire : quand une population n'a pas accès à une alimentation suffisante.

     

     

     

    B. Assurer la sécurité alimentaire au Brésil

     

     

    p 280-281

     

     

    Le Brésil est la 5e puissance agricole mondiale grâce à son élevage intensif et son agriculture productiviste et commerciale. Le Brésil tire ses richesses de ses exportations agricoles. Cependant dans la région du Nordeste de nombreux paysans pauvres survivent grâce à l'agriculture vivrière. Pour assurer la sécurité alimentaire dans tout le pays, des fronts pionniers se développent afin d'étendre les surfaces agricoles.

     

     

     

    • Agriculture commerciale : agriculture dont la production est destinée à la vente

    • Agriculture vivrière : agriculture destinée à nourrir les paysans qui la produisent

    • Front pionnier : un espace presque vide d'hommes, occupé et mis en valeur.

     

     

     

     

     

    II Agriculture et alimentation dans le monde

     

     

     

     

    A. Une agriculture toujours plus performante mais inégalement répartie

     

     

    Depuis les années 1960, la production agricole mondiale a augmenté. L'utilisation des machines agricoles, de produits phytosanitaires (engrais, pesticides) et l’utilisation de semence sélectionnées ont permis d'améliorer les rendements agricoles.

     

    Ces améliorations n'ont pu se développer que dans les pays qui ont les moyens d'investir dans l'agriculture, de plus, certaines zones climatiques ne permettent pas une agriculture intensive.

     

     

     

     

    B. La malnutrition au cœur des débats

     

     

     

    La malnutrition progresse dans le monde.

     

    D’une part, dans les pays en voie de développement, l'agriculture vivrière ne parvient pas à nourrir toute la population, des épisodes de sécheresse provoquent des famines. On compte 795 millions / 805 millions en 2016 de personnes sous alimentées dans le monde.

     

    À l'inverse, dans les pays du Nord et les pays émergents, l'obésité progresse vite (30 % aux États-Unis).

     

     

     

     

    II. Quelle agriculture pour demain ?

     

     

     

     

     

    A. OGM, révolution verte… la course aux rendements agricoles

     

     

    Aujourd’hui, l'agriculture productiviste favorise l'utilisation des machines engrais, pesticides, semences sélectionnées et parfois même des OGM permettent d’augmenter les récoltes. Mais cette agriculture provoque des dégradations de l’environnement pollutions des sols, des aliments, déforestation avec l'essor des fronts pionniers.

     

     

     

    Ex la Révolution verte en Inde modernisation, exportateurs de riz mais sous alimentation.

     

     

     

     

    • OGM : Organisme Génétiquement Modifié permet d'augmenter les rendements, mais leur effet sur la santé et l'environnement suscitent des débats.

     

     

     

     

    B. Vers une agriculture durable.

     

     

     

     

    Dans une logique de préservations de l'environnement et de respect des consommateurs, les pays développés se portent de plus en plus vers une agriculture durable.

     

      • agriculture biologique ( peu de produits chimiques)

     

      • commerce équitable (respect des petits producteurs)

     

     

     

    agriculture durable : agriculture soucieuse de ne nuire ni à l’environnement ni à la santé

     

     

     

    commerce équitable : forme de commerce sont le but est d'assurer de meilleurs revenus aux petits producteurs dans les pays en développement.

     

     

     

     

    Conclusion:

     

    Afin de nourrir bientôt 9 milliards d'habitants, l'agriculture se modernise, des fronts pionniers étendent les surfaces cultivables.

     

    Cependant la malnutrition est toujours importante et la logique commerciale (exportation, prix du marché) l'emporte sur les besoins réels des populations.

     

    Dans les pays développés une réflexion est menée afin de se diriger vers une agriculture plus durable.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Thème 2  Des ressources limitées à gérer à renouveler

     

    G3 : L'énergie et l'eau :

    des ressources à ménager et à mieux utiliser

     

     

    Comment gérer durablement l'eau et les ressources énergétiques aujourd'hui ?

     

    I. Les ressources énergétiques dans le monde

     

    A. Gerer les hydrocarbures au Moyen-Orient

    Hydrocarbures : le pétrole et le gaz

    Au Moyen-Orient, les ressources en gaz naturel et en pétrole sont considérables (près de 47 % du pétrole mondiale). Cette abondance de ressources énergétiques permettent aux pays exportateurs (OPEP) de s'enrichir et de développer leur État. Cependant dans ces pays où l'énergie est gratuite et illimitée, le gaspillage est répété. Face à l’appauvrissement des ressources énergétiques fossiles, les énergies renouvelables comme celle du soleil sont développées.

    B. La question des ressources énergétiques

    L'augmentation de la population mondiale et le développement économique de la planète ont pour conséquence l'accroissement des besoins énergétiques notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et des transports.

    L'accès à l'électricité est encore impossible pour près de 16 % de la population des régions en développement d'Afrique ou d'Inde. Aujourd’hui la question du renouvellement des ressources énergétique devient un véritable enjeu car la consommation mondiale se repose toujours sur les énergies fossiles à 80 % ( pétrole 33 %, charbon 27 % , gaz 21%) Il devient urgent de développer des énergies renouvelables qui sont propres et durables.

    Les États développés se dirigent vers la transition énergétique : le passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables.

     

    II. L'eau, un enjeu pour demain

    A. Singapour, face au manque d'eau potable

    A Singapour, le manque d'eau douce rend la cité-Etat dépendante des importations. L'industrie et l'agriculture consomment 90 % de l'eau douce.

    Le gouvernement développe de nouvelles solutions ;

    • la désalinisation de l'eau de mer

    • le traitement des eaux usées

    • le stockage de l'eau de pluie

     

    B. L'eau une ressource vitale

     

    L'eau est une source d'énergie renouvelable mais aussi un besoin vital pour les hommes.

    Mais les ressources sont inégalement réparties sur la planète. Près de 750 millions de personnes n’ont pas accès à l'eau potable et certains pays se trouvent en situation de stress hydrique. A cette difficulté s’ajoute le faible accès à des réseaux d'assainissement. Dans les pays développés, les aménagements hydrauliques permettent aux populations de contrôler et de maîtriser cette ressource.

    Avec l'augmentation de la population mondiale, les besoins en eau augmentent (70 % pour l'agriculture, 20 % pour l'industrie).

    Les populations des pays développés consomment beaucoup d'eau pour éviter les gaspillages des campagnes de sensibilisation ont lieu pour maitriser cette consommation.

    Anecdote : un américain consomme 300 litres d'eau par jour, un africain 20L

     

    De nouvelles solutions sont envisagées :

    • traitement des eaux usées

    • irrigation au goutte à goutte

    • pompes à eau solaires

    • collecteur de brouillard

    • usines à rosée

    • usines de dessalement

     

     

     

    H4 L'émergence d'une nouvelle société urbaine

     Les villes au Moyen Age

     

     

    Comment se développent les villes au Moyen Age ? Comment fonctionnent-elles ? Qui les habitent ?

     

     

    I. L'essor des villes

     

    A. Le commerce profite aux villes

     

    On compte environ 20 % de la population européenne qui vit en ville au XVe siècle.

     Les régions les plus urbanisées sont en Italie du Nord et au Nord de l'Europe ainsi que les villes de foires de Champagne .

     Foire : grand marché qui se tiens sur une longue durée une fois par an et qui attire des marchandes venus de loin.

     Ces villes se trouvent sur des routes commerciales (terrestres ou maritimes) ou des ports. Elles se développent avec le grand commerce.

     Grand commerce : le commerce de produits de luxe se faisant sur de longues distances

     

    B. Les libertés communales

     Exemple de Bruges

     

    Les seigneurs laissent des libertés aux habitants des villes qui peuvent désormais s'organiser librement afin de gouverner leur ville. Ces libertés sont inscrites dans des chartes de franchises ou chartes communales.

     L'hôtel de ville, le beffroi et la halle marquent l'indépendance des villes vis-à-vis du pouvoir seigneurial.

     

    II. De nouvelles sociétés urbaines.

     

    A. Le peuple des villes

     Les inégalités sont fortes dans les villes. Nobles, riches marchands et artisans forment le « peuple gros » qui possède le pouvoir politique et économique.

     Les petits artisans, salariés, paysans et pauvres forment le « peuple menu ».

     Souvent écartés du gouvernement des villes par les bourgeois qui s'emparent des magistratures, le peuple se révolte parfois.

     

    Bourgeois : le mot bourgeois désigne l'habitant du bourg qui possède quelques privilèges. Ce sont ceux qui habitent en ville mais qui ne sont ni nobles ni paysans. Le sens change au XIXe sicèle, il désigne celui qui possède les moyens de productions.

     

    B. Le développement de l'artisanat

     

    Avec l'essor des villes, de nouveaux métiers se développent. Les artisans se regroupent par quartier et ouvrent des ateliers et des boutiques.

     Pour défendre leurs intérêts, les marchands se regroupent en guildes et les artisans en corporations de métiers. La hiérarchie est stricte entre le maître (propriétaire de son atelier), les compagnons (salariés) et les apprentis.

     

    Corporation : association de personnes exerçant le même métier, chargée de fixer les règles.

     Une guilde: association de marchands dans les villes.

     

    C. L’Église dans la ville.

     

     L’Église rassemble les chrétiens à la cathédrale et les ordres mendiants (ex : les Franciscains) renforcent l'emprise de l’Église sur les populations urbaines

     

    Ordres mendiants : Nés au XIIIe siècle, les ordres mendiants, dont les Franciscains, font vœux de pauvreté et vivent de la charité. Ils se consacrent à la prédication (action de prêcher ou d'enseigner la religion) et aux pauvres. Ils s'installent en ville, dans les couvents ou les monastères.

     

    L’Église prend en charge l'enseignement (école et université). Elle prend également en charge l'assistance aux pauvres et aux malades (Hôtels Dieu)

     

    Conclusion : Les villes se développent avec le grand commerce, les bourgeois prennent une place importante dans la société urbaine. Les libertés communales permettent une nouvelle organisation politique, de nouveaux modes de vie urbains apparaissent mais l’Église reste très présente dans la vie quotidienne.

     

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    Thème 2 : Société, Église et pouvoir politique dans l'Occident féodal  ( XI-XVe siècle)

     

     H3 : L'ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes

     

    XI-XIV e siècle doublement de la population européenne

     

     Comment se développe le monde rural entre le XI et le XVe siècle ? Qui l'habite ? Qui le domine ?

     

    I.La formation des campagnes

     Entre le XI et le XIVe siècle la population européenne double. De grands défrichements sont menés pour nourrir et loger cette population plus nombreuse. Les marais et les forêts sont mis en culture par les paysans.

     Défrichement : destruction de la végétation pour cultiver de nouvelles terres.

     

    Des progrès agricoles viennent augmenter les rendements :

    •  la charrue (laboure la terre)
    • l'assolement triennal qui diminue la superficie de la jachère

    • l'utilisation du fumier comme engrais

     

     II. Les campagnes dominées par les seigneurs et leurs vassaux.

    AU Xe siècle, les invasions détruisent l'Europe carolingienne. Face à l'incapacité des souverains à défendre leur territoire. Les populations se placent sous la protection des chefs locaux puissants qui construisent les premiers châteaux forts. Cette relation de dépendance entre seigneurs et vassaux définit la société féodale.

     

    A. La seigneurie

     La seigneurie est un territoire agricole où vivent les paysans sous l'autorité d'un seigneur laïc ou ecclésiastique.

     Le territoire est divisé en deux :

    •  le domaine du seigneur : le château et la réserve
    • les tenures : terres louées aux paysans.

     

    B. Les relations entre paysans et seigneurs

     Le seigneur rend la justice et doit la protection aux paysans en cas de danger.

     En échange, il reçoit des paysans de nombreuses taxes : taille (protection), banalités pour l'utilisation du four, du moulin ou du pressoir ainsi que des corvées (services).

     

      II. Le seigneur délègue une partie de son pouvoir à ses vassaux.

    Le fief est une terre accordée par un seigneur à son vassal en échange de sa loyauté lors de la cérémonie de l’hommage. Il doit permettre au vassal de financer son équipement militaire.

     Les vassaux doivent : le conseil , l’aide militaire, l’aide financière

     Le seigneur doit la protection et le fief à ses vassaux. Cette organisation des liens entre les seigneurs s'appelle la féodalité.

     

    Le roi un seigneur parmi d’autres. Le roi détient son domaine royal, le reste du royaume est constitué de fiefs donné par le roi aux grands seigneurs.

      III. La vie des paysans et des seigneurs.

    A. La communauté villageoise.

     Leur vie est rythmée par les saisons et le soleil.

     Les villageois se réunissent en conseil à propos de l'entretien de l’Église, sur l'usage des pâturages… Certains villages obtiennent de leur seigneur des chartes de franchises qui leur permettent de s'administrer eux-mêmes.

     

    B. La présence de l’Église : le village est une paroisse

    Encadrés par l’Église (prêtre et moines) qui prélève l'impôt , les villageois sont aidés pour préparer leur salut.

     L’Église encadre la vie des fidèles et impose un cadre moral ( les 7 sacrements). En imposant la paix de Dieu , elle tente de limiter les guerres privées

      

    C. Le mode de vie des nobles

     

    Pour défendre leur seigneurie ils doivent savoir monter à cheval et faire la guerre. Ils deviennent chevaliers lors de la cérémonie de l'adoubement. Dans leurs châteaux forts,ils ont de nombreux loisirs : amour courtois, banquets, chasse à courre, tournois…

      

    L'expansion de l’occident est le fruit des innovations agricoles et de l'augmentation des surfaces cultivées qui ont rendu possible l'augmentation de la population européenne. Seigneurs et paysans vivent au sein de la seigneurie, bien qu'encadrés par l’Église, ils ont des mode de vie très différents.

     

     

     

    EMC 1 : Combattre les discriminations et défendre l'égalité

     

     

     

     

     

    Comment certains comportements peuvent mener à la discrimination ?

     

     

     

    Introduction :

     

     

     

    • Un stéréotype est une croyance partagée sur la personnalité, le caractère d’une personne ou d’un groupe de personnes.

       

    • Un préjugé est une opinion ou un jugement préconçu, c’est-à-dire qu’on a déjà une idée toute faite qui donne lieu à une attitude particulière. On l’a sans y avoir réfléchi et qui conduit à des idées fausses.

     

     

     

     

     

     

     

    I. Sur quoi reposent nos différences ?

     

     

     

    Nous nous distinguons les uns des autres par :

     

    • des caractéristiques physiques (la taille, la couleur des cheveux, de la peau, le sexe, la santé, la maladie ou le handicap…)

    • des caractéristiques sociales (le travail, les diplômes, adresse.. )

    • des caractéristiques culturelles (les goûts, la langue, la religion …).

     

     

     

    Toutes ces différences peuvent nous enrichir si nous respectons les personnes. Quelles que soient les différences, les êtres humains sont tous égaux car ils appartiennent à la même humanité.

     

     

     

    • Diversité culturelle : coexistence de façons de vivre et de traditions différentes

     

     

     

    II. Des différences aux discriminations.

     

     

     

    Le racisme dans le football

    • Une discrimination : c’est lorsqu’on traite quelqu’un moins bien parce qu’il est différent.

     

     

    Aujourd’hui encore, des hommes et des femmes sont victimes d’une mise à l’écart (accès à des lieux publics impossibles, emplois refusés, …) en raison de la couleur de leur peau, de leur religion, de leur sexe, d’une situation de handicap … et ne trouvent pas leur place dans la société.

     

     

     

    Les formes de discriminations les plus connues sont le racisme (souvent basé sur la couleur de la peau), l’antisémitisme (contre les Juifs), le sexisme (on ne respecte pas une personne à cause de son sexe) et l’homophobie (on ne respecte pas une personne parce qu’elle est homosexuelle).

     

    Les discriminations peuvent aller de la simple moquerie jusqu’aux crimes les plus graves, en passant par la xénophobie.

     

     

     

    • Xénophobie : rejet de celui qui est étranger

     

     

     

     

    III. Comment lutter contre les discriminations ?

     

     

     

     

     

    La Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) est une association internationale luttant contre le racisme et l'antisémitisme.

     

    Elle a pour objectif d'être vigilante sur les discriminations. Elle combat le racisme au quotidien et la banalisation des actes xénophobes, en apportant une aide juridique aux victimes, souvent mal informées de leurs droits.

     

    La LICRA agit sur le terrain à l'aide de ses bénévoles actifs dans toutes les régions de France.

     

     

     

     

     

    Les discriminations constituent une atteinte aux droits de la personne qui en est victime ; elles ne respectent pas le principe d’égalité entre tous les êtres humains de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).

     

    Les discriminations sont condamnées par des lois ; les personnes victimes de discriminations peuvent donc faire appel au défenseur des droits ou faire appel à la justice.

     

     

    Enfin, la lutte contre les discriminations dépend de chacun d’entre nous : il faut les combattre, les dénoncer, défendre ceux qui en sont victimes.

     

    Les associations comme la LICRA, SOS racisme mènent des campagnes de prévention et de sensibilisation, elles permettent également d'informer des victimes de leur droit.

     

     

     

     

    Pour réviser la naissance de l'islam et du premier empire arabo-muslman :

    Cliquez ici !!! islam: religion, pouvoir et société

     Ici le Diaporama du cours

     

    H 2 Les débuts de l’Islam : pouvoirs, sociétés, cultures

     

     

    Comment s’est formé l’empire arabo-musulman?

    comment l’Islam est né?

     

     

    En 797, Charlemagne envoie auprès du Calife Haroun Al Rachid une ambassade à Damas. Ils partent chargés de présents afin de s'assurer que les chrétiens aient bien accès à Jérusalem. De plus, l'émirat concurrent de Cordoue a attaqué le royaume Franc. L'ambassade revient en 802, la calife offre son seul éléphant de guerre.

     

     

    I. La naissance d'une religion et du premier État musulman

     Au VIIe siècle, les tribus arabes sont polythéistes et vivent en Arabie.

     

     A. Une nouvelle religion diffusée par son prophète.

    Selon la tradition musulmane, Mahomet, un marchand caravanier de la Mecque, est choisi par Allah comme prophète. Il reçoit la révélation par l’ange Gabriel alors qu'il méditait dans une grotte du Mont Hira.

     

    Il part prêcher cette nouvelle religion à la Mecque. Mais il est obligé de fuir à Médine en 622. C’est l’Hégire. En 630, il s’empare de la Mecque et interdit le polythéisme. Quand il meurt en 632, la plupart des Arabes sont devenus musulmans.

    Prophète : homme chargé de transmettre les paroles de Dieu.

    Hégire : fuite de Muhammad à Médine en 622. Début du calendrier musulman.

     

    B. Des textes fondateurs mis à l'écrit pour renforcer l'unité des croyants.

     Comment connaît-on-t toutes ces croyances ?

     

    Au départ, cette nouvelle religion est transmise oralement par le prophète et ses compagnons.

    Les successeurs du prophète Muhammad sont des califes. Ils unissent les tribus autour d’une langue : l’arabe, et d’une religion : l’islam. Ils décident donc de mettre par écrit la « révélation ».

     

    • Le Coran (paroles de Dieu) est le plus ancien texte de l’islam, c'est le 3e calife qui aurait ordonné sa rédaction au VIIe s
    • Les Hadiths (Sunna) : paroles et actes de Mahomet IXe s
    • La Sira vie de Mahomet IXe s

     

    Des traditions qui régulent la vie des croyants.

     

    Les musulmans doivent respecter les 5 piliers de l’islam :

     

     Profession de foi ( il n’a de dieu que Dieu et Mahomet est son envoyé)

     Prier 5 fois par jour

     Jeûner pendant le ramadan

     Faire l’aumône

     Pèlerinage à la Mecque

     L'Islam reconnait les religions juive et chrétienne. Elle fait de Mahomet le dernier des prophètes.

     

     II. Un empire à administrer

     

     A. Un empire très étendu

     

     

    Au VIIIe siècle, l’Empire s’étend de l’Asie au Maghreb et jusqu’en Espagne.

     

    Deux grandes dynasties se succèdent : les Omeyyades 660-750 à Damas en Syrie Palestine, puis les Abbassides qui règnent depuis Bagdad en Irak.

     

    L’empire est si vaste que des califats concurrents comme celui de Cordoue en Espagne.

     

    Djihad : (effort, combat sur le chemin de Dieu)

     1. Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est considéré par le prophète Muhammad comme le « djihad majeur »)

     2. Combat pour défendre le domaine de l'islam. (Il est qualifié de « djihad mineur ».)

     

    B. Le calife, successeur du prophète

     

    Le calife est le successeur du prophète. Il est le chef politique , religieux et militaire. Il est conseillé par un vizir. Il nomme les émirs dans les provinces.

     Les juifs et les chrétiens qui vivent dans l'Empire peuvent conserver leur religion en l'échange du tribut / impôt..

     

     

    III. Puissances et fragilités dans le monde arabe

     

    A. Des société urbaines : la ville de Bagdad

     

    Les grandes villes de l’empire arabo-musulman sont les témoins d’une civilisation brillante. On parle de Bagdad comme du « nombril du monde » car elle a une situation de carrefour pour les échanges commerciaux et intellectuels. Au sein, de la capitale on trouve des quartiers réservés aux fonctionnaires et à l'administration. Un palais, une mosquée et une bibliothèque. Les produits d'Asie et d'Europe sont vendus dans les souks (marchés) et entreposés dans les foundouks.

     

    B. une civilisation brillante

     La grande mosquée de Damas est connue pour son architecture et son rayonnement. Elle est à la fois un lieu de culte, la prière est dirigée par l'imam, mais également un lieu d'enseignement (copie de livres, cours) et de délassement pour ses habitants. Elle est connue et permet au calife un rayonnement international.

     Vocabulaire autour de la mosquée (cf. fiche)

    minaret :tour d’une mosquée

     mihrab : niche symbolisant la présence de Mahomet

     minbar : chaire (escalier) réservée à l’imam pour diriger la prière

     imam : musulman pieux qui connaît parfaitement le Coran et qui dirige la prière

     

    C. Un empire qui se divise

     Dès la mort de Mahomet l'empire se divise entre sunnites et chiites sur la succession du prophète. Puis des califats rivaux émergent et fragilisent l'empire qui prend fin après la destruction de Bagdad par les Mongols en 1258.

     

    Depuis de nombreuses années, l'empire emploie des mercenaires et donne des charges importantes aux turcs seljoukides qui vont peu à peu prendre le pouvoir.

     

    Conclusion : Autour de la religion musulmane s’est développée une brillante civilisation : urbaine, commerciale, intellectuelle.

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     Pour réviser H1: Byzance et l'Europe carolingienne un lien Padlet (vidéos, frise, articles..) 

    Cliquez ici:  Byzance et les carolingiens !!!!!

     

    T1 : Chrétienté et Islam ( VI-XIIIs) des mondes en contact

     

    H1 : Byzance et l'Europe carolingienne

     

     

    Comment les deux empires chrétiens : byzantin et carolingien se réclament-ils comme des héritiers de l'Empire romain ?

     

     

     

    Rappel : 395 l'empire romain est divisé en 2 :

     

    •  en Orient empire byzantin 395-1453
    • en Occident suite aux invasions, l'empire d'Occident disparaît en 476 jusqu'à sa réapparition sous Charlemagne 768-> 987.

       Empire : ensemble de peuples et de territoires unis sous l'autorité d'un même chef (calife, basileus, empereur...)

     

    1. L'empire byzantin sous Justinien

      Comment Justinien tente-il de rétablir un empire romain d'Orient ?

     

     Les empereurs byzantins se considèrent comme des empereurs romains. Justinien 1er ( 527-665) tente de dominer le bassin méditerranéen, il se fait appeler « basiléus » (roi des rois en grec) et fait traduire les lois romaines en grec.

     Peu à peu, les pratiques religieuses s'éloignent du christianisme :

    •  mariage des prêtres
    • culte des images et des saints

    • messe en grec

    • patriarche (chef religieux) nommé par l'empereur

     En 1054 , c'est le schisme : la séparation entre l’Église catholique et l''Église orthodoxe.

     Depuis la capitale, Constantinople, le roi à un pouvoir illimité (lois, armée, religion). Dans les régions nouvellement conquises, il envoie des missionnaires pour évangéliser (= convertir au christianisme) la population.

     

      II. L'empire carolingien sous Charlemagne

    Comment Charlemagne accède-t-il au sacre ? Quelles actions font de lui un empereur chrétien ?

     

     En Occident, la dynastie carolingienne est fondée par le père de Charlemagne. Grâce à ses conquêtes et l'évangélisation (Saxe, Lombardie..), il se fait le défenseur de la Chrétienté et du Pape. Il est couronné empereur en 800 à Rome. Il dirige son empire depuis Aix-la-Chapelle grâce aux comtes et aux évêques. Il les contrôle grâce aux missi dominici (envoyés du maître) . Il favorise l'instruction pour améliorer la connaissance du christianisme.

     

     III. Des empires menacés.

     

     Les deux empires chrétiens font face à de nombreuses invasions Vikings au Nord, Arabes au Sud, Hongrois Slaves et Bulgares à l'Est.

     L'empire carolingien est définitivement divisé suite à une querelle de succession. En 843, le traité de Verdun divise l'empire en 3 royaumes.

     Les rivalités s'accentuent entre les deux empires puis avec le schisme en 1054. La rupture est définitive lors de la IVe croisade avec la prise de Constantinople par les croisés : 1204 pillage de Sainte Sophie.

     L'empire byzantin est très affaiblit et disparaît avec la prise de la capitale par les Turcs en 1453.

     

    Conclusion :

    L'empire carolingien (800-843) n'aura pas survécu à Charlemagne (768-814). En 987, la dynastie disparaît quand Hugues Capet prend le pouvoir et et fonde la dynastie des Capétiens.

     L'empire byzantin très affaiblit, est réduit à un petit territoire . En 1453, l'empire byzantin disparaît suite à la prise de Constantinople par les Turcs.

     

    Affaiblissement et Disparition des deux empire chrétiens :

     

    Byzantin

    Carolingien

    Invasions Slaves, Bulgares, Turcs

    Invasions Vikings puis Arabes

     

     

    Querelle de succession l'empire carolingien est divisée en 3 en 843

    puis disparaît définitivement avec la prise de Pouvoir d'Hugues Capet en 987 qui fonde une nouvelle dynastie : les Capétiens

    Rivalités politiques et religieuses :

    Schisme en 1054

    Prise de Constantinople par les Croisés lors de la IVe croisade en 1204

     

    Disparition de l'Empire suite à la prise de Constantinople en 1453 par les Turcs

     

     

     

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    G2 Chapitre 2 : Richesse et pauvreté dans le monde

     

    1. Des inégalités à l’échelle internationale, nationale et locale

       

      Au sein de chaque pays, il existe des inégalités sociales. 

      Dans les pays du Nord, le chômage de longue durée, les emplois précaires et l’exclusion sociale frappent une partie de la population

      Dans les pays émergents, les élites et les classes moyennes profitent de la croissance économique, mais la grande pauvreté touche davantage les campagnes que les villes et plus souvent les femmes que les hommes.

    II. La répartition de la richesse dans le monde

     

    1. A. Localiser la richesse et la pauvreté

    Les pays riches et développés se situent en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie, ainsi qu’en Asie de l’Est : ce sont les « pays du Nord ».

    La plupart des pays pauvres ou en développement sont localisés en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, leur niveau de pauvreté est très varié : ce sont les « pays du Sud ».

    Certains pays, qu’on appelle les pays émergents appelés aussi BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud connaissent un développement rapide mais inégal.

     

     

    B. Mesurer la richesse et la pauvreté

     

     

    Conclusion :

    On n'a pas réussi à éradiquer la pauvreté, les inégalités se creusent :

    • La pauvreté peut être absolue manque de produits de première nécessité : dans les pays pauvres

    • La pauvreté peut-être relative, pauvreté dans les pays riches comparés au niveau de vie de la population.

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     G1: La croissance démographique et ses effets

     

     

     Pour réviser un lien padlet avec de nombreuses vidéos la croissance démographique et ses effets

     

    Aujourd'hui nous sommes 7,5 milliards sur Terre, les projection annonce 9 milliards d'ici 2050.

     

     La croissance démographique est-elle un obstacle au développement durable et équitable des sociétés humaines ?

     

    1. La Chine, le géant démographique

     A. La Chine face au défi de la croissance démographique

     

    Avec 1,38 milliard d'habitants, la Chine est le pays le plus peuplé du monde. La politique de l'enfant unique a entraîné un ralentissement fort de la croissance démographique. Le gouvernement chinois a pris cette décision afin de pouvoir répondre aux besoins de sa population (nourrir, loger, soigner, éduquer). Mais cette politique a pour conséquence un vieillissement de la population qui pose de nouveaux problèmes : le financement des retraites et des soins de médicaux.

     

    Politique de l'enfant unique : Obligation pour les familles chinoises de n'avoir qu'un seul enfant par famille entre 1979 et 2015.

     

    B. Un développement : à quel prix ?

     

    Aujourd'hui la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, elle a réussi à se développer malgré une croissance démographique élevée. La croissance économique s'est accompagnée d'un meilleur taux d'alphabétisation et la population chinoise a pu accéder à de nouveaux biens de consommation (voiture, portable, apparition d'une classe moyenne).

     Cependant ce développement rapide et l'essor de la consommation entraînent une consommation importante d'énergies fossiles et de ressources naturelles épuisables. Les nouveaux défis auxquels la Chine est confrontée sont le respect de l'environnement , et la réduction des risques sanitaires dus à la pollution.

     

      II. Le Nigéria, une population en plein essor

     

    A. L' explosion démographique du Nigéria

      Avec ses 181 millions d'habitants dont 60% de moins de 24 ans, le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique. Le solde naturel positif s'explique par le taux de fécondité élevé 5,9. Malgré l'exploitation rentable des réserves de pétrole et une forte industrie du cinéma (Nollywood), le pays est très pauvre. Pour préparer l'avenir le pays doit s'attacher à scolariser ses jeunes car en 2050, il sera le 3e pays le plus peuplé de la planète.

     

    Solde naturel : lorsque le nombre de naissances est supérieur au nombre de morts

    Taux de fécondité : nombre moyen d'enfants par femme en age de procréer

     

     

    B. La difficile scolarisation des filles, un enjeu pour demain

     

    Scolariser les filles , c'est améliorer le niveau de santé, d'éducation et permettre à l'Etat de financer le développement du pays grâce à une population plus qualifiée.

     

    Cependant, le terrorisme (groupe Boko Haram) instaure un climat de peur dans le pays à travers l'enlèvement de lycéennes : ils dissuadent les familles de scolariser leurs enfants.

     

     III. Les effets de la croissance démographique dans les pays développés

     

    Etude sur l'impact de l'immigration au USA et de la « crise des bébés en Europe »

     

    Dans les pays développés , la transition démographique est achevée ( la natalité et la mortalité sont basses). Le phénomène du vieillissement de la population se généralise pour l'enrayer, certains pays s'appuient sur l'immigration (ex:USA) d'autres encouragent les familles : politique familiale (ex: France).

     

     

     



     

     

     

    Conclusion : Adopter un mode de développement durable

     

     

     

    L’autre défi de la croissance démographique, c’est d’adopter un mode de développement durable pour y faire face : produire des richesses (développement économique) pour que la population vive mieux (développement social ) tout en préservant la planète et ses ressources (développement vivable écologiquement) pour les générations futures. Ce sont les pays pauvres qui ont le plus de difficultés à répondre à ces objectifs d’accès équitable aux ressources et aux services et de développement durable.

     



  • Thème1 : le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions

     

    H1 : Le grand commerce et la traite atlantique au XVIIIe siècle.

     

    Quelles sont les puissances européennes qui dominent le monde et comment l’expliquer ?

     

    1. Le grand commerce et le développement de la façade atlantique

     

    A. Les empires coloniaux et le développement du grand commerce

      

     

     

    Comptoir : établissement commercial créé dans un pays étranger.

     Empire colonial : ensemble des colonies occupée par une puissance

     Métropole : pays d’origine d’un empire colonial.

     

    Grâce à leurs colonies et au développement du commerce maritime, les puissances européennes (Angleterre, France, Provinces Unies, Espagne, Portugal) ont accès à toutes les denrées produites à travers le monde.

     La Grande Bretagne et la France se disputent les colonies d'Amérique du Nord et l'Inde lors de la guerre de 7 ans (1756-1763) : La France doit céder le Canada et ne conserve que des comptoirs en Inde.

     Deux types de commerce se développent :

    •  en droiture : on y échange des produits manufacturés en échange de produits tropicaux
    • triangulaire : Les produits manufacturés européens sont échangés contre des esclaves en Afrique, qui sont vendus en Amérique. Les navires reviennent chargés de produits tropicaux

     

     

    B. Le développement de la façade atlantique à travers l'exemple du port de La Rochelle

     

    Les ports européens (Nantes, Lisbonne, Liverpool, Bordeaux...) exportent et redistribuent les produits coloniaux dans toute l'Europe. de s’enrichir et de se développer.

    Les négociants et les armateurs s'enrichissent vite, ils forment un bourgeoisie marchande et participent à l'administration des villes et à leur embellissement.

     Négociant : Un marchand qui fait du commerce de gros

    Armateur : une personne qui possède et équipe (arme) des navires de commerce et de pêche

     

      II. Les traites négrières et l'économie de plantation

    Comment s’organise la traite et l’esclavage des noirs au XVIII° siècle ?

     

    A. La traite atlantique

     Les futurs esclaves sont capturés par d'autres tribus pour les revendre sur les côtes aux Européens contre des armes, de l'alcool et des produits manufacturés.

     Durant le trajet (2 mois environ), les esclaves sont mal nourris, maltraités, le taux de mortalité est élevé ( de 10 à 40 %).

     A l'arrivée, ils sont enduits d'huile de palme pour être vendus aux enchères et travailler dans les plantations.

     Du XVIe au XIXe siècle, 12 à 15 millions de captifs africains sont déportés vers les colonies.

     

    B. L’économie de plantation.

     

    Les plantations demandent une main-d’œuvre abondante. Dans les colonies, les colons cultivent la canne à sucre, le café et le tabac avec leurs esclaves qui sont domestiques, cultivateurs ou ouvriers. Leurs condition de vie et de travail sont très dures (journée très longue, punition corporelle)

     Dans cette économie de plantation, l’esclave est considéré comme un « meuble » et non comme un être humain, tel que le rappelle le Code noir, rédigé et appliqué dans les colonies françaises dès 1685.

     

    Plantation : Au XVIII° siècle, il s’agit d’une grande exploitation agricole sur laquelle sont employés des esclaves.

     Marronnage : esclave en fuite

     

    Conclusion :

    Le commerce triangulaire permet aux négociants de s'enrichir très rapidement et aux ports européens de se développer. La traite atlantique connaît son apogée au XVIIIe siècle : près de 5 millions d'esclaves seront déportés. Ce trafic inhumain ne sera aboli qu’au XIX° siècle, malgré les 1ères condamnations de la 2ème moitié du XVIII° siècle.

     

    G1 : Espaces et paysages urbains

     

     Comment se caractérisent l'organisation spatiale des villes ? Quels sont les paysages de l'urbanisation ?

     

    1. Los Angeles, une ville mondiale

    L’aire urbaine (agglomération + couronne périurbaine) de Los Angeles compte 18 millions d’habitants. Son centre-ville ou downtown, entouré de ses autoroutes urbaines, se compose d’un quartier des affaires(CBD) , de quartiers d’habitations rénovés en cours de gentrification (installation de populations aisées) mais aussi du ghetto de Skid Row qui concentre les populations pauvres et les sans-abris.

     

    Gentrification : La gentrification désigne l’embourgeoisement des quartiers populaires situés à la périphérie proche du centre ville. Ces quartiers subissent d’importantes transformation au niveau du commerce, de l’habitat et des classes sociales qui y résident. (Forte augmentation des loyers)

      

    https://www.youtube.com/watch?v=6OnxErZUaAQ + questionnaire

     

    Les périphéries de Los Angeles s’étalent sur plus de 150km. L'étalement urbain est facilité par l'utilisation accrue de la voiture et le réseau autoroutier. Les banlieues résidentielles ont leur propre centralité : les edges cities, rassemblent des emplois, des bureaux et des espaces commerciaux (mall). Les populations les plus favorisées se retrouvent parfois dans des gated communities, lotissements privés fermés et surveillés.

     

    Apparté : les émeutes de Los Angeles 1992, déjà des inégalités socio-spatiales

     

    http://www.ina.fr/video/CAB92027012

     

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/29/les-emeutes-de-los-angeles-20-ans-apres_1692799_3222.html

     

     II. Une urbanisation accélérée

    Etudes des cartes sur la croissances urbaines, les métropoles mondiales...

     

    En 2015, 54% de la population mondiale vit en ville soit plus de 3,5 milliards de personnes. D'ici 2050 les deux tiers de l’humanité vivra en ville (ONU). Globalement le nombre d'urbains est plus important dans les pays développés mais c'est dans les pays en voie de développement que le taux de croissance urbaine est désormais très fort en raison de l'éxode rural : la majorité des villes mondiales se trouvent dans ces pays.

     

     III. Centres et périphéries

    Études de photographies de paysages urbains

     

     

    Centres

    Périphéries

    Uniformisation

    CBD

    Verticalité

    Étalement (horizontal)

    Banlieue résidentielle/ pavillonnaire

    Diversité

    Quartiers historiques des villes européennes ou africaines

    Bidonvilles dans les pays en voie de développement

    Fragmentation

    Gentrification du centre-ville

    quartiers résidentiels riches

    ghettos (population pauvre et sans abris et environnement dégradé)

    Inégalités fortes/

    quartiers sécurisés et riches (gated communities)

    Bidonvilles

     

                     Paysage vertical et dense                     Paysage horizontal

     

                                                           et faible densité de population

     

     Conclusion : L’urbanisation s'accélère de plus en plus en particulier dans les pays en voie de développement. De nouveaux modèles urbains voient le jour, même si l'on constate une uniformisation de l'organisation spatiale des grandes villes qui sont confrontées à de grandes inégalités socio-spatiales

     

     

     


  •  

    H6 : La décolonisation et la naissance de nouveaux Etats indépendants

     

    Comment les colonies accèdent-elles à l’indépendance et trouvent-elles leur place au sein d’un monde bipolaire ?

     



     

    I. L’inde, une indépendance négociée.

     



     

    Les Indes étaient des possessions britanniques. Gandhi et les nationalistes indiens se battent pour l’indépendance de la colonie dès les années 1920 et veulent un État multiculturel.

     

    Les actions menées sont pacifiques : Boycott des produits britanniques, retour aux traditions, désobéissance civile (refus d payer ses impôts), manifestations pacifiques. La marche du Sel en 1930 rassemble des milliers de soutiens sur 200 km de marche, elle conteste la taxe prélevée par les britanniques sur le sel.

     

    Pendant la Seconde guerre mondiale, la campagne Quit India accélère le processus, mais les britannqiues sont réticents à l’idée de perdre le « joyau de leur empire ». Mais en 1947, L’indépendance est signée sans Gandhi qui n’accepte pas la création des 2 États : L’inde à majorité hindoue et le Pakistan à majorité musulmane.

     

    Cette partition de l’Inde n’empêchera les violences interreligieuses d’éclater, faisant 300 à 500 000 morts et déplaçant 10 à 15 millions de personnes.

     



     

    II. L’Algérie, une guerre d’indépendance traumatisante

     

    La conquête de l’Algérie par la France a débuté en 1830. La politique d’assimilation y est un échec. Les populations européennes sont nettement plus riches et instruites que les populations algériennes, majoritairement rurales et illettrées. Ces inégalités contribuent à alimenter le mécontentement des algériens.

     

    Jusqu’en 1954, l’ordre est maintenu. Mais les attentats commis par le FLN (Front de libération nationale algérien) dirigé par Ferhat Abbas, en novembre 1954 (Toussaint rouge) déclenchent une guerre qui se prolonge pendant huit ans. Le FLN mène une guérilla à laquelle la France répond par l’envoi du contingent et l’emploi de la torture.

     

    En 1958, l’insurrection des Français d’Algérie provoque une grave crise. Appelé au pouvoir, le général de Gaulle promet de résoudre le problème à condition de fonder la Ve République. La guerre continue, mais de Gaulle négocie progressivement le retrait de la France. Malgré une tentative de putsch contre lui (1961), il trouve un accord avec le FLN. En 1962, les accords d'Évian, mettent fin à la guerre. Le leader du FLN , Ben Bella devient le premier président Algérien.

     

    L’exemple de l’Algérie témoigne d’une décolonisation violente, qui fit de nombreuses victimes tant françaises (appelés du contingent, pieds-noirs…) qu’algériennes (indépendantistes, harkis…).

     

     

     

    1. Des nouveaux États sur la scène internationale

     

     

     

    Admis à l'ONU, ces nouveaux États veulent faire entendre leur voix sur la scène internationale et avoir un poids politique.

     

    Des conférences marquent l''émergence d'un « Tiers-Monde » qui refuse d'entrer dans la guerre froide.

     

          • 1955. La conférence de Bandung condamne le colonialisme

          • 1962. La conférence de Belgrade créé le mouvement des « non alignés » 

             

     

    Mais ces États rallient progressivement l'un ou l'autre camps. Ces nouveaux États ont réclamé un nouvel ordre économique et social pour réduire les inégalités entre les pays riches et les autres. Ils désirent vendre leur ressources à un prix raisonnable et non plus fixés par les anciennes métropoles.

     

     

     

    Conclusion :

     

     

     

    Grâce à la décolonisation, des États nouvellement indépendants sont apparus sur la scène internationale. Cependant, il leur a été difficile de s'imposer comme des États de poids. Des problèmes de politique intérieure et économique expliquent leur faible développement.

     

     

     

    Vocabulaire :

     

    Tiers-Monde : ensemble des pays en voie de développement souvent issus de la décolonisation

     

    Non-Alignement  : volonté de ne s'aligner ni, sur le bloc américain, ni sur le bloc soviétique.

     

    Décolonisation : processus qui mène à l'indépendance des colonies.

     



     

     

    H5 Une géopolitique mondiale : la Guerre froide (1947-1991)

     

     

    Qu’est-ce que la guerre froide ? Quel impact a-t-elle eu sur le monde ?

     

    I. Les débuts de la Guerre froide (1947-1962).

    1. Reconstruire après la guerre.

     

    En février 1945, lors de la Conférence de Yalta, Staline (URSS), Churchill(RU) et Roosevelt(EU) commencent à préparer l’après-guerre. L’Allemagne sera contrôlée par les Alliés, les frontières à l’Est seront redéfinies et un organisme sera créé pour maintenir la paix dans le monde : l'ONU. Pourtant les relations entre les Alliés se dégradent. Staline s’inquiète de la puissance atomique américaine et les Occidentaux du « rideau de fer » qui semble se dresser à l’Est de l’Europe.

     

    2. Berlin : un enjeu

     

    En 1948, l’URSS veut empêcher le ravitaillement de la partie ouest de la ville et organise un blocus par le blocage des routes et des chemins de fer. Elle veut obliger les occidentaux à partir et faire passer la ville sous sa domination. Les États-Unis réagissent en organisant un pont aérien qui ravitaille la ville. L’URSS cède. EN 1949, l'Allemagne se divise en 2 États distincts : LA RFA République fédérale d'Allemagne à l'Ouest et la RDA République démocratique allemande à l'Est.

    Un mur est construit à Berlin à partir du 12/08/1961 par les autorités de la RDA  pour empêcher les Allemands de l’est de fuir en RFA. Ce mur est infranchissable car il compte différents moyens militaires. Kennedy vient à Berlin-ouest prendre la défense des Berlinois de l’ouest. En 1989, un million de manifestants défilent contre le régime politique communiste. Le 9 novembre 1989, ce mur tombe : il est ouvert. Les deux Allemagnes sont réunifiées en 1990.

     

     II. La naissance des deux blocs.

     

    1. Doctrines qui s’opposent.

     

     

     

    Ce qu’ils défendent

    Ce qu’ils condamnent chez l’autre bloc

    Le monde occidental, selon Henry Marshall

    - démocratie libérale (défense des libertés individuelles)

    - plan Marshall

    - dictature

    - censure

    - limitation des libertés

    Le monde soviétique, selon Andreï Jdanov

    - démocratie ouvrière (le système soviétique)

    - antifascisme

     

    - impérialisme américain

     

    - Plan Marshall (1947) : États-Unis aident à se reconstruire les États qui se dressent contre le communisme : la politique d’endiguement.

     

    Impérialisme : fait qu’un État en domine un autre et qu’il veuille étendre cette domination sur d’autres États.

     

     

    2. OTAN contre pacte de Varsovie.

    Très vite chacune des deux superpuissances forment des alliances militaires : l’OTAN autour des États-Unis et le Pacte de Varsovie autour de l’URSS.

     

     

     

    1949 : L’URSS possède la bombe atomique

     

    1957 : Spoutnik, le 1er satellite artificiel est soviétique

     

    1961 : Youri Gagarine, le 1er homme dans l’espace est soviétique

     

    1969 : Mission Apollo XI : Armstrong est Aldrin, les 1ers hommes sur la Lune sont américains

     

     

     

    Année

    Lieu

    Les Faits

    1965-

    1975

    Vietnam

    La guerre d’indépendance de l’Indochine (1946-1954) devient un affrontement entre communistes et anti-communistes soutenus par les Américains

    1950-

    1953

    Corée

    Révolution communiste : les Etats-Unis interviennent militairement. Le pays est divisé en deux nouveaux Etats.

    1962

    Cuba

    Le dirigeant communiste F. Castro autorise l’installation de missiles soviétiques sur son île. La pression américaine fait craindre le déclenchement d’une guerre.

     

     

    Au lendemain de la 2nde Guerre mondiale, deux visions de monde s’opposent à travers les deux grandes superpuissances qui s’affronteront idéologiquement par États interposés.

     

    3. Le Traité de Rome : pour la paix en Europe.

     

    Souhaitant la paix en Europe et le rapprochement entre les ennemis d’hier (la France et l’Allemagne), l’homme d’Etat français, Robert Schuman à l’idée d’une alliance économique autour de la production du charbon et de l’acier. En 1951, née la CECA (Communauté Economique du Charbon et de l’Acier) qui comprend la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. 1957, à Rome, ces mêmes Etats signent un traité économique plus large qui permettra de renforcer politiquement ces membres autour des valeurs de liberté et de démocratie : c’est la CEE (Communauté Économique Européenne).

     

     

    III. De la Détente à la fin de la Guerre froide (1962-1991).

     

    Comment et pourquoi la guerre froide prend-elle fin ?

     

    1. La Détente, une prise de conscience ?

     

    Pour beaucoup de personnes de l’époque, une guerre nucléaire a été évitée de peu avec la crise de Cuba. Pleinement conscient de la situation et du besoin de dialogue, les dirigeants soviétiques et américains mettent en place le « téléphone rouge », une ligne directe entre Moscou et Washington. L’arme nucléaire devient donc une arme de persuasion à laquelle on évite d’avoir recours. Les deux blocs se reconnaissent mutuellement et on commence à limiter l’armement. De plus, certains dirigeants européens (Brandt, De Gaulle) tentent des rapprochements avec l’Est.

     

     

    Malgré la détente, des points de tension persistent. En Amérique latine, les Américains soutiennent les dictateurs contre d’éventuelles révolutions communistes. En 1979, l’URSS envahit l’Afghanistan, ce qui coupe toute relation entre les deux géants durant plusieurs années. Le président américain Ronald Reagan (1981- 1989) relance la course à l’armement et les tensions avec l’URSS avec son projet antimissile « guerre des étoiles » et en qualifiant le bloc soviétique d’ « empire du mal ».

     

     

    2. Chute du mur et effondrement du bloc soviétique.

     

     

    Affaiblie par la course à l’armement et son impossible réforme (économique et démocratique), l’URSS ne peut plus soutenir les démocraties populaires d’Europe de l’Est. Ces dernières s’effondrent comme la RDA avec la chute du mur de Berlin le 9 nov. 1989. L’URSS disparaît en décembre 1991, mettant fin à la guerre froide.

     

    Conclusion : La Guerre froide est une période de plus ou moins fortes tensions entre les deux superpuissances qu’ont été les Etats-Unis et l’URSS au lendemain de la 2nde Guerre mondiale. Au cours de ces années, le monde était divisé en deux idéologies qui s’opposaient : c’était un monde bipolaire.

     

     

    H4: La France dans la Seconde Guerre mondiale

     

    Quelles sont les conséquences de la défaite de la France ?

     

    Comment la République française va t-elle être refondée en 1944 ?

     

     

    I. La France défaite et occupée

     

    Le 10 mai 1940, l’armée allemande lance son offensive contre la France qui est rapidement battue : c'est la débâcle. La moitié nord du pays est occupée et des millions de civils fuyant les combats se retrouvent sur les routes, c’est l’exode.(8 millions)

     

      Document 1 p 122 Document 1p 116
    Quand ?  17 juin 1940 à la radio française (rediffusion d’un extrait du 17 juin 1941) 22 juin 1940 (premier appel le 18 juin) à la radio anglaise BBC
    Qui ?  Discours du Maréchal Pétain Appel du Général De Gaulle
    Quel constat ?  Défaite dans l’honneurMalheur des réfugiés Défaite dans la bataille de France mais pas dans la guerreDes Français ne sont pas d’accord avec l’armistice
    Que dénonce-t-il ?   L’armistice, démobilisation des soldats, occupation de la France, livraison des armes, gouvernement français sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie
    Que propose-t-il ?  Mettre fin aux hostilités : armisticeSe regrouper derrière lui Continuer le combatS’appuyer sur les Alliés et sur l’Empire colonialLe rejoindre pour « résister »

     

    L’armistice avec l’Allemagne est signé le 22 juin à Rethondes. Il prévoit entre autre l’annexion de l’Alsace-Moselle et l’occupation de la moitié nord du pays. De Gaulle est reconnu chef de la France libre par le gouvernement britannique alors que le gouvernement français s’installe à Vichy le 1er juillet. Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs à Pétain à une écrasante majorité (plus de 87% des suffrages exprimés). La république française disparaît pour laisser la place à l’État français. Il met fin à la démocratie en ne garantissant pas la séparation des pouvoirs.

     II/ Le Régime de Vichy et la collaboration avec l'Allemagne nazie

     

     

     

    Le régime de Vichy est un régime antirépublicain, antisémite et autoritaire. La collaboration d’Etat avec l’Allemagne prend de multiples formes : économique, policière et militaire.

     III/ La Résistance et la libération de la France vers une IVe République

     

    Dès 1940 des femmes et des hommes décident de refuser d’obéir à l’occupant nazi et au régime de Vichy. Ils sont motivés par le patriotisme et la défense de l’idéal républicain bafoué par le régime de Vichy.

    Ces résistants s’organisent au sein de réseaux ou de mouvements. Les réseaux ont un but militaire et sont en un lien avec la France Libre du général De Gaulle. Les mouvements sensibilisent et organisent la population.

     

    Les actions des résistants :

    • la propagande (impression et diffusion de journaux, de tracts…) 
    • l’aide aux personnes pourchassées (faux papier, cachette ou fuite)  
    • la lutte armée en organisant des « attentats » contre l’occupant ou les collaborateurs. 

    Jean Moulin est envoyé par le Général de Gaulle en 1941 afin d'unir la résistance et de la coordonner dans le Conseil National de la Résistance (CNR) créé en 1943. Avec l'aide des Alliés et des résistants, Paris est libérée en août 1944.

     

     IV/ La libération et la naissance de la IV e République

     

     

    A la suite des débarquements alliés, un gouvernement provisoire (GPRF) est mis en place. A sa tête, De Gaulle adopte d’importantes réformes issues du programme du CNR :

    • Droit de vote des femmes
    • Nationalisation d’entreprises ayant collaboré comme Renault ou dont les activités concernent l’intérêt général (SNCF, énergie…)
    • Accès de tous les Français à la santé, la retraite grâce à la sécurité sociale.

     

    Les Français adoptent par référendum une nouvelle constitution en 1946, qui reconnaît de nouveaux droits sociaux et économiques : c’est la naissance de la IVe République. Mais cette nouvelle République donne trop de pouvoir à l'Assemblée Nationale, De Gaulle quitte le pouvoir.

     

     Padlet 2gm ici !!!

     

    H3 La Seconde guerre mondiale, une guerre d’anéantissement. 1939-1945

     

    Comment a-t-on mis en pratique l’anéantissement d’hommes, de pays, de peuples, de religions, de territoires pendant la Seconde Guerre mondiale ?

     

     

    1. Une guerre planétaire et idéologique

    A. Une guerre longue et planétaire

     

     

    L’Axe : Allemagne / Italie / Japon

     

    Les Alliés : Le R-U et ses colonies, La France jusqu’en 1940, l’URSS puis les USA

     

     

     

     

     

     

     

     

    B. Une guerre aux enjeux idéologiques.

     

    Les deux camps s’affrontent tant sur le plan militaire qu’idéologique. Les nazis dénonçant le communisme et33 s’appuyant sur une propagande antisémite visant les Alliés. Les Japonais cherchent à soumettre une partie de l'Asie, tandis que l'URSS cherche à étendre le communisme. Tandis que les Alliés défendent les valeurs démocratiques contre les totalitarismes.

    L'art est un outil de propagande qui permet de véhiculer des idées.

     

     

    1. Une guerre totale tournée vers l'anénantissement

     

     

    A. Les États-Unis, un pays engagé dans une guerre totale

     

    Guerre totale : Mobilisation humaine, morale et matérielle

     

    En 1941, les États-Unis entrent en guerre et lancent le Victory Program qui doit permettre aux USA de devenir « l'arsenal des démocraties ». L'économie est désormais tournée vers la guerre : la production de l'armement se développe, emprunt de guerre, les femmes travaillent dans les usines... La propagande diabolise l'ennemi, renforce le patriotisme et valorise la population qui travaille à l'arrière.

     

    B. Les violences de la guerre et ses aspects multiformes

     

    La Seconde Guerre mondiale a marqué les esprits par sa violence lors des combats mais également la volonté de tuer des civils et de détruire des villes pour affaiblir l’arrière. La notion d’anéantissement caractérise cette guerre car c’est toute la société qui est victime de ces violences comme le montre les bombardement atomique d'Hiroshima et Nagasaki.

    III. L'extermination de la ghettoïsation à la solution finale.

    Comment les nazis ont-ils décidé d’exterminer une partie de la population ?

    Lors du Protocole de la Conférence de Wannsee le 20 janvier 1942. Les hauts dignitaires nazis décident de la « Solution finale » : destruction totale des Juifs d’Europe.

     

    A. Une mise à l’écart progressive: les ghettos et le travail forcé

     

    Les lois de Nuremberg 1935 interdisent toutes relations entre juifs et aryens et leur retirent la citoyenneté allemande (mort sociale) 1938-1939: spoliation des biens des juifs (mort économique) La population juive est progressivement exclue de la société allemande à travers des lois.

     

     

    Le ghetto de Varsovie est créé en 1940, comme les autres ghettos de Pologne il a pour but d’isoler la population juive . Les juifs sont privés de liberté, soumis au travail forcé et rationnés.

    A partir de 1942 ils sont « transférés » pour  « le repeuplement de l’Est »

    = =

    déportés vers les camps d’extermination

     

    B. Les massacres des Einsatzgruppen, les débuts des génocides

     

     

    Einsatzgruppen: unités mobiles de tuerie nazies agissant sur le front Est

    Génocide: massacre systématique d’une partie de la population

    Shoah: génocide juif

     

    Les Einsatzgruppen avancent sur le front Est. Dès 1941, ils massacrent en masse les juifs et les opposants soviétiques des villes dans lesquelles ils se rendent. Ils les rassemblent et les exécutent par balle dans des fosses communes. Ces commandos de la mort ont tués 1 300 000 personnes.

    C. Un camp d’extermination : Treblinka (juillet 1942-août 1943)

    Les camps d’extermination ou de mise à mort apparaissent dès 1942 après la Conférence de Wannsee qui décide du génocide juif et des modalités de sa mise en place. Dans ces camps comme à Treblinka, on extermine la population juive ou tzigane dans les chambre à gaz (mise à mort industrielle) puis on cherche à « effacer les traces » en brûlant les corps. Les camps d'extermination ne sont libérés qu'en 1945.

    Avec la mise en place des ghettos, les exécutions par balles des Einsatzgruppen et les camps d’extermination les nazis ont commis un crime contre l'humanité  :

    - 5 à 6 millions de Juifs sont exterminés : c’est la Shoah (56% des Juifs européens)

    - Plus de 250 000 Tziganes sont éliminés (34% des Tziganes européens)

     

    Conclusion :

     

    La Seconde Guerre mondiale a été une guerre d’anéantissement au niveau matériel, psychologique mais surtout humain : 50 à 60 millions de morts. La violence a pris des formes multiples: représailles, bombardement des villes, camps de concentration et d'extermination, bombes atomiques. Cette guerre demeure une guerre gravée dans la mémoire collective car l'inimaginable s'est produit : un génocide d'une ampleur sans précédent : la Shoah. Pour qualifier les massacres qui ont visé les civils et juger les coupables aux procès de Nuremberg et de Tokyo de 1945 et 1946 sont crées les termes de génocide et de crime contre l’humanité.

     

    EMC 2. Les institutions de la Ve République en France



    1792-1799 : Ier République

    1848 -1852: II République

    1870-1940 : III République

    1946-1958 : IV République

    1958-... : Ve République



    Il faut distinguer la forme d'un régime politique et sa nature.

    La Forme dépend du chef de l’État : République ou Monarchie. Ici: une ou plusieurs personnes qui ont été désignées pour diriger le pays.

    La Nature dépend de l'origine du pouvoir , des personnes qui l'exercent, et de la société.

    Ex : régime autoritaire et dictatorial ou régime parlementaire et démocratique.



    1. Les institutions démocratiques en France



    1) La constitution : loi fondamentale



    La France est un État républicain et démocratique.

    La Constitution est la loi suprême en France, elle est en place de puis 1958. Elle organise la répartition des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire et définit les institutions comme le Parlement ou le président.



    2 ) la séparation des pouvoirs garantie de la démocratie



    • Le pouvoir exécutif (exécute la loi) avec le président de la République (qui est élu pour cinq ans au suffrage universel , il nomme le gouvernement, dirige la diplomatie et est chef des armées ; il peut dissoudre l’Assemblée nationale et prendre les pleins pouvoirs en cas de crises graves) et le Gouvernement :le 1er ministre et les différents ministres
    • Le pouvoir législatif (fait la loi): l’Assemblée nationale et le Sénat. Les députés et les sénateurs, modifient, débattent puis adoptent ou rejettent les textes de lois proposés.

     

    • Le pouvoir judiciaire (fait respecter la loi) est formé par les personnels de la justice indépendants

     

    Tous sont contrôlés par des conseils indépendants :

    • Conseil Constitutionnel : vérifie que les lois sont conformes à la constitution
    • Conseil d’État conseille le gouvernement, émet des avis
    • La Cour des comptes surveille le budget de l’État 

    3) Le parcours d'une loi

    L’élaboration de la loi.

     

    Qui propose les lois ? le gouvernement ou le parlement

    Elle est présentée en conseil des ministres.

    L’Assemblée Nationale et le Sénat doivent voter la loi.

    En cas de désaccord ou de modifications les 2 assemblées se renvoient la loi pour l’adopter c’est la navette parlementaire.

    En cas de désaccord persistant, une commission mixte paritaire est chargée d’élaborer un projet de loi commun, en dernier recours c’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot.

    La loi peut être contrôlée par le Conseil Constitutionnel.

    Une fois votée, elle doit être promulguée par le Président et paraitre au Journal Officiel pour pouvoir être appliquée.    

     

    II. Les différentes formes de participations démocratiques

    1)les partis politiques acteurs du débat démocratique

    Le citoyen participe à la vie politique en défendant ses idées notamment dans les partis. La démocratie est fondée sur la participation des citoyens à la vie politique de leur pays.

    Les partis politiques (286) permettent aux citoyens de se regrouper et de s’organiser pour mieux s’exprimer et pour agir. Ils informent, critiquent et fournissent des représentants des différentes opinions qui prédominent dans le peuple. Leur nombre est la garantie du pluralisme politique et de la liberté d’opinion.

    pluralisme: expression de la diversité des opinions.

    militant: adhérent actif qui accepte de faire bénévolement un travail de terrain et de participer à la vie du parti.

    adhérent: personne affiliée à un parti politique dont elle possède la carte après avoir payé une cotisation.

     

    En démocratie, on peut agir de multiples façons : participations aux activités d’une association, bénévolat, manifestation, pétition.

    2. Les syndicats et la défense des travailleurs

    Les syndicats défendent les droits sociaux et économiques de groupes en utilisant des moyens d’expression collectifs . Ils sont acteurs du dialogue social entre l’État, les employeurs et les salariés, et signent avec eux des conventions collectives destinées à améliorer les conditions de travail.

    Les délégués syndicaux, nommés parmi les militants des différents syndicats, jouent aussi un rôle de conseiller au sein des entreprises

    3 . Les associations pour promouvoir le « vivre ensemble »

    Une association : un ensemble de personnes unies pour faire une action commune.

    Les associations en France (loi de 1901) : sont à but non lucratif . Elles vivent grâce aux dons et au bénévolat mais aussi grâce des subventions de l'État ou des collectivités territoriales. Elles fonctionnent avec des salariés qui sont près de deux millions, mais surtout avec des bénévoles qui sont plus de 10 millions.

    Un bénévole : quelqu’un qui travaille gratuitement et volontairement.

    Il existe environ un million d’associations en France dans de nombreux domaines : surtout sportives ou de quartiers, mais aussi dans l’aide humanitaire (des ONG : Organisations Non Gouvernementales) ...



    Conclusion : La Ve République est une démocratie, les citoyens peuvent participer activement à la vie politique et sociale à travers les partis politiques, les syndicats et les associations. L’engagement est un droit essentiel du citoyen mais aussi l’un de ses devoirs. La citoyenneté est liée aux valeurs de respect des autres (civilité) et de respect de l’environnement (éco-citoyenneté ) sans lesquelles il est impossible de vivre ensemble en société

     

     

     

    Lien Padlet vers les espaces productifs cliquez ici !!!

     

    G2 : Les espaces productifs du territoire français.

     

    Un espace productif est donc un espace aménagé et mis en valeur pour une activité économique, ils sont soit agricoles (secteur primaire), industriels (secteur secondaire) ou liés aux services (secteur tertiaire).

    L’importance de ces espaces a changé : les secteurs primaire et secondaire emploient de moins en moins de personnes, alors que les emplois tertiaires sont en plein développement.

     

     

    Comment se caractérisent, se répartissent et évoluent les espaces productifs du territoire français ?

     

    I/ Quelles mutations connaissent les espaces industriels français ?

    A/ Un exemple d’espace industriel : Aerospace Valley

     

    Pôle de compétitivité : regroupement sur un même territoire d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche pour mettre en œuvre des projets de hautes technologies

     

    Toulouse, métropole de la région Occitanie, est le centre de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Aerospace Valley. Elle regroupe des activités de recherches, de fabrication (assemblage de l’airbus A380) et de formation dans l’aérospatiale et l’aéronautique. C’est ce qui en fait un pôle de compétitivité qui dynamise tout le Sud-Ouest de la France. Plusieurs acteurs locaux comme la région, et nationaux (Etat) travaillent ensemble pour faire de ce pôle local un centre national voire international.

     

    b. Un poids régional, national et européen.

    B/ Un territoire inégalement industrialisé.

    Industrie : activité qui consiste à transformer des produits bruts en produits fabriqués.

    Les activités industrielles emploient encore 14,7% des actifs. Même si elles sont en diminution, la France reste la 5 eme puissance industrielle mondiale et la 2eme en Europe.

    Les espaces industriels connaissent des changements à cause de la mondialisation .

    Certains sont en crise, comme les industries traditionnels du Nord et de l’Est (métallurgie, charbon…) et se reconvertissent en s’adaptant à la demande mondiale.

     

    Reconversion : changement d’activité Ex le Louvre Lens

     

    Les industries regroupes les centres de production, les centres de recherches et les écoles de formations au sein des pôles de compétitivité. Ils se situent le long des réseaux de transports et dans les métropoles. Ces nouveaux espaces industriels dynamiques du Sud et de l’Ouest sont soutenus par l’État.

    Les espaces les plus dynamiques restent les régions parisienne et lyonnaise .

     

    II/ Comment les espaces agricoles se transforment-ils ?

    A/ Un exemple : Le Comtat Venaissin

    Le Comtat Venaissin se situe dans la région PACA entre les villes de Carpentras, Avignon et Cavaillon. C’est une région très fertile grâce au climat et aux canaux d’irrigation. La région est spécialisée dans la production maraîchère et fruitière.

    Cette spécialisation sur un terroir soumis à la fréquence du mistral a obligé les paysans a transformé le paysage en plantant tout un réseau de haies de cyprès.

    Les productions sont écoulées aux M.I.N. (marchés d’intérêt nationaux). Elles ont permis la création d’usines de fabrication de cagettes, usines de transformation (conserves...) et surtout la création d’un important pôle de logistique.

    Face à la concurrence de l’Espagne et du Magrheb, le modèle du Comtat Venaissin (petits champs et irrigation) est remis en cause. Les agriculteurs s’adaptent : certains s’orientent vers le bio, d’autres vers la culture intensive, sous serre chauffée et hors sol.


    B/ Un territoire agricole diversifié et de plus en plus spécialisé.

    France est la 1ère puissance agricole de l’UE et la 4e puissance agricole mondiale. Bien qu’il n’y ait que 3 % d’agriculteurs, les espaces productifs agricoles occupent 59 % du territoire national.

    Pour s’intégrer à la mondialisation, l’agriculture a dû  augmenter ses rendements en :

    -se modernisant  (mécanisation, engrais, pesticides)

    -spécialisant ses productions : céréaliculture, viticulture, horticulture. 

     

    Face aux régions productrices de grandes cultures céréalières ou d’élevage intensif, s’opposent les territoires de polyculture en recul et mal intégrés aux marché européens et mondiaux.

    Les espaces agricoles sont aujourd’hui intégrés à l’industrie agroalimentaire ce qui leur permet d’avoir des débouchés au niveau international.

    Cette modernisation a eu de nombreuses conséquences sur l’environnement et, en réaction, se développent de nouvelles pratiques agricoles : on parle d’agriculture durable.



    III/ Comment fonctionnent et évoluent les espaces tertiaires français ?

     

    A/ Un exemple : le Mont Saint Michel.

     

    Le Mont-Saint-Michel est le site touristique le plus fréquenté parmi ceux qui se trouvent en dehors de l’Ile-de-France. C’est un espace productif tertiaire (commerces et activités touristiques diverses) qui cherche à attirer des visiteurs toujours plus nombreux sans détruire l’écosystème fragile.+ coller la carte mentale complétée.

     

     

     

     

    B/ Un tertiaire qui façonne de plus en plus le territoire français.

     

    Première destination touristique mondiale avec 80 millions de visiteurs par an.

    La France bénéficie de nombreux atouts et espaces touristiques historiques, verts, balnéaires, montagnard, grâce à la diversité des climats, des paysages et de son patrimoine culturel.

    Mais les activités de service sont surtout concentrées dans les villes et les métropoles qui sont donc aussi des espaces productifs tertiaires. 78% des français travaillent dans le secteur des services  : on parle de société tertiarisée.

     

    Service : c’est la mise à disposition d’une capacité technique (transport, commerce) ou intellectuelle (médecins, enseignants, chercheurs). Elle est utile aux personnes et aux entreprises

     

     

    Conclusion : Comment se répartissent et évoluent les espaces productifs français ? Fiche de travail n°1

    Les espaces productifs français ont connu d’importantes mutations ces dernières années. Suite à la crise des industries traditionnelles et à l’émergence de pôles de compétitivité, les espaces industriels ont vu leur répartition changer profondément. La production agricole, si elle emploie de mois en moins d’actifs, est très productive et connectée à une industrie agro-alimentaire intégrée à la mondialisation. Les activités de service se concentrent enfin dans les métropoles à l’exception des activités touristiques qui se développent à travers le territoire. Chacun évolue en tentant de suivre les règles d’un développement durable.

     

     

    H2 : Démocraties fragilisées et expériences totalitaires (1919-1939)

    Liens Padlet :

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    Front populaire cliquez ici

     

     

    Introduction :

     

    Après la Première Guerre mondiale, l'Europe vit une relative prospérité économique : ce sont les années folles. Mais politiquement, l’Europe des traités est affaiblie et divisée. Elle est ensuite gagnée par une crise économique (crise de 1929)  et politique (montée des dictatures). C’est dans ce contexte que plusieurs régimes totalitaires apparaissent et que les démocraties se retrouvent fragilisées.



    Comment la crise favorise t-elle les expériences totalitaires et fragilise-t-elle les démocraties ?





    I. Quelles formes prennent les régimes totalitaires en URSS et en Allemagne ?



    A. L'URSS de Staline



    1. Lénine et les bases du totalitarisme soviétique

     

    Dès 1917, pour faire face à la guerre civile et permettre l'avènement de la société communiste, Lénine met en place une nouvelle forme de dictature. Le parti communiste devient le seul parti autorisé, il encadre la société, par exemple les syndicats et cherche à embrigader la jeunesse pour permettre la naissance de « l'Homme soviétique ».

     

    Le projet communiste est d'instaurer une société égalitaire, sans différence de classe sociales ni de nation, dans laquelle les moyens de production sont entre les mains des prolétaires (travailleurs).



     

    2. La Stalinisation : le régime soviétique mis au service de Staline

     

    • Au niveau économique :

     

    Pour permettre la collectivisation et l'avènement de la société communiste, le Parti communiste dirige la collectivisation forcée des terres. Les paysans aisés, les Koulaks, qui n'adhèrent pas à ce projet sont qualifiés d' « ennemis de classe » et exterminés ou déportés au Goulag, grâce à la police politique, le NKVD. Le Goulag est également pour le régime un outil pour industrialiser le pays.

     

    • Au niveau politique :

     

    L'emprise de Staline sur le parti communiste et la société soviétique instaure une véritable terreur : en 1937 et 1938 ce sont presque 1, 5 millions de soviétiques qui sont victimes du NKVD. La délation, les arrestations massives, l'envoi au Goulag et les exécutions sont massives.

     

    • Dans la société :  

       

    Tous les médias (radio, presse, affiches…) glorifient le communisme et surtout Staline, qui devient un être exceptionnel, admiré, voire divinisé: on aboutit à un culte de la personnalité.

    Ex : poème paru dans la Pravda(journal officiel) présentant Staline comme un sauveur

    affiche Staline « le petit père des peuples »

     

    Bilan sur l'URSS de Staline :

     

    Afin de pouvoir mettre en place le communisme, Lénine instaure la dictature du prolétariat en faisant du parti communiste un parti unique disposant d'un vaste contrôle sur la société. Il organise également l'encadrement de la jeunesse par les Komsomols afin de faire naître un homme nouveau, « l'homme soviétique ». Staline renforce le contrôle du parti communiste sur la société en instituant la terreur grâce à la police politique, le NKVD contre ceux qu'il désigne comme des ennemis de la classe ouvrière ; et en mettant en place un véritable culte de la personnalité grâce à la propagande.

     























    B. Le nazisme : un totalitarisme raciste

     

    1.L'arrivée d'Hitler au pouvoir

     

    Après la Première Guerre mondiale, une République (la République de Weimar) est établie en

    Allemagne. Mais elle est contestée politiquement (crise économique de 1929) avec la montée du chômage, les partis extrémistes obtiennent de plus en plus de suffrages (les nazis à l’extrême droite et les communistes à l’extrême gauche).

     

    En 1932, le Parti nazi devient la première force politique en Allemagne et il remporte les élections législatives. Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier par le président de la République. En mars 1933, il se fait accorder les pleins pouvoirs. En juillet 1933, le N.S.D.A.P. devient parti unique, les syndicats sont supprimés et la presse est censurée.

     

    A la mort du président de la République en 1934, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de chef de l’Etat : il devient Reichsführer. Il supprime ainsi la démocratie et instaure la dictature du IIIe Reich.

     

     

    2. Quel est le projet proposé par le nazisme ?

     

    Racisme : idéologie selon laquelle l'espèce humaine est divisée en race et il existe une « hiérarchie » parmi ces races.

     

    Guidé par une idéologie raciste, Hitler met en place un régime antisémite dans lequel les juifs sont exclus de la société par les lois de Nuremberg en 1935. Ils sont victimes de nombreuses violences et humiliation.

     

    Pour les nazis, l'Allemagne doit conquérir un « espace vital » pour permettre aux aryens, la « race supérieure », de s'épanouir au détriment des populations slaves considérées comme inférieures. Pour réaliser ces objectifs l'économie du Reich (nom de l'empire allemand) est orientée vers la guerre

     

     

    3. Comment le NSDAP est-il parvenu à imposer son projet à la société allemande ?

     

    Afin de pouvoir réaliser son projet, le régime nazi a besoin du consentement de la population. L’embrigadement de la population par le biais des jeunesses hitlériennes, la propagande et la censure ainsi qu’une politique sociale en faveur de la partie de la population correspondant au mythe de l’aryen sont mise en œuvre. Mais, pour obtenir ce soutien il faut terroriser et éliminer tout ceux qui ne correspondent pas à ce projet.

     

    SS : sections de protection du Parti nazi crée en 1925. La SS devient peu à peu un véritable empire dans l’Etat nazi : son chef est nommé ministre de l’intérieur en 1936, elle contrôle les camps de concentration.

     

    Pour le gouvernement nazi, police et justice doivent éliminer les « ennemis du peuple allemand ». La Gestapo (police secrète d’Etat) est une véritable police politique issue de la SS. Tous ceux qui ne correspondent pas au projet raciste des nazis sont pourchassés ou exclus de la société : malades mentaux, juifs, tziganes, homosexuels, opposants politiques et syndicalistes. En mars 1933 ouvre Dachau, le premier camp de concentration afin de « protéger » la société et de rééduquer les opposants politiques.

     

     

     

    Bilan  sur l' Allemagne nazie :

    Arrivé au pouvoir en janvier 1933, Hitler met en place un régime totalitaire au service d’une idéologie raciste. Afin de permettre le règne de la « race supérieure » (« la race aryenne »), le parti unique obtient le consentement d’une partie de la population allemande grâce à la propagande et à l’embrigadement tout en utilisant la terreur pour isoler les « ennemis du peuple aryen ».

     

     

     

    URSS de Staline

    (1924-1953)

    Allemagne nazie d’hitler

    (1933- 1945)

    Point

    Commun :

    Même système politique

    Régime

    totalitaire

    dictature

    Le pouvoir d’un seul homme et d’un seul parti

    Staline et le parti communiste ont tous les pouvoirs

    Hitler et le parti national-socialiste (ou nazi) ont tous les pouvoirs

    Une population surveillée et terrorisée

    • La pop. est surveillée par une police politique (NKVD, puis KGB)

    • déportation en camps de concentration, le goulag (koulaks…)

    • purges de 1936-1938 : procès de Moscou

    • 1937-38 "Grande Terreur" 800 000 morts

    • La pop. est surveillée par une police politique : la gestapo + S.A. (milice) et S.S. (garde personnelle d’Hitler)

    • Déportation en camps de concentration (démocrates, communistes, juifs…)

    Les libertés sont

    supprimées

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti communiste), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

     

    • liberté de la presse supprimée (censure)

    • pas de liberté d’expression

    • Pas de liberté d’opinion : un seul parti politique autorisé (le parti nazi), les autres partis politiques sont interdits

    • interdiction des syndicats

    • autodafé (on brûle les livres)

    Population

    embrigadée

    Encadrement de la population dans des organisations

    • dans des organisations communistes :

    Ex : Jeunesses communistes

    • dans des organisations nazies : travail, loisirs, écoles…

    Ex : Jeunesses hitlériennes

    La propagande est

    partout

    • culte de la personnalité : Staline

    • réussites du communisme

    • grandeur de l’URSS

    • culte de la personnalité : Hitler est le führer (le chef)

    • nationalisme et racisme : grandeur et supériorité de l’Allemagne (race aryenne)

    Différences au niveau idéologique

    Parti politique unique au pouvoir

    Parti communiste : parti d’extrême-gauche

    Parti nazi : parti d’extrême-droite

    Idéologie différente

    (idées politiques différentes)

     

    Une économie étatisée (tout appartient à l’État communiste et l’État définit la politique économique) : collectivisation des terres, nationalisation, planification et industrialisation.

    Idéologie internationaliste (seule compte la distinction entre classes sociales et non celle entre pays)

    Nazie :

    Idéologie raciste (supériorité de la race aryenne) et antisémite (exclusion puis extermination des juifs), une économie contrôlée par l’État mais où les entreprises sont privées (n’appartiennent pas à l’État), une économie tournée vers la guerre, une politique expansionniste (« espace vital » : conquêtes à l’est de l’Allemagne)

     

     

    II/ La France, une démocratie fragilisée



    A. Un pays touché par une crise aux multiples facettes



    En 1931, une profonde crise économique touche la France, la production industrielle et les exportations chutent. Cette crise devient vite sociale en entraînant un chômage de masse et des manifestations de la faim. Mais la crise est également politique. En effet, la République doit faire face à une grande instabilité ministérielle (5 gouvernement se succèdent) et à d’importants scandales politico-financiers. Des organisations antiparlementaires d’extrême droite profitent de ces scandales pour dénoncer la « République des voleurs » et organisent une manifestation devant la chambre des députés le 6 février 1934. La manifestation dégénère en causant 15 morts et la démission du président du Conseil.

     

    B. Le Front populaire, le sursaut démocratique

    Face au danger que représentent les ligues d'extrême droite, les partis de gauche (SFIO, Parti Communiste et Radicaux de Gauche) se rassemblent dans le Front Populaire et gagne les élections législatives en 1936 : le nouveau gouvernement est dirigé par Léon Blum (socialiste).

    Pour satisfaire les revendications des salariés en grève, d'importantes réformes sociales sont adoptées :

    Les accords de Matignons signés entre les syndicats, le patronat et le gouvernement garantissent de nouveaux droits aux salariés : des augmentations de salaires jusqu’à 15% et des droits syndicaux (comme la création des délégués du personnel). Des lois sociales limitent la semaine de travail à 40 heures et crées 2 semaines de congés payés.

     

    Guernica 

     

    Bilan La France du front populaire :

     

    La fin de la Première Guerre mondiale entraîne le retour de l’opposition politique et de la vie démocratique dans les années 20. La révolution russe a pour conséquence en 1920 la division de la gauche entre les socialistes et les communistes. Face à la profonde crise économique et politique que traverse l’Europe dans les années 30, ainsi qu’à la montée de l’extrême droite, la gauche s’unit au sein d’un Front Populaire. Le gouvernement de Léon Blum engage d’importantes réformes sociales. Cependant les divisions politiques (dans le domaine économique et au sujet de la politique étrangère) mettent fin au gouvernement de Front populaire, et Léon Blum démissionne en juin 1937.

     

    Conclusion « la marche à la guerre »

     

    Dès 1935, l’Allemagne nazie multiplie les coups de force : annexion de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie en 1936, Anschluss avec l’Autriche en 1938, annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie en 1938 et 1939. Les démocraties laissent faire devant les justifications germanophones d’Hitler lors de la Conférence de Munich de 1938. C’est en fait la marche vers la Seconde Guerre Mondiale.

     

     

    EMC 1 : La République et la citoyenneté

    Lien Padlet : Réviser EMC 1 !!!!!

     

     

     

    I. Les valeurs, les principes et les symboles de la République

     

    A. Des symboles hérités de l'Histoire

     

     

     


        L'article 2 de la Constitution reconnaît 3 symboles officiels  :
    «  La langue de la République est le français.
    L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
    L'hymne national est la "Marseillaise".
    La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité".
    Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple
    et pour le peuple.  »   

     

    Traditionnellement sont associés aux symboles officiels l’effigie: Marianne et la fête nationale : le 14 juillet …

     

    Tous ces symboles sont nés pendant la Révolution française. Ils sont devenus officiels pour la plupart pendant la IIIe République (1870-1940), ils rappellent comment le peuple a su conquérir sa liberté et instituer une démocratie.

     

     

     

     B. Les symboles et la langue française au quotidien

     

     

     

    Ces symboles sont présents dans la vie de tous les jours. Ils identifient les documents officiels et sont présents lors des cérémonies officielles (fête nationale), des commémorations, des cérémonies intimes (mariage, parrainage civil..) ou des rassemblements sportifs.

     

    Le français est la langue de la République, celle autour de laquelle son histoire s'est construite. Le Français est la langue officielle, partagée par l'ensemble des citoyens. Elle permet l'unité de la nation, cependant les langues régionales sont reconnues.

     

     

     

    1. Les principes de la République

     

     

    Démocratie : Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.

     


    République : Forme d'organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l'exercent en vertu d'un mandat conféré par le corps social. (En ce sens « république » s'oppose à « monarchie », mais ne se confond pas avec « démocratie », dans l'hypothèse, par exemple, d'une restriction du suffrage.)

     

     

     

    Les principes de la République sont inscrits dans la Constitution , ils doivent permettre d'atteindre les valeurs de la Républiques énoncées dans sa devise.

     

     

     

    La France est « une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. ».

     

    • Le droit s'applique partout sur le territoire et de la même manière. (indivisible)

    • Les citoyens exercent leur pouvoir par l'intermédiaire de leurs représentants élus. (démocratique)

    • La laïcité affirme la liberté de conscience et la neutralité de l’État et de l'école vis à vis des religions. (laïque)

    • Enfin la République est sociale, elle cherche à réduire les inégalités. (sociale)

     

    De nouveaux principes ont été définis depuis les années 2000 :

     

    • la décentralisation de l'organisation de la République

    • la parité ; l'égal accès aux mandats électoraux des hommes et des femmes

    • le développement durable à travers le respect de la charte de l'environnement

     

     

     

    1. Nationalité et citoyenneté française dans l'Union européenne

     

    nationalité : appartenance d'une personne à une nation

     

     

     

    citoyen : personne reconnue comme appartenant à une communauté politique à laquelle il a le droit de participer.

     

     

     

    A. Être français et devenir français

     

     

    Avoir la nationalité française, c'est appartenir à une communauté nationale : la nation, le peuple français.

     

    La nationalité s'acquiert soit par filiation : les deux parents sont français (droit du sang), soit par naissance en France (droit du sol), soit par acquisition (naturalisation, mariage au bout de 4 ans, adoption). En cas de motifs graves, on peut perdre ou être déchu de sa nationalité.

     

    En France, la citoyenneté est historiquement liée à la nationalité. La nationalité est une condition nécessaire pour avoir la qualité de citoyen

     

     

     

    B. Des droits et des devoirs variés

     

     

     

    Avoir la nationalité française permet d'obtenir la citoyenneté et donne des droits politiques comme voter et être élu.

     

    Citoyens et non citoyens détiennent des droits économiques et sociaux comme le droit à la santé à une protection sociale, à l'instruction, au travail, d'adhérer à un syndicat... Ainsi que des droits civils comme la liberté d'expression, d'association de religion, de circulation, du respect de la vie privée...

     

    Cela implique des devoirs comme respecter la loi, être juré en cour d'assises et payer ses impôts, les citoyens doivent participer à la défense de leur pays.

     

     

     

    Civilité : vivre en citoyen autour des valeurs de respect, de reconnaissance mutuelle et de tolérance.

     

     

     

    Civisme : remplir ses devoirs à l'égard de l’État et des autres citoyens au nom de la solidarité.

     

     

     

     

    1. La citoyenneté européenne

     

     

    La citoyenneté européenne offre un certain nombre de droits à l'intérieur de l'Union européenne : droits de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen de Strasbourg et aux élections municipales, droit de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, droit de pétition devant le Parlement européen, liberté de circulation et de séjour, protection diplomatique et consulaire.

     

     

     

     

    Conclusion :

     

    On identifie la République française à travers ses symboles, valeurs et principes hérités de son histoire. La nationalité permet de devenir citoyen et de participer à la vie politique de son État. Tout résident sur le territoire national bénéficie de droits civils, économiques et sociaux. La citoyenneté Européenne donne des droits dans les 28 États membres.

     

    Thème 1 : Dynamique territoriale de la France contemporaine

     

    G1 : Les aires urbaines, une nouvelle géographie de la France mondialisée 

     

    Quels sont les effets de l'urbanisation sur le territoire français ?

     

     

    I. Un territoire dominé par l'urbanisation

     

    Comment l'étalement urbain mène-t-il à de nouveaux aménagements dans les villes et à de nouvelles utilisations des espaces périurbains ?

     

     A. Des aires urbaines qui s'étendent, l'exemple de Paris

     

    Aire urbaine : Ensemble géographique composé d'une ville-centre, d'une banlieue et d'une couronne périurbaine dont au moins 40% des habitants travaillent dans la ville-centre.

     

     L’aire urbaine de Paris, pôle mondial, est composée de plusieurs espaces organisés en auréoles:

     

    • Le centre-ville regroupe des populations aisées, ainsi que de nombreux services, loisirs et centres de décisions reliés au monde.

     

    • La banlieue, autour du centre-ville, regroupe des espaces résidentiels anciens de pavillons et de barres d’habitation, où vivent des personnes qui travaillent en centre-ville.

     

    • La couronne périurbaine, plus éloignée du centre, accueille des lotissements surtout, mais également des activités industrielles et de grandes infrastructures (aéroports qui relient la ville au monde, centres commerciaux, parcs de loisirs).

     

    Cet étalement urbain entraîne de nombreuses migrations pendulaires.

     

     

    Schéma l'étalement des aires urbaines

     

     

    B. Un espace en constante évolution

     

     Face à l'étalement constant des espaces urbanisés des conflits d'usages apparaissent entre rurbains et ruraux :

     - artificialisation des sols

    - mitage, grignotage des terres agricoles au profit de nouveaux lotissements

    - utilisation accrue de la voiture : pollution

     

     

    De nouveaux défis pour l'aire urbaine de Paris :

     

    • Amélioration des réseaux de transports (projet du Grand Paris)

    • Protection des espaces verts, zones naturelles et des forêts

    • Dans les quartiers les plus densément peuplés : développer des projets d'écoquartier, pistes cyclables...

     

     Le développement durable est censé assurer un développement économique dans les aires urbaines, tout en assurant une qualité de vie à la population et en respectant l'environnement.

     

    C. Pour rester un métropole mondiale

     

      Paris est une métropole mondiale attractive. Elle attire étudiants, chercheurs et entreprises du monde entier. Son rayonnement international est facilité par ses infrastructures de transports ( deux aéroports internationaux) et les différents lieux de commandement qu'elle abrite (culturels, politiques, économiques...).

     

            II. Les aires urbaines et l'organisation du territoire français

     

     

    A. Le phénomène de métropolisation

     

       85% des français habitent dans les aires urbaines, la majorité d'entre-elles sont des métropoles régionales qui concentrent les pouvoirs politiques, culturels et économiques. Cependant, elles ne sont pas toutes intégrées à la mondialisation, Paris domine cette hiérarchie urbaine.

     

    Métropolisation : concentration des hommes, des activités, et des fonctions de commandement dans des zones urbaines de plus en plus étendues.

     

    B. Une population mobile

     

    Par rapport aux autres pays européens , la France paraît un pays peu peuplé en Europe et sa population est vieillissante.

     

    Les espaces les plus urbanisés sont les pôles urbains (le plus peuplé étant Paris : 20% de la population) , les littoraux, les couloirs de circulation, les DROM et les régions frontalières proches de la mégalopoles européennes. Le phénomène de métropolisation est également important et se manifeste avec la périurbanisation.

     

    Les régions du Sud et de l’Ouest restent très attractives et provoquent des migrations inter-régionales en raison de la qualité de vie (héliotropisme et littoralisation).

     

    Cette répartition s'explique en partie par l’industrialisation du XIXe siècle qui a poussé la population à quitter les campagnes pour les villes : c’est l’exode rural.

     

    Héliotropisme : attirance pou les régions ensoleillées

    Littoralisation: concentration des hommes et des activités sur les littoraux

     

    DROM: Départements et Régions d'Outre-Mer

     

     

     

     

     


     

     

    Conclusion :

     

    Avec ses 67 millions d'habitants, la France est un pays qui a su s'adapter et aménager son territoire, aujourd’hui la périurbanisation est un phénomène important qui préoccupe de plus en plus les pouvoirs politiques car ses conséquences sur l'agriculture et l'environnement sont préoccupantes.

     Pour réviser le 1er chapitre de Géographie, une page Padlet cliquez ici:  G1 Les aires urbaines

     

     

    Thème 1 : L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)

    H1 : Civils et militaire dans la Première Guerre mondiale

     

     

    Problématique : Comment les civils et les militaires ont-ils vécus la Première Guerre mondiale ?

     

    Introduction :

     

    Les rivalités impériales entre les grandes puissances coloniales mais aussi celles qui désirent le devenir, les tensions nationalistes (ex : la Serbie réclame son indépendance), la course aux armements mènent à la crise de 1914.

     Avec l'assassinat de François-Ferdinand, hériter d'Autriche-Hongrie, l'Europe entre en guerre en raison de son système d'alliances.

     

    Triple Entente : Royaume-Uni, France, Italie, États Unis après 1917, Russie jusqu'en 1918.

     Triple Alliance : Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman

     

    Dates des phases Nom des phases Déroulement
    28 juin 1914 Assassinat de l’archiduc Fr.-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo L’assassinat de l’héritier de l’Autriche-Hongrie entraîne l’Europe dans la guerre
    Août-déc. 1914 Guerre de mouvement Les deux camps tentent de contourner l’adversaire avant la mer  : échec
    Déc. 1914-mars 1918
    Guerre de position Le front se stabilise. Les armées s’enterrent dans des tranchées  : le conflit s’enlise.
    Printemps 1918-nov. 1918 Guerre de mouvement 1917  : les États-Unis entrent en guerre du côté allié alors que la Russie quitte le conflit. Les Allemands repassent à l’offensive  : victoire des Alliés.
    11 nov. 1918 Armistice  : fin des combats Des conférences pour la paix sont organisées à Versailles dès 1919.

     

     

     I. Une guerre d'une violence extrême

     

     A. Pour les soldats sur le front

     

    • L’expérience des tranchées et la bataille de Verdun

     

    Durant cette phase de guerre de position, les poilus se protègent dans les tranchées, vastes fossés creusés dans le sols pour se protéger des attaques d'artillerie. Les conditions de vie des soldats sont dures : froid, maladie, poux, faim, peur… A cela s'ajoute, la violence des combats et des nouvelles armes utilisées (gaz asphyxiants, obus, grenades, lance-flamme, tanks, avions….) conçues pour blesser et tuer. C'est une véritable guerre industrielle.

     

    Du 21 février au 19 décembre 1916, l'Allemagne lance une grande offensive sur Verdun. Cette bataille symbolise l’enfer de la guerre des tranchées par sa violence et les moyens mis en œuvre : : 1 millions d'obus tirés le 1er jour, 300 jours de combats, 300 000 morts et 400 000 blessés.

     

     B. Pour les civils, le génocide des Arméniens

     

    Correction sous forme de paragraphe : Le génocide des Arméniens

     

    En 1915, l'empire Ottoman est allié à l'Allemagne dans la Triple-Alliance pendant la Première Guerre mondiale. Les Arméniens, un minorité chrétienne orthodoxe de l'empire Ottoman est montrée du doigt et va être victime du premier génocide du XXe siècle.

     

     L'empire Ottoman est peuplé de différentes minorités. Le gouvernement Ottoman, essentiellement composé de Turcs musulmans, accuse les Arméniens orthodoxes d'avoir donner des informations à la Russie (elle aussi orthodoxe et membre de la Triple-Entente). Suite à une défaite militaire contre les Russes, les Arméniens sont accusés de trahison envers leur pays, l'empire Ottoman profite du désordre international provoqué par la Première Guerre mondiale, pour organisé un massacre de masse sur son propre territoire.

     

     Leur extermination est décidée et organisée par le gouvernement Ottoman. C'est une véritable violence de masse qui touche d'abord l'élite intellectuelle puis tous les civils. Les autorités turques utilisent les pillages, les viols, les déportations sans eau ni nourriture et les fusillades pour éliminer les Arméniens. C'est un véritable génocide : extermination intentionnelle et systématique de tout un peuple.

     

     Ce génocide est presque passé inaperçu pendant la Première Guerre mondiale, alors même qu'il a fait entre 1 200 000 et 1 500 000 victimes. Les survivants fuient l'empire Ottoman et se dispersent dans le reste du monde, c'est une diaspora.

     

     II. Les civils mobilisés dans une guerre totale

     

     

     L'ensemble de la société participe à l’effort de guerre, civils comme militaires, les métropoles comme les colonies : c'est une guerre totale.

    Dans les territoires occupés les civils subissent des bombardements, des violences, parfois le travail forcé et le rationnement.

      

    III. L'Europe fragilisée par la guerre

     

     A. La Révolution russe 

     

      Révolution de février 1917 Révolution d'octobre 1917
    Par qui ? Ouvriers, femmes et soldats Bolcheviks
    Pourquoi ? Finir la guerre, voter, rations alimentaires Hausse des prix, signer la paix
    Comment ?

    Grève, manifestations

    mouvement spontané

    Coup d’État organisé par Lénine et Trotski
    Où ? Petrograd Petrograd
    Conséquences ? Abdication du Tsar Nicolas II et gouvernement provisoire mais désordre et affaiblissement de l’État

    Gouvernement bolchevik

    Signature de la paix avec l'Allemagne

    Guerre civile entre les bolcheviks et leurs opposants

     Après la révolution d’octobre (nov. 1917), Lénine met en place un régime communiste et signe la paix. Il fonde un nouvel État en 1922  : l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS)

     

     Le succès de la révolution communiste en Russie et les privations causées par la guerre inspirent les ouvriers européens mais ces révoltes sont réprimées dans le sang.

     

     B. Des sociétés fragilisées par un bilan humain et materiel terrible

     

    La fin de la guerre révèle les destructions en France (Nord, Est) et en Belgique, l'Europe est ravagée. Certaines zones doivent être reconstruites.

     

    La guerre fait 8-10 millions de morts et autant de veuves et orphelins,les blessés et les invalides se comptent par millions (gueules cassées). Le traumatisme de la guerre chez les soldats et les civils est fort. La réinsertion des anciens combattants est difficile, des monuments aux morts apparaissent pour rendre hommage aux soldats et laisse transparaître un certain pacifisme afin que cela reste la Der des ders.

     

     C. Un règlement de la guerre contesté, une paix manquée ?

     

    L’Arrêt des combats est signé à Rethondes le 11 novembre 1918, c'est l'armistice.

     

     Le Traité de Versailles est signé le 28 juin 1919, la responsabilité du conflit et des dégâts sont imputés à l'Allemagne et ses alliés.

     

    Les conditions sont très dures : démilitarisation, réparations financières, pertes territoriales (1/7 du territoire allemand :Alsace-Lorraine, Dantzig, colonies ) L’Allemagne parle de Diktat.

     

    De nouvelles frontières sont redessinées, sur le principe d'un État = une nation. La Société Des Nations (SDN) est censée sauvegarder la paix en Europe, mais ce redécoupage territorial et le traité de paix imposé par les vainqueurs ravivent les tensions.

     

    Conclusion : La Grande Guerre aura été une guerre totale, mobilisant et traumatisant par sa violence de masse civils comme militaires. Cette guerre industrielle aura marqué ses contemporains et aura donné naissance au premier génocide du XXe siècle.

     Un lien vers une page Padlet avec de nombreuses vidéos pour réviser

    padlet 1GM


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